A good way of leaving you weak

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Métier : détective privé
Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
Véhicule : Ford Mondéo
Inventaire : Beretta 90-two
Mer 25 Juil - 21:32

Shea m’explique avec sang-froid et justesse que son ami la reconnaitra facilement et que ça sera à moi de l’approcher. Ce n’est pas forcément la partie que je préfère dans ce plan, je vais devoir aller mentir ouvertement à une jeune femme pleine d’espoirs pour l’avenir. Elle sort faire des courses et revient assez vite pour commencer à me faire ma teinture. Quand on se teint les cheveux, c’est beaucoup d’attente et mes pensées se perdent. Je me mets à penser à Creedence, ça doit bien être la seule personne qui cherchera à me joindre pendant ce temps.

Mon attitude envers elle n’est pas franchement la plus loyal qui soit non plus, entretenir une relation avec elle alors que j’en aime une autre… C’est, ce n’est pas moi… J’ai du mal à me reconnaitre dans ce comportement. Pourquoi me suis-je embarqué là-bas, par peur du rejet de Shea ? Probablement, mais je ne pensais pas que ça prendrait de telles proportions avec la Texane. En rentrant, je prendrais mon courage à deux mains et j’irais la voire. La jeune fille aux cheveux rouges finit par m’annoncer que c’est enfin terminé.

Je ne suis pas si pire, j’apprécie vraiment le tac avec lequel Shea parle de mes cheveux et de mon apparence. Mais elle n’a pas tort, j’ai vraiment pris 10 ans avec les cheveux gris. Bien, je vais dans la salle de bain et je commence à me raser. Les cheveux gris et sans la barbe, on me reconnait à peine. En tout cas je me reconnais à peine. Une paire de lunette et je pourrais passer pour n’importe quel touriste français en vadrouille dans la belle ville de Seatle. Je ne peux hélas, rien faire pour mon accent ni pour ma carrure, mais on s’en contentera.

Je sors de la salle de bain et je commence à me pavaner devant Shea, en forçant mon accent français et en partant dans les intonations snob, je lui dis :

- Je me présente, Pierre Rosaire, je suis représentant pour une société vendant des baguettes de luxe… Vous pouvez vous moquer jeune fille ! Mais sachez qu’en tant que ma fille que j’ai eue avec une comtesse anglaise, vous devriez savoir vous tenir.

Alors même que je finis de dire ça j’éclate de rire et je me pose sur le lit. Nous avons besoin de nous détendre :

- Je ne goute guère à votre nouveau style capilaire, à merde… je ne sais pas comment on dit en anglais « j’exige de votre part une meilleure prestance ». ‘Fin laisse tomber.

Je reprends mon air sérieux deux minutes et je fixe avec intensité Shea, qu’elle est belle avec ses cheveux rouges. Je suis en train de chercher une trace d’hésitation dans son regard ou du doute. La présence de l’un ou de l’autre pourrait gravement remettre en cause le reste de l’opération. Heureusement pour nous, elle semble plutôt motivée et ça c’est bien :

- Revenons sur notre affaire, oui c’est une excellente idée ce que tu proposes. Je voudrais bien aller voir ces coins dont tu me parles, on va chercher le meilleur et nous pourrons le préparer. On ira demain matin, d’accord ?

Je vais chercher un calepin et un stylo puis je me mets en mode psy sur le fauteuil à côté du lit :

- En attendant, parles moi de ton amis et de ses habitudes, dis-moi tout ce que tu sais sur elle, il faut que je puisse l’approcher en ayant 10 coups d’avance, je sais qu’elle n’est pas la cible, mais on ne doit écarter aucune piste. Dis-moi aussi ce que tu sais sur notre bon enfoiré.


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Shea A. McLaughlin
Administratrice
Métier : Peintre
Informations :

A une grande soeur » Timide, sensible et introvertie » Connue sur Tumblr pour ses oeuvres, sous le nom de Drenshara » Féministe convaincue » A pris des cours de self-défense après une agression, elle ne sort pas sans son chien, Hulk. » Déteste les hommes et ne se laisse pas facilement approcher » A un appétit de moineau » Tient une radio pirate et un blog-journal » Enquête activement sur l'infection, au risque de se mettre en danger » A depuis peu une arme à feu dont elle ne sait pas se servir » Annexes
Véhicule : Scooter Vespa
Inventaire : Kahr K9, Boîte d'Ibuprofène 200mg (30 comprimés), Kit de premiers soins (4 compresses stériles, produit désinfectant, 8 pansements, 2 bandages), Boîte de Tramadol 200mg (30 comprimés)
Jeu 26 Juil - 18:44

« Ta fille ? » Fit-elle en souriant : « J’ai absolument pas l’accent et aucune notion de français, ça ne sera pas crédible ! Puis entre le weekend en amoureux et la semaine avec mon père, j’commence à m’y perdre… » Blagua-t-elle.

Se couchant un peu mieux, elle plongea presque la tête dans son coussin, songeuse. Finalement, ils allaient vraiment le faire. Shea ne pesait absolument pas les conséquences de ses actes, le poids de la préméditation, encore moins de ses responsabilités. Tout ce qui comptait, c’était de parvenir à trouver un peu de repos dans son mal-être.

« D’accord, ça me convient. » Fit-elle en se redressant. Il était temps de faire le point sur ce qu’elle savait. « Maddie est… Une fille super sympa et généreuse. Elle était dans plein d’association du temps de l’université. En bonne chrétienne, ça joue beaucoup. Elle était encore très active dans sa paroisse, toujours dans les règles d’ailleurs. Elle a une bague de pureté, mais je suis pas persuadée qu’elle ait… Respecté ses engagements, avec Keith. Quand elle l’a rencontré, elle était persuadée qu’elle allait l’épouser alors bon… »

Haussant les épaules, la brune poussa un petit soupir. Son regard se perdit dans la chambre. Elle se retourna pour se mettre sur le dos, et fixer le plafond de la pièce. Ça remontait à loin, ça faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas parlé à son amie. L’était-elle encore ? Shea était persuadée que non. Et de toute façon, ça n’avait plus aucune importance vu ce qu’elle s’apprêtait à faire.

« Elle était ma coloc… C’est comme ça qu’on s’est rencontrées. » Précisa-t-elle d’une voix douce. « Elle faisait médecine, ça m’étonnerait pas qu’elle ait réussi. Maddie, elle réussit tout ce qu’elle fait. » Son sourire se perdit la seconde d’après, et son timbre s’éteignit : « Keith… Je le connais moins. »

Son petit cœur se serra dans sa poitrine, comme sa gorge pour lui donner l’impression d’étouffer. C’était tellement étrange… Les lèvres pincées, c’était comme si devoir parler de lui était douloureux.

« C’est un sportif, de haut niveau, il était déjà demandé en arrivant à l’université. Il a une réputation, beau gosse, bien sous tout rapport, promis à une réussite extraordinaire. C’est… Un cliché sur patte, si tu veux mon avis… » Fit-elle sombrement. « Donc pour lui, sa vie se partage entre l’entrainement et Maddie, ainsi que ses potes. J’ai aucune idée de ce qu’il peut faire de son temps libre, avec ses amis. J’imagine de grosses soirées, avec beaucoup d’alcool… »

Nouveau soupir. Que pouvait-elle dire de plus pour aider Anton ? Elle n’était même pas sûre que ce qu’elle savait soit vraiment très utile…

« Je connais de visu certains de ses amis proches. Je les fréquentais pas trop, mais avec les membres de l’équipe qui se renouvellent chaque années, y’a probablement moyen d’en approcher un sans se faire remarquer par ceux que je connais. » Suggéra-t-elle finalement.

Et puis, malgré ses traumatismes, Shea avait encore le physique pour pouvoir les approcher. Ça lui incomberait donc probablement.



And then I felt chills in my bones, the breath I saw was not my own... I knew my skin that wrapped my frame wasn't made to play this game. Then I saw him, torch in hand, he laid it out, what he had planned and then I said, I'll take the grave, please just send them all my way...
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Jeu 26 Juil - 22:30

J’écoutais ce que disais Shea sans faire de commentaire, je prenais des notes sur tout ce qu’elle me disait, habitude de flic, et j’échafaudais mentalement la stratégie que nous allions appliquer. Pour l’amie de Shea, ce serait simple, si elle allait à l’église je n’aurais qu’à me glisser dans la masse des fidèles et je pourrais l’observer sans problème, voir même parler avec elle sans que ça paraisse suspect. Qu’on soit clair, elle n’avait rien à voir dans l’équation, je ne lui ferais aucun mal et je ne manquerais pas de la laisser en dehors de ça. Mais en savoir plus pour elle nous permettait justement de l’éviter au mieux et de la préserver.
J’irais donc lui parler et je tacherais de tout faire pour connaitre ses habitudes.

Shea enchaina sur Keith et là, je sentais déjà une certaine gêne… Alors que quand elle parlait de son amie, elle avait un léger sourire nostalgique absolument charmant, à fendre un cœur mais là, elle se montrait renfermé en parlant de son violeur et tortionnaire. Effectivement, elle me décrivait là un magnifique cliché de films pour ado. Souvent ce genre de mecs n’étaient pas très sympa pour le héros alors je serais le héros de cette histoire et je n’aimerais pas keith. Ça m’aidera à lui faire mal.

Shea avait donné un certain nombre de clefs qui pourraient nous servir, c’était une excellente chose. Nous aurons déjà une bonne base de travail pour la suite de nos « aventures ». Je me lève et je commence à défaire le lit une place, soyons galant et laissons les dames dans le plus grand confort possible.

- Tu as bien bossé Shea… essaye de te reposer au maximum, demain tu me conduiras jusqu’à ces coins que tu connais. Ensuite, on passera en voiture dans les endroits qu’ils peuvent fréquenter.

***

Je vais vous passer sous silence les trois jours qui ont suivi car ce fut gère passionnant, à base de planque dans une voiture, de filatures et de « je connais ce mec, je ne connais pas cette fille ». C’était fastidieux, mais j’étais en train de dresser un sacré tableau de gens lévitant autour de Keith et je commençais à en dégager un fils conducteur. Il restait cependant assez ténu et je voulais d’abord parler avec sa copine avant de tenter quoi que ce soit.

Le dimanche, j’ai donc mit mon plus beau costume et je me suis joins à la messe comme un parfait américain. J’ai passé un très mauvais moment, je dois vous l’avouer. Mais quand vint enfin le moment de partir, je réussis à m’approcher assez de Maddie pour simuler une chute et bousculer légèrement Maddie. Celle-ci fut d’abord méfiante, mais ma bonne prestation artistique me value sa sympathie :

- Je m’appelle Pierre Tournon, je suis un homme d’affaire de passage en ville. Je voulais étudier les ferry-boats et voir si on pouvait en importer en France…


Je lui sers une soupe longue et consistante comme je sais le faire, me faisant passer pour un homme de presque cinquante ans, veuf et curieux de découvrir le pays. Mon numéro de charme semble marcher car elle finit par se dérider et faire la conversation. J’apprends pas mal de chose à son sujet, ses histoires de cœur, son parcours, son compagnon, qu’elle regrette ne pas être aussi pieu. En effet, il ne venait jamais à la messe dominicale avec elle. A la place, il préférait faire un jogging… Voilà une information très intéressante.

Après avoir discuté pendant une heure et suffisamment noyé le poisson, je pris congé d’elle, lui souhaitant un bon dimanche. Il était très important de dissimuler les informations dans un déluge de futilité pour que ça passe inaperçue. C’était une technique psychologique très employé par la police et les psys justement. Shea, heureusement pour nous, n’était pas non plus resté sans rien faire. Elle avait entreprit de jouer de ce qu’elle pouvait offrir. Un certain intérêt pour les hommes hétéros… Déjà, quand j’ai découvert ça, je n’en revenais pas qu’elle trouve la force de faire ça…

Voilà qui en disait long sur sa détermination, mais également une source d’information supplémentaire et fiable. Le soir, en revenant à l’hôtel, on se retrouva devant une pizza au bacon pour discuter de nos conclusions. Je lui racontais pour le jogging de Keith et, malgré moi, je lui fit un rapport sur l’état de son amie.

- S’il fait son jogging seul, ce serait le moment parfait pour frapper. Mais ça, j’aurais du mal à l’obtenir. Tu crois que tu pourrais avoir cette info ?


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Shea A. McLaughlin
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Mer 29 Aoû - 22:20

Shea n’avait pas attendu longtemps avant de faire la route qu’il fallait pour obtenir ses informations. Elle s’était retrouvée tard le soir, dans un bar, autour d’une bière dans une intense discussion avec un jeune joueur de l’équipe de l’université. Derrière ses cheveux, atypiques mais saisissante, elle avait attiré son attention en se muant d’un rôle qu’elle ne jouait jamais d’ordinaire. Pour le coup, la jeune femme était juste quelqu’un d’autre, une autre personne qui ne souffrait pas des douleurs qu’elle éprouvait quotidiennement. Sourire en coin, œillade discrète, joues légères rosées par l’émotion et l’alcool…

« Alors quoi, t’es nouveau dans l’équipe ? » Demanda-t-elle avec un petit rire amusé en échangeant un regard complice avec lui. Il lui répondit : Ben était nouveau, motivé, tout jeune aussi. Sans doute suffisamment naïf pour qu’elle le manipule comme il fallait. Ses yeux sombres le sondèrent tout le long de la discussion, qu’elle menait à la baguette. Là, ses doigts s’aventurèrent sur la paume du jeune homme, qu’elle caressa doucement quand lui passa son bras autour de son dossier : « Tu as un truc de prévu demain matin ? »

Oui, lui répondit-il. Un entrainement avec le capitaine de son équipe. Dispensable précisa-t-il dans la seconde avant de donner l’impression de culpabiliser à cette idée. Shea fronça les sourcils : elle le savait pourtant déjà. Ses recherches l’avaient mené précisément jusqu’à lui ce soir, elle n’avait noué le contact que pour ça. L’empêchait d’y aller et leur laisser l’occasion de faire ce qu’ils devaient faire. Son cœur rata un battement et reprit le rythme la minute d’après.

« Tu devrais pas y aller. » Souffla-t-elle en se penchant vers lui. Ses lèvres effleurèrent son oreille, son souffle caressa sa joue rasée de près. « On devrait s’faire un truc tous les deux… » Ajouta-t-elle avec un sourire et une œillade brillante. Elle-même ne se reconnaissait pas là-dedans. Ben donna l’impression de résister, puis de renoncer. « Allez, il peut bien se passer de toi une matinée, non ? Alors que moi, je ne sais pas si on aura l’occasion de se revoir de sitôt… » Souffla-t-elle. Pour le pousser à accepter.

Elle obtint ce qu’elle voulait, et n’eut pas besoin de pousser trop pour ça. La jeune femme esquissa un grand sourire, ramenant une mèche derrière son oreille en se relevant. Ben eut l’air déçu de la voir partir si vite, mais le fut bien moins quand elle déposa ses lèvres contre sa joue :

« A demain, huit heures. Ici, d’accord ? » Ajouta-t-elle.

Lorsqu’elle se retourna et quitta le bar, la jeune femme se transforma. Elle descendit la rue jusqu’à la voiture où l’attendait Anton, se métamorphosant au passage. La personne fraiche et audacieuse qu’elle était dans cette pièce n’existait déjà plus. Avait-elle un jour été réel de toute façon ?

« Il sera seul. » Assura-t-elle à Anton lorsqu’elle prit place à ses côtés dans la location qu’ils partageaient. « Comment on va faire alors ? » Demanda-t-elle en nouant ses cheveux en un chignon haut. Des mèches s’échappèrent de sa coiffure, retombant dans son cou pâle. Elle enfila rapidement une petite veste pour couvrir ses épaules, malgré la température ambiante, elle se sentait glacée à l’intérieur.



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Jeu 30 Aoû - 21:55

Je regardais Shea se préparer pour sa soirée d’infiltration et je ne pouvais me retenir de penser à la chance que l’autre allait avoir. Vous savez à quel point on peut se changer physiquement et mentalement pour préparer une mission ? Shea est en train de me montrer qu’elle peut aller loin très loin. Elle a les épaules nues, une légère touche de maquillage et une giclé de parfum. Son expression habituelle est remplacée par une tête de « chasseuse ». On aurait pu penser qu’elle allait réellement chasser l’homme et j’en serais presque jaloux. Mais ce serait oublier qu’elle n’y va pas pour s’amuser mais bien pour récupérer des informations cruciales pour demain matin.

Je la dépose devant le bar, la laissant faire son travail et je vais me poster un peu plus loin pour l’attendre. Juste avant qu’elle ne descende de la voiture, je pose ma main sur la sienne et je lui dit :

- Tu es superbe Shea, je suis certain que tout se passera bien. Mais si tu as un problème, envois moi un sms, je serais là dans les cinq minutes.

Un dernier sourire échanger et la voilà qui plonge dans la foule. Je l’attends pendant plus de deux heures, c’était très long et frustrant, j’avais l’affreuse impression de ne servir à rien et d’être le plus inutile des compagnons de galère. Certes c’était totalement faux… mais ça me collait au palais comme un reste acide. Enfin, je la vois revenir, le visage terne et fatigué. Son expression revenu à la normal. La fille qu’elle fut le temps du plan était déjà partie, j’aurais aimé la connaitre un peu plus, mais je comprends qu’elle n’existe plus après toutes ces épreuves… De toute façon, c’est de cette Shea actuelle dont je suis tombé amoureux.
Une fois dans la voiture, elle se couvre les épaules et m’assures qu’il sera seul demain. Me demandant quel serait la prochaine étape du plan. Je réfléchis un peu puis je lui dis :

- Je vais te reconduire à l’appartement, le temps de déposer mon téléphone. Ensuite je vais aller reconnaitre le parcourt de course. Demain matin, tu iras au rendez-vous, il faut absolument qu’il soit seul. Lui poser un lapin risquerait de le faire revenir dans la course, Littéralement. Je ferais ce que j’ai à faire et quand ce sera fini, je t’enverrais un seul sms te disant « je veux te voir ». Ensuite je détruirais mon téléphone. Toi, tu me rejoindras en ayant juste prit soin de te faire voler ton téléphone avant.


Je démarre la voiture avant de continuer mon explication et mon plan :

- Comme ça, les pistes seront brouillées et nous aurons le temps de faire ce que nous devons faire. D’accord ?


Après un court trajet, je redépose mon amie et je lui souhaite de se reposer au maximum. Demain sera une journée très dure et longue. Il lui faudra être en forme autant sur le plan physique que psychologique. Pour ma part je pars me balader dans le parc et trouve un passage idéal pour une embuscade. Je finis par revenir à l’appartement après deux heures du matin. Je tombe comme une pierre, si bien que j’ai l’impression de ne pas avoir dormi du tout quand le réveille de Shea sonne.
Nous nous préparons dans un relatif silence, quand je la dépose devant le bar, j’ai un dernier mot pour elle avant le grand saut :

- Shea, tout va bien se passer… Bientôt tout sera fini. Je t’envoie un message très vite.
Très vite, c’est peu dire. J’ai déposé Shea devant le bar à 7h45. Quand j’ai envoyé le message, il était à peine 10h00.

Je ne vais pas vous décrire les détails de l’opération, mais un coup derrière la tête, une photo de sa femme et quelques menaces bien placées l’ont convaincu de venir avec moi jusque ma voiture. La menace de mon pistolet assurant une certaine tranquillité pendant le trajet. Il chercha néanmoins à négocier, il me menaça, me proposa de l’argent. Sauf que je restais froid et pro, comme on me l’avait appris. C’était le visage fermé que je l’avais attaché dans un vieux hangar isolé de tout. Bâillon, menotte et corde. J’avais fait un crochet par un sexshop pour acheter tout ça, c’était du bon matos efficace et qui ne laissait pas de marques.

Il ne reste plus qu’à attendre la principale interessé de notre petit jeu, celle pour laquelle je me suis compromis à ce point. Celle que j’aime :

- Tu vas vite comprendre pourquoi tu es là mon gars. J’espère juste que tu sauras te montrer digne et responsable. Que tu assumeras tes actes et que je n’aurais pas à supporter tes mensonges.

L’autre me regarde sans comprendre, il doit chercher ce qu’il a fait de mal récement pour mériter un tel sort. Ne t’en fait pas mon petit connard, tu sauras bien assez tôt :

- Je vais juste te prévenir d’un détail. En dépit de ce que tu vas voir, sache ton plus gros problème ne sera pas moi, mais la personne que nous attendons.

Comme pour marquer mes dires, j’entendis les bruits de pas particuliers de Shea retentir.


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Shea A. McLaughlin
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Jeu 30 Aoû - 22:15

Ben l’avait trouvé bizarre, et il avait des raisons pour ça. Elle n’avait pas réussi à retrouver son rôle de la veille, elle en était tout bonnement incapable. Aux aguets, perturbée, fatiguée, la jeune femme avait l’impression d’être un animal traqué, sur le point de trouver son prédateur et de se faire mordre. Pas une fois elle n’avait envisagé la scène d’une bonne manière, alors que c’était elle qui était en chasse depuis son retour à Seattle. Le cœur battant, le rendez-vous ne fut donc pas à la hauteur des espérances de Ben, même si Shea fit de son mieux pour se détendre. Jusqu’à ce que son téléphone sonne finalement et qu’elle voit le message d’Anton.

« Je… Je suis désolée, je vais devoir te laisser… » S’excusa-t-elle sincèrement tout de même en relevant le nez vers Ben. Ce dernier s’inquiéta, rien de grave lui demanda-t-il. « C’est… C’est une urgence familiale, il faut que je rentre. » On se rappelle, hein ? Elle esquissa un sourire. « Bien sûr. Je t’envoie un message ce soir. » Mentit-elle.

Peut-être que Ben était celui qui aurait pu lui faire changer d’avis sur bien des choses sur cette planète. Sur les hommes surtout. Car malgré la veille où elle s’était montrée incroyablement entreprenante, et ce matin terriblement décevante, lui n’en avait pas fait grand cas, à croire que sa compagnie suffisait et qu’il appréciait au moins sa conversation. Sauf que ça, Shea n’en saurait jamais rien. Elle s’éloigna de lui au pas de course en le remerciant pour sa compagnie, et se hâta de quitter les lieux. Au croisement suivant, la brune cassa son téléphone sous son talon, avant de le balancer dans la poubelle la plus proche.

_________________

Elle s’extirpa de la voiture qu’elle avait pris pour rejoindre d’un pas mal assuré l’entrée de la bâtisse. Lorsqu’elle vit la silhouette d’Anton apparaitre à la porte du vieux hangar, Shea chercha un peu de courage pour se rapprocher davantage. La gorge nouée, elle enfonça ses mains dans ses poches en essayant de ne pas partir en courant tout de suite. Ses jambes auraient été incapables de la porter de toute façon…

« Il est là ? » Demanda-t-elle d’une voix faible en fuyant le regard de son ami.

Il confirma. Et ça lui donna l’impression d’un coup en plein ventre. Le souffle coupé, elle hésita un jeter un coup d’œil, ne serait-ce qu’à rentrer à l’intérieur. Finalement, n’était-elle pas bien, ici ? A Boston ! Loin de lui, loin de tout ça, dans son marasme impraticable, où elle survivait comme elle pouvait… Tout ça était ridicule, réussit-elle à se convaincre. Elle n’avait pas besoin de ça pour aller mieux, elle s’était toujours très bien débrouillée jusqu’ici, non ? Certes, en étant profondément malheureuse, mais qu’est-ce que ça faisait !

« Je… Je peux plus. » Fit-elle soudainement en réalisant que Keith n’était plus si loin. C’était lui qui lui avait tout pris, lui qui avait réussi à la souiller jusqu’à sa substance moelle. L’affronter ? Elle n’en avait ni la force, ni le courage. Pourquoi s’était-elle bercée d’illusions ? « Je veux plus faire ça, je… Je veux rentrer chez moi, et… »

Sa respiration s’affola progressivement, en réalisant alors tout ce que ça impliquait pour eux. C’était une grossière erreur, et ils risquaient gros tout ça pour des bêtises ! Comment avait-elle pu traîner Anton là-dedans ? Pourquoi le lui en avait-elle parlé ? Le ventre creusé, la gorge tellement nouée qu’elle en avait du mal à respirer, elle sentit son cœur s’affoler, et sa vue se réduire progressivement. Elle tituba en s’écartant, prête à renoncer pour de vrai :

« Tout ça, c’était une erreur… C’était trop con, pourquoi je t’ai suivi ! » S’insulta-t-elle. Anton parvint à la retenir par le bras pour assumer la promesse qu’il lui avait fait. Mais lorsqu’il parla pour essayer de la dissuader de renoncer, elle fut bien incapable d’entendre quoi que ce soit. Son cœur battait à ses tempes, couvrant le son de sa voix. Elle manquait d’air, et se sentait au bord du malaise :
« J’arrive plus… » L’angoisse l’étreignait violemment, la tenant à la gorge comme une poigne lui compressant la trachée. Et elle eut toutes les peines du monde à articuler : « J’arrive plus… à respirer… »



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Jeu 30 Aoû - 22:57

Je pensais que nous allions enfin avancer, qu’elle allait trouver une sorte de rage et qu’elle voudrait lui faire du mal. Se venger, nous étions là pour ça, mais en lieux et places, je la vois blanchir et se débiner. Je réussis de justesse à la retenir, fidèle à la promesse que je lui avais faite. Ne pas la laisser s’enfuir, mais quand je la regarde paniquer et se perdre, perdre son sang-froid et sa raison… Mon cœur se serre et je me rends compte que j’ai été égoïste moi aussi. Sans le vouloir j’ai joué de mon ascendant psychologique sur elle. Avait-elle envie réellement de le faire ou c’est la suggestion et l’auto-persuasion qui l’a fait aller aussi loin ?

Dans tous les cas, je ne sais pas quoi faire, je la vois qui se décompose devant moi, sa respiration s’accélère et elle commence à avoir un comportement erratique. Une crise de panique, comme Creedence quand nous avons affrontés les zombies quelques semaines plus tôt. J’acceptes ses reproches en silence et je la prends par les épaules alors qu’elle roule des yeux sous l’effet de sa propre panique. Je la repousse légèrement et je l’oblige à s’assoir.

J’avais plus ou moins prévu qu’elle stresserait, mais pas à ce point ! Il faut que je la calme vite car sinon je ne pourrais jamais la gérer elle ET Keith. Heureusement, j’ai prit le temps de me renseigner sur quelques techniques simples et efficaces. Je check son pouls, il est très rapide, en comparaison, le mien est deux fois plus lent… Pourquoi c’est important ? Car la panique psychologique est intimement lié à ses manifestations physique, en d’autre terme, calmer son corps permet de calmer son esprit.

J’avais lu un jour que quand deux cœurs battent à des rythmes différents mais qu’ils sont mit en contact, par une étreinte par exemple, ils ont tendances à se mettre au diapason, le cœur le plus lent accélère un peu et le plus rapide ralentit. Je prends donc Shea dans mes bras et je l’oblige à écouter mon cœur. En même temps, je lui murmure :

- Respire calmement Shea, lentement, profondément. Ecoute mon cœur, le tien va naturellement se mettre en symbiose avec lui. Il va ralentir et tu vas pouvoir respirer correctement. Ensuite, nous parlerons.


L’étreinte dure pendant encore un moment, de temps à autre je passe ma main sur sa carotide et je vois où elle en est. Enfin, après un moment elle semble avoir retrouvé le contrôle de son corps. Nous allons pouvoir parler calmement et chercher des solutions pour nous sortir de là. Si elle ne veut pas le faire, alors je ne lui imposerais pas. Elle pourrait repartir, mais moi j’irais jusqu’au bout. Calmement, je lui murmure :

- Shea, je ne peux pas savoir ce que tu ressens. Je ne le pourrais jamais… Oui tu as peur je sais. Mais je te promets que tu peux avancer ce soir, la justice, tu n’es pas là pour te venger et faire du mal à un homme. Tu es là pour s’assurer qu’un criminel reçoive ce qu’il mérite et que plus jamais il ne puisse faire de mal.

C’est un bon début, j’ai l’impression qu’elle m’écoute et c’est rassurant. Je m’enhardis et je passe ma main dans ses cheveux :

- Nous avons bravé les zombies, la morts, nos disputes, mon frère. Ce n’était pas gagné mais nous avons réussis à faire quelques choses de notre relation. C’est en son nom que j’ai traversé le pays avec toi. Nous avons fait tellement de chemin, n’abandonne pas maintenant. Ne te laisse pas submerger par la peur et la culpabilité. Je serais avec toi jusqu’à la fin.

C’est à mon cœur de s’emballer, placer comme elle est, elle ne peut pas louper que j’ai une vague d’émotions en moi. Non pas que je panique, mais ces sentiments que j’ai pour elle, je ne peux pas lui dire comme je voudrais alors j’essaye de le transposer comme je peux :

- Tu n’es pas obligé de parler Shea… Je peux m’en occuper pour toi. Tu peux simplement le regarder et l’écouter… Il finira par tout avouer, je te promets que ce sera sans violence et… si… si tu as peur de passer à l’acte je pourrais le faire pour toi, tu n’auras qu’à attendre dehors.

Je rompt enfin l’étreinte et je lui fait mon sourire le plus rassurant :

- On y va ? Jusqu’au bout ?


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Shea A. McLaughlin
Administratrice
Métier : Peintre
Informations :

A une grande soeur » Timide, sensible et introvertie » Connue sur Tumblr pour ses oeuvres, sous le nom de Drenshara » Féministe convaincue » A pris des cours de self-défense après une agression, elle ne sort pas sans son chien, Hulk. » Déteste les hommes et ne se laisse pas facilement approcher » A un appétit de moineau » Tient une radio pirate et un blog-journal » Enquête activement sur l'infection, au risque de se mettre en danger » A depuis peu une arme à feu dont elle ne sait pas se servir » Annexes
Véhicule : Scooter Vespa
Inventaire : Kahr K9, Boîte d'Ibuprofène 200mg (30 comprimés), Kit de premiers soins (4 compresses stériles, produit désinfectant, 8 pansements, 2 bandages), Boîte de Tramadol 200mg (30 comprimés)
Ven 31 Aoû - 20:40

Comment réussit-il à la calmer ? Ses pensées s’entrechoquaient, elles s’éclataient contre son crâne. Il lui semblait que l’affolement de son cœur ne parviendrait jamais à s’arrêter, à part si elle faisait une crise cardiaque dans la seconde. Mais lui, Anton, parvint à la rendre sereine. D’une étreinte, d’une demande qu’elle perçut presque à peine, qui coula cependant de source la seconde d’après. Dès lors qu’elle écouta le battement régulier, puissant, du cœur de son ami, la brune eut comme l’impression d’être à la porte de quelque chose d’important. Que derrière le bras se trouvait un objet précieux, bien davantage encore que ces angoisses. Et là, son souffle lui revint. Ses larmes ne se stoppèrent pas pour autant, dégoulinant sur ses joues pâles, entraînant dans leurs chutes son maquillage précaire.

Jusqu’au bout ? Elle releva le regard vers Anton, croisa ses yeux, son air décidé. Son sourire rassurant. Reniflant, la brune s’écarta légèrement pour réussir à retrouver ses esprits. Troublée, elle se passa la main sur le visage pour essuyer ce qu’elle ne voulait pas montrer, essayant bon gré mal gré de retrouver un minimum contenance. Ça lui semblait impossible après cette scène, mais si lui tenait la route, alors elle devait faire en sorte de ne pas en sortir pour sa part. La gorge trop nouée pour pouvoir parler, elle hocha tout simplement la tête pour lui répondre.

Oui.
Cette fois, ils iraient jusqu’au bout.

Elle lui demanda un instant en se relevant, rassemblant son courage pour rentrer dans le hangar avant lui. L’endroit n’était pas très bien éclairé, et de sa position pour Keith, elle n’était pas forcément reconnaissable. Elle s’avança cependant, avec l’impression de ne plus vraiment être dans son corps. Là, ses pas la menèrent jusqu’à lui. Alors qu’elle dégageait ses cheveux de son visage pour qu’il la reconnaisse. Durant un bref instant, elle crut discerner le doute dans ses yeux, un brin de peur peut-être. Puis, possiblement, un soulagement.

Maladroitement, la brune retira le baillon de Keith, un air partiellement dégoûté sur le visage. Sans dire un mot, les deux se figèrent un bref instant :

« Shea ? » Demanda-t-il d’une voix étranglée sans obtenir de réponse. « Shea, c’est… C’est toi ? » A croire qu’il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Et que tout se mélangeait dans l’esprit de leur otage. « On… On s’est inquiétés pour toi avec Maddie, on… Libère moi, il faut qu’on parte d’ici, il va… »

Keith se figea à nouveau dès lors qu’Anton passa la porte pour la refermer derrière lui. Inquiet, une ride barra le front de l’homme. Shea se détourna de lui, comme s’il n’était pas dans la pièce. Un sourire timide perça sur ses lèvres, et elle chuchota à l’égard de son ami :

« Je te le laisse. » ça n’était qu’un simple murmure, mais un signe de confiance. Elle croyait qu’il en serait capable. Sans violence avait-il dit… ça serait sans violence, jusqu’à ce qu’il lui hôte toute possibilité d’être heureux dans le métier qu’il aimait.
« Tu connais ce taré ? » Demanda Keith soudainement. Sa voix, vindicative, lui arracha un frisson. Ce taré ? Il osait parler d’Anton comme ça ? Son poing se crispa dès lors, elle se retourna vivement pour l’écraser violemment contre le nez du sportif. Il y eut un craquement sec, une gerbe de sang, et une douleur vive dans sa main qu’elle ne sentit pas tout de suite. Shea fut sur le point de lui en coller un autre quand Anton la retint :
« T’avise pas de parler de lui comme ça, connard ! » Grogna-t-elle trop férocement pour que ça soit anodin.
« Putain… Putain mais il s’passe quoi ? » Certes. C’était à ne plus rien y comprendre.

Mais Keith était le seul coupable : c’était lui qui l’avait rendu ainsi.



And then I felt chills in my bones, the breath I saw was not my own... I knew my skin that wrapped my frame wasn't made to play this game. Then I saw him, torch in hand, he laid it out, what he had planned and then I said, I'll take the grave, please just send them all my way...
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Métier : détective privé
Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
Véhicule : Ford Mondéo
Inventaire : Beretta 90-two
Ven 31 Aoû - 23:31

Encore une fois, Shea sait me surprendre de part sa fougue et sa réaction. C’est plutôt bon signe non ? ça doit vouloir dire qu’elle se sent un peu mieux. De quoi je parle me direz-vous ? Le fait qu’elle casse le nez du gars me traitant de cinglé ! Un sacré punch si vous voulez mon avis. Je ris un coup en la voyant faire ça et je m’approche de Keith. J’ai à peine le temps de réagir que Shea veut lui en coller un autre, heureusement que j’ai de bons réflexes ! C’est divertissant, mais s’il a mal, mes menaces seront moins « effrayantes ».

- Laisse Shea, tu risques de te blesser à le frapper comme ça. J’ai connu bien pire comme insulte, mais merci de prendre ma défense.

Je l’invite donc à rester un peu en retrait et je sors un microphone. Je le pose bien en évidence devant Keith et je me plante devant lui. La première étape est de faire douter la personne, voir Shea semble l’avoir déjà perturbé. En dépit du coup de poing, je crois deviner qu’il va chercher du réconfort de son côté. Je fais craquer mes mains et je le regarde d’un air mauvais. Mais c’est la voix calme et douce que je lui posais la première question :

- Keith, j’espère que tu ne te sens pas trop mal avec ton nez cassé. C’est le cas ?

L’autre me regarde comme si j’étais une sorte de monstre mais il murmure que ça fait un mal de chien. Bien, il n’est pas muet, ça devrait aider pour la suite des opérations. Deuxième question maintenant, même si c’est plus un récapitulatif des faits qu’autre chose :


- Je voudrais que tu me dises pourquoi Shea est en colère contre toi Keith. Elle m’a expliqué qu’une soirée s’est « mal terminé » pour elle et un peu trop bien pour toi. Je voudrais savoir ce que tu en penses. Explique moi ton point de vue.

Le sportif lança un regard vers l’intéressé puis revint sur moi, plusieurs fois, de nombreuses fois. Ses yeux semblèrent sortir de leurs orbites. Il devait se souvenir de quoi on parlait car il bafouilla quelques mots avant de se lancer fermement dans une explication fumeuse :

- On avait tous les deux bus, je pensais qu’elle savait ce qu’elle faisait et puis, puis… Elle n’a pas dit non. J’aurais arrêté immédiatement si elle avait dit non ! Je le jure, Shea ! Je ne savais pas que je te faisais du mal ce soir là. Je pensais que tu en avais envie aussi.


J’étais surpris, je pensais qu’il allait nier en bloc, mais le voilà qui se répandait déjà en excuses et justifications. Il y avait beaucoup de « si » dans sa phrase. Je reste neutre pendant qu’il parle, même si je bouillais :

- Quand on était en train de le faire, je te voyais ! Tu semblais bien t’amu…

- DONC ! tu penses, tu crois que Shea avait envie de ça ? Jamais tu n'as fait attention à ta partenaire ? Je crois pourtant qu'il est facile de savoir quand une femme veut le faire ! Le fait qu’elle soit là ce soir ne prouve-t-il pas que c’est faux ? Ecoute mon grand, nous avons parlé pendant longtemps. Elle m’a expliqué cette soirée et je ne crois pas un mot de ce que tu me racontes. Tu savais parfaitement ce que tu faisais, l’alcool n’excusait en rien. C’est même pire.

Je m’éloigne pour aller chercher un outil sur une table un peu plus loin, j’avais promis aucune violence à Shea, mais lui ne le savait pas. On allait lui faire un peu peur pour qu’il parle un plus. Je commence à lui caresser le visage avec une pince :

- Keith, je vais te laisser une chance. Admet ta faute, admet tes fautes. Ce qui blesse Shea, c’est déjà ton geste mais ce qui l’empêche de dormir c’est que tu penses n’avoir rien fait de mal. Je suis là pour que justice soit faite, rien de plus. Tu as trompé ta fiancée en violant sa meilleure amie. Tu l’avais fait boire pour « augmenter » tes chances. Admet le et on restera là.


C’était cash, très direct, un peu mensongé mais pas grave. Je le regarde sans montrer moindre signe de faiblesses. Je me penche sur lui, approchant mon visage très prêt du sien :

- Au mieux, il faudra 24 heures à la police pour te retrouver, je t’invite à coopérer car je doute fortement de pouvoir la retenir de te cogner autant de temps. Et ma patience risque aussi d’arriver à son terme. Alors je t’écoute Keith.


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