Rencontre virale dans les Docks

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Raphael Lucian
Métier : Capitaine de Police Scientifique
Informations : Nombreuses et détaillées ultérieurement
Véhicule : Yamaha diverion
Inventaire : Sig sauer SP2022, Beretta M92, matraque et couteau
Ven 26 Jan - 12:44

Les docks étaient relativement tranquilles en cette soirée. le coucher de soleil laissait darder ses derniers rayons qui venaient se refléter dans les eaux troubles du port dont la tranquillité n'était que troublée par le clapotis de l'eau et quelques râles plaintifs sans que le moindre expert ne puisse en trouver les auteurs. Le couvre feu avait été prononcé depuis moins d'une heure et déjà Raphaël était donc la seule âme en peine arpentant l'avancée bétonnée menant au mouillage de réparation des petites embarcations. Il faisait les cents pas entre sa moto en bord de route et la lisière de l'eau, pensif, en attendant celle qui pourrait lui offrir la réponse à sa question actuelle ...


______________


Appelé par la brigade territoriale afin de perquisitionner un hangar depuis lequel émanait des bruits suspects visiblement produits  par une entité anciennement humaine, YuWan s'était rendu sur les lieux avec tout son équipement régulier de policier ainsi que son blouson de moto simplement orné de son brassard orange mentionnant le mot "POLICE" et révélant ainsi sa fonction particulière. Ses collaborateurs, frileux et peu sûrs d'eux, avaient exprimés un large soulagement à son arrivée et lui avaient très volontiers cédé le passage dans la ruelle condamnée afin d'être en première ligne. Pas à pas, le capitaine s'était approché de la porte, sa main gauche sur la crosse de son Sig à la ceinture. Sa respiration était lente et régulière. Son professionnalisme se lisait partout en lui, de sa posture à son expression de visage d'une neutralité troublante. A chaque enjambée le bruit derrière la porte métallique du fond de la ruelle se faisait plus présent et insistant. Très guttural et plaintif, les émanations vocales commencèrent à être accompagnée par des coups répétés sur la lourde ouverture à moitié rouillée.

"Les portes principales du hangar sont toujours verrouillées depuis l'intérieur? Vous avez fait le tour de la bâtisse pour vous assurez de son hermétisme? Toujours aucune fenêtre visuelle?"

A énoncer à haute voix les demandes d'affirmations au chef de bord resté en retrait, le policier scientifique cherchait également à signaler sa présence à l'entité derrière la plaque de métal afin de confirmer une hausse de l'activité sonore. La porte se mettant à vibrer ne pouvait que confirmer le pronostic acoustique.
Le genou gauche au sol pour ne pas contraindre l'accès à son arme, le pied droit avancé et positionné contre le seuil empêchant l'ouverture de l'interface, Raphaël sortît son endoscope et le courba légèrement afin de le glisser de l'autre coté et faire une légère rotation pour visualiser sur son écran à quoi il avait à faire.

"Homme adulte, corpulence normale, type caucasien ... Qui agit comme un infecté, gémit comme un infecté mais sans que ni ses vêtements ni son épiderme visible ne porte d'altération. De même je ne sent pas d’effluves de putrécine."

Devant la non-réaction des collègues de terrain, le biologiste repris la parole pour motiver une initiative.

"Brigad .. pardon Sergent, Veuillez positionner les conteneurs en chevron dans la ruelle pour bloquer le passage. Je vais ouvrir. "

Les mines se décomposèrent à l'annonce du gradé mais le mouvement s'initia dès lors qu'il sortît le tournevis pour ouvrir par pesée.
Une fois tout le monde en position derrière la barrière métallique improvisée, armes visée au poing, les hommes attendaient le petit mouvement de recul qui allait faire sauter le verrou de son encoche. Le français ancra fermement son outils dans le minuscule interstice à mi hauteur de la porte et commença à forcer afin de l'élargir et enfoncer toujours plus loin la pointe de sa "clé" universelle. Sans sourciller et avec toute sa puissance, il ramena ses bras à lui d'un coup sec et libéra dans un vrombissement métallique assourdissant la porte de son encolure. Immédiatement après il recula, lâchant le tournevis pour se libérer les mains et porter sa gauche au ceinturon.

"Monsieur! Veuillez rester sur place! ceci est une première sommation!"

Les mots étaient édictés sans hésitation. Aucune peur, aucune fébrilité, seulement une autorité impressionnante tranchant avec son calme olympien. Malgré tout, la goule en face de lui fût le seul être à ne pas être stoppé par un tel discours et se rua vers l'orateur tous ongles dehors. Imperturbable YuWan ne prît même pas la peine de dégainer son arme et se contenta de lui envoyer un coup de pied sans grande violence dans le thorax. Très habile dans ses mouvements de boxe, l'artiste martial effectua le chassé frontal sans force de percussion mais uniquement pour le repousser. L’intéressé s'effondra après un recul de plus de 2 mètres ce qui permet à Raph de venir se repositionner près de ses collègues en sautant par dessus la barrière de fortune.

"Ce zombie est suspect. Il ne présente aucune trace de lutte ni de putréfaction. Faites venir un épidémiologiste ou un légiste. j'ai besoin d'un avis extérieur. Pour l'heure il faut simplement circonscrire ses déplacements."

Pendant qu'il voyait avec le sergent les scientifiques susceptibles de lui fournir des réponses, le capitaine avait laissé la surveillance de l'objectif à l'équipage primo intervenant. Tel un fauve sous tranquillisant, la bête venait s'échouer à plusieurs reprises contre les conteneurs dans l'espoir fou de croquer un peu de chair fraîche. Tétanisés mais néanmoins professionnels, aucun policier ne quittait son poste. Le danger semblait maitrisé.


Puis vînt le moment où le marcheur se heurta entre les 2 poubelles et parvînt par on ne sait quel miracle à rouler au dessus de l'un d'eux pour se retrouver de l'autre coté. En une fraction de seconde les rangs étaient rompus et les cris d'alerte retentirent. Le capitaine  ne perdît pas de temps pour reprendre l'initiative.

"Ne paniquez pas! Ecartez à nouveau les containers! Je vais l'attir..."

Il n'eût pas le temps de finir sa phrase que déjà l'un des policier avait succombé à sa peur et pressa la détente à plusieurs reprises, criblant de balles le semi-macchabée jusqu'à lui ôter la moitié gauche du terme par une balle en pleine tête.
Les quelques secondes qui suivirent furent composées d'un long silence durant lequel tous les protagonistes expiraient leur soulagement et leur pression. Sauf pour Raph qui adopta un comportement opposé.

"Bordel mais qu'est -ce que vous avez foutu !"
Le trentenaire semblait fonctionner à l'inverse de tout le monde : calme et réfléchi face aux dangers et virulent voire colérique une fois le calme revenu. Personne ne comprenait cette attitude. Pour se faire il aurait fallu avoir perdu un être cher devant ses yeux tout en sachant être un acteur du monde futur. Il aurait fallu se sentir inutile et désemparé tout en étant un des plus avancé sur le sujet viral. Il aurait fallu le savoir sans le pouvoir. Raphaël exprimait donc un profond malaise car cette goule avait une plus grande importance intacte que plombée.
Cependant il tenta de rester professionnel et contînt sa rage. Le tireur se sentait menacé et rien ne dit que personne n'aurait été blessé. le combat du biologiste était personnel et ne devait engager aucune autre vie.

"Ce qui est fait est fait. La scientifique est en chemin. On va voir ce qu'on peut tirer de ce zombie inerte. Je m'occupe du reste, vous pouvez disposer. Merci."

______________

Le calme et le silence relatif du port avait permis au capitaine de commuer sa rage en profonde réflexion. Le sergent avait confirmer le déplacement d'une épidémiologiste qu'il connaissaient et dont il louait le travail. C'est donc avec fébrilité que le flic attendait l'arrivée de sa consœur en espérant qu'elle puisse l'aider à prendre le dessus sur lui même dans ce conflit interne.



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Susana L. Sanchez
Susana L. Sanchez
Administratrice
Métier : Epidémiologiste
Informations : A grandi à Boston » Partie s'installer à Atlanta pour ses études » Parle couramment Espagnol » Originaire de Cuba » Divorcée, a une fille de cinq ans, Luz » S'occupe seule de Luz » Son travail lui prend beaucoup de temps » Fait tout pour mener sa vie professionnelle et sa vie privée de front » Ne dort pas beaucoup » Tient très bien l'alcool » Déteste la cigarette » Tombe rarement malade » Eloignée de sa famille depuis quelques semaines à cause d'un déchaînement médiatique qui la met en danger » Désespère de trouver un remède au virus » Annexes

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Véhicule : 4x4 Jeep
Inventaire : Flacon de solution hydroalcoolique (50 mL, environ 40 utilisations), Kit de premiers soins (4 compresses stériles, produit désinfectant, 8 pansements, 2 bandages), Demi-masque filtrant anti-particules (FFP3) : filtre 99% des particules
Ven 26 Jan - 17:31

« Et si on trouvait un virus plus agressif ? » Demanda William alors qu’elle relevait le regard vers lui.

L’homme qui lui faisait face était grand, blond, la peau pâle, les traits tirés par la fatigue. Ses yeux bleus ne parvenaient même plus à briller de sa mutinerie habituelle à cause de l’épuisement. Dans sa blouse blanche trop petite pour lui à cause de l’épais pull qu’il portait, il donnait l’air d’être plus musclé qu’il ne l’était en réalité. Ses cheveux en bataille venaient parfaire le tableau, alors qu’il se passait une main tremblante de frustration dans sa tignasse mal coiffée.

« Certaines formes d’herpes arrivent bien à réduire des tumeurs. » Avança-t-il ensuite.

Susana poussa un soupir. Elle posa sa joue contre sa main, le coude contre le bureau, en baissant le regard vers les différents scanner qu’ils observaient depuis des heures, à la recherche d’une idée, à défaut, d’une inspiration. Ou tout simplement d’un miracle qui changerait le monde :

« Tu crois qu’il y a plus agressif qu’un virus qui ramène des morts à la vie ? » Questionna-t-elle, plus ou moins rhétoriquement. C’était évident. Ils avaient eu cent fois l’occasion d’observer le procédé du virus, la manière dont il se comportait et surtout son agressivité supposée. « Il nous faut un immunisé. » Soupira-t-elle en se pinçant l’arête du nez.

Son commentaire eut comme effet d’énerver son interlocuteur, qui envoya voler quelques feuilles à travers la pièce en s’agaçant de plus belle. Susana sursauta, s’éloignant brutalement du plan de travail, comme électrifiée par sa réaction :

« Et alors quoi ? On compte sur la chance, c’est ça ? Celle de peut-être en trouver un, si ça se trouve, par hasard, dans le prochain bar ? » Rétorqua-t-il d’une voix tremblante.

Qu’est-ce qu’elle y pouvait ? Lui faisant les gros yeux, la brune se redressa en croisant les bras, lançant un regard assassin à William. Elle perdait patience elle aussi, et lui n’avait pas une famille qu’il n’avait pas l’autorisation de voir ! Elle était autant sous pression, sinon plus, et ça n’était pas pour autant qu’elle retournait la table et les chaises, comme si ça changeait quelque chose à la donne :

« Le virus va se diffuser prochainement plus largement, et tu le sais ! Avec un appel à témoin, peut-être que l’un d’entre eux se présentera de lui-même ! Qu’on aura une chance ! Pour l’instant, on compte sur le hasard, on a rien, Will, tu l’as vu comme moi ! » Fit-elle à son tour. Avant d’être interrompu par une arrivée impromptue dans la pièce :
« Sanchez ? » La petite bouille d’Hannah passa la porte, un sourire contrit sur le visage, consciente d’arrêter une dispute. « On a besoin de toi à South Boston. » Fit-elle doucement.

Elle hocha la tête, plantant son bras sur la table. Se passant une main dans les cheveux, elle défit son chignon duquel s’échappaient quelques mèches folles. Un soupir plus tard, elle retira sa blouse pour la laisser sur une chaise proche :

« Je vais ramener d’autres cadavres… » Annonça-t-elle d’une voix grise, à William, sans lui jeter un regard.

__________________

« Je sens que c’est à vous que je dois m’adresser pour tout ça. » Avança Susana en s’approchant de l’homme qui fixait l’horizon. Sans vouloir le prendre par surprise, elle continua jusqu’à se placer à ses côtés. Dans l’une de ses mains, deux gobelets de chez Starbuck, qu’elle présenta en même temps que sa paume libre : « Et je sens aussi qu’avec un café, tout ce que j’aurais à vous raconter passera mieux. » Elle esquissa un sourire, fatigué mais sincère : « Docteur Susana Sanchez. » Se présenta-t-elle. « Mais appelez-moi Susana, ça sera plus simple. »

Attrapant son gobelet, elle tendit l’autre à son interlocuteur :

« Tenez. » Fit-elle en l’invitant à le prendre, pour qu’il se fasse plaisir. Après ce qu’il avait du voir, une boisson chaude serait au moins réconfortante. Elle n’avait que trop conscience du choc que ça pouvait être : « Vous voulez commencer à me dire ce qu’il s’est passé avant qu’on aille voir ça ensemble ? » Proposa-t-elle.

Sourire toujours aimable sur les lèvres, l’épidémiologiste se voulait humaine avant tout. A voir si son vis-à-vis, plus droit qu’elle dans sa posture, parviendrait à s’y faire.



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Raphael Lucian
Métier : Capitaine de Police Scientifique
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Lun 29 Jan - 12:48

Une voix troubla le capitaine perdu dans ses pensées et absorbé par l'océan apaisant. Calme, féminine et emprunt de gentillesse, elle semblait appartenir à une femme soucieuse du bien être de son interlocuteur. Raph décrocha alors son regard de l'étendue d'eau pour le reporter vers cette silhouette qui se dessinait dans la pénombre que ses yeux parvenait à chasser à mesure que la pupille grandissait. Les très belles courbes confirmaient sans once d'un doute le genre féminin de la personne qui approchait. Une chevelure noire sur un joli visage fin se détacha enfin du décor et avec lui une tasse de café encore fumante et une main tendue. Surpris par cette approche généreuse et bienveillante malgré un contexte dur et professionnel, le policier marqua un léger temps de silence et de réflexion avant de rendre son sourire à cette vibrante inconnue qui ne tarda pas à se présenter.

"Capitaine Raphaël Lucian. Vous pouvez également m'appeler Raphaël ou YuWan selon ce que vous préfèrez. Enchanté de faire votre connaissance Susana. Je vous remercie chaleureusement pour le café."

Il sortait à peine de sa rêverie et n'était que très peu habitué à ce genre de petites attentions dans l'exercice de ses fonctions. Son discours était donc encore un peu trop raide et professionnel lors de sa présentation. Mais lorsque ses mains commencèrent à se réchauffer au contact du gobelet chaud et que les effluves de café lui montèrent au cerveau, la colère disparu totalement au profit d'un grand réconfort. Il s'était préparé à cracher tout son venin en évoquant la perte d'un zombie indemne mais se ravisa pour relativiser l'évènement voire se montrer quelques peu digressif le temps de boire le café. Portant le précieux liquide à sa bouche, il en déglutit une belle lampée de manière à réchauffer ses organes internes tout en fermant les yeux pour en apprécier le moindre arôme. Ces quelques secondes de plaisir furent clôturée par une longue expiration bruyante. En rouvrant les yeux, sa samaritaine à la chevelure aussi torréfié que la boisson avait l'air d'un ange.

"Vous avez raison sur toute la ligne Docteur. Tout passe largement mieux avec un café et je suis bien votre interlocuteur pour ce soir. Vos facultés d'analyses n'en apparaissent que plus brillantes. Aussi j'ose espérer que votre aide me sera particulièrement bénéfique."

A présent le sourire était franc et complice. Le policier laissait volontiers tomber sa raideur durant cette petite pause bien méritée qu'il chercha à prolonger en évoquant les faits.

" Voici les faits : En tant que responsable scientifique de la police, j'ai été appelé pour une suspicion d'infecté dans ce bâtiment de réparation. Il ne dispose que d'un accès par le ponton et cette petite porte métallique au fond de la ruelle. L'ensemble des ouvertures étaient verrouillées depuis l'intérieur. J'ai confirmé sa présence et l'ai extrait du bâtiment en vue de l’empêcher de nuire. C'est alors que j'ai remarqué que ses vêtements et son épiderme apparent ne présentaient aucune dégradation. C'est alors que j'ai estimé que cet individu pouvait avoir un intérêt pour vous et j'ai donc cherché à le cloisonner dans la ruelle pour que vous puissiez l'observer en l'état. Malheureusement, un de mes collègues s'est senti menacé et à tirer à plusieurs reprises sur le spécimen."
L'énoncé des faits étaient, comme toujours, très professionnel et prenait la forme d'un rapport. Le gradé avait du mal à se détacher de sa fonction facilement et l'évocation de la deuxième partie du récit provoqua un nouveau sursaut de colère qui fût très vite maitrisé par une nouvelle gorgée du précieux breuvage. Afin de remercier toujours un peu plus sa jolie sauveteuse, le policier se changea en scientifique.

"Mon domaine de compétence concerne plus la microbiologie donc je peux travailler sur une simple fraction du corps mais pour vous, l'aspect analytique de cas témoins est primordial et, si cet infecté est en totalité intact, il peut changer totalement votre modélisation infectieuse et l'étiologie virale. Je déplore donc n'avoir à vous présenter qu'une masse inerte au lieu d'un jouet articulé."

Les derniers mots étaient symptomatique de son changement d'attitude. Peu soucieux de connaître l'avis de la jeune femme sur ces goules, lui les décrivaient comme tel en les déshumanisant et ne leur attribuant qu'un simple intérêt biologique.
Le niveau de café s'amenuisait peu à peu dans ce sablier sonnant le retour au travail. Pour profiter encore un peu des derniers instants, Raph chercha, en retour de gentillesse, à savoir comment soulager la peine de son interlocutrice.

"Le macchabée est criblé de balle et son sang est assez fluide. Il ne possède pas encore cet aspect cadavérique caractéristique des autres infectés. Voulez-vous que je le recouvre d'un drap et l'inspecte pour vous?"



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Susana L. Sanchez
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Lun 29 Jan - 21:46

« YuWan, c’est de quelle origine ? » Interrogea-t-elle simplement en portant son café à ses lèvres. Elle ne prit aucune gorgée, cherchant dans son esprit la réponse : « Chinoise ? Coréenne ? Je le prononce bien au moins ? » S’inquiéta-t-elle immédiatement. « Je vais vous appeler Raphael, plus simple je pense. » Abdiqua-t-elle finalement, lançant à son voisin une œillade désolée même si elle n’avait concrètement pas de raison de s’excuser.

Elle fixa l’homme avec un sourire, surtout lorsqu’il savoura ce qu’elle était venue lui apporter. Susana savait recevoir, elle savait également comment se présenter aux autres pour que les choses se déroulent bien. Trop consciente du fait que l’ambiance pouvait être morne sur le terrain, elle se devait d’être aimable, compréhensive, douce. Même si face à cet homme clairement confiant, droit, désormais détendu, elle n’était pas persuadée que se montrer enrobante soit vraiment si utile.

« J’écoute. » Assura-t-elle en prêtant l’oreille à ses explications.

L’histoire était longue, mais Raphael la détaillait avec le plus d’objectivité possible. Suspicion d’infecté dans un bâtiment en réparation, un seul accès, pièce verrouillée de l’intérieur. L’évocation de tous ces détails lui arracha un froncement de sourcil, et elle s’habilla de tout son sérieux pour essayer de se figurer tout ça. D’ici peu, elle pourrait admirer de ses propres yeux, recomposer les derniers instants de sa vie. Concentrée, un sourire s’étendit sur ses lèvres alors qu’il lui confia avoir pensé que l’individu aurait pu être utile pour ses recherches.

« Vous avez bien fait. » Souffla la cubaine d’une voix douce, le regard pétillant. « Dommage que vous n’ayez pas pu le garder en vie… Enfin, en quelques sortes. Mais je me satisferais de ça. » De toute façon, elle n’avait absolument pas le choix.

Et puisque l’homme semblait s’inquiéter du fait qu’elle supporte la vision d’un mort ou non, l’épidémiologiste se contenta d’un petit rire amusé. Certes, elle se passait bien des odeurs, et même de la vue d’un mort, mais depuis quelques mois, elle s’était largement habituée à la chose. Surtout qu’elle avait vu pire : les maladies de la peau, créant des pustules pleines de pue par exemple ou sclérosantes, retournaient davantage l’estomac.

« Je vais m’en charger, ne vous inquiétez pas. » Fit-elle en tirant un calepin de son sac, après avoir confié son propre café à Raphael le temps de prendre quelques notes. « J’essaierais de dater la première mort en revenant au MIT… » Murmura-t-elle distraitement. Elle reprit son café après avoir calé son stylo dans ses cheveux, pour les relever en un chignon flou : « Mais le virus ralentit la décomposition des tissus. Alors pour peu que ça fasse quelques jours, il ne présentera pas de détérioration. »

Voilà un point dont il n’était peut-être pas au courant. D’un regard pressant, elle lui demanda s’il acceptait qu’ils se rendent sur les lieux, pour pouvoir les étudier en bonnes et dues formes :

« Vous pensez qu’il s’est enfermé ici lui-même ? Avant de mourir… » Questionna-t-elle, échafaudant déjà une théorie. Susana ne pouvait pas le cacher : elle aimait les histoires. Surtout les belles histoires. « Il devait se savoir condamné, pour peu qu’il soit un vagabond, ça expliquerait son comportement. Ces gens sont en première ligne, ils ont beaucoup à faire aux morts, ils savent probablement comment réagir maintenant lorsqu’ils font face à des infectés. Et comment ça se termine s’ils se font mordre ou s’ils tombent malade. »

Ceci étant dit, elle n’en savait rien pour l’instant. Raphael viendrait probablement préciser sa pensée, s’il avait des réponses à lui fournir :

« Vous ne semblez pas… étonné, ou dégoûté, par ce que vous voyez. » Nota-t-elle au passage. « Je veux dire qu’en soi, ce n’est pas un simple cadavre. L’image de cet homme debout malgré l’évidence de sa mort ne vous… Marque pas plus que ça ? »



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Raphael Lucian
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Mer 31 Jan - 16:19

"L'origine est coréenne ... oui vous le prononcez bien. Il n'y a pas de consonances difficiles ... si vous voulez ..."

Cette petite brune était décidément très douée pour rompre la distance avec les gens. Le capitaine entrecoupait ses explications par de petits compléments d'informations qui lui avaient été demandé. A tel point qu'il ne se rendait pas compte que son visage se parait de quelques sourires inconscients. Il parvînt tout de même à aller au bout de son exposé et ce fût au tour de la doctoresse d'apporter sa pierre à l'édifice. Félicitant dans un premier temps le policier, non pour son professionnalisme mais pour sa lucidité, elle se démarqua ensuite de sa simple douceur pour intervenir pleinement. Indiquant qu'elle n'avait nul besoin de chaperon pour affronter la mort, elle détailla l'opération à venir tout en livrant une information de premier ordre.

"J'ai bien pu observer le ralentissement de la putréfaction. Cependant j’ignorais qu'il intervenait si tôt. Ce phénomène est anté, péri ou post mortem? Si vous me dites qu'il peut ne présenter aucune dégradation je pense pouvoir rayer "post" de ma liste."

Face à une collaboratrice pleine d'informations, Raph était comme un enfant jouant aux énigmes. Il se surpris à vouloir participer avec un entrain qui lui était malheureusement freiné par l'urgence constante.

"Au vue des verrous il ne fait aucun doute qu'il s'est bien enfermé seul. C'est justement pour comprendre pourquoi que j'ai besoin de vous."

Il l'écoutait religieusement étayer son hypothèse. L'histoire d'une pauvre victime vagabonde altruiste se retirant pour sauvegarder ses pairs. Une histoire séduisante et crédible qui lui ressemblait. Elle, la gentille Susana, capable de faire fondre la couche de glace d'un capitaine aguerri. Pourtant, ce dernier ne pouvait se résoudre à accepter un tel dénouement romanesque. Il partagea son questionnement avec un regard appuyé comme pour quémander des réponses plus ancrées dans la réalité.

"Par égard pour une société qui l'a mis en marge?
Pourquoi il ne présente aucune morsure ni trace de lutte? Pourquoi il n'y a pas d'arme, ne serait-ce qu'improvisée, pour écourter son agonie? Pourquoi, si il est au fait des transformations, ne s'est-il pas ouvert la tête tout seul?
Je pense plutôt qu'il s'est enfermé par peur, pour tenter de fuir un destin qu'il envisageait peut-être certes, mais qu'il ne pouvait pas accepter. Aucun humain ne le peut. Le hommes se suicident pour fuir plus vite. il n'attendent pas une lente descente menant à une première mort. Lui fuyait simplement la morsure."


En s'écoutant parler avec un tel défaitisme et devant la mine désapprobatrice de la belle doctoresse, il se rendît compte du niveau de son pessimisme. Mélé de déformation professionnelle et d'expériences personnelles, Raph n'était plus capable d'envisager la bonté sous sa forme la plus pure. Une fois encore, l'ange brune intervînt pour apaiser YuWan qui, se sentant coupable de tenter de l'avoir désillusionner, s'exprima avec un voix plus douce.

"Ce n'est pas que je ne sois pas atteint ... c'est que je me force à ne pas l'être. l'insensibilité est une arme puissante pour tout affronter. Que ce soit mes démons ou ce bas monde. Un cadavre, même réanimé, reste un cadavre avec tous ses attributs phénotypiques. Ils ne sont plus humain et deviennent nuisibles de surcroit. Ils sont donc des ennemis ou des objets d'études ... simplement ... la nostalgie n'a pas sa place ici car il n'y a rien de réversible ..."

Peu à peu sa voix faiblissait, comme si il voulait s'effacer et se laisser guider par cette prophétesse.

"Malheureusement mon point de vue en est forcément biaisé. J'ai appris à ne juger que les faits. J'aimerais pouvoir voir à travers vos yeux à nouveau.
Il semblerait que votre utilité est double finalement. Je vais vous laisser m'initier à votre façon de penser. Ce sera peut-être un nouvel axe qui me permettra d’approfondir mes études sur la pandémie."


Un franc sourire illumina son visage d'habitude très fermé. Ce jeu de cluedo entre leurs 2 visions d'expert quasi opposées commençait à bien lui plaire. Ils avaient toutes les connaissances pour se comprendre et analyser leur environnement sans pour autant utiliser l'affect à même niveau. Ne manquait plus qu'à faire rouler le dé pour découvrir de nouveaux indices.

"Je vous propose un premier passage au BlueStar pour révéler des traces de sang dans l'entrepôt."

Lui proposa t-il en lui tendant une paire de lunettes à filtre jaune.



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Ven 2 Fév - 5:59

« Nos études tendent à prouver que c’est dès la contamination. Accompagnée de tous les autres symptômes évidemment. » Souffla-t-elle à son voisin. Donc antémortem, comme il le disait si bien avec une expertise propre à leurs métiers respectifs.

Néanmoins, aucune amélioration une fois la mort advenue. Et comme elle advenait à chaque fois, elle avait eu le temps d’observer. La décomposition ralentie restait cependant, les chaires finissaient par partir, mais les plus vieux sujets observaient – donc de plusieurs mois – ne donnaient l’impression que d’être morts depuis quelques semaines, au pire ! Elle n’avait pas pu voir en condition différente qu’à l’air ligne : la putréfaction après un temps interminable passé sous l’eau ou dans la nature sauvage,… C’était dans ce genre de situation qu’une ferme des cadavres était utile, mais elle n’avait malheureusement pas le temps d’en voir une.

« Ce n’est pas parce qu’il a tout perdu qu’il doit se montrer inhumain. » Argua-t-elle avec un sourire en coin, amusée – et peinée – par les propos de son voisin : « Vous seriez étonné de voir que la vraie générosité vient de ceux qui n’ont plus rien. »

Suzie parlait par expérience pour sa part. Parce qu’elle avait eu l’occasion d’aller loin, dans des endroits désolés, désœuvrés, et qu’elle avait été témoin de beaucoup de bonté au milieu du malheur. Avec son ex-mari, plus terre à terre qu’elle sur tous ces sujets, elle avait gardé l’espoir que l’Homme soit finalement pas si mauvais qu’il n’en donnait l’impression souvent. Pinçant les lèvres, elle trouvait un peu injuste que Raphael voit les choses ainsi. Si des gens comme eux étaient capables de s’en soucier, avoir cette sensibilité, alors ça comptait.

« C’est la bonne manière de voir les choses. » Admit-elle ensuite. « Projeter est une mauvaise idée, mais parfois, c’est dur de ne pas le faire lorsqu’ils ont autant figure humaine. »

Ces gens avaient pourtant perdu toute humanité, sensibilité et souvenir. Elle le savait. C’était des mécanismes psychiques intrinsèques qui jouaient dans son esprit, cherchant à se faire une place. Suzie les refoulait la majorité du temps mais ça n’était pas toujours aussi facile à dire vrai. Pinçant les lèvres, elle talonna l’homme, avant d’attraper les lunettes qu’il lui tendit. Les cheveux relevés, elle n’eut aucun mal à les placer sur son nez, changeant alors immédiatement le monde à travers ce nouveau filtre :

« Va pour le BlueStar. » Céda-t-elle avec un sourire, alors que l’endroit se faisait moins lumineux dans la foulée munis d’une lampe adaptée, et qu’ils devinaient quelques marques luminescente au sol : « Vous avez constaté une blessure sur le corps ? Ou vous n’avez pas eu le temps d’en venir là encore ? » Demanda-t-elle en suivant ce qu’elle voyait, essayant de tout comprendre. Tout ça n’était pas son domaine à la base, mais ses régulières interventions lui avaient appris à savoir se comporter ici. Néanmoins, tirer les conclusions sur la scène de crime revenait à Raphael, pas à elle. « Nous sommes dans un entrepôt, l’endroit a vécu, ça ne veut probablement rien dire. »

Elle espérait, de tout cœur, que sa version de l’histoire était la bonne. Dans les faits, Suzie avait besoin de croire qu’il y avait des gens capables de ce sacrifice. Capable d’attendre la mort seul pour éviter aux autres de souffrir. Elle espérait qu’il ne tenait à faire de mal à personne, qu’il n’avait trouvé que cette méthode là pour s’en sortir. Curieuse, elle observa, avant de relever le regard vers Raphael. Quand celui de l’homme croisa le sien, elle esquissa un rapide sourire. La gêne s’installa et fut chassé aussi vite :

« Vous pensez que je peux aller voir le corps ? Je serais plus utile avec lui. » Demanda-t-elle, presque timidement.



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Raphael Lucian
Métier : Capitaine de Police Scientifique
Informations : Nombreuses et détaillées ultérieurement
Véhicule : Yamaha diverion
Inventaire : Sig sauer SP2022, Beretta M92, matraque et couteau
Lun 5 Fév - 12:22

Fidèle à elle même et à son credo, Susana persistait et signait ses déclarations sur la bonté humaine. Elle prétextait également avoir pu l'observer à plusieurs reprises. Raph se laissait volontiers convaincre sans pour autant réussir à y adhérer. Lui était trop souvent témoin des pires atrocités de par son métier. Le jeu de piste commençait à peine et 2 versions antagonistes étaient éditées. Il n'est fallait pas plus pour que, dans ce professionnalisme exacerbé, apparaissent quelques discrets sourires. Inconsciemment, il espérait pouvoir trouver des éléments matériels pour appuyer les dires de la jeune femme. Il avait besoin d'un support pour amorcer sa reconversion mentale et enfin confronter sa vision négative. En guise d'encouragements, elle loua sa vision factuelle des choses en évoquant avoir parfois du mal à se détacher de l'affect et de la projection inhérente tout en appuyant sur la seule différence : l'utilisation sentimentale de leur interprétation. Pour les départager, il fallait trouver des éléments nouveaux pour étayer telle ou telle interprétation.

L'analyse au Bluestar apporta nombres d'éléments supplémentaires tout en noircissant letableau. L'inversion chromatique gommait la classique teinte écarlate du sang mais le contraste lumineux de ces marques iridescentes par rapport au fond terni ne pouvait qu'imposer une vision très malsaine du lieu. Les gouttes et les traînées sautaient aux yeux et brillaient de mille feux pour accaparer toute l'attention, comme pour raconter leur sordide histoire. Le sol, en apparence vierge, se révélait moucheté de potentielles blessures d'ouvriers et d'autres formes indéterminées évoquant des événements bien plus préoccupants. Tel un film d'horreur en noir et blanc, le filtre morbide illuminait la piste scénaristique et emportait les spectateurs passifs dans ses méandres. Aucun amateur d'hémoglobine ne pouvait apprécier et nombreux étaient ceux qui ne pouvaient le supporter. Très logiquement, Susana avoua à demi mot préférer s'attarder sur la dépouille dont elle était certaine de pouvoir apporter un oeil expert. Raph croisa son regard géné qu'il mésestima plaintif.

"Je vous en prie Docteur. Je vous laisse le corps. Je n'ai pas encore pu faire un examen approfondi mais la première analyse surfacielle ne révèle aucune blessure plus grave que quelques dermabrasions ... et bien sûr les impacts balistiques infligées par mon collègues..."

Derrière les lunettes YuWan affichait une mine désolé. Il avait véritablement peur d'avoir laissé un indice de grande importance s'envoler en n'ayant pu garder le zombie intact. Aussi il s'évertua à poursuivre ses investigations au crimescope sur les endroits mis en exergue par le Bluestar tout en commentant ses découvertes.

"Certains endroits ont été simplement nettoyés à la javel ce qui crée de faux positifs à l'analyse. Vous aviez donc en parti raison. Cependant il y a beaucoup d’éléments sanguins. Si certains semblent anciens et sans rapport avec ce macchabée, d'autres sont très récents"

Une flaque conséquente s'étirait sur quelques dizaines de mètres jusqu'à un angle de la pièce. L'odeur en émanant et un rapide examen visuel en révéla son origine.

"J'ai ici des restes de petits animaux. Des rongeurs. Ainsi que de nombreux excréments. On peut en déduire que ce sont tous les restes, digérés ou non, d'alimentation. Il semblerait donc que vous soyez une meilleure enquêtrice que moi."

Sans quitter sa rigueur, YuWan se laissait envahir de quelques bons sentiments. Cette belle brune avait su le mettre à l'aise au premier regard, lui avait apporter du réconfort avec une simple attention et avait osé le contraindre dans sa théorie pour rehausser son optimisme. Séduit et porté par cette nouvelle vague bénéfique, des idées de réciprocité lui arrivaient en tête.
Cependant, un nouveau détail vînt compromettre cette douce rêverie. Les investigations minutieuses révélèrent un morceau de corde d'ont une des extrémités avait été noué et l'autre arraché. Un simple coup d’œil à mi hauteur permit de retrouver l'autre parti, fermement attachée à la rambarde d'un escalier et pendant sur quelques centimètres. Le capitaine ne savait que trop bien l'utilité que cette corde pouvait avoir et il s'empressa de rejoindre l'épidémiologiste au chevet du cadavre. Il la trouva en pleine investigation des membres supérieurs. Sachant où chercher, lui regarda brièvement le cou et y découvrit de discrètes marques de parcheminage confirmant à minima une tentative de pendaison. Il n'osa pas, cette fois, édicter à voix haute sa découverte. Il ne voulait pas avoir raison cette fois.
Priant pour que son aveuglement soit le vecteur qui le prive d'une autre alternative, que les analyses de la doctoresse donne une autre explication, que ce marquage superficiel qu'il n'avait su voir en première intention puisse être daté plus anciennement, Raph chercha le regard de Susana et resta pendu à ses fines lèvres brunes.



Dois-je combattre ce fléau?________ Ou profiter de mes derniers instants?
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Susana L. Sanchez
Susana L. Sanchez
Administratrice
Métier : Epidémiologiste
Informations : A grandi à Boston » Partie s'installer à Atlanta pour ses études » Parle couramment Espagnol » Originaire de Cuba » Divorcée, a une fille de cinq ans, Luz » S'occupe seule de Luz » Son travail lui prend beaucoup de temps » Fait tout pour mener sa vie professionnelle et sa vie privée de front » Ne dort pas beaucoup » Tient très bien l'alcool » Déteste la cigarette » Tombe rarement malade » Eloignée de sa famille depuis quelques semaines à cause d'un déchaînement médiatique qui la met en danger » Désespère de trouver un remède au virus » Annexes

Rencontre virale dans les Docks Tumblr_opjevnHuMg1r8v952o2_500
Véhicule : 4x4 Jeep
Inventaire : Flacon de solution hydroalcoolique (50 mL, environ 40 utilisations), Kit de premiers soins (4 compresses stériles, produit désinfectant, 8 pansements, 2 bandages), Demi-masque filtrant anti-particules (FFP3) : filtre 99% des particules
Dim 25 Fév - 12:08

Etait-elle naïve ? Crédule ? Susana aimait croire que non. Elle aimait penser que l’homme était capable du pire comme du meilleur, qu’il pouvait redoubler de bonnes intensions lorsque la situation s’y prêtait. Elle aimait croire, vraiment, sincèrement, qu’il y avait toujours quelque chose de bon. L’égoïsme n’était pas ce qui faisait tourner le monde. Les erreurs étaient pardonnables, tout comme il n’existait aucune véritable fatalité autre que la mort. C’était son éducation qui l’obligeait à faire montre d’optimisme en matière d’humanité. Avait-elle tort pour autant ? Gênée de se montrer aussi tempérée devant ces sujets, elle garda le silence lorsqu’elle en eut l’occasion.

Le débat avec Raphael n’aurait pas lieu ici, et l’homme faisait déjà preuve d’un recul bienveillant, il l’invita justement à aller travailler là où elle le savait. Se détournant de lui, elle l’écouta d’une oreille sérieuse en se penchant sur le corps. Le sang n’avait pas coulé des plaies, mais imbibé tout de même le vêtement abimé de l’individu. Susana se contenta d’abord d’une observation rapide, avant de se pencher au-dessus pour le contempler de plus près. Aucun signe distinctif qui impliquerait une morsure par exemple, ou une griffure profonde indiquant la contagion. Pinçant les lèvres, son cœur s’emballa.

Elle se contenta d’ailleurs d’un petit sourire en coin lorsque l’homme la complimenta sur ses capacités d’enquêtrice. Elle eut même un petit rire pour le remercier : ça lui faisait du bien de savoir qu’elle ne s’était pas trompée.

Surtout lorsqu’elle dégagea la veste qui recouvrait le cadavre, avant de découper le haut entaillé pour avoir accès au buste de la victime. Les plaies étaient nettes, comme celle à la tête venue achever la créature. Les dégâts étaient internes du même temps. Ses yeux remontèrent à son cou, alors qu’elle passait doucement la main pour dégager le tissu qui le recouvrait, et observa des marques violettes, lisibles, des abrasions marquées, comme si une corde avait frotté la peau. Susana se figea. L’agitation la gagna la seconde d’après, alors qu’elle entreprenait de déshabiller totalement l’individu à la recherche d’une plaie précise.

Une morsure. Elle voulait en trouver une, vraiment. Ses yeux parcoururent la peau blanchie par la mort, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Ça ne fut finalement qu’une plaie sur l’épaule, de la forme d’une griffure d’animal, qui lui arracha un soupir de satisfaction. La zone était violacée elle aussi, la plaie loin d’être propre, presque nécrosée. Elle en avait observé plusieurs lors de ces dernières semaines. Une palpation lui permit de constater que la nuque était brisée nette par ailleurs.

« Avez-vous trouvé une corde ? » Demanda-t-elle dans la foulée en relevant le regard vers lui. « La transformation s’est faite avec cette griffure-là, mais ça n’est pas ce qui a entraîné la mort. Il a la nuque brisée, et quelques côtes cassées également. On peut observer des marques autour de son cou, remontant vers sa mâchoire. Le choc a été rude, je pense que sa corde a cédé. » Examina-t-elle avec un certain professionnalisme.

Se redressant, elle contourna le corps pour revenir vers Raphael un instant, et écouter ses observations. La mine sérieuse, les sourcils froncés, elle poussa un petit soupir. Susana n’était pas persuadée ne tirer autre chose de la scène de crime pour sa part, aussi revint-elle vers son vis-à-vis :

« Je vais devoir le ramener à la morgue de notre centre. » Déclara-t-elle simplement. « Vous voulez m’accompagner ? » Proposa-t-elle ensuite, avec un sourire avenant cette fois.



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Raphael Lucian
Métier : Capitaine de Police Scientifique
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Inventaire : Sig sauer SP2022, Beretta M92, matraque et couteau
Mar 13 Mar - 14:57

Attentif et observateur, Raphael guettait le moment où la jolie brune allait découvrir le poteau rose. Il admirait ses doigts graciles parcourir le corps qui racontait son histoire comme le ferait un livre en braille. Très professionnelle, elle s'attardait sur chaque aspérités de la peau pour résoudre l'énigme. Au fur et à mesure qu'elle approchait du cou, Raphaël sentait monter en lui une certaine nervosité à l'idée d'assister à l'effondrement de cette naïveté touchante. Pourtant, lorsqu'elle atteint finalement cette zone, son parcheminage si caractéristique et trouva une plaie ante-mortem qui ota tout intérêt à ce cadavre en résolvant la première énigme qui avait permit cette rencontre au sommet, elle ne montra aucune déception et se contenta d'édicter sa conclusion en demandant une confirmation. Raphael, à contrarioi, afficha une mine presque désolée en prenant la parole dans une gène visible à travers quelques tressauts dans la voix.

"Oui ... j'ai bien trouvé une corde coupée en deux ... l'une des partie est encore accrochée tandis que l'autre gîsait au sol avec des marques de compression induites par la formation de nœuds."

Il se surprit lui même à regretter de briser une candeur dont il était d'habitude un des plus ferveur détracteur. Jamais il ne l'avait vu appliquer dans une situation d'une telle gravité comme un vecteur d'optimisme et d'ancrage en l'humanité. Et quand bien même il salua cet effort de retenue de la part de son homologue ainsi que la fin de cette enquête particulière, il sentît comme une nouvelle vague de déception de ne plus avoir le loisir de partager plus avec cette jeune femme hautement troublante à son goût.

"Il semblerait bien que je vous ait fait perdre votre temps Susana. Cet homme a bien été infecté par une voie normale. Je m'excuse de mon manque de discernement .. mais je suis malgré tout enchanté de vous avoir rencontré."

En évitant soigneusement le sujet des motivations humanistes de leur sujet d’étude, c'est avec un réel plaisir mais une certaine retenue que le capitaine s’apprêtait à prendre congé de l'épidémiologiste qu'il avait réquisitionner sans certitude. A l'instar de leur débat enflammé, il se sentait coupable de lui avoir fait une fausse joie et estimait de son devoir de faire profil bas malgré son envie de prolonger ce moment.
Par chance et contre toute attente, ce fût elle qui accorda une invitation au policier qui ne pût réprimer un large sourire en réponse au sien, une légère pigmentation des joues et une prononciation assez saccadée pour une phrase lâchée sans reflexion.

"Vous accompagner? ... a l'IML? Vous avez besoin de mes services? Je laisse ma moto ici?"

Comprenant très vite qu'il perdait un peu trop ses moyens et par extension sa crédibilité de professionnel, il secoua énergiquement la tête quite à faire bouger ses cheveux raides avant de reprendre une stature plus convenable.

"Ce serait un plaisir que de vous accompagner."

Le temps de la réflexion avait maintenant laissé place à une réponse bien plus convenable. Il ne savait réellement les motivations qui incitait Susana à lui intimer de la suivrer mais, entre rentrer chez lui et se morfondre comme tous les soirs de ses trop nombreuses pertes, constater une fois de plus que le virus progresse et menace toujours plus l'humanité, s'accrocher à une promesse de travail potentiellement salvatrice pour sa santé mentale et passer un moment en compagnie de cette drôle d'optimiste capable d'apaiser un grizzli par une tasse de café, d'enjoliver la mort d'un homme ou d'espérer le salut par la bonté humaine, le choix était vite fait.
Un large sourire était toujours présent mais revêtait à présent un aspect bien plus malin et curieux.

"Après vous."



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