Curfew emergency

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Ven 23 Fév - 22:59

Elle avait caressé sa joue pour l’intimer de la regarder, c’était le mieux à faire. Si elle arrivait à garder un contact visuel, elle pouvait voir comment il se sentait un minimum. Elle pouvait réagir s’il sombrait de nouveaux et elle pouvait lui parler. Ce qui était nécessaire dans le moment présent. Elle tentait de le faire parler sans savoir ce qu’elle attendait qu’il lui raconte. Même s’il lui détaillait l’intégralité d’un moteur, ça allait lui faire plaisir, juste de savoir qu’il arrivait encore à penser de façon cohérente. Elle avait parlé de son frère et il avait grimacé. Ok, ils étaient dans la merde, complètement. C’était presqu’amusant, presque… Le pire, c’est qu’elle était en train de dire qu’il allait peut-être mourir et lui, il souriait. Sérieusement ? Il souriait comme un crétin, mais son crétin et elle ne put que sourire à son tour. Ce mec allait la rendre folle. Bref, discuter, je voulais qu’il discute. Sauf qu’il ne savait pas quoi dire, il se lança un peu, mais s’arrêta. Elle avait plissé légèrement les yeux, voulant en savoir plus, mais il enchaina avant qu’elle ne demande. « Oui oui, comme avant si c’est ce que tu veux » elle n’avait pas de problème à ce qu’il lui parle ouvertement. Elle tenta même de lui sourire pour l’encourager. Elle voulait qu’il soit bien, qu’il parle, que Matthew se pointe et qu’elle puisse l’amener à l’hôpital juste au cas. Sauf qu’il était trop sérieux, toujours. Il disait qu’elle ne voulait pas l’entendre, plus maintenant. « Je suis la seule à savoir ce que je suis prête à entendre ou pas et si tu ne me le dis pas, je ne peux pas deviner. » . Voilà, comme ça, elle lui tirait un peu plus les vers du nez et peut-être qu’il se lancerait dans un sujet de conversation intéressant. Même s’il lui reprochait la fin du monde ou une attaque extra-terrestre, au moins, il parlait et il était conscient.

Sauf qu’il avait glissé sa main dans la sienne, la caressant doucement du bout des doigts et son cœur se serra à l’idée que peut-être, peut-être il avait raison de craindre. Parce que s’il s’attendait à ce qu’elle quitte son mari pour se lancer dans une amourette passionnelle, il se trompait. Elle ne pouvait pas se permettre de tout perdre ce qu’elle avait durement accompli. Elle allait juste fuir ? Peut-être. « Alors profite en, on est enfermé… » elle ne devrait pas dire cela, elle le savait. Elle savait qu’elle aurait dû lui dire de s’abstenir, mais elle avait envie de savoir. Elle avait envie de savoir même si c’était pour tourner la page ensuite ou pleurer en peignant une toile seule, tard la nuit. Elle avait envie de savoir et de clore ce chapitre de sa vie. Sauf qu’il pleurait et son réflexe fut d’aller essuyer tendrement la larme du bout des doigts, de sa main de libre. Elle ne comptait pas être celle qui romprait le contact, même si c’était mal, même si elle savait qu’elle était une horrible personne d’en avoir envie. Et il continuait, il avait envie que sa s’arrange, qu’ils redeviennent ce qu’ils avaient été, mais c’était surement impossible. Elle avait changé, la vie l’avait fait changer et lui aussi. Sauf qu’il en rajoutait et le cœur de la blonde se serra d’émotion, il lui avouait l’aimer encore, qu’il avait envie de lui dire à chaque seconde et pourtant, en disant cela, il récupérait sa main, la laissant soudainement seule avec le poids du monde sur le dos. Quoi dire ? Quoi faire ? Qu’est-ce qu’elle pouvait faire ? Elle était pétrifiée…


« Je ne fuirai pas pour ça. Je ne peux pas t’en vouloir d’avoir des sentiments. Moi aussi je … » le « t » s’étouffa dans sa gorge, lui faisant réaliser qu’elle ne pouvait pas se le permettre. C’était lui faire de faux espoir, lui vendre du rêve, le blesser et elle ne voulait pas ça. « Juste que la vie est devenue compliquée d’accord ? Mais je ne fuirai pas et je ne te priverai pas de Dean, d’accord ? Alors tu peux parler comme tu veux. » parce qu’elle réalisait bien qu’il était lésé dans l’histoire, elle avait le pouvoir de tout lui enlever si elle le voulait et c’était mal ça aussi. Il ne méritait pas ça. Elle comptait bien s’évertuer à avoir une relation saine avec lui, plus qu’avant. Elle tenta de lui sourire doucement, comme pour l’encourager à parler, ses doigts glissèrent doucement sur le dessus de sa main, comme pour l’inciter encore plus à lui faire confiance. Du moins, s’il le pouvait encore.
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Ven 23 Fév - 23:01

Sa phrase m’avait fait relever les yeux vers elle. J’avais un battement de cœur de plus en plus rapide alors qu’elle s’apprêtait à me dire ces trois mots qu’elle ne m’a pas prononcé depuis si longtemps. Et pourtant, elle ne parvient pas à les extirper de sa bouche. En termes d’ascenseur émotionnel, je fais fort. Passer de la tristesse à l’espoir pour revenir à un état de frustration. J’en viens même à me dire que ce n’est plus qu’un amour à sens unique. Je ne parviens pas à réprimer un soupir. Elle reprend, essayant de garder sa douceur innée, mais faisant pour toutes réponses quelques pas en arrières. Mais ses gestes prennent une tournure qui m’étonne. Elle caresse le dos de ma main. Je relève les yeux vers elle, sans doute une pointe d’incompréhension dans mon regard. Elle est là. Moi aussi. Il ne fallait pas que je laisse passer une pareille chance. C’est juste elle et moi. Et même si voir mon fils est mon objectif primaire, en ex-aequo il y a toujours eu l’espoir de regagner son cœur un jour. Car j’ai cette étrange sensation de n’exister qu’à travers ces yeux. « C’en est trop… Je ne peux juste plus jouer ce rôle de mec célibataire qui la vie à peu près bien. Je ne supporte plus cette situation, Hannah. Même si ça a été un échec cuisant cette première rencontre avec Dean, ça n’empêche que j’ai juste eu l’impression d’être quelqu’un au travers de votre regard. Du sien, pour sûr mais aussi du tien. Quand tu me regarde, je ne suis plus juste Tyler, le mécano solitaire, et nounou de Matthew. Je suis bien plus que ça, je me sens… Vivant. Et pourtant, quand je suis rentré chez moi ce soir-là, je me suis à nouveau retrouvé si seul. Comme si tout le poids du monde revenait s’étaler sur mes épaules. Ce n’est pas compliqué, ce que je veux, c’est juste… Nous, comme avant ! Non… Mieux qu’avant ! Tu es partie à cause de mon frère et du fait que je le couvre trop, mais il est plus là, maintenant ! Il apprend à vivre sa vie ! J’ai fait des efforts ! Trop tard, mais j’en ai fait ! Je veux… Je veux juste te rendre heureuse, et voir grandir notre enfant, et profiter de ces longs dimanches matin à tes côtés, comme… Comme… »

Ma voix a commencé à faiblir jusqu’à temps que je craque de nouveau. Je m’essuie les larmes du revers de ma manches avant de reprendre. « Je t’aime Hannah, et arête de te mentir. Je te connais bien plus que tu ne le crois. J’ai vu ton regard, dès que tu as croisé le mien. Je sais que ça ne te plaît pas de me voir dans cet état. Et je sais que si tu te mettais à écouter ton cœur, il y a longtemps que tu me l’aurais dit aussi. Alors… Alors… » Je ne sais juste plus quoi dire. Et la voir ainsi, cette proximité étant revenu à mesure de mon discours, je prends son visage entre mes mains et dépose mes lèvres sur les siennes. Je retrouvais cette douceur et cette sensation depuis si longtemps perdu. Rien n’égalait ce baiser de pur bonheur. Ça n’a toujours été qu’elle, à mes yeux. Je n’ai jamais connu d’autre femme qu’elle. Et me voici à l’embrasser d’une fougue palpable.
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Ven 23 Fév - 23:05

Il l’a regardait, elle tentait vainement de trouver le juste milieu entre ce qu’elle pouvait assumer et ce qu’elle devait refouler pour le bien de tous. Elle n’allait pas sacrifier sa famille, mais elle voulait qu’il sache, au moins un peu, qu’elle… qu’elle ne lui en voulait pas tant que cela. Qu’il n’avait pas à craindre ses réactions, qu’elle ne lui retirerait pas ses futurs droits de garde pour le plaisir de le faire souffrir. En fait, elle comptait bien le faire souffrir le moins possible. Sauf qu’il s’attendait surement à une grande déclaration de sa part, mais elle en était bien incapable. À la place, elle lui caressait doucement le dos de la main, comme pour signifier qu’elle était là, sans réellement le dire avec des mots. C’était mieux comme ça. Un petit geste de tendresse, sans outrepasser quoique ce soit. Du moins, elle le croyait jusqu’à ce qu’il se lance dans son monologue. Il ne l’a comprenait pas, mais elle ne pouvait s’empêcher de plonger son regard dans le sien. Ils finiraient par y arriver, se comprendre de nouveau. Ils allaient bien devoir pour élever Dean ensemble.

Ce fut à son tour de l’observer, d’abord avec incompréhension, puis avec tristesse. Parce qu’il en avait marre d’être célibataire, il avait l’impression de vivre au travers de leur yeux, mais, mais ils ne pouvaient pas. C’était trop complexe, c’était impossible. Quoi répondre à ça ? Sincèrement… « Tyler… » . Il était tellement triste. Elle l’était tout autant. Le voir pleurer lui faisait monter les larmes aux yeux, les retenant à la limite du possible.

Il l’aimait et cette déclaration lui retournait le corps et les penser. Elle aurait dû être heureuse, sincèrement, mais à la place, elle craignait le pire. Comment gérer ce genre de chose ? Comment passer du temps avec un ex amoureux, un fils désirant son père et un mari jaloux ? Pas jaloux de la terre entière non, ça serait bien trop simple, jaloux juste de Tyler. Sauf que non, elle ne lui dirait pas, même si elle s’écoutait. Parce qu’elle ne le pouvait pas. Elle n’allait pas s’écouter, elle ne pouvait pas se le permettre. Elle appréciait sa vie en ce moment.

Sauf qu’il ne comptait pas s’arrêter à cette déclaration d’amour. Il voulait la rendre heureuse, l’aimer, mais il voulait plus que cela. Elle s’en était doutée à sentir ses mains contre sa peau, son visage. Elle sentait son souffle chaud contre sa peau frissonnante. Elle avait déposé une main sur son torse, comme pour l’arrêter, le repousser, mais déjà elle sentait ses lèvres contre les siennes. Rapidement, l’envie de l’arrêter s’envola comme elle était venue. Son autre main vint chercher sa joue pour prolonger le baiser. Le mal était déjà fait de toute façon et elle en avait envie. Elle en mourrait d’envie. Le baiser dura une éternité et demie. Elle en avait le souffle manquant, mais elle le repoussa légèrement, comme pour retrouver le contrôle de son corps et la respiration. Maintenant, parler… tenter de : « Tyler… je suis mariée, c’est pas aussi simple… » Voilà, c’était bien suffisant comme explication. Il allait comprendre, il allait aussi comprendre qu’elle n’arrive pas réellement à s’éloigner de lui dans la seconde, qu’elle n’y arrive pas. C’était normal, tout ça fait. Une main sur son torse, l’autre toujours sur sa joue, mais elle se parait de son mariage comme un bouclier et avec de la chance, il comprendrait pour deux.
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Ven 23 Fév - 23:07

Elle avait bien tenté de me repousser, et me tenir éloigné de ses lèvres. Mais d’une force peu convaincante en la matière. A tel point que je pu sans peine les atteindre pour l’embrasser. D’abord timidement, mais son comportement m’invitait à enhardir le baiser. Je ne sais combien de temps il a duré, mais ça n’était pas pour me déplaire. Au contraire. J’avais enfin l’impression de redevenir entier, l’espace d’un instant. Comme si mon corps avait retrouvé mon âme. Je me sentais vivre d’une façon hors du commun. Je retrouvais ma Hannah. A moi, et moi seul. Sans que personne d’autre ne vienne interférer dans nos vies. Mais… Il fallait bien qu’on se remette à respirer, car l’on allait finir par s’essouffler et mourir asphyxié. A peine nos lèvres se détachèrent qu’elle se mit à me repousser de nouveau, de son éternelle douceur. La désillusion me reprenait de nouveau. Ses paroles mirent un point d’orgue à sa situation actuelle. J’aurai pu enfin sourire, décrisper ce visage si dur depuis tant d’années. Au lieu de ça, je repris ma mine abattue.

Je soupire un instant, le cœur serré dans mon buste, un peu comme un trou noir en formation qui appelait à aspirer les organes autour de lui. « Tu crois que ça l’est pour moi ? J’ai dû m’adapter pour survivre sans toi… Juste survivre… Et là… Je me sens vivant. Et je ne pense sincèrement pas qu’un mariage t’empêche réellement d’écouter ton cœur. Hannah… Je ne te parle pas de ta situation sociale ou professionnelle. Je parle juste de nous, de notre amour de… De ce qu’on a toujours été l’un pour l’autre et que toutes ces années n’ont pas pu effacer. Ça, c’est simple. J’en ai assez d’être sans cesse dans le paraître. Je suis prêt à tout recommencer pour Dean et toi. » Je caressais encore sa joue, maintenant mon regard planté dans le sien. Si je m’écoutais je retournerais à notre baiser.

Quel est le sens de la vie s’il n’y a pas d’amour ? Une carrière professionnelle ? C’est avec ça qu’on construit sa vie ? Je n’y crois pas un seul instant. Même la situation sociale sert à justifier un manque de charme naturel. Et un boulot sert simplement à s’assurer un toit au-dessus de la tête et de la nourriture dans l’assiette. Certes, autant faire ce qui plaît, mais ce qui fait battre mon cœur, c’est ma famille. Hannah, Dean et même si je le tiens de plus en plus éloigné, Matthew. Et bien sûr Reese. « Alors c’est réellement ça que tu veux ? Resté marié avec quelqu’un qui t’as retiré toutes notions d’amour, pour simplement te concentrer sur un travail ? » Je me demande bien si son travail est d’ailleurs bien passionnant en ce moment, avec toute cette merde de grippe…

« Où est passée ma Hannah ? Celle qui se contentait de peu pour vivre, tant que cette vie était comblée de notre amour ? Voir Dean grandir avec ses deux parents, et heureux, ça ne te tente pas ? »
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Ven 23 Fév - 23:11

Qu’est-ce qu’elle était censée faire de plus ? Le repousser puis ensuite ce protéger derrière son mariage, c’était le mieux à faire, c’était la seule chose à faire et elle avait réellement cru que ça fonctionnerait comme ça. Juste qu’il ne s’y arrêtait pas comme elle l’aurait cru. Comme elle l’aurait souhaité. On c’était embrassé, c’était plaisant, c’était magique, comme avant, mais rien ne le permettait. Rien ne pouvait lui donner raison de s’abandonner à ça. Elle ne retournerait pas dans un appartement miteux, sans job, juste pour l’embrasser le matin. Elle était en sécurité avec son mari, il tiendrait la grippe éloigné tant qu’il le pourrait. Elle le ferait aussi à sa façon, trouvant les parfaits contacts, les parfaites ressources.

Sauf qu’’il ne s’arrêtait pas aussi facilement. Il continuait d’essayer de la convaincre. Survivre sans elle, il en était capable. Il avait choisi. Il avait choisi son frère au lieu d’elle et maintenant, il tentait de l’attendrir ? Pourquoi ? Il était prêt à tout recommencer pour elle et Dean ? Peut-être, mais elle, elle n’était pas prête à tout abandonner pour lui, pour une simple idéologie. Parce qu’un beau jour, Matthew allait encore revenir, encore merder et Tyler allait encore accourir, comme toujours. Elle ne lui faisait pas confiance, pas du tout. Alors, quoi dire à tout ça ? Il n’y avait rien à en dire, mais elle allait tenter : « Je comprends Tyler, je suis désolée si tu n’arrives pas à vivre sans moi, mais je ne peux rien faire de plus. Même si ensemble, on est bien, qu’on arriverait à se retrouver comme avant, non, je ne compte pas balancer par la fenêtre des années de ma vie juste parce que tu viens de te réveiller. »

Il continuait de lui caresser la joue et elle n’arrivait pas à lui en vouloir, elle aurait aimé le repousser, lever le ton, mais elle n’en faisait rien. Juste qu’elle tenait des propos durs, mais qui lui tenait à cœur depuis tellement longtemps. Elle regretterait surement chaque mots la nuit venue, mais d’ici là, elle tentait de se défendre. « Ce n’est pas parce que ce n’est pas nous qu’on ne s’aime pas lui et moi. C’est différent, c’est tout. Tu n’as pas à juger ça. Tu n’as pas le droit Tyler. J’aime ma vie, j’aime ma maison, mes amis, mon quartier, mon job. J’ai bâti tout ça quand toi tu m’as abandonné, quand tu NOUS as abandonné pour courir après ton frère. Pour te noyer dans l’alcool. Alors désolé si tu n’étais pas dans mes plans pour le futur. »

Sauf que plus il parlait, moins elle comprenait ce qu’elle avait à en faire. Ce qu’il attendait d’elle, c’était tellement compliquée, tellement impossible. Elle n’arriverait jamais à le satisfaire, elle le savait bien. Sauf qu’elle n’avait pas non plus envie de le perdre. Elle n’arriverait pas à le perdre une seconde fois et pourtant, elle continuait de parler, encore et encore. Elle lui en voulait tellement. « Oui Tyler, ça me tentait. Ensuite, tu en as décidé autrement et j’ai dû changer mes plans. Je ne me suis jamais contenter de n’être qu’une mère de famille, j’ai toujours espéré plus de la vie et tu le sais très bien. J’ai toujours eu des rêves, tu me connais mieux que ça. Je t’aime, je t’aimerai surement toute ma vie, mais ce n’est pas la vie que je veux pour moi et Dean. Je n’ai plus envie de me complaire dans un minuscule appartement, sans boulot, sans passion, sans avenir avec comme seule espoir que tu rentres tôt pour des câlins. Si j’ai le choix entre une bonne partie de jambe en l’air ou un métier passionnant, je prends le boulot Tyler, n’importe quand. »

Non mais sérieusement, il l’a prenait pour qui ? Il la prenait pour quoi ? Elle n’allait pas servir de jouet sexuel pour leur amour en attendant tout simplement que la vie se décide à lui donner quelques choses de marrant. Elle l’aimait, mais pas au point de s’oublier en tant que femme, tout simplement. En ce moment, Dieu qu’elle l’aimait, mais Dieu qu’elle le haïssait. Elle n’arrivait à rien, elle n’arrivait pas à penser. Elle n’arrivait pas à s’en éloigner. Elle aurait dû marcher jusqu’à chez elle et puis voilà. Elle aurait mis trois ans, mais au moins, elle n’aurait pas eu tous ses soucis.



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Sam 24 Fév - 0:23

Alors les nouvelles tombaient. Tel un dernier glas. J’étais un incapable. En tout cas suffisamment pour ne pas être à la hauteur de son nouveau mari. Je détourne le regard au travers de la vitre côté conducteur, cachant mes larmes ainsi, relâchant son visage pour ronger mon ongle de pouce, et éviter de faire entendre mes sanglots. La dernière fois que j’ai autant souffert fût à son départ. Je sens en mon sein une boule de poison grandir et se diffuser lentement dans tout mon organisme. Alors je ne représentais pour elle qu’une bonne partie de jambe en l’air ? J’étais réduis à ce stade ? Je passe après tout ça ? Mais… Est-ce-que ça n’a pas toujours été le cas ? Elle est partie pour suivre ses propres rêves, seule. Elle n’a pas accepté que je doive gérer mon frère, le seul être encore vivant de ma famille et qui a été tout pour moi pendant longtemps. J’ai l’impression que ni lui ni elle n’ont eu réellement d’empathie pour moi. N’ai-je pas toujours été seul contre ma volonté, finalement ?

Je sors de la dépanneuse et fais quelques pas dans le froid, lâchant un soupire qui se transforme en nuage de condensation. Je baisse la tête et pose ma main sur mes yeux. Ai-je un jour connu son amour véritable ? Celui pour lequel on est prêt à faire toutes les concessions du monde ? Parce que de mon côté, je l’ai réellement aimé, au point de laisser en stand by ma propre vie. Je n’ai connu que mon frère et elle. Ils sont où aujourd’hui ? Mon frère est loin physiquement et s’approprie sa propre voie. Et Hannah est juste à côté de moi, mais ne s’est jamais tenue aussi éloignée. Alors c’est ça mon destin ? Faire fuir ceux que j’aime ? Quel est le but réel de ma propre vie, à ce stade ? Me lever, manger, bosser, me coucher et recommencer jusqu’à ma mort ?

Je finis par calmer ma tristesse. Momentanément en tout cas. Je grimpe dans la dépanneuse de nouveau et regarde droit devant moi. « On… On va juste se contenter d’attendre. On n’a pas le choix. Mais dés qu’on pourra repartir, je te ramène au garage et te prête un véhicule. » Je tentais d’être impartial, de revenir plus calme, mais ma voix était tremblante. Je prenais soin d’éviter son regard. Plus généralement, tous contacts.
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Dim 25 Fév - 4:33

Ses mots avaient largement dépassé sa pensée. Elle s’en rendait bien compte maintenant que le silence s’installait. Elle lui en voulait tellement, mais en même temps, elle l’aimait tellement. C’était mieux de créer de la distance, de tuer ce qui aurait pu être ou revenir, mais elle n’en avait pas envie. Pas trop, pas à ce point. Pourtant, elle avait l’impression qu’elle avait brisé quelque chose et elle avait peur de ne pas réussir à recoller les morceaux. Elle réalisa bien à quel point quand il quitta l’habitacle. Elle tenta vainement de le retenir par un simple : « Tyler… » tout en approchant sa main, sans oser le toucher. Il l’avait laissé seule avec ses pensées, avec ses remords. Tout aurait été tellement facile de simplement dire oui, qu’elle avait envie de passer sa vie avec lui, mais elle ne pouvait pas se permettre de faire les mêmes erreurs. Partir avec Dean bébé, c’était facile, le petit n’avait pas réellement réagit, mais maintenant, ça l’handicaperait toute sa vie et elle ne voulait pas ça. Elle voulait de la stabilité pour le petit. Était-ce trop demandé ?

Il revint finalement et son regard à elle c’était posé sur lui, cherchant à le détailler. Elle lui avait fait du mal, elle le savait. Il ne la regardait plus, ne la touchait plus et même si une partie d’elle se disait que c’était mieux ainsi, une autre le regrettait. Sa phrase sonna comme une sentence, ils attendraient, mais il la ramènerait au garage, lui donnerait une voiture et s’en serait fini. Sauf qu’il avait un fils ensemble et qu’ils devraient se revoir bientôt. Trop tôt surement vu les pots cassés. Qu’est-ce qu’elle pouvait dire pour la suite ? Elle se devait de dire quelque chose, mais comment…

« Tyler je… je suis désolé, mes mots ont dépassé ma pensée, mais je ne sais juste pas comment expliquer. Tu es revenue dans nos vies pour prendre du temps avec Dean, je savais que mes sentiments allaient poser problèmes, mais je comptais le faire pour vous deux. Juste que là, tu débarques avec tes sentiments et ça me fait peur. Peur d’en avoir envie, de faire une erreur ou d’aller trop vite. Tu es un homme exceptionnel Tyler, mais j’ai réellement envie que tu prennes le temps de découvrir ton fils sans qu’on ne gâche tout avec nos bêtises. Dean est adorable, il est ton portrait, il mérite que tu sois tout à lui après tout ce temps. J’ai choisi de te quitter, je vivrai avec les conséquences surement toute ma vie, mais Dean n’a pas à vivre ça. » Elle avait récupéré toute la douceur du monde dans ses paroles. Elle ne lui mentirait pas, elle l’aimait. Elle lui avait dit et juste ça pourrait tout faire déraper dans sa vie, mais elle s’en fichait. Il méritait la vérité et maintenant, il comprendrait surement bien mieux ses réactions vis-à-vis de Dean, de leur couple, des souvenirs de leurs passé commun. Il la blesserait à ressasser, mais s’il en avait besoin, elle tenterait le coup, pour lui. Elle avait réellement besoin qu’il la regarde, qu’elle ait l’impression que rien n’était irréparable, mais il n’y avait que lui pour lui dire la vérité.
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Dim 25 Fév - 10:34

Elle avait l’air vraiment au plus mal, elle aussi. Mais sans doute pas pour les mêmes raisons. Elle devait être pressée de retrouver sa chambre avec ses draps en soie pour dormir aux côtés de son mari dont elle m’a avoué ne pas réellement l’aimer. En tout cas, pas autant qu’elle m’a aimé. Non, elle m’aime encore. Elle est prise entre son esprit et son cœur. Alors c’est ça, le prix du véritable amour ? Une belle maison, une belle voiture -en panne-, du fric et une galerie d’art ? Sous prétexte qu’elle ne veut pas que notre enfant manque de quoique ce soit. Je n’ose même plus la regarder. Elle a rejoint les rangs de ces élites, calculateurs et froids. Dans quelques instants elle va m’apprendre qu’elle côtoie le monde politico-cinématographique. Je ne suis qu’un orphelin de bas étage, à ces yeux. Un mécanicien sous-payé. Le genre de type à peine capable de vivre par lui-même. Elle s’est déconnectée de la réalité, plaçant entre elle et le monde des liasses de billets. Mais tout ça, c’est de ma faute. Au final, je ne lui en veux pas. C’est ma connerie. Et son laïus n’aide en rien. Elle se culpabilise alors qu’elle ne devrait pas. Mais de quelles conséquences parle-t-elle ? Elle a pu vivre ses rêves grâce à son mari-financeur. Les miens étaient d’avoir une famille aimante. Elle, nos enfants, et mon frère dans le rôle d’oncle un tantinet plus assagis. Cette famille que j’ai voulu reconstituer et qui m’a été arrachée lors de cet accident de la route.

Aujourd’hui, Matthew est une ombre si peu présente dans ma vie, Hannah me fuis pour suivre son rêve, Dean a besoin d’autre chose que simplement moi. Je n’ai que quelques amis et ma solitude. Elle a fait ça pour notre enfant. Elle a eu une injonction contre moi pour le protéger de ce vilain père. Elle m’a fui pour qu’il soit heureux. Elle a résisté à mes demandes de le rencontrer pour qu’il soit heureux avec son faux père. J’avais envie de hurler, de pleurer, de marteler mon volant à coup de poings jusqu’à ce que ma main ou la direction cède. Au lieu de ça, je me suis juste contenté de renfermé ces sentiments obscurs et sombres pour essuyer mes larmes et répondre assez calmement voire froidement. « Il n’y a pas de malaise. » D’où est-ce-que je peux sortir une telle phrase ? Elle semble ne même pas coller avec les évènements. Quoiqu’il en soit, je ne peux juste pas la regarder. J’aimerai être seul en cet instant. Mais je prends mon mal en patience.

Je suis si seul depuis tout ce temps. Et je sais que lorsqu’on sera rentré, elle repartira de son côté, et je le serai de nouveau. A cet instant, je pourrai libérer tout ça, et tenter de l’évacuer. Je ne veux pas le faire devant elle, ça ne ferait que la conforter dans cette idée que je ne suis plus bon à rien. Je ravale ma salive. Si je donne l’impression d’attendre après mon frère, en cet instant, c’est sans doute parce que j’attends réellement. Mais j’attends depuis toutes ces années qu’il se passe un truc dans ma vie. Et lorsque je tente enfin de faire quelque chose, ça me revient dans la tronche. Je repense à ce qu’elle a dit. Dean me ressemble. Alors c’est ça ? Elle est censée me détester pour aimer mon enfant qui lui fait penser à moi ? Au moins, le regard de notre enfant éclaire l’obscurité lorsqu’il se pose sur moi. J’ai hâte de le revoir. Mais j’aimerai passer des instants avec lui seulement. Cette première rencontre a été si intense entre lui et moi. J’avais tellement envie de serrer dans mes bras, mais je n’osais pas le faire dû à la présence d’Hannah. Et il semblait aussi s’interdire de m’aimer pour la même raison. Il doit penser que s’il montre à sa mère qu’il m’aime, elle va croire qu’il l’abandonne.
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Véhicule : Ford edge 2014 rouge
Lun 26 Fév - 2:20

Elle tentait de le regarder, de le cerner. Elle tentait de lui expliquer, de reformuler. Ses premières paroles pouvaient dépasser sa penser, ils l’avaient fait, alors elle comptait bien se rattraper et s’expliquer de nouveau. Elle n’avait qu’à mettre plus de mots, il comprendrait, il était adulte, il savait réfléchir et être objectif quand même. Elle le croyait, mais pourtant il n’avait pas réagi plus que cela quand elle lui avait parlé. En fait, tout ce qu’il avait répondu c’était qu’il n’y avait pas de malaise. De quoi pas de malaise ? Il y avait tout un malaise là ! Il l’avait embrassé et puis… « Pas de malaise ? Pas de malaise ? Tu m’as embrassé et c’est moi qui vais devoir vivre avec l’envie de recommencer à chaque fois qu’on se verra et y a pas de malaise ? Laisse tomber, je rentre à pied, c’est toujours mieux que de rester enfermé ici à te voir me faire la gueule de refuser de divorcer au bout de trois secondes d’intimité. » et elle avait dit cela en claquant la porte de la dépanneuse en panne. Elle préférait subir le froid et risquer de finir sa nuit en prison plutôt que de rester une seconde de plus dans cette atmosphère. Ils avaient merdé, elle ne comptait pas rompre son mariage et pourtant, il arrivait à la faire passer pour la méchante de l’histoire avec sa mine abattue. Elle n’allait pas continuer dans cette voie, elle n’en avait pas envie, pas du tout même.

Le froid mordant fut la première chose qu’elle remarqua tout en s’enfonçant dans le noir. Elle avait son sac à main, mais rien à l’intérieur pour réellement l’aider. Son portable était mort, elle n’avait pas de lampe de poche, mais au moins, elle était libre. Elle sentait la colère s’évaporer au fil de ses respirations. Ses pas raisonnaient contre la route et elle s’imaginait déjà arrêté par les policiers. Avec de la chance, elle n’aurait qu’une contravention et ils l’a ramèneraient à la maison. Si elle manquait de chance, elle rencontrerait un grippé et elle n’aurait rien pour se défendre. En même temps, elle n’en avait rien à faire de se défendre, elle n’aurait qu’à ce tenir loin. Elle avait juste envie de marcher des heures jusqu’à arriver chez elle. Elle en aurait pour des heures, mais vu la confiance qu’elle avait en Matthew… elle aurait pu en avoir pour des heures aussi à attendre dans la dépanneuse, enfermé pendant des heures avec Tyler qui fait la gueule. Elle préférait de loin vivre dangereusement et seule, c’était beaucoup plus simple. Elle le regretterait surement dans une heure, voire deux, mais d’ici là, elle se sentait légèrement mieux.
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