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 Curfew emergency

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Tyler Burrows
Métier : Mécanicien
Véhicule : Ford F250 de 1969 bleu et blanc
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Lun 26 Fév - 6:57

Et je recommençais à juste fuir les disputes en faisant croire que tout va bien, en me planquant derrière un sourire. J’étais sûr que ça ne lui plairait pas, mais à ce point ? Elle en a fui la voiture après m’avoir incendié. Je n’ai eu le temps de rien dire. Je suis comme sonné, ayant besoin de quelques secondes pour réaliser ce qu’il s’est passé, et presque autant de temps pour me décider à la réaction à avoir. Et elle s’éloigne déjà bien assez d’un pas rapide, s’enfonçant dans le froid et dans la nuit. Voir sa silhouette s’éteindre dans l’obscurité m’a fait réagir. Je suis à mon tour sorti de la dépanneuse et j’ai couru la distance nous séparant pour la retenir par le poignet. Sans rien dire je l’ai pris contre moi, calant sa tête contre mon torse. Un câlin, ça n’est pas forcément mal, si ? On peut en faire un à une amie qui a besoin de réconfort, après tout, non ? Ou parce que l’on a soi-même besoin de ça, et qu’on ne veut pas laisser partir la personne. En l’occurrence, je ne voulais pas la voir braver mille et un danger pour rentrer.

« Hannah, je suis désolé de fuir cette conversation mais… je suis au moins autant perdu que toi. T’as toujours été mon point de repère, Hannah. Même quand ça n’allait pas, c’est juste toi que je voyais. Toi et notre enfant, mais… C’est pour toi que je me suis sorti de mes conneries et j’ai mis de la distance avec mon frère. Trop tard, mais j’ai… J’ai juste toujours réagis trop tard… » J’avais envie de dire que j’ai même mis tout ce temps pour l’empêcher de partir, mais je trouve que j’ai fais un temps plutôt correct, étant donné qu’elle ne l’est pas encore tout à fait.

« Je ne veux pas que tu te mette une nouvelle fois en danger à cause de ce que j’ai pu dire ou faire… Ne pars pas s’il-te-plaît. Si tu ne le fais pas pour moi, fais-le pour notre fils… Je ne veux pas qu’il lise des faits divers sur sa mère… » Je finis par la relâcher, lui laisser le choix de fuir ou non. « Tout ce que j’ai à dire n’arrangerai pas la situation entre nous car… J’ai besoin de toi. Mais que toi, ça fait longtemps que tu n’as plus besoin de moi. T’as toujours été la plus forte de nous deux, et tu as toujours pris les décisions difficiles. Je ne me rends pas compte de tout et... Je ne veux pas te priver de tes rêves. »
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Hannah P. Dickens
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Mar 27 Fév - 5:18

Il avait atteint la limite qu’elle pouvait supporter. Elle ne supportait pas qu’il dise que tout allait quand rien n’allait. C’était tellement, désagréable, tellement injuste. Alors, elle était partie. Ouais, elle était sortie de la dépanneuse, elle avait claqué la porte et elle c’était mise à marcher dans le noir. La nuit était fraiche, le silence bien présent et elle avait l’impression que le poids du monde lui écrasait la poitrine. Elle aurait voulu pouvoir tout plaquer et juste partir avec lui, sincèrement, mais…. Ce n’était pas possible, ce n’était pas réalisable. Comment une femme raisonnable pouvait logiquement accepter de divorcer l’espace d’un baiser pour aller avec son ex. Elle avait des sentiments pour lui, mais elle en avait aussi pour son mari. C’était moins viscéral, mais c’était une bonne personne, une personne aimante et attentionnée. Elle avait un fils parfait, un ex avec qui elle avait encore des sentiments partagés, mais ça finirait bien par s’envoler vu comment c’était en train de partir en vrille. Il allait l’oublier, elle allait passer par-dessus et tout le monde finirait chacun de son côté.

Du moins, elle l’aurait cru si Tyler n’était pas revenu à sa rencontre. Il avait traversé la nuit pour la rejoindre. Elle était assez loin de la dépanneuse, mais elle la voyait encore un peu. Il la tenait par le poignet et son regard glissa sur son visage, cherchant déjà à comprendre ce qu’il voulait jusqu’à ce qu’il la ramène vers lui dans un câlin. Elle ne se fit pas prier pour se blottir dans ses bras, comme toujours. Elle n’avait même plus besoin de discuter, elle avait les bras de Tyler et pour le moment, c’était tout ce qu’elle voulait. D’accord, elle n’aurait pas dû si laisser aller aussi rapidement, mais tant pis. Juste qu’il décidait de parler lui et ça, ce n’était jamais bien positif en ce moment. Elle le gardait près d’elle, l’écoutant tout de même. Il était perdu, elle aussi. Tout le monde l’était. Elle ne comprenait pas comment il pouvait la prendre comme repère malgré tout, mais elle ne savait pas comment gérer de son côté. Elle voulait être là pour lui, elle le voulait vraiment, mais elle n’était pas prête à donner un coup de pied dans la fourmilière pour trente seconde d’intimité. C’était mal ? « Je veux être là pour toi Tyler. On a gâché beaucoup de temps, mais on peut toujours être… là, l’un pour l’autre, comme une famille. Ça ferait du bien à Dean aussi, à toi, à moi. Je ne me mettrai pas en danger Je veux juste qu’on arrête les reproches pour bâtir quelque chose, n’importe quoi… » et en disant cela, elle c’était éloignée un peu pour plonger son regard dans le sien, lui caresser la joue doucement. Elle était triste, elle sentait ses larmes monter doucement, mais elle les retenait comme la femme forte qu’elle était.

« il n’est pas trop tard pour ça, non ? » Elle ne lui promettait pas la lune, loin de là. Elle ne lui promettait pas un couple, ni de jouer à maman et papa, mais elle lui promettait au moins d’être là pour lui, c’était déjà ça, non ?
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Tyler Burrows
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Mar 27 Fév - 12:11

Bâtir quelque chose ? Être une famille ? Mais comment ? Elle se recule de mes bras pour me faire face. Je vois ses larmes poindre au coin de ses yeux. Je ne peux pas résister. Je ne peux qu’accepter tout ce qu’elle me demande quand elle a cette tête. Je prends son visage entre mes mains pour ôter toute trace de liquide lacrymal. « Je veux être là pour toi et pour Dean. Je… Juste… je t’aime et ça, je n’y peux rien. Me demander de passer à autre chose c’est me demander de ne plus être qui je suis. » Je ne sais même plus quoi dire tant les idées s’emmêlent dans mon esprit. D’habitude je ne rajoute rien, mais elle va m’en vouloir si j’agis ainsi. Je cherche mes mots un instant et rajoute « On prendra le temps qu’il faudra pour trouver un équilibre dans tout ça et reconstruire cette famille… Juste… Ne mets pas de côté cette idée que l’on puisse redevenir un jour une véritable famille… Genre… Nous trois. Je trouverai le moyen pour que tu puisses continuer à vivre ta vie et que tu poursuives tes rêves. En attendant… Il faut qu’on retourne au chaud… » Mais cette image d’elle, les larmes aux yeux, me hante. Je la reprends de nouveau dans mes bras. J’en ai besoin. Elle me fend le cœur à être aussi triste. Et c’est de ma faute.

Je dépose mes lèvres sur son front. « C’est bon, Hannah. Ça va aller. Peu importe la situation dans laquelle on est, on finira par s’en sortir. Ensemble ou non. Je ne veux plus te faire de mal. J’en ai assez fait comme ça. Juste… Pardonne moi d’être aussi naze que ça et de n’avoir jamais été à la hauteur… J’aurai juste dû en faire plus pour toi. Tu as toujours mérité mieux. Sans doute que tu l’as aujourd’hui. Bref… Rentrons… Je ne veux pas te perdre à cause du froid. » Je me place à côté d’elle, gardant mon bras derrière son dos pour la maintenir blottis contre moi tandis que l’on marche, et l’invitant à poser sa tête sur mon épaule. Je la guiderai s’il le faut. Je veux qu’elle soit à l’abri dans l’immédiat. On arrive côté passager. J’ouvre sa porte et attend qu’elle monte avant de regagner ma place. Je regarde ma jauge d’essence au plus bas. Elle est dans le même état que moi. Je tourne ma tête vers Hannah et prends sa main tout doucement. « Je sais que j’ai toujours été long à la détente. Je n’ai jamais eu les bonnes réactions quand il faut le faire rapidement. C’est ce qui nous a détruit. Je travaille sur ça. Je ne veux plus qu’une situation m’échappe. » J’étais réellement prêt à faire des efforts de ce côté-ci. La preuve en est, je ne l’ai pas laissée partir. Je l’ai retenu, comme j’aurai dû le faire il y a bien des années.
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Hannah P. Dickens
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Ven 2 Mar - 3:00

Elle voulait qu’il fasse parti de sa vie, maintenant plus que jamais. Peut-être qu’elle n’était pas juste avec lui, peut-être qu’elle aurait dû lui rendre sa liberté, le laisser redécouvrir le monde sans elle, connaitre l’amour de nouveau, mais elle voulait tellement l’avoir pour elle, même un peu. Même si c’était juste comme le père de son enfant. Il avait pris son visage entre ses mains et elle ne pouvait que le regarder, plonger son regard dans le sien, encore. Il acceptait d’être là pour eux deux, mais il ne pourrait pas cesser de l’aimer, il ne le voulait très certainement pas et ça avait quelque chose de rassurant pour elle, il fallait bien l’avouer. Elle était simplement heureuse qu’il ne disparaisse pas de nouveau de sa vie en ce moment, alors elle ne crut pas bon d’enchainer toute suite ce qui lui permit de continuer, la surprenant un peu au passage. Il ne voulait tout simplement pas qu’elle écarte l’idée de le laisser gagner, de retourner avec lui, de former une famille qu’elle n’aurait jamais dû briser. Elle était triste simplement à y penser, mais il était là et il l’a prenait dans ses bras. Elle avait simplement hoché la tête pour accepter l’idée. Elle était bien au creux de ses bras. Elle n’avait plus envie de bouger et c’était surement mal. Elle irait surement en Enfer pour ça un jour, mais il l’a rassurait, s’accusant au passage et elle aurait aimé trouver les mots pour qu’il arrête. Ce n’était pas que de sa faute, elle avait ses torts aussi dans l’histoire. « Tu n’avais pas à en faire plus, on aurait dû réagir tous les deux différemment, tu n’as pas tous les torts Tyler. » c’était dit simplement, mais elle le pensait sincèrement. Et lentement, ils retournèrent vers la dépanneuse. Elle se cala contre lui, comme il le désirait. Elle n’était pas à ça près de toute façon. Elle était montée et l’avait laissé fermer la porte pour se retrouver de nouveau seule dans la dépanneuse, mais heureusement, pas pour bien longtemps.

Il avait finalement prit sa main avant de continuer à parler. Long à la détente ? Peut-être oui. S’il avait eu les bonnes réactions, peut-être. Juste qu’elle n’avait pas aimé son choix de priorité. Hannah Dickens n’avait jamais été du genre à apprécier de passer seconde, encore moins quand elle était lésée dans l’histoire. « J’ai remarqué Tyler et si ça t’encourage, tu y arrives plutôt bien. » Elle avait dit cela en lui souriant, se rapprochant, avant d’aller déposer un baiser sur sa joue et de coucher sa tête contre son épaule. Elle avait laissé sa main dans la sienne et elle fermait les yeux. Elle établissait une limite floue entre ex et ami, entre père de son enfant et amant. Elle s’en rendait bien compte, mais pour le moment, elle ne savait plus où elle en était. Elle le regretterait peut-être lorsque son regard se poserait sur son mari, mais d’ici là, elle s’en fichait complètement. Elle préférait mettre au clair ce qui se passait entre elle et Tyler et rien d’autre.
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Tyler Burrows
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Mar 6 Mar - 23:35

J’accepte ce qu’elle me dit sans broncher. Je n’aurai pas dû la laisser partir, mais elle a fait ce qu’il fallait faire pour elle. Pour Dean. Je ne voulais pas qu’elle porte cette culpabilité sur ces épaules. Mais je n’allais clairement pas lui faire un scandale pour ça. Ce n’était pas le moment de la contrarier et de risquer à ce qu’elle disparaisse de nouveau dans le décor. On regagne la dépanneuse et elle se colle à moi, m’encourageant à continuer mon travail sur moi. J’ai un sourire en coin, béat. J’ai juste tellement envie de l’embrasser en ce moment même que je me concentre pour ne pas le faire. Alors je resserre ma main contre la sienne. Je me fais force pour ne pas m’endormir. Pourtant ce froid me saisit peu à peu.

Quelques heures plus tard…
Mes yeux se plissent naturellement par la fatigue. Mais rester avec ma plus grande tentation à mes côtés à rendu cette lutte contre le sommeil facile. Je caresse sa joue doucement. Lorsqu’elle lève les yeux vers moi, je me mords la lèvre pour ne pas juste l’embrasser de nouveau. On est vite sorti de cette contemplation silencieuse par un bruit de voiture et des phares dans ce brouillard matinal. La caisse se stationne à côté de la notre et en descends mon frère. Alors quoi ? C’est finit ? On doit juste… Rentrer ? Chacun de notre côté ? Je me redresse une fois qu’Hannah me libère, à mon grand regret. Je descends de la dépanneuse, tenant à peine debout. Matthew n’a pas l’air bien réveillé. Il marmonne qu’il va prendre la dépanneuse et me déposer. Que la voiture est celle de prêt pour la cliente. Jusqu’à ce qu’il réalise que la cliente n’est autre que Hannah. Il en reste bouche bée. « Je dois aller à l’hôpital, Matt… J’ai… Je me suis cogné et faut pas que je dorme. Pourquoi ? Je n’en sais rien… Donc… Je vais voir avec Hannah si elle peut me déposer… Tu peux t’occuper de la dépanneuse ? » Il ne dit rien et prend le jerrycan d’essence pour le vider dans le réservoir d’un air dépité. Je me rapproche de Hannah et lui dit « C’est la voiture qu’on te prête… Ce n’est pas luxueux mais… ça roule. Tu peux me déposer à l’hôpital avant ? Le truc que tu m’as dit pour ma tête à l’air grave et tu as assisté à la scène donc s’ils posent des questions tu pourras répondre, je suppose.» J’attends sa réponse avec une certaine anxiété.

J’avais un peu peur qu’elle refuse, qu’elle veuille juste s’éloigner au plus vite. Matthew revient vers nous, demandant ce qu’on comptait faire, et jugeant clairement Hannah du regard. Il s’adresse à moi devant elle comme si elle n’existait pas, me demandant de faire gaffe, que je joue avec le feu. Je me tourne vers lui, serrant les poings. « Matt, ça suffit ! Je prends mes propres décisions. Et ça n’implique que moi. Ça ne te concerne en rien. Tu as beau être mon frère, tu dois apprendre à me laisser vivre ! Je ne t’en aime pas moins. » Il lève les mains comme s’il rendait les armes et s’approche de la dépanneuse, larguant une dernière fois un avertissement, sonnant comme une menace : « Je suis ton frère. Pas un spectateur de ta propre destruction ! » « Dégage Matthew ! » Il claque la porte et démarre la dépanneuse avant de partir pour de bon. Je me tourne de nouveau vers Hannah. « Du coup… Tu es d’accord pour me déposer ? »
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Hannah P. Dickens
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Sam 10 Mar - 4:28

Elle ne savait plus quoi en dire.  Il n’y avait plus rien à faire à par attendre. Elle avait fini par s’installer confortablement dans la dépanneuse, elle c’était rapprochée de lui, mais pas trop. Bon, surement un peu trop, mais elle était bien. Elle avait fini par poser sa tête contre son épaule pour simplement profiter du temps, du silence. Elle ne regardait pas réellement le temps passer, fermant simplement les yeux. L’observant parfois pour s’assurer qu’il ne dormait pas, mais ce n’était jamais le cas. Elle n’aurait pas cru arriver à se plaire autant dans l’inaction et le silence, mais elle n’aurait brisé ce moment pour rien au monde.

Le temps avait passé jusqu’à voir arriver les phares d’une voiture, ça aurait pu être la police, mais c’était Matthew, elle n’aimait pas l’idée qu’il arrive, elle n’aimait pas l’idée de le revoir et elle avait clairement l’impression qu’il se permettrait de juger et elle n’avait vraiment pas envie de jouer à ça. Il était venu et elle écoutait d’une oreille distraite. Elle était tellement fatiguée. Elle était sortie de la dépanneuse, assez pour croiser le regard de Matthew qui l’ignorait totalement. Il avait presque prit en maturité depuis le temps, presque… Tyler devait aller à l’hôpital, mais Matthew n’avait qu’une envie, c’était de parler en mal d’elle et ça, ça l’énervait. Elle n’avait pas de temps à perdre avec ce mec, mais c’était vrai, Tyler avait besoin d’aller à l’hôpital et il avait besoin d’elle pour le faire. Elle n’avait pas vraiment le droit de se promener après le couvre-feu, mais si c’était pour aller à l’hôpital… les autorités seraient sympas, non ? Elle l’espérait.

Elle allait accepter quand Matthew revint vers eux et son regard à elle ne le lâchait pas. Les mots qu’avaient Matthew n’avaient rien de biens, mais en même temps, il avait surement raison. C’était jouer avec le feu d’entrer dans la même pièce que lui, mais Tyler semblait s’en ficher complètement. Est-ce qu’elle risquait de lui faire plus de mal que de bien ce soir ? Elle n’était même pas encore chez elle qu’elle culpabilisait déjà, c’était mauvais signe. Il n’était pas heureux du tout Tyler, au point qu’elle accepta à demi-mot, un minuscule « Oui. » et puis c’est tout. Elle embarquait dans la voiture, le conduisant jusqu’à l’hôpital. Dieu qu’elle n’appréciait pas le moment. Déjà, arriver après le couvre-feu, elle savait que c’était une mauvaise idée, mais elle savait aussi qu’on allait leur poser mille questions et Tyler avait vraiment besoin de voir un médecin, alors elle écouta l’infirmière, remplissant la paperasse pour monsieur. Elle connaissait toutes ses informations, comme toujours. On lui avait ensuite posé une question toute simple, mais elle était encore en train de remplir la paperasse, répondant du tac-o-tac : « Sa femme. » . Elle avait entendu sa propre voix raisonner dans sa tête et ça faisait tellement de sens et tellement pas en même temps. Elle était crevée, inquiète et il était surement mieux pour eux deux que la soirée se termine rapidement avant qu’elle ne se souvienne plus de son adresse avec tout ça. Elle l’avait accompagné partout, elle avait attendu avec lui au triage et elle l’avait volontairement tenu éloigné des autres. Encore plus ceux qui pouvait sembler fiévreux ou avec des symptômes de grippe. Elle n’allait pas prendre ce risque. Elle avait attendu sagement quand il avait été pris en charge et elle l’avait ramené sagement chez lui. Elle l’avait aidé à monter, s’assurant que tout soit bien. Il n’avait rien de trop grave, il ne pouvait pas mourir de dormir et il n’avait qu’une alarme à mettre au deux heures pour vérifier que tout aille pour le mieux. Il n’avait plus besoin d’elle et elle pourrait partir. Elle le pouvait.
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Tyler Burrows
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Mar 20 Mar - 19:16

J’embarque dans la voiture de prêt pour Hannah. Je suis remonté contre Matthew. Même si ça n’est pas facile de lui tenir tête, j’en ai assez qu’il se permette cette méchanceté avec Hannah. Il l’a toujours rejeté pour la simple et bonne raison qu’elle empiète sur son territoire. Je ne suis plus son frère-esclave. Ça a assez duré. Hannah n’est pas un danger pour lui. Elle ne l’a jamais été. Si seulement il le comprenait… Non… Si seulement il l’avait compris depuis le début ! S’il n’avait pas joué au con de la sorte, pour sûr que je n’aurai jamais quitté notre logement ce soir là. Et elle serait encore là aujourd’hui.

Elle me conduit jusqu’à l’hôpital, s’occupant de choses que je n’avais jamais compris : la paperasse. Je l’écoute faire en regardant tous ces malades. Certes la grippe est impressionnante, mais il y a quelques cas intéressants. L’infirmière d’accueil s’absente le temps d’aller chercher un truc dans un dossier quelconque. J’en profite et pointe du doigt vers un type après avoir tapoté l’épaule d’Hannah. « Je crois que ce type incarne parfaitement l’expression : avoir la tête dans le cul !... Mais pas la sienne… » La personne que je désigne marche en canard avec le corps d’une poupée barbie dépassant de son derrière. « T’imagine dans la voiture? Il a fait comme pour s’ass… » Mais on m’interrompt pour me placer sur un brancard. L’infirmière estrevenue. Alors que je viens de m’allonger, j’ai un grand sourire lorsque j’entends Hannah se présenter comme étant ma femme. « J’ai dû sacrament me faire mal à la tête pour ne plus me rappeler de notre mariage… » Ma blague, quoique lourde de sens, ne se veut pas méchante. Mais je me rend compte à quel point elle peut l’être.

On me prend en charge, m’examine, m’ausculte, me donne un diagnostic, me garde sous surveillance. A aucun moment, Hannah ne s’est éloignée. On donne des consignes à Hannah, annonçant clairement que je ne risque pas grand-chose. Que je peux aller dormir. Mais vu qu’il n’y a plus de places, ils doivent nous renvoyer. Hannah avait pris soin de me ramener chez moi. Je me dirige vers la cuisine à peine le pas de la porte franchit. Je devrais dormir. Je devrais. Mais je ne voulais pas la laisser partir. Même si c’est sans doute la seule chose raisonnable que je sois apte à faire ce soir. « Ok. Clairement je dois dormir. Mais toi aussi. Sauf que tu vas sans doute te volatiliser pour passer la journée à faire des choses… Tu ne peux sans doute pas te permettre de cracher sur un café… Pas vrai ? Laisse-moi t’en offrir un. Une boisson chaude nous fera le plus grand bien. »

Mais je n’attends pas son consentement pour préparer la cafetière et la mettre en route. Qu’elle accepte ou non, il faut de la caféine de prête en toutes circonstances dans cette maison. Motul, mon chat de compagnie, s’incruste prés d’Hannah pour se frotter entre ses jambes, ce qui ne m’échappe pas. « Regarde… Même le chat ne veut pas te laisser partir aussi facilement. La majorité l’emporte, pas vrai ? Et… Je dois bien te remercier pour m’avoir emmené à l’hôpital. Je ne me voyais pas demander ça à Matthew. Je n’ai plus envie de lui demander quoique ce soit en ce moment…» Je soupire en détournant mon regard.Ce n’est pas comme si je lui avais déjà demandé beaucoup de choses dans la vie ! Surtout en comparaison des services que j’ai pu lui rendre.
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Mer 28 Mar - 6:23

Elle avait passé une bonne partie de la nuit à l’urgence pour la peut-être commotion de Tyler. C’était long et elle continuait quand même de s’inquiéter pour lui-même s’il était encore apte à dire des bêtises. Il avait terminé sur un brancard, il avait passé un scan et finalement, il voulait le renvoyer à la maison. C’était surement une bonne chose qu’il refuse de le garder, il aurait fini par attraper la crève avec tout ça. Elle avait simplement soupiré et roulé des yeux à Tyler quand il soulignait qu’ils n’étaient pas mariés. Sérieusement ? Il était obligé de soulevé chaque connerie qu’elle ferait ? Parce qu’il était tard là, alors ouais, elle en ferait surement encore. Elle n’avait pas eu le temps de répliquer et c’était surement mieux au final.

Une fois tout fini, c’était direction son appartement. Elle n’avait pas dit quand chose, mais pour sa défense, elle était un peu sur le pilote automatique. Elle allait surement dormir l’avant-midi et bosser tard. Elle pourrait commander du restaurant à la galerie et bosser avec Dean, il aimait bien cela quand ça arrivait. Il était adorable quand il le voulait bien. Il fallait avouer que ça lui faisait bizarre d’être chez Tyler. Ce n’était pas habituel, pas du tout même. Elle releva les yeux vers lui quand il proposa du café dormir serait mieux quand même.

-Tu devrais plutôt dormir, oui.

Vraiment, il devrait être en train de se mettre au lit, pas de faire du café. Elle passerait bien en acheter un quand les premiers bistrots ouvriraient, le couvre-feu allait bientôt cesser et elle aurait accès au monde extérieur. Sauf qu’il n’avait jamais eu l’habitude de l’écouter, alors il faisait du café. Elle en aurait presque soupiré de découragement quand le chat de monsieur vint susciter son attention.

-Ce n’est rien, ça m’a fait plaisir.

Parce que malgré tout ce qu’on en disait, elle avait toujours été là pour lui, aussi loin qu’ils avaient été ensemble, elle avait été présente. Sauf qu’une femme à ses limites et il les avait atteinte en choisissant le bien de son frère aux détriments de sa famille. Elle n’avait pas demandé la terre. Elle ne voulait pas qu’il laisse Matthew crever, ni rien, mais peut-être que si Tyler l’avait laissé se démerdé pour sortir de prison ou pour payer ses propres cautions, peut-être qu’il aurait fini par arrêter ses conneries. Sauf qu’à la place, il préférait compter sur son frère et sur ses finances et plus jamais elle n’allait laisser qui que ce soit ruiner ses finances parce qu’il était un con fini et immature. Si Tyler voulait se ruiner, c’était maintenant son problème, mais elle avait fait le choix d’avoir un avenir plus radieux que de juste, tout donner à Matt dès qu’il pleurnichait. Elle se passa doucement la main dans les cheveux, fatiguée. Elle se faisait trop vieille pour ce genre d’aventure.

-N’oublie pas de brancher ton téléphone, je te texterai quand j’en aurai un nouveau. On choisira une date pour que tu puisses voir Dean.

Parce qu’elle devait garder en tête que le but premier était simplement qu’il voit Dean et rien d’autre. C’était assez facile de le garder en tête puisqu’il s’évertuait à lui rappeler qu’ils n’étaient plus mariés depuis belle lurette. Parlant de mariage… elle aurait beaucoup à justifier à son mari, elle allait avoir du plaisir… mouais.

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Tyler Burrows
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Jeu 12 Avr - 20:34

Elle semble pressée de rentrer. Je peux comprendre. Elle a l’air complétement épuisée. Mais malgré tout, je veux prolonger l’instant, même s’il n’a pas toujours été agréable sur tous les plans, être avec elle ne me donne pas envie qu’elle s’en aille. Elle refuse même mon café. Me disant que je devrais dormir. « Je ne veux pas que tu… euh… je ne suis pas fatigué. » Elle pardonne même à Motul pour son comportement de chat-ordure. Elle me somme de brancher mon téléphone, et parle de la suite, des jours prochains. Je cherche une idée du regard. La retenir. Je dois la retenir. Je dois… « Tu sais, si t’es vraiment fatiguée, tu peux dormir là ! Je veux dire… J’ai… Euh… enfin… Tu vois, y’a pas qu’un lit et… Je ne me sens pas vraiment rassuré que tu repartes seule alors que le couvre-feu vient à peine de se lever et que les rues vont être encombrées. Tu as l’air si fatiguée et je… » Je détourne légèrement le regard. « Je sais que tu ne veux qu’il se passe rien entre nous, mais ça me ferai vraiment plaisir que tu dormes là. » Dis comme ça, c’est bizarre, mais c’était dit. Il ne fallait pas aller plus loin.

Je ne sais pas encore ce que va être sa réaction, mais j’accompagne mes propos avec une accolade. Exit les espèces de câlins de biais que nous permettait cette dépanneuse. Là je peux la serrer de tout mon corps contre moi. Un simple câlin. Rien de plus. Je le promets. « Je ne sais pas comme j’ai survécu sans toi. Et je ne parle pas de notre couple. Je ne parle que de toi. Tu m’as extrêmement manqué. » Je ne sais pas pourquoi je dis ça de la sorte. Sans doute mon état de fatigue qui me rattrape, peu importe la caféine que je viens d’ingérer. « Tu dois… » Je ne parviens même pas à réprimer un bâillement « Tu dois te reposer, Hannah… On… » Une seconde fois, je baille. « On est même plus en état de réfléchir… Faut pas que tu fasses un truc qui te coutera la vie. Je tiens à toi. Et Dean aussi… » Elle est aussi bien vivante et ici que morte sur la route du retour vers sa maison. Et niveau réflexe, là, on est tout pourri tous les deux.

Je me recule et garde une main sur son visage. « Je te prête mon lit, si tu veux. J’irai dormir ailleurs, mais fais au moins une sieste mon am… Hannah. » Je me tourne un peu pour lui désigner la marche à suivre pour se diriger vers la chambre si elle veut. Je n’allais quand même pas l’assomer pour la forcer à rester ici, si ? Et puis… Ce ne serait pas bien vu, et sans doute pas très saint pour une éventuelle base à notre reformation en tant que couple.
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