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 Curfew emergency

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Tyler Burrows
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Métier : Mécanicien
Véhicule : Ford F250 de 1969 bleu et blanc
Armes : Clef anglaise

Sam 6 Jan - 16:52




Curfew emergency
ft. Hannah && Tyler

Journée ordinaire au garage. Une vidange, une courroi à changer et deux révisions. Rien de bien démentiel. Mais beaucoup de genre avaient le coffre remplis d’affaires. C’était donc vrai, certains commençaient à fuir la ville ? On est loin d’être en période de vacances. D’habitude on voit ça l’été ou l’hiver. Mais pas en mi-saison. Et je ne voyais ni affaire de plage, ni skis sur le coffre. Beaucoup de matos de camping en revanche. Je ne comprenais pas cette agitation. Le gouvernement, personnifié par ma petite sœur d’orphelinat dans mon esprit, était clairement en train d’agir. Et je me tenais trop peu informé pour en savoir autant que ces gens, mais j’estimais tout de même qu’ils en faisaient de trop.

Le couvre-feu approchait à grand pas. Nous étions sur le point de fermer le garage lorsque le téléphone se mit à sonner. Je décroche. La compagnie d’assurance d’une femme nous informe qu’elle est tombée en panne et que nous sommes les seuls encore ouvert. J’accepte le dépannage. Je n’ai pas eu plus d’information concernant la personne en panne si ce n’est sa position et le type de voiture ainsi que sa couleur. Je grimpe dans la dépanneuse, prenant ma caisse à outil au passage et me dirige vers le lieu cité. Les rues se vident peu à peu. Je prie pour ne pas tomber sur les flics. Je sais bien que Reese m’a mis en garde contre les excursions de nuit, mais je ne compte pas abandonner quelqu’un seul, en pleine nuit, face à toute cette folie ! C’est ma façon d’aider l’humanité.

L’annonce parlait d’une route isolée en bordure de Boston. L’air de la campagne, les vaches, les fleurs, les champs… Quel ennui ! Mais je ne suis pas sur cette même route pour le tourisme. Je roule au ralenti, cherchant ladite voiture. Lorsque je tombe dessus, je fronce les sourcils. C’est la même qu’Hannah. Je jette un regard sur la plaque. Non, ce n’est pas la même, en fait. C’est celle d’Hannah ! Je me stationne devant, prêt à l’atteler en cas de nécessité, et descend de la dépanneuse. Je m’approche de sa fenêtre et retire ma casquette du garage, dévoilant un peu plus mon visage en le sortant de l’ombre. Je frappe doucement à son carreau et me racle la gorge. « C’est le garage que votre assurance à assermenté pour vous dépanner… Euh… vous pouvez m’expliquer ce qui arrive ? » Je ne vois rien du tout dans cette noirceur et avec ces vitres légèrement fumées. Je ne voulais pas avoir l’air trop familier, dés fois qu’il s’agisse de son mari. Mais en voyant un reflet doré derrière la barrière quasiment transparente entre nous, je me fige un instant. Ce serait super bizarre que son nouveau mari soit à côté d’elle. Pourvu qu’elle soit seule ou avec Dean seulement.

Je me recule un peu, dés fois qu’elle décide d’ouvrir la portière pour sortir. Je n’ai pas eu plus d’informations concernant la panne, et n’ait pas prévu de pièce de rechange. Je vérifie tout de même que je ne me sois pas planté en jetant un regard à l’auto-collant de l’assurance sur le pare-brise. Effectivement, je suis bien là pour elle. A quel jeu joue le destin ?
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Hannah P. Dickens
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Sam 6 Jan - 17:58

Elle c’était callée dans son siège, complètement désespérée. Elle c’était passée une main dans les cheveux comme pour faire passer le malaise, mais rien à faire, la situation restait inchangée. Sa voiture venait de tomber en panne et le pire, c’est qu’elle était quasi neuve quoi. Bon d’accord, pas tout à fait, mais presque. Comment une voiture comme la sienne pouvait claquer quand on voyait encore de vieux machin tout rouillé fonctionner ? Elle n’en savait rien, mais là, maintenant, ça la désespérait.

Elle avait appelé ses assurances et une dépanneuse lui serait envoyée. Une fois le petit monsieur sur place qui dirait qu’elle n’était pas en cause, mais bien sa mécanique, elle serait ramenée sagement au garage et on lui prêterait une voiture de courtoisie. Rien d’inquiétant si on oubliait qu’il était tard et qu’elle allait dépasser le couvre-feu de la ville. Elle avait déjà rencontré un malade et elle ne comptait pas recommencer. Jamais. Elle resta donc dans sa voiture, patientant jusqu’à ce que mort s’en suive ou presque. Il faisait froid et sa voiture ne voulait rien savoir. Elle avait pris le temps d’appeler son mari pour l’aviser de coucher le petit sans elle, qu’elle ferait de son mieux pour rentrer, mais qu’un motel allait surement être nécessaire à cause du couvre-feu et de la distance encore à parcourir. Il n’était pas content, il s’inquiétait même, mais rien qu’elle ne puisse pas comprendre. À la limite, elle était heureuse d’être seule dans la voiture et que son fils soit confortable à la maison.

Elle c’était renfoncée un peu plus dans son banc, fermant les yeux pour se détendre. Elle avait vérifié les fenêtres, les verrous, tout était en place, tout irait bien. Fermer les yeux pour se reposer un peu avant de devoir faire face à un verdict quant à sa voiture. Le pire, c’est qu’elle avait des toiles à ramer à la galerie à l’arrière. Ce n’était jamais le bon moment de tomber en panne, jamais.

Elle sursauta quand on cogna à sa vitre pour finalement ouvrir les yeux et regarder à l’extérieur. C’était une blague c’est ça? C’était Tyler, elle n’en doutait même pas. Elle connaissait sa voix, son visage, son attitude, tout. Elle avait éteint le moteur depuis la fumée, elle avait donc décidé d’ouvrir la porte et de sortir de la voiture pour pouvoir lui explique le problème. Le froid était mordant, mais elle allait survivre le temps de discuter un peu de sa voiture. Elle se passa une main dans les cheveux, regardant à peu près tout, sauf Tyler en disant simplement : « Hm, ça a fait des drôles de bruit, fumée blanche et hop, plus rien. J’ai pas osé tenter de redémarrer depuis. J’ai pas envie d’exploser ou un truc du genre. » non mais sait-on jamais. Elle savait qu’elle n’allait rien réparer à tenter de redémarrer des millions de fois, c’était même lui qui lui avait appris ça en fait. Et elle rajouta, peut-être un peu trop froidement un « Tiens, amuse-toi » en lui tendant les clés.

Si elle lui en voulait pour la première rencontre entre lui et Dean ? Oui, totalement. Parce qu’au lieu d’être de son côté et de pousser plus loin toutes les questions quant à leur séparation, Tyler avait fait son tout gentil et c’était qui la méchante ? Elle. Oh, ça n’avait pas été l’intention de Tyler, il avait fait de son mieux, mais son mieux n’avait pas été suffisant pour qu’elle ne lui en veuille pas maintenant…
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Tyler Burrows
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Sam 6 Jan - 18:23

Elle ouvrit la porte, me laissant apercevoir l’intérieur de la voiture vide. Inconsciemment, j’étais soulagé. Il est clair qu’il fallait mettre les choses à plat après la fois dernière. Pas devant Dean, c’était mieux. Loin de son Jules, ça m’arrangeait. S’il s’en mêlait, je me serais senti juste…trahis ? inutile ? un pariah ? Un mélange de tout ça. Elle m’explique ce qui lui est arriver. Je grimace, pensant déjà avoir un début de diagnostic. J’attrape ses clefs quand elle me les tend, évitant d’affronter son regard. En fait, je ne suis pas sûr que ça soit le meilleur moment pour parler de tout ça. Elle a l’air quelque peu énervée et fatiguée. Je pensais malgré tout à son bien. C’est à peine si j’ose m’excuser pour qu’elle se décale de sa portière et que je puisse déverrouiller le capot. Fort heureusement, elle le fait d’elle-même. Silencieusement, je m’attèle à l’ouvrage. Ma restriction à s’approcher d’elle devrait m’empêcher de m’occuper de sa voiture et m’obliger à m’éloigner a plus de trois cents mètres, mais tant que je suis là. Et je ne peux pas la laisser seule au milieu de nulle part, entre rien et néant. Je me retrouve bien assez vite penché au-dessus de son moteur. Je rompts le silence. « Ok. C’est super bizarre. Je lève la tête pour la regarder. Pas ta voiture, mais entre nous… Je veux dire le dernier coup… Je m’excuse. Je me suis senti démunis face à Dean. Ce n’est pas comme s’il y avait un mode d’emploi de toute manière. » Son regard en disait suffisamment pour que je ravale ma salive et me reconcentre sur la voiture. « Bon… Et ça aussi c’est bizarre. Pas nous cette fois mais ta caisse. Elle est genre… Cassé là où on ne peut pas la casser. Je veux dire… Tu as une courroi à chaîne, pas en caoutchouc et normalement c’est censé résister à vie. » Je la regarde de nouveau. Je parle sans doute mandarin pour elle. « En bref, tout est cassé là-dedans parce que le fabricant a dû mettre une pièce pourrie au lieu de la bonne et genre… ça a fait du dégât. Je ne peux pas la réparer ici. Je n’ai pas les pièces et faudra sans doute sortir le moteur complet. Je vais la ramener au garage et m’en occupe dès demain. On a une voiture de prêt. »

Je m’approche de la dépanneuse et accroche l’attelage à sa voiture. Il me faut peu de temps pour le faire. J’use un peu de mes muscles pour pousser sa voiture sur les sabots, mais ça va relativement bien. Une fois tout en place, je m’avance vers la dépanneuse. « Grimpe. Je vais te ramener au garage et de passer notre voiture de secours. » A peine assis, je met un coup de clef pour la démarrer mais… Rien. En dehors des secousses et du moteur qui semble vouloir se lancer, bien sûr. Je regarde le niveau de carburant et mon visage se décompose. « Putain Matt, tu fais chier! » Je me tourne vers Hannah en me sentant pas de taille à ajouter une mauvaise nouvelle à sa journée, mais il le faut. « Mon frère pourri encore une fois ta vie… Il n’a pas refait le plein de la dépanneuse ce matin, comme il devait le faire… On est genre… Coincé ici. » Je sors mon téléphone de ma poche et cherche son numéro dans les contacts. J’appelle mais tombe bien sûr sur le répondeur. « Matt, en qualité de grand-frère, je vais te tuer. A moins que tu ne te rachète ! Je suis coincé à la sortie de Boston sur une route forestière. Environs cinq bornes de l’entrée de la ville, en direction de Milton. Ramène de l’essence et… » J’entends les bip n’avertissant rien de bon dans mon oreille. Je regarde le téléphone s’éteindre après avoir clairement affiché un manque de batterie. « Euh… J’ai une autre mauvaise nouvelle… » Je montre ma tablette antique à Hannah.

Et déjà la nuit noire s’écroulait sur nous. J’attrape la lampe dans le style à pétrole mais électrique. Je l’allume et la place sur le tableau de bord. Au moins je pourrai voir à quel degré elle est énervée après moi et veut m’étriper.
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Hannah P. Dickens
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Sam 6 Jan - 19:06

Cette journée s’annonçait de plus en plus catastrophique. Non mais sérieusement, quelque part, un test facebook devait être écrit en mode : Le dicton qui résume le plus votre nom : De mal en pis. Parce que sincèrement, ça ne pouvait pas être pire. C’était ce qu’elle se disait pendant qu’il regardait la voiture. Il parlait d’eux et tout ce qu’elle fit fut de relever un sourcil interrogateur en mode « ça t’étonne? » parce qu’il l’avait cherché. Le pire, c’est qu’i tentait de se justifier et sincèrement, elle s’en fichait complètement. Elle ne pouvait pas avoir confiance en lui. Il allait tout faire pour se mettre Dean dans la poche et expliquer que maman avait quitté papa sans lui donner une chance de se rattraper était la meilleure façon de faire. Elle lui reprochait aussi les tensions à la maison, mais ça, il n’en saurait rien. Son mari n’appréciait pas du tout l’entente et le ton avait monté. Il l’accusait d’en avoir envie, il était jaloux et elle le prenait mal. Comme si personne n’avait confiance en elle et son jugement en ce moment. Qu’est-ce qu’il voulait qu’elle rajoute ? « C’est bon, tu n’as pas trop merdé, Dean t’adore » . C’était une bonne façon de dire que le petit l’adorait, mais pas elle. C’était subtil comme reproche, c’était son genre.

Il enchaina, parlant de la voiture et elle soupira, exaspérée. Il comptait ramener sa voiture et la réparer, il lui prêterait un truc pour retourner chez elle, tout semblait presque se placer. Presque. Parce qu’une fois dans la dépanneuse, sa machine ne partait plus. Non mais… sérieusement, il le faisait exprès ou quoi ? Elle se le demanda encore plus quand il appela son frère et sincèrement, si ses yeux aurait été des couteaux, ils seraient mort plusieurs fois. Elle avait juste laissé tomber un : « T’es sérieux-là ? Tu le fais exprès ou quoi ? » parce qu’il n’y avait aucune autre explication logique à tout cela. C’était de sa faute, c’était à lui de voir que l’essence était manquante et à personne d’autre. En prime, son téléphone était mort. Est-ce qu’il se rendait compte que tout ça, ça allait à l’encontre de son injonction ? Qu’elle n’avait qu’un appel à faire pour qu’il ne puisse plus revoir Dean pour un bon moment ? Sauf qu’à la place, elle allait appeler son mari ou une amie et qu’on vienne la chercher malgré le couvre-feu. Alors, elle chercha son téléphone et soupira encore plus d’exaspération : « Mon téléphone est dans mon sac… dans ma voiture. Je peux aller le chercher même si la voiture est déjà sur la dépanneuse ? » Non mais sérieusement… quel duo de bras cassé qu’il faisait. Aussi bien l’ignorer jusqu’à ce que Matt se pointe et qu’elle le trucide lui aussi ! D’ici là, elle lui ferait le coup du silence pesant tien, il le méritait.


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Tyler Burrows
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Dim 7 Jan - 12:40

C’était à prévoir. Hannah m’en veut pour des facteurs que je ne maîtrise pas du tout. Et qui plus est, elle a oublié son téléphone dans la dépanneuse, me demandant si elle peut aller le chercher. Je grimace en jetant un regard en arrière. « C’est genre… pas stable du tout. Et tant que je moteur ne tourne pas, je préfère ne pas prendre le risque de descendre ta voiture. La batterie ne va pas supporter autant d’effort de la part du treuil si l’alternateur ne fonctionne pas. Je crois qu’il faut oublier cette idée, Hannah… » Je la regarde de nouveau, comprenant bien qu’il va falloir qu’une bonne nouvelle tombe à un moment ou à un autre. « Ok, j’ai pigé. J’y vais… » Je sors du cockpit pour rejoindre l’arrière du véhicule. Je grimpe sur le plateau comme je peux, ouvrant la portière en équilibre sur peu de place. Je parviens à attraper le sac d’Hannah. Je glisse les poignées sur mon avant-bras et me recule pour refermer la porte tant bien que mal, sentant mes pieds glisser sur le plateau métallique. C’est en refermant la porte qu’une catastrophe dû arriver. En claquant cette dernière, les vibrations se répercutent dans tout le châssis et le plateau, me faisant glisser un peu plus. Je tente de me rattraper à ce que je peux mais ne fais qu’empirer la situation. Je tombe la tête la première sur un coin du plateau avant de finir littéralement sur le sol, le visage sur le bitume, complétement dans les vapes.

Je me relève comme je le peux, et me tiens après la dépanneuse pour ne pas rechuter. Je m’avance vers le cockpit un pas après l’autre, ayant une vive douleur sur la tempe droite. Je passe ma main dessus et voit du sang. Je me sens complétement vaciller. Lorsque j’atteins la portière de la dépanneuse, je l’ouvre et mets du temps à grimper dedans avant de m’effondrer sur le siège, lui tendant son sac. Mon sourire se veut afficher une fierté, mais le sang recouvrant peu à peu ma joue et se perdant dans ma barbe en disent le contraire. Sans compter mes vêtements humides dû à la fine couche de pluie recouvrant le sol. « J’ai faille mourir pour ça! Mais je l’ai ! Maintenant… j’ai juste envie de… dormir je crois. » C’est comme si la fatigue m’avait rattrapé soudainement et m’obligeait à sommeiller. Je sais que je ne devrai pas dormir, car s’il s’agit d’un traumatisme crânien, je risque d’avoir de gros soucis, mais je ne peux juste pas lutter.

Le sourire encore béat, je ferme les yeux qui jusqu’ici regardaient Hannah.
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