Médecine préventive[ Balthazar et Andrea]

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Métier : Chirurgienne traumatologiste
Informations : Elle est compétente dans son métier mais se montre très agressive envers les gens. Elle n'assume pas du tout son infirmité ni son corps. Survivaliste dans l'âme, elle pense que sa vie n'a eu que pour seul but de vivre cet apocalypse.
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Jeu 5 Juil - 13:46

La situation évoluait dans le mauvais sens ici et à une vitesse telle que c’était à se demander quand le gouvernement local finirait par s’effondrer sous le poids de la crise. Pourtant, Andrea était heureuse, autant qu’elle pouvait du moins. Une raison simple à cela, il y avait un tel manque de personnel qu’entre avoir une traumato traumatisée et ne pas avoir de médecin ils choisissent la pire des options ! Courant mai, un lieutenant pédant dans un uniforme de l’US Army se pointa devant chez elle en lui proposant une promotion et un réengagement si elle acceptait de servir ici pendant la crise que traversait Boston.

En dépit de sa tête de suceur de west point, ce qu’Andrea s’éfforça d’ignorer pendant toute la conversation, il semblait vraiment concerné par la situation et il n’hésita pas non plus à des concessions quand Andrea lui en réclama. Par exemple, le droit de porter son armement personnel et de bénéficier d’un bureau ainsi que d’un véhicule de fonction. Cela fit doucement sourire la jeune femme. Elle voulait bien travailler dans ses conditions et puis ça la changerait du groupe de parole, il faut dire qu’il n’y avait plus beaucoup de monde là-bas. Ceux qui pouvaient se battre s’étaient engagés dans la garde nationale, d’autres avaient fuient la ville et quelques-uns étaient morts.

Andrea avait donc commencé son boulot, enchainant les interventions sur le terrain, le service standard dans l’hôpital de campagne mais aussi dans le centre de recherche au MIT. C’était bien le dernier endroit où elle voulait aller, loin du terrain et pleins de théoriciens à grosses lunettes. Le genre d’hommes qu’Andrea détestait au plus haut point. Pourquoi ? Déjà que la médecine était un milieu macho, les scientifiques qui bossaient là-bas voyaient tellement peu de femmes qu’ils souillaient leur pantalon juste en voyant ses cheveux !

Debut juillet, au moment de la fête nationale, on vint chercher Andrea dans son bureau pour une « urgence médicale au MIT ». Traduction littérale de cet ordre, un des bigleux vivant dans les labos n’était pas foutu de gérer correctement un cadavre humain. Ces morts qui marchent, une fois les dents ou/et la mâchoire retiré, ils n’étaient plus spécialement dangereux. Ou alors, il fallait encore faire une autopsie et faute de mieux ils l’appelaient elle !

Elle arriva à l’institut très tôt le matin, le soleil se levait à peine, c’est dire qu’on l’avait emmerdé pour qu’elle se bouge rapidement ! Un sergent vint la prendre en compte la conduisit au travers des tentes et du matériel. Ce n’était pas son premier séjour ici, mais c’était assez impressionnant de voir comment les choses évoluaient vite ici. Même les grosses têtes avaient le visage creusé par l’inquiétude et le manque de sommeil. Il eut une once de pitié dans les sentiments de la traumato, mais ses pensées furent surtout tournées vers l’odeur de viande faisandée qu’elle ne connaissait que trop bien. Quelques parts, il y avait soit des morts, soit des morts-vivants.

Le sergent la conduisit jusqu’à une salle pleins de tables de manipulations, elles-mêmes couvertes de tubes à essais et de verroterie de scientifique. Du coin de l’œil, elle vit que plusieurs couveuses ronronnaient contre un mur. D’accord, ça ne semblait pas chômer ici… il y avait pas mal de bruit dans les couloirs, signe d’une activité intense en dépit de l’heure très matinale. Il n’y avait qu’un seul chercheur dans sa pièce, un type très grand, un peu plus vieux qu’elle. Il semblait soucieux, aussi Andrea fit tous les efforts possibles pour paraitre amicale :

- Vous avez demandez à voir un médecin ? Andrea Pullman, US Army et vous ?
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Métier : Virologue
Informations : » veuf depuis quelques années » orphelin né à Londres » ancien toxico » accro au sexe » bon vivant toujours souriant qui veut profiter de la vie » charmant et charmeur » bisexuel » mesure 1m98 » a plusieurs tatouages dont une hélice ADN colorée sur l'annulaire gauche qui lui sert d'alliance, ainsi que des carpes koÏ style yakuza dans le dos et un électrocardiogramme sur l'avant-bas »

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Ven 6 Juil - 10:11

Médecine préventive

Les journées se suivaient et se ressemblaient beaucoup, au sein du MIT. Tous les jours le même travail usant, la même pression sur les épaules, la plupart de mes collègues était fatiguée partout ça. La seule réussite récente était le test de dépistage rapide que l'une des équipes avait produit. Ce n'était pas un remède mais c'était utile pour les autorités, pour trouver les infectés efficacement et les isoler au plus vite pour éviter encore plus de contaminations. Parce que cette grippe se transmettait très bien, trop bien même en fait. Et j'avais beau l'étudier en détails depuis des mois, je ne parvenais à rien. C'était probablement un des virus les plus complexes que j'avais jamais vus, un des plus dangereux aussi. Il mutait rapidement, changeant de structure mais son fonctionnement restait un vrai mystère : comment ramenait-il vraiment les corps à la vie comme ça ? Je n'en avais pas la moindre réponse et des milliers d'autres questions se bousculaient dans ma tête...

Je n'étais pas rentré chez moi depuis près de quarante-huit heures. Ça commençait à faire long, heureusement, il n'y avait plus de cours ni d'élèves et on avait pu investir les dortoirs étudiants pour nous doucher et nous reposer un peu. Je prenais toujours des vêtements de rechange dans mon bureau, dans le doute, ça pouvait être utile. Alors il avait beau être tôt, j'étais quand même fin prêt, lavé et presque frais, dans un costume trois pièces gris propre. Même si la chemise n'était pas repassée. Cette situation, dormir au labo, rester des journées entières ici sans rien faire d'autre que travailler, ce n'était vraiment pas l'idéal. Je ne dormais pas beaucoup, pas plus de quelques heures pas nuit et ça finirait bien par se faire sentir. Physiquement, mais aussi mentalement, ma concentration le paierait à un moment ou à un autre. Mais pour l'heure, je faisais tout mon possible pour rester concentré et efficace.

Mais j'avais eu un problème malgré tout. J'étais docteur mais je n'étais pas médecin. Pour beaucoup, ces deux mots désignaient la même chose mais c'était très loin d'être le ca. Alors même si la virologie m'avait formé à quelques domaines médicaux, je n'avais pas certaines compétences précises et particulières dont j'avais cruellement besoin. Comme pour réaliser une autopsie. Ou même simplement l'observation et l'étude des infectés. Et pour ce genre de choses, c'était d'un médecin dont j'avais besoin. J'avais demandé, la veille, à ce qu'on m'envoie un médecin, pour mener à bien ma petite opération quelque peu délicat. Je leurs avais même précisé qu'un médecin militaire serait appréciable, vu la situation, je ne pouvais cependant pas savoir à l'avance si ils m'avaient écouté ou non...Je verrais bien quand le ou la médecin arriverait ce qu'il en était. Mais franchement, j'espérais qu'ils enverraient quelqu'un avec un certain sang froid...

Le bruit de la porte me sortit de ma contemplation passionnante du microscope et d'une tâche de sang et je me tournai vers le nouvel arrivant. La nouvelle arrivante pour être précis, c'était une femme qui sourit en se présentant aussitôt. Et heureusement, on m'avait écouté. Je me levai rapidement pour aller lui serrer la main. " Balthazar Nightingale, je suis virologue. Et oui, j'ai demandé un médecin. J'en ai même grand besoin. Venez avec moi je vous prie. " Je l'invitai immédiatement à passer une porte pour retourner dans les couloirs. Ce n'était pas dans mon laboratoire que j'avais besoin d'elle, loin de là même. Mais visiblement, on ne lui avait pas le moins du monde expliqué pourquoi j'avais besoin d'elle. Elle allait avoir une surprise.

Pendant notre progression dans le dédale de couloirs, j'essayai d'en apprendre un peu plus sur ma collègue du jour, discuter pour détendre l'atmosphère. " Vous êtes de l'armée donc, tant mieux. Les médecins civils sont vite impressionnés par les infectés. J'espère que ça ira pour vous. " Je l'espérais vraiment, je n'avais pas envie qu'elle tourne de l'oeil comme d'autres avaient pu le faire face à l'un de ces morts. J'avais fini par prendre l'habitude, mais ça avait été dur et long. " Vous avez une spécialité ou vous êtes plutôt généraliste ? Non pas que ce ça change réellement quelque chose pour ce que nous avonsà faire mais ce serait plus simple si vous aviez l'habitude des chirurgies et autopsies. "

Andrea & Balti



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Mar 10 Juil - 14:37

En voilà un homme policé et élégant, Andrea n’émit aucun commentaire quand il se présenta mais fut agréablement surprise. Un virologue alors ? Si sa mémoire n’était pas défaillante, il était docteur lui aussi. Huit ans d’études, ça pique, il fallait lui reconnaitre une intelligence certaine. Au moins, Andrea n’aurait pas l’impression de parler à un veau quand elle ouvrirait le cadavre. Ce qui lui arrivait souvent quand elle travaillait avec des militaires.

Elle le suivit, les mains dans les poches sifflants un peu mais surtout baillant largement, par les dieux ! Elle détestait se lever aussi tôt surtout si ce n’était pas pour sauver une vie ! Andrea n’était pas connue pour son travail de précision et sa patience. Non, elle était plutôt connue pour sa rapidité et son efficacité pragmatique. Retirer un éclat, soigner un choc hémorragique, un type éventré, voilà ce qu’Andrea adorait trouver en se levant ! Il en fallait beaucoup pour la dégouter.

Quand le viro lui parla d’examiner un infecté, Andrea manqua un pas, mais elle réussit à se tenir au niveau du grand scientifique, en taille. Elle n’était pas du tout qualifiée pour s’occuper d’un de ces trucs ! Ramener les morts à la vie était une chose, mais s’occuper d’un mort vivant était totalement différent ! Andrea n’avait pas peur d’en affronter un, mais si elle pouvait en rester éloigner, ça serait bien !

Mais Balthazar ne semblait même plus s’émouvoir à l’idée d’approcher une abération de la nature comme ça. Pour la jeune femme, ça semblait logique de faire appel à un médecin militaire, armé et ayant déjà vu du sang et des mutilations. Mais il aurait peut-être dû préciser la spécialité du médecin qu’il voulait ! Andrea ne put s’empêcher de l’attraper par le bras et l’obliger à s’arrêter ! Il convenait de faire une mise au point précise avant qu’elle ne fasse quoi que ce soit :

- Une seconde docteur ! On ne m’a pas dit que j’allais devoir bidouiller à l’intérieur d’un infecté ! Est-il encore actif ou est-il mort, pour de bon je veux dire.


Balthazar lui répondit que l’infecté serait vif et que justement, le but serait de le ménager durant toute l’opération ! A ces mots, Andrea se passa la main dans les cheveux et émit une sorte de râle animal. Elle commençait à regretter de s’être levée ce matin :

- Splendide ! Magnifique, génial ! Docteur Nightingale, j’ai travaillé dans des conditions déplorables pendant des années, mais ça, c’est n’importe quoi ! J’espère que nous aurons deux gardes armées dans la salle ! Avez-vous neutralisé sa mâchoire au moins ? Coupé ses dents ou alors tranché ses muscles ?

Andrea croisa les bras et fit une tête boudeuse, mignonne de prime abord mais elle était réellement furax.

- Je suis chirurgienne traumatologiste, de toutes les spécialités de mon domaine, vous ne pouviez pas tomber sur la pire. A part les dentistes. Je n’ai pas fait une seule autopsie depuis que j’ai quitté l’école de médecine. Je répare je fixe, je stabilise, je sauve, je suis douée, mais ne pensez pas que je saurais me montrer aussi précise qu’un vrai spécialiste dans le domaine. Je ferais de mon mieux, c’est la seule chose que je peux vous affirmer.

Il convenait d’être clair dans ses capacités afin d’éviter les mauvaises surprises et des engueulades sur la table d’opération. Elle se remit en route, mais avant, elle ajouta un dernier point :

- je vous préviens tout de suite Balthazar, si cette saloperie bouge un peu trop, je lui colle un brugnon dans le crane. J’aurais le flingue à portée et je n’hésiterais pas. En route Docteur !

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Mer 11 Juil - 12:10

Médecine préventive

Les couloirs monotones défilaient autour de nous alors que l'on se rapprochait du laboratoire. La médecin sembla trébucher quand je lui parlai du mort-vivant qu'il faudrait opérer et se rattrapa à moi, je l'aidai à se reprendre. Si j'avais su qu'elle s'emporterait de la sorte à propos de ces créatures...Elle m'avait arrêté au milieu du couloir et me prit à parti alors que certains bureaux s'ouvraient pour que leurs occupants comprennent ce qui se passait dans le couloir. Elle s'emportait vite, à ce que je pouvais voir alors elle n'allait pas du tout aimer ma réponse à sa question... " La chose sera vivante, si l'on peut dire, c'est bien là le but de l'opération... " J'eus à peine le temps de finir qu'elle s'importa à nouveau et se remit à crier. Elle allait user ma patience au cours de cette journée, j'en étais certain.

Je ne pus rien faire d'autre qu'attendre la fin de la crise et qu'elle s'arrête de hurler sous les yeux de mes collègues. Je soupirai en reprenant notre chemin vers le laboratoire. " Docteur Pullman, je crois que des petites mises au point sont nécessaires avant toutes choses, " lui dis-je en soupirant. " Vous n'avez pas encore commencé, il est donc encore possible pour vous de refuser, si vous estimez que vous n'avez pas les compétences pour cette tâche. Comprenez bien que je fais avec ce qu'on m'envoie, ce n'est pas moi qui vous ai choisie. " Nos pas nous avaient conduit devant une porte en métal, fermée par un code et un badge d'accès, que je n'ouvris pas encore. Je n'ouvrirai pas avant d'avoir mis les choses au clair avec elle, pas question qu'elle tue ce mort-vivant, j'en avais besoin pour mes recherches.

" Toutes les précautions ont été prises pour que l'on ne court aucun danger et, même si le risque zéro n'existe pas, je vous assure que nous ne craignons rien. Faire des autopsies sur des morts-vivants morts n'a pas un grand intérêt, parce que le virus que l'on cherche à comprendre meurt avec son hôte. Je pense que vous pouvez comprendre cela. Qui plus est...Vous avez l'interdiction formelle de tirer dans la tête de cette chose. J'ai besoin du cerveau intact et presque tous les spécimens que nous recevons ont le cerveau en bouillie. " Je tâchais d'être calme mais mon ton devait devenir de plus en plus exaspéré au fur et à mesure que je lui parlais. " Maintenant, calmez-vous et arrêtez de hurler pour l'amour de la couronne ! " Au prochain cri de sa part, je la fichais dehors moi-même...

J'ouvris enfin la porte pour entrer, dévoilant un laboratoire en deux parties, dont une se trouvant derrière une paroi en verre et servant plus ou moins de morgue. Pour l'instant, derrière la vitre, il ne se trouvait qu'un seul cadavre, encore vivant et fermement attaché à une table d'autopsie. On avait retiré sa mandibule inférieure, pour éviter tout risque de morsure. Il ne bougeait presque pas, peut-être parce qu'il n'y avait que lui dans la pièce où il se trouvait. Je me préparai, retirant ma veste pour enfiler blouse, tablier et gants de chirurgie, ainsi qu'un masque. Pas question d'être contaminé d'une manière ou d'une autre par ce virus. Prêt, je me tournai vers la médecin. " On peut s'y mettre ou vous renoncez finalement ? "

Andrea & Balti



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Mer 11 Juil - 15:21

Andrea fit des yeux comme des soucoupes quand le docteur lui demanda, au nom de l’amour de la couronne de ne pas crier. Déjà, elle ne criait pas, elle avait parlé avec la voix dure d’un militaire voulant se faire entendre et comprendre mais jamais elle n’avait crié ! Pour une fois d’ailleurs, Andrea savait crier quand il fallait et le pauvre anglais pouvait en être certain. Elle avait une large marge de progression avant de réellement se mettre à hurler.

C’était un comportement insultant de la part du virologiste, sans compter qu’il remettait en doute son courage dans cette histoire. Elle ne comptait pas se défiler maintenant, il serait de toute façon impossible, son devoir de militaire lui ordonnait de rester ici et d’aller au bout de la mission. Elle pénétra à la suite de Balthazar pour découvrir le spécimen.

C’était un homme, bien portant au moment de la mort, ils avaient au moins eu la présence d’esprit de lui retirer la mâchoire. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait un corps humain avec une telle blessure mais c’était toujours aussi malsain et terrifiant. D’un œil mauvais, elle regarda le virologiste s’équiper et lui demander si elle comptait renoncer. Pour toute réponse, elle sortit son arme et la posa sur une table, le temps de s’équiper.

- Je n’ai pas de leçon ou d’ordre à recevoir d’un civil, aussi important soit son travail. Ne confondez pas peur et inquiétude docteur Nightingale. Je suis militaire, c’est mon job d’envisager le pire comme étant une certitude.

Andrea finit de s’équiper totalement, gants, blouse, masque, pistolet et elle suivit le docteur jusqu’au chevet du mort vivant. Pour se donner confiance, elle décida d’appliquer un rituel qu’elle faisait au début de chaque intervention. Une sorte de briefing/checklist histoire de mettre tout le monde sur la même longueur d’onde :

- Homme blanc, gras, mais qui semble en bonne forme physique générale. A été contaminé par un virus modifié de la grippe, en est mort. Ses fonctions cérébrales et physiques se sont réactivées après le trépas. Devenu agressif, il contamine les humains par contact physique, morsure principalement.

Elle s’approcha du mort, celui-ci commença à s’agiter à son approche, mais il restait léthargique en comparaison de ceux qu’elle avait déjà rencontrés :

- Pour éviter les accidents, le sujet à subit une ablation de la mâchoire inferieure et est ligoté à la table. Docteur Nightingale, vous êtes d’accord avec ça ?

Il devait forcément l’être, c’était son expérience ! Mais au moins, un contrat était passé entre eux, il ne pourrait pas lui reprocher de ne pas s’intéresser ou d’avoir laissé passer quelque chose. Andrea n’avait jusqu’à présent pas touché un seul de ces morts et quand elle passa le pas, elle fut choqué par la sensation.

Les muscles étaient froids, la peau sans couleur et il n’y avait plus de pouls, pourtant, en touchant son bras, elle sentait les muscles de la créature bouger. C’était dérangeant :

- Ouah… ça c’est une nouveauté ! ça fait froid dans le dos. Par quoi voulez-vous commencer docteur ?

Le temps qu’il réponde, elle ramena un chariot à instrument à côté d’elle et posa son arme dessus. La créature était attaché et ne pouvait mordre, mais elle pourrait la ou les blesser d’une autre façon. Bistouri à la main, elle repporta son attention, prête à commencer.

- Il nous faudrait un peu de musique, vous en pensez quoi ?
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Sam 14 Juil - 11:43

Médecine préventive

Pas de leçon à recevoir hein ? Je m'abstins de tout commentaire supplémentaire, ça ne servirait vraisemblablement à rien avec elle. Je commençai à douter que cette femme puisse entendre raison, même si je m'énervais ou perdais patience avec elle. Au moins, elle ne rebroussa pas chemin et nous pûmes enfin nous mettre au travail. Je n'avais vraiment pas que ça à faire, même si l'observation de cet être était capitale pour mes recherches et l'avancée de mon travail. Ce qu'elle ne semblait pas réellement saisir, elle devait penser que nous nous amusions à découper des morts-vivants pour le plaisir de voir leurs réactions. Ridicule. Elle commença à énoncer à haute voix des observations sur l'homme, chose contre laquelle je ne pouvais pas aller mais qui m'irrita malgré tout légèrement. Je supposai qu'elle se rassurait en faisant cela et qu'il valait mieux la laisser faire que d'avoir encore une crise. Il y eut cependant une chose que je ne pouvais pas réellement laisser passer. " En réalité, docteur Pullman, on ignore encore ce qu'il en est de ses fonctions cérébrales. Tout ce que l'on sait, jusqu'à présent, c'est que les fonctions physiques se réveillent et que quelque chose les pousse à se nourrir. "

Pullman approcha du mort et commença à le toucher, visiblement surprise de ce qu'elle put constater en ce faisant. J'avais toujours vu les infectés comme ça, ou morts pour de bon, je n'avais jamais eu à les combattre comme certains militaires, qui nous reprochaient d'ailleurs de vouloir des spécimens vivants. Enfin, c'était parfois trop demandé à de simples soldats de nous fournir des êtres encore vivants pour trouver un remède. Elle, au moins, comprenait cela, même si elle trouvait cela dangereux et complètement dingue. La science n'avancerait jamais si on se bornait à faire des choses sans risque... " Commençons par observer les organes internes. Si vous voulez bien ouvrir pour qu'on puisse observer tout ça, je suis curieux de savoir ce qui fonctionne encore là-dedans. " Je l'étais sincèrement, même si certaines fonctions avaient été réveillées, elles ne pouvaient pas toutes fonctionner à nouveau. Comment expliquer que les infectés soient insensibles à la douleur ou aux balles si toutes les fonctions vitales étaient en marche ? Non, certaines choses devaient être prioritaires, forcémet.

" De la musique...? " Misère mais sur quoi étais-je encore tombé...? Je n'étais pas toujours tombé sur des collègues que j'appréciais, même avant toute cette histoire. Mais là quand même, j'allais finir par passer pour un horrible rabat-joie à force. Je soupirai lourdement à sa question, il y avait tellement peu de chances que l'on écoute les mêmes musiques que ça me lassait à l'avance de devoir supporter ses facéties d'américaine. Pourquoi ne pouvais-je pas avoir un collègue britannique pour une fois...? " Je n'aime pas travailler en musique, et je ne sais pas si du bruit ne pourrait pas énerver notre ami. " Elle n'avait sûrement pas pensé à cela, mais les bruits avaient tendance à les énerver...

Elle avait cependant ouvert la chose et je pus enfin constater certaines observations théoriques que j'avais émises. " C'est remarquable... " soufflai-je alors que je regardais certains organes bouger tandis que d'autres non. Le coeur, par exemple, ne bougeait pas, il ne battait pas, il ne faisait rien du tout, mais l'estomac lui semblait digérer. L'odeur était encore pire maintenant qu'il était ouvert mais il ne gigotait pas plus qu'auparavant. Cette chose ne ressentait pas la douleur. Je m'empressai de prendre des notes, sur tout ça, fasciné par ce qui se passait. Qu'un virus soit capable de ça, c'était fou, complètement fou, et je me demandais vraiment quel était le but des chercheurs qui avaient modifié la grippe afin de créer cela.

Andrea & Balti



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Dim 15 Juil - 0:38

- J’ignorais que ces créatures réagissaient au son, c’est dommage. J’aurais adoré écouter Yellow submarine en plongeant dans ce truc.

Andrea ne dit rien de plus, elle semblait agacer son collègue, c’était dommage mais elle n’avait rien contre lui à la base, même s’il était beaucoup trop grand à son gout et qu’il semblait se prendre pour un commandant. Elle se contenta d’ouvrir le cadavre et de retirer les côtes et le sternum. Ce qu’elle vit, après l’avoir senti fut presque aussi horrible que lors de sa dernière mission en Afghanistan.

Le cœur de ce truc ne semblait pas bouger, la stagnation du sang expliquait certainement la putréfaction accélérée de certains organes. Par contre, le système digestif semblait avoir encore une certaine activité. Il ne semblait pas putréfié, du moins, pas sur sa première partie. En revanche le gros intestin semblait bien mort et dégageait une odeur infâme. Andrea ne put s’empêcher d’emettre également quelques remarques.

- Comment c’est possible ? Le sang ne circule plus mais pourtant l’estomac fonctionne encore, de ce que je vois, le pancréas aussi fonctionne. Touchez donc docteurs, ils sont chauds. Par contre, son colon est visiblement bien mort et remplis de merde.

Andrea se pencha un peu plus sur les diverses organes pour les étudier. Elle était encore mieux placer pour voir ce qui semblait déconner là-dedans.

- Au risque d’enfoncer une porte ouverte, ses poumons fonctionnaient jusqu’à présent, sinon il ne pourrait pas grogner, mais il ne semble pas avoir  besoin d’air du tout. Il est très actif pour quelqu’un qui ne peut plus utiliser ses poumons.

Andrea trifouilla un peu les organes, en évitant soigneusement de percer les vésicules et autres tissus nécrosés. Sinon elle allait
libérer des flux de putréfaction absolument infects à l’odeur et très dangereux pour l’homme.

- Je dois chercher quoi maintenant ?

Pendant qu’ils poursuivaient l’exploration, Andrea ne pouvait s’empêcher de penser à ce qui avait provoqué cela. On ne lui avait pas dit comment ni même pourquoi. Son job était de soigner les vivants et non pas de procéder à une exploration de mort. Balthi voulu ensuite explorer le cerveau  et sans l’endommager « si possible ».  Voilà bien quelque chose qu’Andrea ne savait pas faire, manipuler un cerveau !

Dès qu’une blessure à la tête passait sous l’os, elle n’y touchait plus, hors de question pour elle de risquer de blesser d’avantage le soldat.

- Pas de pression, je n’ai pas fait ça depuis… 10 ans je crois. Heu… passez-moi la scie à os. Pas la droite ! La circulaire ! Oui, elle, avec le manche rouge. Merci docteur.

Andrea commença à faire jouer la scie et réussit à retirer le haut du crâne, dévoilant le cerveau du sujet. Celui-ci semblait fonctionnel, à la grande surprise de la traumato. Elle regarda Balthazar et attendit ses instructions.
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