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 Curfew emergency

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Tyler Burrows
Métier : Mécanicien
Véhicule : Ford F250 de 1969 bleu et blanc
Inventaire : Clef anglaise

Sam 6 Jan - 16:52




Curfew emergency
ft. Hannah && Tyler

Journée ordinaire au garage. Une vidange, une courroi à changer et deux révisions. Rien de bien démentiel. Mais beaucoup de genre avaient le coffre remplis d’affaires. C’était donc vrai, certains commençaient à fuir la ville ? On est loin d’être en période de vacances. D’habitude on voit ça l’été ou l’hiver. Mais pas en mi-saison. Et je ne voyais ni affaire de plage, ni skis sur le coffre. Beaucoup de matos de camping en revanche. Je ne comprenais pas cette agitation. Le gouvernement, personnifié par ma petite sœur d’orphelinat dans mon esprit, était clairement en train d’agir. Et je me tenais trop peu informé pour en savoir autant que ces gens, mais j’estimais tout de même qu’ils en faisaient de trop.

Le couvre-feu approchait à grand pas. Nous étions sur le point de fermer le garage lorsque le téléphone se mit à sonner. Je décroche. La compagnie d’assurance d’une femme nous informe qu’elle est tombée en panne et que nous sommes les seuls encore ouvert. J’accepte le dépannage. Je n’ai pas eu plus d’information concernant la personne en panne si ce n’est sa position et le type de voiture ainsi que sa couleur. Je grimpe dans la dépanneuse, prenant ma caisse à outil au passage et me dirige vers le lieu cité. Les rues se vident peu à peu. Je prie pour ne pas tomber sur les flics. Je sais bien que Reese m’a mis en garde contre les excursions de nuit, mais je ne compte pas abandonner quelqu’un seul, en pleine nuit, face à toute cette folie ! C’est ma façon d’aider l’humanité.

L’annonce parlait d’une route isolée en bordure de Boston. L’air de la campagne, les vaches, les fleurs, les champs… Quel ennui ! Mais je ne suis pas sur cette même route pour le tourisme. Je roule au ralenti, cherchant ladite voiture. Lorsque je tombe dessus, je fronce les sourcils. C’est la même qu’Hannah. Je jette un regard sur la plaque. Non, ce n’est pas la même, en fait. C’est celle d’Hannah ! Je me stationne devant, prêt à l’atteler en cas de nécessité, et descend de la dépanneuse. Je m’approche de sa fenêtre et retire ma casquette du garage, dévoilant un peu plus mon visage en le sortant de l’ombre. Je frappe doucement à son carreau et me racle la gorge. « C’est le garage que votre assurance à assermenté pour vous dépanner… Euh… vous pouvez m’expliquer ce qui arrive ? » Je ne vois rien du tout dans cette noirceur et avec ces vitres légèrement fumées. Je ne voulais pas avoir l’air trop familier, dés fois qu’il s’agisse de son mari. Mais en voyant un reflet doré derrière la barrière quasiment transparente entre nous, je me fige un instant. Ce serait super bizarre que son nouveau mari soit à côté d’elle. Pourvu qu’elle soit seule ou avec Dean seulement.

Je me recule un peu, dés fois qu’elle décide d’ouvrir la portière pour sortir. Je n’ai pas eu plus d’informations concernant la panne, et n’ait pas prévu de pièce de rechange. Je vérifie tout de même que je ne me sois pas planté en jetant un regard à l’auto-collant de l’assurance sur le pare-brise. Effectivement, je suis bien là pour elle. A quel jeu joue le destin ?
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Hannah P. Dickens
Métier : Galeriste et artiste
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✯Elle gère une galerie d'art
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✯Le père de son fils est sous injonction de la cour, mais il tente de retrouver ses droits de visite avec son fils
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Sam 6 Jan - 17:58

Elle c’était callée dans son siège, complètement désespérée. Elle c’était passée une main dans les cheveux comme pour faire passer le malaise, mais rien à faire, la situation restait inchangée. Sa voiture venait de tomber en panne et le pire, c’est qu’elle était quasi neuve quoi. Bon d’accord, pas tout à fait, mais presque. Comment une voiture comme la sienne pouvait claquer quand on voyait encore de vieux machin tout rouillé fonctionner ? Elle n’en savait rien, mais là, maintenant, ça la désespérait.

Elle avait appelé ses assurances et une dépanneuse lui serait envoyée. Une fois le petit monsieur sur place qui dirait qu’elle n’était pas en cause, mais bien sa mécanique, elle serait ramenée sagement au garage et on lui prêterait une voiture de courtoisie. Rien d’inquiétant si on oubliait qu’il était tard et qu’elle allait dépasser le couvre-feu de la ville. Elle avait déjà rencontré un malade et elle ne comptait pas recommencer. Jamais. Elle resta donc dans sa voiture, patientant jusqu’à ce que mort s’en suive ou presque. Il faisait froid et sa voiture ne voulait rien savoir. Elle avait pris le temps d’appeler son mari pour l’aviser de coucher le petit sans elle, qu’elle ferait de son mieux pour rentrer, mais qu’un motel allait surement être nécessaire à cause du couvre-feu et de la distance encore à parcourir. Il n’était pas content, il s’inquiétait même, mais rien qu’elle ne puisse pas comprendre. À la limite, elle était heureuse d’être seule dans la voiture et que son fils soit confortable à la maison.

Elle c’était renfoncée un peu plus dans son banc, fermant les yeux pour se détendre. Elle avait vérifié les fenêtres, les verrous, tout était en place, tout irait bien. Fermer les yeux pour se reposer un peu avant de devoir faire face à un verdict quant à sa voiture. Le pire, c’est qu’elle avait des toiles à ramer à la galerie à l’arrière. Ce n’était jamais le bon moment de tomber en panne, jamais.

Elle sursauta quand on cogna à sa vitre pour finalement ouvrir les yeux et regarder à l’extérieur. C’était une blague c’est ça? C’était Tyler, elle n’en doutait même pas. Elle connaissait sa voix, son visage, son attitude, tout. Elle avait éteint le moteur depuis la fumée, elle avait donc décidé d’ouvrir la porte et de sortir de la voiture pour pouvoir lui explique le problème. Le froid était mordant, mais elle allait survivre le temps de discuter un peu de sa voiture. Elle se passa une main dans les cheveux, regardant à peu près tout, sauf Tyler en disant simplement : « Hm, ça a fait des drôles de bruit, fumée blanche et hop, plus rien. J’ai pas osé tenter de redémarrer depuis. J’ai pas envie d’exploser ou un truc du genre. » non mais sait-on jamais. Elle savait qu’elle n’allait rien réparer à tenter de redémarrer des millions de fois, c’était même lui qui lui avait appris ça en fait. Et elle rajouta, peut-être un peu trop froidement un « Tiens, amuse-toi » en lui tendant les clés.

Si elle lui en voulait pour la première rencontre entre lui et Dean ? Oui, totalement. Parce qu’au lieu d’être de son côté et de pousser plus loin toutes les questions quant à leur séparation, Tyler avait fait son tout gentil et c’était qui la méchante ? Elle. Oh, ça n’avait pas été l’intention de Tyler, il avait fait de son mieux, mais son mieux n’avait pas été suffisant pour qu’elle ne lui en veuille pas maintenant…
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Tyler Burrows
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Sam 6 Jan - 18:23

Elle ouvrit la porte, me laissant apercevoir l’intérieur de la voiture vide. Inconsciemment, j’étais soulagé. Il est clair qu’il fallait mettre les choses à plat après la fois dernière. Pas devant Dean, c’était mieux. Loin de son Jules, ça m’arrangeait. S’il s’en mêlait, je me serais senti juste…trahis ? inutile ? un pariah ? Un mélange de tout ça. Elle m’explique ce qui lui est arriver. Je grimace, pensant déjà avoir un début de diagnostic. J’attrape ses clefs quand elle me les tend, évitant d’affronter son regard. En fait, je ne suis pas sûr que ça soit le meilleur moment pour parler de tout ça. Elle a l’air quelque peu énervée et fatiguée. Je pensais malgré tout à son bien. C’est à peine si j’ose m’excuser pour qu’elle se décale de sa portière et que je puisse déverrouiller le capot. Fort heureusement, elle le fait d’elle-même. Silencieusement, je m’attèle à l’ouvrage. Ma restriction à s’approcher d’elle devrait m’empêcher de m’occuper de sa voiture et m’obliger à m’éloigner a plus de trois cents mètres, mais tant que je suis là. Et je ne peux pas la laisser seule au milieu de nulle part, entre rien et néant. Je me retrouve bien assez vite penché au-dessus de son moteur. Je rompts le silence. « Ok. C’est super bizarre. Je lève la tête pour la regarder. Pas ta voiture, mais entre nous… Je veux dire le dernier coup… Je m’excuse. Je me suis senti démunis face à Dean. Ce n’est pas comme s’il y avait un mode d’emploi de toute manière. » Son regard en disait suffisamment pour que je ravale ma salive et me reconcentre sur la voiture. « Bon… Et ça aussi c’est bizarre. Pas nous cette fois mais ta caisse. Elle est genre… Cassé là où on ne peut pas la casser. Je veux dire… Tu as une courroi à chaîne, pas en caoutchouc et normalement c’est censé résister à vie. » Je la regarde de nouveau. Je parle sans doute mandarin pour elle. « En bref, tout est cassé là-dedans parce que le fabricant a dû mettre une pièce pourrie au lieu de la bonne et genre… ça a fait du dégât. Je ne peux pas la réparer ici. Je n’ai pas les pièces et faudra sans doute sortir le moteur complet. Je vais la ramener au garage et m’en occupe dès demain. On a une voiture de prêt. »

Je m’approche de la dépanneuse et accroche l’attelage à sa voiture. Il me faut peu de temps pour le faire. J’use un peu de mes muscles pour pousser sa voiture sur les sabots, mais ça va relativement bien. Une fois tout en place, je m’avance vers la dépanneuse. « Grimpe. Je vais te ramener au garage et de passer notre voiture de secours. » A peine assis, je met un coup de clef pour la démarrer mais… Rien. En dehors des secousses et du moteur qui semble vouloir se lancer, bien sûr. Je regarde le niveau de carburant et mon visage se décompose. « Putain Matt, tu fais chier! » Je me tourne vers Hannah en me sentant pas de taille à ajouter une mauvaise nouvelle à sa journée, mais il le faut. « Mon frère pourri encore une fois ta vie… Il n’a pas refait le plein de la dépanneuse ce matin, comme il devait le faire… On est genre… Coincé ici. » Je sors mon téléphone de ma poche et cherche son numéro dans les contacts. J’appelle mais tombe bien sûr sur le répondeur. « Matt, en qualité de grand-frère, je vais te tuer. A moins que tu ne te rachète ! Je suis coincé à la sortie de Boston sur une route forestière. Environs cinq bornes de l’entrée de la ville, en direction de Milton. Ramène de l’essence et… » J’entends les bip n’avertissant rien de bon dans mon oreille. Je regarde le téléphone s’éteindre après avoir clairement affiché un manque de batterie. « Euh… J’ai une autre mauvaise nouvelle… » Je montre ma tablette antique à Hannah.

Et déjà la nuit noire s’écroulait sur nous. J’attrape la lampe dans le style à pétrole mais électrique. Je l’allume et la place sur le tableau de bord. Au moins je pourrai voir à quel degré elle est énervée après moi et veut m’étriper.
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Hannah P. Dickens
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Sam 6 Jan - 19:06

Cette journée s’annonçait de plus en plus catastrophique. Non mais sérieusement, quelque part, un test facebook devait être écrit en mode : Le dicton qui résume le plus votre nom : De mal en pis. Parce que sincèrement, ça ne pouvait pas être pire. C’était ce qu’elle se disait pendant qu’il regardait la voiture. Il parlait d’eux et tout ce qu’elle fit fut de relever un sourcil interrogateur en mode « ça t’étonne? » parce qu’il l’avait cherché. Le pire, c’est qu’i tentait de se justifier et sincèrement, elle s’en fichait complètement. Elle ne pouvait pas avoir confiance en lui. Il allait tout faire pour se mettre Dean dans la poche et expliquer que maman avait quitté papa sans lui donner une chance de se rattraper était la meilleure façon de faire. Elle lui reprochait aussi les tensions à la maison, mais ça, il n’en saurait rien. Son mari n’appréciait pas du tout l’entente et le ton avait monté. Il l’accusait d’en avoir envie, il était jaloux et elle le prenait mal. Comme si personne n’avait confiance en elle et son jugement en ce moment. Qu’est-ce qu’il voulait qu’elle rajoute ? « C’est bon, tu n’as pas trop merdé, Dean t’adore » . C’était une bonne façon de dire que le petit l’adorait, mais pas elle. C’était subtil comme reproche, c’était son genre.

Il enchaina, parlant de la voiture et elle soupira, exaspérée. Il comptait ramener sa voiture et la réparer, il lui prêterait un truc pour retourner chez elle, tout semblait presque se placer. Presque. Parce qu’une fois dans la dépanneuse, sa machine ne partait plus. Non mais… sérieusement, il le faisait exprès ou quoi ? Elle se le demanda encore plus quand il appela son frère et sincèrement, si ses yeux aurait été des couteaux, ils seraient mort plusieurs fois. Elle avait juste laissé tomber un : « T’es sérieux-là ? Tu le fais exprès ou quoi ? » parce qu’il n’y avait aucune autre explication logique à tout cela. C’était de sa faute, c’était à lui de voir que l’essence était manquante et à personne d’autre. En prime, son téléphone était mort. Est-ce qu’il se rendait compte que tout ça, ça allait à l’encontre de son injonction ? Qu’elle n’avait qu’un appel à faire pour qu’il ne puisse plus revoir Dean pour un bon moment ? Sauf qu’à la place, elle allait appeler son mari ou une amie et qu’on vienne la chercher malgré le couvre-feu. Alors, elle chercha son téléphone et soupira encore plus d’exaspération : « Mon téléphone est dans mon sac… dans ma voiture. Je peux aller le chercher même si la voiture est déjà sur la dépanneuse ? » Non mais sérieusement… quel duo de bras cassé qu’il faisait. Aussi bien l’ignorer jusqu’à ce que Matt se pointe et qu’elle le trucide lui aussi ! D’ici là, elle lui ferait le coup du silence pesant tien, il le méritait.


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Tyler Burrows
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Dim 7 Jan - 12:40

C’était à prévoir. Hannah m’en veut pour des facteurs que je ne maîtrise pas du tout. Et qui plus est, elle a oublié son téléphone dans la dépanneuse, me demandant si elle peut aller le chercher. Je grimace en jetant un regard en arrière. « C’est genre… pas stable du tout. Et tant que je moteur ne tourne pas, je préfère ne pas prendre le risque de descendre ta voiture. La batterie ne va pas supporter autant d’effort de la part du treuil si l’alternateur ne fonctionne pas. Je crois qu’il faut oublier cette idée, Hannah… » Je la regarde de nouveau, comprenant bien qu’il va falloir qu’une bonne nouvelle tombe à un moment ou à un autre. « Ok, j’ai pigé. J’y vais… » Je sors du cockpit pour rejoindre l’arrière du véhicule. Je grimpe sur le plateau comme je peux, ouvrant la portière en équilibre sur peu de place. Je parviens à attraper le sac d’Hannah. Je glisse les poignées sur mon avant-bras et me recule pour refermer la porte tant bien que mal, sentant mes pieds glisser sur le plateau métallique. C’est en refermant la porte qu’une catastrophe dû arriver. En claquant cette dernière, les vibrations se répercutent dans tout le châssis et le plateau, me faisant glisser un peu plus. Je tente de me rattraper à ce que je peux mais ne fais qu’empirer la situation. Je tombe la tête la première sur un coin du plateau avant de finir littéralement sur le sol, le visage sur le bitume, complétement dans les vapes.

Je me relève comme je le peux, et me tiens après la dépanneuse pour ne pas rechuter. Je m’avance vers le cockpit un pas après l’autre, ayant une vive douleur sur la tempe droite. Je passe ma main dessus et voit du sang. Je me sens complétement vaciller. Lorsque j’atteins la portière de la dépanneuse, je l’ouvre et mets du temps à grimper dedans avant de m’effondrer sur le siège, lui tendant son sac. Mon sourire se veut afficher une fierté, mais le sang recouvrant peu à peu ma joue et se perdant dans ma barbe en disent le contraire. Sans compter mes vêtements humides dû à la fine couche de pluie recouvrant le sol. « J’ai faille mourir pour ça! Mais je l’ai ! Maintenant… j’ai juste envie de… dormir je crois. » C’est comme si la fatigue m’avait rattrapé soudainement et m’obligeait à sommeiller. Je sais que je ne devrai pas dormir, car s’il s’agit d’un traumatisme crânien, je risque d’avoir de gros soucis, mais je ne peux juste pas lutter.

Le sourire encore béat, je ferme les yeux qui jusqu’ici regardaient Hannah.
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Hannah P. Dickens
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Mer 24 Jan - 4:13

Non mais sérieusement, comment pouvait-elle avoir aussi peu de chance ? Impossible, on aurait presque dit qu’il le faisait exprès. En fait, c’était peut-être le cas. C’était un coup monté et puis voilà. Elle allait réellement finir par lui faire la gueule à force qu’il en rajoute et ce serait bien normal, non ? Elle avait le droit de se sentir prise au piège, coincée dans une dépanneuse brisée avec sa propre voiture déjà remorqué. Il ne restait plus qu’à Matthew à ramener de l’essence, mais s’ils attendaient après ce dernier, ils auraient le temps de mourir au moins trois fois. C’était vachement perdu d’avance et faire confiance en la vie, pas pour elle quand ça concernait les frères Burrows. Elle avait proposé d’aller chercher son téléphone dans sa voiture et il refusait. Elle lui balança un regard mi-désespéré, mi-frustré pour bien faire savoir qu’elle était furieuse.

Il était parti, elle se retrouvait seule dans l’habitacle et elle n’arrivait pas à se détendre, elle détestait le moment. Dans un cas comme celui-là, qui aurait l’amende ? Elle ou lui ? Ou les deux. Surement les deux quand on y pense, même si c’était lui qui la retenait en otage dans sa stupide dépanneuse. En fait, si la police arrivait, elle pourrait clairement faire passer ça pour une prise d’OTAGE ! Ses pensées furent interrompues par un bruit sourd, un mouvement bizarre de la dépanneuse. Elle chercha Tyler du regard sans le voir. Il était où ? C’était comme dans un mauvais film d’horreur ou les gentils se séparaient pour mieux se faire tuer. Elle venait de dire ça et on ouvrait la porte côté conducteur. Elle avait sursauté et son regard avec croisé celui de Tyler, En moins d’une seconde, elle était passée de fâchée à inquiète. Il saignait.

-Mais qu’est-ce que tu as fichu. Montre-moi ça.

Elle avait rapidement délaissé son sac à ses pieds pour se rapprocher de Tyler, surement trop près, pour approcher ses mains de son visage et voir la blessure. Elle ne demandait pas son avis plus que cela. Ce n’était pas non plus la première fois qu’elle réparait ses bêtises. Juste que de le faire avec autant de familiarité des années après…

-Tu ne dors pas, tu n’existes pas. Tyler Burrows, je veux que tu ouvres les yeux et que tu me regardes. On va déjà voir si on arrive à réparer ça.

Elle observa le cockpit des yeux pour finalement trouver ce qu’elle cherchait, une trousse de premier soin. C’était comme dans les bus, il en fallait une. Juste que les dépanneuses, c’était toujours des mecs crades qui s’en occupaient, donc la trousse aussi. Elle s’évertua à sortir ce qui lui fallait pour désinfecter et recouvrir la plaie. Des points de rapprochements, un pansement, ça serait génial.

-Tu ne peux pas faire un peu attention à toi sérieusement ? Non mais, c’est quand la dernière fois hein ?

C’était une vraie question, mais elle ne s’attendait pas à une réponse. Parce qu’il n’y en aurait surement pas. Tyler n’était pas du genre à faire attention à lui, elle ne pensait même pas qu’il arrivait à penser à lui d’abord et sa l’avait toujours profondément énervé. Parce que quand elle préférait penser à elle d’abord, elle culpabilisait. Elle c’était rapprochée encore un peu, suffisamment pour travailler confortablement contre sa plaie. Elle sentait son souffle chaud, croisait son regard et elle était bien. Elle était tendue, mais bien. Était-ce seulement possible d’être dans ce genre d’état ?


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Tyler Burrows
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Dim 28 Jan - 20:23

Je me tenais devant Hannah, en contre-bas de la dépanneuse. Le regarde de mon ex-femme se mit à changer, passant d’un état colérique a inquiet, tandis que je grimpe dans le véhicule. Elle s’approche de moi, commençant à toucher mon visage. Je la fixe sans bouger ni broncher, écoutant ses ordres. Et je la voyais avec sa lueur, ce regard maternel bienveillant. Elle avait l’habitude de me retaper. Mais à chaque fois elle avait cette appréhension. Au moins, elle m’aimait. Ou j’en avais l’impression en tout cas. Elle finit par extirper de quoi me remettre en état et se pencher de nouveau vers moi. Et elle me harcelait d’une question dont je ne comprenais qu’à moitié le sens. La dernière fois ? Qu’on a fait… ? Non ça ne doit pas être ça. Ah ! Fait attention ? Je hausse les épaules, ne sachant pas moi-même. Et mon regard ne quitte pas son visage qui se rapproche du mien. Allais-je encore une fois me méprendre sur ses intentions ? Le faisait elle pour me soigner ? Sans doute pas. Si elle se rapproche autant, c’est qu’elle veut m’embrasser, pas vrai ?

Je ferme les yeux et infléchis les muscles autour de ma bouche. J’avance un tout petit peu mon visage. Je peux sentir la surface légèrement rugueuse quoique douce contre mes lèvres. Et je me donne à cœur joie à ce baiser. C’est comme notre tout premier. Celui-ci qu’on a échangé à la fin d’une journée de cours au lycée. Elle s’était faite embêtée par des hordes de sportifs en chaleur qui attendaient d’elle ce qu’elle n’attendait pas d’eux. Et j’étais arrivé pour leur sommer de faire demi-tour. J’avais veillé sur elle. Nous étions déjà proches, mais après ça, nous le fûmes encore plus. J’avais proposé de l’attendre pour la raccompagner le soir. Elle avait accepté. Elle m’a remercié d’un baiser furtif sur le coin des lèvres, mais pour moi, il a duré une éternité. Mais pas une éternité dérangeante, non ! Une éternité de bonheur.

Pourquoi est-ce-que ce klaxon me perturbe dans mon baiser et flashback ? Je suis presque sûr qu’elle n’est pas appuyée contre. Et pourquoi ses lèvres sont aussi basses ? Je rouvre les yeux et voit le noir du plastique légèrement rugueux du volant. Je comprends alors que j’ai simplement perdu connaissance et me suis écroulé sur le klaxon de la dépanneuse. Je me redresse et la regarde de nouveau. Combien de temps ai-je perdu connaissance ? Quelques secondes à en croire l’horloge du tableau de bord, qui n’a presque pas avancé. Je me cale dans le fond de mon siège, évitant son regard. J’espère qu’elle n’a pas vu que je me suis effondré dans une tentative pour l’embrasser. Je me sens peu fier de cette situation.

« Ok. C’est plus compliqué qu’il n’y paraît de ne pas s’endormir… » dis-je simplement, prenant soin de regarder droit devant moi. Je n’ose pas affronter son jugement. Elle va m’en vouloir si elle a compris que j’ai tenté quoi que ce soit, et ce sera mort pour voir mon fils après ça. Enfin… Si on survit à cette nuit, en tout cas.
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Ven 23 Fév - 4:22

Il arrivait à la faire stresser comme pas possible. Il était blessé, ils étaient enfermés, le couvre-feu était passé maintenant et rien n’était certain qu’ils finissent par obtenir de l’aide. Parce qu’étrangement, elle n’avait absolument aucune confiance en Matthew. Elle avait fini par se rapprocher de lui pour nettoyer sa plaie, la panser et la nettoyer. Elle s’évertua aussi à nettoyer le sang qui avait coulé contre sa tempe, sa joue. Elle y allait avec douceur et attention. Elle avait beau passer sa vie à tenter de lui en vouloir à mort, elle ne lui souhaitait aucun mal et c’était toujours le cas en ce moment.

Elle avait pratiquement terminé quand elle le vit fermer les yeux, se rapprocher un peu plus. Elle pouvait sentir son souffle chaud contre sa peau, contre ses lèvres et sincèrement, pendant un instant, elle avait espéré qu’il l’embrasse. Non en fait, elle avait cru qu’il comptait le faire et elle n’avait rien fait pour l’en empêcher, c’est surement pour cela qu’elle ne fut pas assez rapide pour l’empêcher de s’étaler contre le volant. Elle ne s’attendait pas à ça. Ce n’était pas ce qu’elle espérait. Elle laissa tomber un « Fuck » légèrement sonore pour ensuite l’aider à se redresser. Elle l’écouta, inquiète de savoir que c’était difficile de rester éveiller. Il avait donc une commotion cérébrale, c’était la logique, mais qu’est-ce qu’elle pouvait faire avec ça ?

« Tu as déjà fait des trucs plus difficile, fait ça pour moi. Reste éveillé d’accord ? » aller, un peu de chantage émotif, pourquoi pas. Elle pouvait bien se le permettre. Elle prit le temps de caresser sa joue doucement du bout des doigts pour ramener son regard vers le sien. Changeant de compresse pour nettoyer le sang qui perlait maintenant contre l’une de ses narines. « Je t’interdis de te reblesser ce soir, est-ce bien clair ? » et elle était totalement sérieuse avec cela, c’était fini les bobos. Elle en avait marre, voilà. Elle profita de ce petit moment de lucidité chez Tyler pour finalement fouiller dans son sac et en sortir son téléphone. Il fallait appeler une ambulance, c’était nécessaire. C’était ce qu’elle disait quand son regard se posa sur son appareil… en morceau. Bon, pas complètement, mais l’écran c’était surement explosée dans la chute de Tyler et maintenant, elle n’arrivait pas à passer son doigt sur quoi que ce soit sans se couper. C’est elle qui aurait dû avoir la tablette ancestrale de Tyler… elle n’aurait pas brisée en chutant… Elle s’inquiétait, surement plus que de raison, mais elle se permit finalement une petite finalité : « J’espère que ton frère a changé avec les années, parce que sinon, tu vas mourir ici…» . Bon, elle n’était pas certaine qu’il en meurt, mais elle ne prendrait pas de chance et foutrait une pression cosmique à Matthew. Maintenant, c’était quoi le mieux ? Elle n’osait pas le quitter des yeux, prête à le retenir s’il tombait de nouveau. Il ne fallait pas qu’il dorme, mais comment faire…

« Raconte-moi ce que tu veux, mais je veux que tu me parles, d’accord ? » et elle le disait sur un ton doux, lui offrant un doux sourire. Le faire parler, ça n’avait jamais été bien difficile, il avait la fibre nostalgique en prime. Ils arriveraient à quelque chose.
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Tyler Burrows
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Ven 23 Fév - 8:37

Elle me parlait, et notamment des choses que j’ai pu faire pour elle. Pourtant je gardais mon regard loin d’elle. C’est sa caresse qui me fait revenir à elle. Et la revoici à prendre encore soin de moi, me sommant d’arrêter les blessures pour ce soir. Je fais oui de la tête. Tandis qu’elle fouille dans son sac, je la détaille un peu plus. Pourquoi ai-je raté mon baiser ? Elle tente vainement d’utiliser son téléphone portable, avant de me dire qu’elle espère que mon frère ait changé. Toujours silencieux, je me contente de grimacer pour toute réponse. Je risque vraiment de mourir ? Si c’est vrai, quoi de mieux que de passer mes derniers instants avec elle ? Elle a droit à un large sourire de ma part pour cette idée qui traverse mon esprit. Mais elle me requiert pour la discussion, me demandant de parler. Je me fige un court instant. Si je n’étais pas aussi sonné, j’aurai su quoi dire rapidement. Mais là, je dois peser le pour et le contre. « Je… J’en sais rien je… j’veux dire c’est pas évident… Tu veux que je raconte quoi ? Ma vie est juste remplie de routine depuis ton absence. Enfin, hormis… Non rien. » Valait clairement mieux pas que je ramène mon frère sur le tapis.

Raconter… Raconter… Je venais de tenter de l’embrasser avant de m’écrouler lamentablement. « Tu veux dire… Comme avant ? Comme quand il n’y avait que nous et rien d’autre ? » J’avais besoin de m’assurer de ça. Ça impliquait beaucoup trop de choses à mes yeux, cette discussion. Tout était si simple avant. Maintenant, je savais qu’à chaque mot je risquais de briser le fragile équilibre dans nos vies. Celui-ci qui me permettait de voir notre enfant. « Parce que j’aurai une tonne de choses à te raconter, mais je ne suis pas sûr que tu veuille vraiment l’entendre… En tout cas, plus maintenant… » Je baisse le regard et prends sa main doucement dans la mienne. Pour caresser sa paume de mon pouce. Je l’avais fais inconsciemment.

« Parce que j’ai besoin de te dire tant de chose que je garde pour moi, parce que je sais que tu vas pas les accepter, et que tu vas juste fuir… » Je sens une larme s’écouler de l’un de mes yeux pour aller se perdre dans ma barbe après avoir dévalée sur ma joue. Je n’ai jamais cessé de l’aimer et cette proximité n’aidant en rien. « Je veux juste que ça s’arrange entre nous. Et qu’on redevienne… Nous, tout simplement. Je n’ai jamais cessé de t’aimer et ça me brûle de te le dire chaque seconde où je te vois… » Je relâche sa main et la passe sur mon visage.

Mince, venais-je de lui dire tout ça ? J’avais vraiment pris un sale coup sur le crâne. Non pas que je mentais, mais en temps normal, je savais à peu prés me contenir. Et là, j’étais genre juste en train de tout gâcher. Je repose la main sur ma cuisse et la regarde de nouveau. Il ne manquerait plus qu’une musique romantique à la radio, et ce serait comme notre première soirée dans une voiture, à observer le paysage… Ou essayer en tout cas. Si je m’écoutais, je serais en train de dévorer ses lèvres.
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