Hold me tight, or don't ft. Wesley

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Métier : Étudiante en médecine vétérinaire
Informations : -Elle adore la mode
-Elle est végétarienne
-Malchanceuse en amour

Véhicule : Prius 2016
Lun 5 Mar - 0:45

Non, non, non, non, non. Non mais non. Elles voulaient vraiment très très fort me sortir le nez de mon bouquin, mais je voulais très très fort y rester. Pas que ça me dérange de sortir, mais… putain ouais, ça me dérange. Je ne veux pas, pas pour des gens. À la limite, m’inviter à boire un café, ouais, pourquoi pas, le café c’est bien, c’est la vie, mais là… Là! Elle me tirait pour m’amener je ne sais où, endroit de déchéance, d’alcool et de musique trop forte. Au moins si c’était pour danser, mais même pas, une soirée étudiante. Oh Dieu, non, pitié pas ça. C’est pas de ma faute déjà, j’avais une vieille âme, assez vieille pour préférer rester en tête à tête avec un bouquin d’anatomie canine et Netflix. Genre mon âme avait du goût, je n’y pouvais rien…

Sauf qu’on détruisait mes arguments tellement rapidement que je n’en trouvais plus. Alors, beaucoup trop rapidement, j’avais une amie qui me coiffait et une autre qui passait en revu ma garde-robe et elles s’inter changeaient pour m’offrir des choix. Heureusement pour moi, tout était joli dans ma garde-robe, j’avais du goût, juste qu’elles cherchaient le plus intéressant. Pas parce que ma vie sexuelle était désastreuse que j’en devenais un cas désespérée non plus. J’avais dix doigts et je m’appréciais beaucoup, c’était parfait pour finir mes études dans le calme et la réussite. Sauf qu’elles n’étaient pas très d’accord et même pas qu’elles s’entendaient sur ma tenue. Je finissais donc avec plusieurs choix que j’observais simplement, analysant le tout en les pointant tout en justifiant pourquoi je ne les choisissais pas :

-Pas la mini-robe, je ne suis pas assez désespérée pour ça. Les mini-short et le haut blanc, je porterais ça pour l’univ’ mais pas pour sortir. La tenue noire…

J’avais simplement soupiré en grimaçant. Je m’étais finalement levée observant les tenues pour fouiller dans ma penderie moi-même. Si on voulait que les choses soient bien faites, fallait le faire soi-même, c’est ça ?

-Je vais mettre un pull et puis voilà, pas besoin de plus.

J’avais dit ça avec le sourire tout en retirant mon haut pour enfiler le dit pull sur le son mélodieux des soupirs désespérés de mes copines.  J’adorais ce son, c’était magique. Surtout quand elles réalisèrent que c’était une robe pull très courte en fait. Du coup, mon âme de mamie était comblée et leur envie de me voir procréé un jour aussi je suppose. Les pauvres, si elles savaient…

À peine le temps de sélectionner les chaussures appropriées qu’on était déjà en route vers la fête qui ne me faisait toujours pas envie. Pas que je n’aimais pas les fêtes, si elles pouvaient évités d’être remplis d’inconnus… ça m’aiderait, bref. Le bruit agressant de la musique se faisait entendre et je voulais déjà partir avant même d’avoir traversé la porte. Une fois la porte passée, plus moyenne de fuir que me disait l’une de mes amies, c’était un défi ? J’avais tenté de m’éclipser trois fois en dix minutes et on m’avait finalement donné un verre rouge typiquement universitaire avec un alcool X dedans que je ne buvais pas réellement. Je parlais à mes copines, mais le temps de cligner des yeux et je me retrouvais seule. Ok… c’est maintenant qu’on fuit ?
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Wesley I. Brewster
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Métier : Éducateur spécialisé
Informations : ► Son nom de naissance est Angus Collins, identité qu'il déteste quand même un peu et il est Irlandais
► Il a été adopté par Janice Brewster à 18 ans.
► Il était semi-pro en tennis
► Il est bisexuel et est actuellement célibataire après une relation avec un homme
► Il boitille légèrement parce qu'il a été victime des attentats de Boston en 2013
► Il aime aider les gens et est particulièrement optimiste
► Son péché mignon, c'est la bière
Véhicule : moto Yamaha R6
Inventaire : Batte de baseball
Sam 10 Mar - 2:29

"Et glou ! Et glou ! Et glou !" hurlait la populace étudiante réunie autour de Wesley qui tenait un tuyau menant droit à son gosier brûlant à cause du passage de l'alcool. Il ne savait même plus quel genre de mélange c'était mais est-ce que ça le préoccupait ? Pas vraiment. Tout ce qui comptait vraiment c'était ce qu'il faisait présentement. Il réalisait un exploit. De mémoire, personne de sa confrérie ne parvenait à avoir une descente comme la sienne. Enfin, confrérie... Ses anciens amis de maisons. Il avait quitté l'université assez rapidement et avec les maisons kappa, delta, lettre de merde grecque qui désignaient un club. Il n'avait jamais aimé ça mais il fallait dire que pour un européen, ça faisait quand même grave plaisir d'appartenir à un groupe d'individus. Dont beaucoup l'avait délaissé après son accident. Le semi-pro tennisman ne passerait jamais pro et les avantages que cela pouvaient attirer n'existaient plus alors pourquoi rester ? Heureusement, il y avait eu des fidèles comme Erwan qui l'avait traîné de force jusqu'à cette foutue fête. "Pour oublier" qu'il disait. Comme si c'était facile d'effacer. Un an de sa vie venait de partir en fumée avec celui qu'il avait cru être sa moitié. Quincy... Repenser à lui plongeait Wesley en rogne et l'aidait à se décider. Sa place serait dans cette saloperie d'orgie d'alcool et il lèverait le coude jusqu'à en avoir une inflammation. Et malgré tout ce qu'il avait déjà avalé, il ne se sentait pas bien.

Il était présent depuis quasiment le début des festivités. Et en plus ça avait commencé tôt parce que le foutu couvre-feu les empêchaient de se déplacer à pas d'heures dans les rues. Puis bon, une fois dans le bâtiment, c'est comme s'ils ne traînaient plus, alors aucun policier ne viendrait les emmerder. Sauf si on appelait pour tapage nocturne. Auquel cas... Eh bah ils s'en foutraient quand même. Le derrière enfoncé dans un canapé, jambes croisées, le brun fixaient les différents invités. Il connaissait certains, d'autres non. Il semblait même que d'autres gens, venaient. Sans doute des connaissances ici et là. De toute façon, personne n'était refusé ici puisqu'il suffisait de débarquer avec à boire pour compter comme un laisser-passer. Il avait débarqué avec trois personnes et ces gens avaient déjà disparus, sans doute dans l'espoir de conquérir des coeurs. Ou tout du moins des culottes. Ou qu'importait le sous-vêtement. C'est sans doute pour ça qu'il s'était levé et qu'il avait décidé de voler la vedette à une nana qui essayait de boire. Mais c'était lui le roi du tuyau. Et il l'avait prouvé. Combien de gorgées il avait engouffrées ? Combien de fois il avait manqué de s'étouffer, durant ce jeu débile ? Il ne savait pas mais il l'avait fait. A la fin, il leva les bras au ciel et gueula comme un con pour certifier qu'il était allé jusqu'au bout, son t-shirt tout de même trempé par les quelques centilitres qu'il n'avait pu avoir. Il empestait l'alcool mais il était heureux, plus encore quand l'attroupement autour de lui l'acclamait comme un roi.

Le revers de la médaille, c'est qu'une envie de gerber le prit. Trop boire, trop vite, c'était mauvais et il le savait. Ses études lui avaient dit... Heureusement, il n'avait besoin de personne pour trouver les toilettes et s'y dirigea comme un grand. Dans la cabine, il s'enferma et abaissa la lunette et s'installa dessus. Lentement, il se frotta le visage comme si cela combattrait les effets de l'eau-de-vie. Tu parles ! Parfois, une envie de tout dégueuler se fit sentir mais il se retenait, se contrôlait. Pas question qu'il vide son estomac ! Il ne l'avait jamais fait jusque là, malgré les murges qu'il avait prit alors hors de question que ce soit aujourd'hui le premier jour. "Putain !" grogna-t-il lorsqu'il sentit le sol tanguer alors qu'il se remettait sur pieds. Putain ouais. Il fallait qu'il se contrôle, qu'il gère ce merdier... Manger. Bonne idée, il devait manger. Et boire. Beaucoup boire. Mais de l'eau ou du jus mais surtout de l'eau, histoire d'éviter les effets gueule-de-bois. Pour ça, il devait aussi retrouver son sac... Il s'était douté qu'il ne ressortirait pas indemne de cette soirée alors il avait eu un kit de survie. Une bouteille d'eau, un t-shirt de rechange et de quoi grignoter un peu. Putain ! Tout ça était la faute de son ex... Non, non, non ! Ne pas y penser parce qu'il replongerait directement dans les conneries et ce n'était pas le but. Souffler... Inspirer... Expirer. Prenant son courage à deux mains, le jeune homme se dirigea vers le vestiaire improvisé et récupéra ses affaires. Puisqu'il en était là... Pourquoi ne pas se tirer, tiens ? Ouais, quelle bonne idée.

Il allait se casser. Il n'était pas à sa place. Ses anciens camarades le jugeaient et malgré tous les bons souvenirs qu'il avait et son gout prononcer pour la fête, ce n'était pas ici que Wesley voulait se trouver mais plutôt loin, dans le calme, le froid, avec un pot de glace dans les mains et une bouteille de whisky à coté de lui. Peut-être qu'il trouverait une épicerie rebelle qui accepterait de lui vendre ça, tiens. Sac sur l'épaule, il s'apprêtait à s'en aller quand ses amis l'attrapèrent et lui posèrent un tas de question, refusant qu'il s'en aille parce qu'il avait le cœur brisé. De nouveau, il se retrouva avec une bière en main et ses potes lui parlaient tous en même temps, de sorte qu'il ne comprenait rien. Il allait grogner jusqu'à ce que l'un d'eux lui lance "Un dernier défi et on te laisse partir. " sur un ton amusé. Bon sang... Il ne resistait jamais à un défi alors... Merde. Il était dans la merde. Soupirant. le rééducateur les observa avec un air dépité. Il acceptait... "Tu vois la fille, là bas ? Dans son coin ? Essaye de la draguer et si tu pars, pars avec elle ! Ça te fera du bien d'être en bonne compagnie, si tu vois ce que j'veux dire !" disait l'un des mecs, certain que Wes craquerait. Ce qui se produisit. Le jeune homme avala d'une traite le contenu de son verre et se dirigea d'un pas faussement assuré vers une petite blonde.

"Salut ?" qu'il demandait en premier lieu pour essayer de capter son attention malgré le bruit des fêtards et la musique trop forte. "Euh... Écoute, je veux pas t'embêter mais..." qu'il poursuivait en se grattant la nuque, désormais gêné. "Mes potes m'ont lancé pour défi de venir te parler. Ils veulent qu'on reparte ensemble mais... On est pas obligés." finissait par dire l'européen en offrant un sourire désolé à la jeune femme. Pourquoi ne pas être honnête ? Qu'est-ce que ça coûtait ? Et puis il n'avait pas envie que la demoiselle soit juste un objet de jeu. De toute façon, il avait bien vu que ses amis étaient loin d'être sobre et même, il y en aura pour un moment avant que les corps évacuent les doses de gnôles dans leurs veines. "T'as pas l'air à l'aise, ici. Je m'apprêtais à partir, tu veux que je te raccompagne ?" proposait le rééducateur avant d'hausser les sourcils. "T'inquiète, j'suis pas un type chelou. J'veux rien et si ça t'inquiète, dis toi que tu courras toujours plus vite que moi." qu'il balançait avec un petit rire en lui précisant ensuite qu'il boitait légèrement à cause d'une blessure à la jambe et que donc il ne pouvait pas faire de longues distances. Les choses étaient claires entre eux et sagement, le brun s’éclipsa pour retrouver l'air de l'extérieur en attendant sa potentielle nouvelle amie de solitude. Passant la seconde bretelle de son sac à l'épaule, il vint enfin mettre les mains dans les poches de son pantalon. Il attendrait cinq minutes et ensuite, il s'en irait. Tant pis pour qui ne se pointerait pas. Il espérait aussi pouvoir rentrer, parce que bon, avec toutes ses doses de tord-boyaux, ce n'était clairement pas gagné d'avance.



« Le coup le plus rusé que le diable ait jamais réussi, c’est de faire croire à tout le monde qu’il n’existait pas. »
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Sam 10 Mar - 16:09

Trop de gens, de l’alcool, les odeurs, pourquoi ça existait tout ça ? Vous savez le sentiment que ça fait à une personne comme moi ? Je sais que je suis mignonne, que je devrais être à l’aise dans tout ça, mais je ne le suis pas. Je n’arrivais pas à l’être. Un film, un resto, un café, ça me faisait sortir et j’étais heureuse, mais une fête… ça servait à quoi ? Autre que de risquer de se faire vomir sur les chaussures… rien. On pouvait rencontrer des gens partout, mais pas à des fêtes. De toute façon, la plupart du temps, les gens étaient trop bourrés pour se rappeler de la personne rencontrée…

J’étais décidée à me barrer, mais je me sentais toujours un peu mal d’abandonner mes copines. Oh, elles m’avaient abandonné, mais elle revenait toujours voir si j’avais un truc à boire ou faim ou si tout allait pour moi. J’étais un peu l’animal de compagnie qui servait à rien, genre un cochon d’inde. Bon ok, peut-être pas à ce point, mais presque… j’avais plus la taille d’un hamster en fait…

Bref, je me perdais encore dans mes pensées, tentant d’éviter les conversations qui me demandaient de parler. Il y avait toujours un mec un peu bourré pour parler pour deux et me donner l’impression de sociabiliser. J’allais ressortir de cette fête avec la réputation d’avoir une bonne écoute, c’était déjà ça. Sauf que j’avais fini par me retrouver seule, encore, en tête à tête avec mon verre encore plein et finalement, l’idée de me sauver revenait à la charge. J’avais au moins fait acte de présence non ? On ne m’en voudrait pas c’est ça ? Bon oui, on me ferait la gueule si je me sauvais, je le savais. J’en avais soupiré d’avance avant d’entendre quelqu’un près de moi. Oh, il saluait surement un voisin ou un truc du genre, mais j’avais quand même cherché des yeux la conversation pour réaliser qu’il me parlait à moi. Je lui offris un sourire léger, un peu timide. Oh, j’aurais aimé arriver à jouer les filles pleines d’assurances et tout, c’était mon rêve, mais je n’y arrivais pas. J’avais la  trouille en vrai. Genre qu’il me demande d’entretenir une conversation entourée de tout ce monde. Ça, c’était la mort.

-Salut.

Voilà, il savait maintenant que je n’étais pas muette, bravo Judith, bravo. Attend mais… c’était une super idée ça, faut que j’apprenne le langage des signes et le tour est joué, plus besoin de parler à personne… bref. Il continuait de parler et j’écoutais. Il n’a pas envie de m’embêter, il ne m’embêtait pas, ses potes lui avaient lancé un défi. Oh Dieu, ça c’était jamais bon. Les potes et les défis, ça auraient dû être interdit sur le campus, sérieusement. Sauf qu’il enchainait, repartir ensemble ? Genre moi et lui ? What ? Et il me balançait ça comme ça ? Heureusement qu’on n’est pas obligé non mais. Sauf qu’il avait raison sur un point, je n’étais pas à l’aise, sauf que bah… j’étais obligée d’être là. Sauf que, si je partais avec lui, j’avais le droit à une exemption ? Surement. C’était comme sociabiliser. En plus, si je le trouvais bizarre, fallait attaquer le genou ou courir. Courir en zig zag comme contre les ours ? Bref, courir. Je devais m’inquiéter ou pas ? Surement que oui, mais j’avais le choix entre rester ou partir. Le choix était vite fait.

-Tu dis ça parce que tu n’as jamais tenté de courir sur ce genre de talons haut…

Sérieux Judith ? C’était le truc le plus intelligent que tu avais à dire ? Putain que j’étais idiote quand ça impliquait de parler. J’avais souri à ma propre bêtises, baissant la tête comme pour me cacher derrière mes cheveux et il partait. Ma seule chance de partir de cette fichue fête sans en entendre parler pendant trois siècles s’envolait. Alors, d’un texto rapide j’avisais que je partais avec quelqu’un et je le suivais pour rejoindre l’extérieur et l’inconnu au passage.

Je m’étais vite retrouvée à côté de lui, le dépassant même avec mon téléphone en main. Oh, j’avais une idée idiote en tête, mais tant pis pour lui… je marchais de reculons, devant lui l’instant d’une photo. Oui, oui, une photo de lui. Moi, je souriais beaucoup trop pour mon propre bien en le faisant. Envoyant la photo à mes copines avec comme petit mot : « Si je disparais, c’est lui le tueur Very Happy » et lui montrant au passage, refermant mon téléphone après avoir aperçue l’une de mes copines dire que l’inconnu était mignon. On s’en fichait de ça, le but c’était que je me sauve de cette fête.

-Pas besoin de me raccompagner si tu n’as pas envie, tu m’auras permis de sortir de là, c’est déjà très gentil de ta part.

Ouh ! J’avais dit une phrase qui faisait un minimum de sens je pense ! Voilà, j’étais de nouveau un être humain doué de parole maintenant que j’avais passé le seuil de cette fête. C’était génial comme ça. Bon, ça donnait l’impression que j’étais une associable… c’était un peu trop vrai pour ma réputation, du coup…

- Moi c’est Judith et toi ?

Voilà, j’étais un peu sociable, juste un peu.
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Wesley I. Brewster
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Informations : ► Son nom de naissance est Angus Collins, identité qu'il déteste quand même un peu et il est Irlandais
► Il a été adopté par Janice Brewster à 18 ans.
► Il était semi-pro en tennis
► Il est bisexuel et est actuellement célibataire après une relation avec un homme
► Il boitille légèrement parce qu'il a été victime des attentats de Boston en 2013
► Il aime aider les gens et est particulièrement optimiste
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Ven 6 Avr - 0:02

"En réalité... J'ai déjà essayé les talons et... Je comprendrai jamais pourquoi vous vous torturez avec ça. Sérieux, c'est horrible comme ! Aussi douloureux que l'épilation à la cire !" lançait Wesley du tac au tac à la jeune femme en se souvenant qu'il avait aussi tenté l'épilation allez savoir pourquoi et ce souvenir vint lui tirer un long frisson de douleur fantome. Brrr... Plus jamais il tenterait ce genre d'expérience... Surtout s'il n'était pas cuit à point... S'ensuivirent la photo, le message puis une nouvelle réflexion de la jeune femme qui le fit sourire en coin avant d'hausser les épaules. "Ma maman m'a apprit à être un gentleman. Donc je vais te raccompagner jusqu'à chez toi. Puis... On a largement dépassé le couvre-feu alors..." qu'il commençait en emboîtant le pas à la jeune femme, se retrouvant rapidement à ses côtés. Nouvelle surprise de sa part, elle se présenta. Judith... Judith... Eh bah ça allait, les surnoms aussi, ça allait. Ju', Juju', Jud' ? Oui, non, ça c'était moche quand même. Puis le jeune homme se souvent qu'on lui avait demandé la réciprocité. "Wesley." répondit-il simplement en venant tendre la main à la jeune femme pour qu'elle la prenne si elle le souhaitait, sourire accompagnant l'échange.

"Alors ? Tu habites par où ?" qu'il demandait sagement pendant qu'elle lui montrait la direction. Tranquillement, le jeune homme glissa les mains dans les poches de sa veste pour avancer silencieusement. Qu'aurait-il pu dire ou faire, de toute façon ? Il savait qu'avec l'alcool dans le sang, il n'était pas lui-même et savait aussi qu'il lui arrivait d'être grosso ou collant et pour l'instant, il n'avait pas vraiment envie de faire parler de lui, surtout si une patrouille débarquait et que la petite blonde - elle était vraiment blonde ou pas ? Il galérait à savoir avec ses quinze grammes dans chaque oeil- se plaignait d'être suivie par un type louche. Pourtant, le rééducateur ne cessait pas d'observer la jeune femme, plus ou moins sans gêne. Elle était belle, y avait pas à dire et sans doute que le lendemain il oublierait cette pensée mais quelque part, y avait en elle un quelque chose qui l'intriguait sans même qu'il ne sache quoi. Lentement, il se grattait le menton de son épaule en se donnant l'air encore plus con qu'il n'avait déjà l'air mais comme d'habitude, il se fichait pas mal. Heureusement que le ridicule ne tuait pas.

"T'es bien calme." fit-il simplement en laissant ses iris azurées observer sa compagne de soirée. En fait, ce n'était même plus du calme, c'était simplement qu'elle maintenait une distance de sécurité. Pourquoi pas, après tout. Elle avait raison. Comme disait les mamans, il ne fallait pas adresser la parole à des étrangers mais est-ce que ça comptait alors qu'ils venaient de se présenter ? Judith, Wesley, Wesley, Judith et voilà, le tour était joué. Néanmoins, il y avait encore une sorte de... Timidité ? Ouais, c'était sans doute ça. "Dis donc. T'es le genre timide, non ?" qu'il commençait en regardant devant lui. Forcément, ça ne pouvait être que ça puisque généralement, il parvenait à discuter avec n'importe qui, en tout temps et là... C'était l'exception à la règle. Peut être qu'il se faisait des idées ? Ou alors c'est qu'il avait le cerveau tellement vide qu'il ne se rendait pas compte qu'il ne parlait pas plus que ça non plus. Puis une idée lui vint alors qu'il venait à nouveau observer Judith.

"Toi, avec ta tête, tu serais carrément l'actrice qui incarnerait la meuf timide, inaccessible et un peu triste qui succombe au charme du brun ténébreux et mystérieux..." fit l'irlandais en cherchant à capter l'attention de la demoiselle. "Un cliché quoi !" fit-il pour être certain de provoquer quelque chose chez elle. En soit, il n'avait pas tant tort que ça, il n'y avait qu'à observer l'attitude de la jeune femme depuis le début de la soirée. Elle était dans son coin, ne parlait à quasiment personne et surtout, les quelques personnes qui étaient venus la voir étaient repartis bredouille. Enfin, d'après le topo que lui avait fait ses amis. Alors soit elle n'était que timidité maladive, soit rat de bibliothèque. Sinon c'était effectivement une de ces filles qui ressemblaient aux personnages féminins et lycéennes que l'on voyait encore et encore au ciné... Et si c'était le cas, il se demandait s'il ne valait pas mieux l'abandonner maintenant pour éviter de devoir parler du mec qui la trouble mais qui l'évite comme la peste parce que le scénario impliquait que leur amour était impossible... Rien qu'à cette idée, l'ancien tennisman eut un frisson de dégoût. Eurk, pourquoi il pensait à ça aussi ?!

Suite à sa réflexion, il sentit une vibration contre sa cuisse et récupéra son téléphone pour voir ce qui l'agitait comme ça. L'icone des messages apparaissait, aussi il déverrouilla l'appareil pour lire le contenu de son message. "T'as intérêt de nous dire comment ça s'est passé !" en majuscules suivit d'un millier de points d'exclamations... Qu'est-ce qu'ils ne comprenaient pas dans "Tout juste célibataire, je veux me morfondre." bon sang ? Tout, apparemment, puisque Wesley avait des amis aussi lourds qu'un éléphant quand il s'agissait de ne pas rentrer seul. Note à lui-même, changer d'ami, urgemment... Pour se le remémorer, il décida même de répondre au sms par écrit mais laissa tomber pour activer l'option vocal et dire "Va te faire voir, du con." et envoyer. "Pardon, c'était pour un ami..." disait le brun en évitant le regard de la jeune femme, légèrement gêné d'avoir dit ça car elle aurait pu se méprendre et il ne voulait vraiment pas que ça dérape. Puis mine de rien, sa présence discrète lui faisait du bien. C'était ce qu'il lui fallait pour décuver et sans doute éviter le coma éthylique. Parlant de ça... "Est-ce que ça te dérange qu'on fasse un rapide détour ?" demandait le jeune homme en offrant un petit sourire suppliant. Il lui fallait clairement de l'eau pour éviter une horrible gueule de bois qu'il regretterait le lendemain...

Rapidement, Wes observa l'heure à sa montre. Il était tard mais il connaissait quelques coins où des épiceries dites, 24/24h faisaient les rebelles pour maintenir le commerce. Bien sûr, ceux-là étaient équipés comme des fous mais au moins, ils faisaient quand même magasin donc c'était pas mal. "Je voudrai prendre cinq litres d'eau pour éviter de mourir et je doute que tu ais ça chez toi. Enfin... Je veux dire... Ce serait étrange que je te demande de venir boire chez toi, ça pourrait prêter à confusion..." puis il se tut, perdu dans ses propres remarques. Il ne cessait de s'intimer de la fermer parce que ça devenait n'importe quoi. Wesley se disait même qu'il serait temps d'accélérer le pas et faire ce qu'il avait à faire... "Laisse, finalement. C'est pas grave. Je te raccompagne et comme ça, tout est nickel." proposait le rééducateur avec un sourire volontaire. Et pressé au final puisque son corps commençait à lui faire comprendre que d'ici un moment, il devrait lutter contre les désagréments offerts par l'alcool. Oh joie... Et voilà, il regrettait déjà d'être un bon vivant... Promis, la prochaine soirée qu'il fera, ce sera une soirée jeux de sociétés avec pour seules boissons, du thé et du jus de fruits...



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Véhicule : Prius 2016
Dim 8 Avr - 0:33

J’avais froncé les yeux en toute réponse à sa phrase, prenant le temps de comprendre qu’il avait tenté les talons et la cire. C’était des passe-temps comme un autre, je n’allais pas le juger pour ça. Être lui, j’aurais tenté des trucs plus plaisant, mais ça, ce n’était que moi.

-Ça fait des jambes et des fesses d’enfer, devant un miroir, on se dit que ça ira et au bout d’une heure, il est trop tard pour reculer.

Et j’avais haussé les épaules, comme si c’était logique et normale à la fois. Comme si, c’était la vie et que ce n’était pas la fin du monde. Je n’allais pas lui dire qu’il existait des petits coussinets confortable et magique qui réduise grandement les douleurs aux pieds, bref. Ensuite, encore nos bêtises, j’avais maintenant une photo de lui, sans vraiment lui demander son avis sur la question. C’est vrai qu’on avait dépassé le couvre-feu et c’était bien d’avoir de la compagnie jusqu’à la maison. Bon, ça serait chiant pour lui, mais quand même. S’il était un gentleman, je n’allais pas lui retirer ça. Ça ne faisait pas de moi une femme moins indépendante et en prime, j’avais vachement peur de me retrouver toute seule longtemps après le couvre-feu. Finalement, il se présenta, maintenant qu’on n’était plus inconnu, ça le ferait c’est ça ? Wesley, c’était un nom particulier, mais pas moche pour autant. J’avais serré sa main et hop, on passe à autre chose.

-Par-là.

Et je lui souriais tout en pointant la bonne direction. Pas besoin de lui donner l’adresse directement. On allait donc marcher dans cette direction pour un temps infini et on allait finir par se faire arrêter par une police pas très civile, mais ça, c’était une autre histoire. J’avançais donc sagement, sans rien dire, parce que bon, je n’avais pas grand-chose à dire. En fait, je n’avais absolument rien à lui dire, je ne le connaissais pas. On aurait pu parler de… hm, aucune idée en fait. De la reproduction des canards ? Ouais, pourquoi pas. Ou pas. Je l’observais du coin de l’œil, marchant simplement. Ok Judith, parle, fait quelque chose. Allez ma grande, c’était bizarre là, vraiment bizarre. Je ne trouvais absolument rien à dire et heureusement pour nous, il me devança. Si j’étais bien calme ? Bah ouais, tout le temps. Sauf qu’il en rajoutait le mec. Il m’accusait d’être timide, oui bon, je n’allais pas le contredire à ce sujet. En fait, peut-être, parce que créé une polémique, ça créait plus de discussion qu’un simple « oui t’as raison ». Donc, parler, ouvrir la bouche et…  sauf qu’il m’accusait d’être un cliché en prime. Eh oh, non mais on se calme, même moi j’ai mes limites, je ne suis pas aussi cliché que ça, juste un peu.

-Nah, tu te trompes de cliché là. Je ne suis pas timide, juste que je n’aime pas le genre humain. C’est pas pareil. Je suis plus du genre… à apprécier la présence de nos amis les bêtes. Tu sais, le genre végétarienne, avec douze chats, quinze chiens, des poissons et un élevage de furets, mais pas d’humain à la maison ? Bon d’accord, je n’en suis pas encore à ce point, mais… c’est un bel objectif de vie je trouve…

Et je rigolais en disant cela. D’accord, je détruisais son cliché, mais j’en créais un autre, c’était peut-être pire en fait. J’aurais peut-être dû me taire finalement. Juste que arf, les bruns ténébreux, non mais, je préférais les mecs charismatiques au moins, y avait plus à faire. Donc, autant détruire le cliché.

-En vrai, je ne suis pas du genre triste, je suis accessible et je fais fuir les bruns ténébreux, mais… j’ai un chien, ça fait surement pareil et c’est beaucoup moins d’entretien. C’est un bon cliché. Peut-être que la prochaine fois, j’essayerai d’y coller un peu plus.  

Et c’est avec le sourire aux lèvres que j’hausse les épaules avec désinvolture. Voilà, j’avais massacré son cliché, enterré et tout, mais maintenant je devais lui en trouver un à lui, sinon ce n’était pas très drôle. À peine le temps d’y penser qu’il insultait son téléphone. En prime, il tenait à dire que ce n’était pas à moi qu’il s’adressait, c’était presque gentil.

-Je ne me sentais pas visé, t’inquiète.

Vraiment pas. En même temps, j’avais des yeux pour voir son téléphone, bref. À peine quelques mètres vers chez moi qu’il me proposait un détour. Hm ? Mais pourquoi ? J’avais surement ma tête de « des explications s’il-te-plait ? «  Parce qu’il m’en donnait déjà, Il voulait cinq litres d’eau à consommer dans l’immédiat. Je tentais vainement de l’imaginer contenir autant de liquide dans sa vessie, mais… impossible. Il allait exploser à boire tout ça vitesse grand V, mais le détour ne me dérangeait pas plus que ça. Sauf que je n’avais même pas le temps d’accepter qu’il changeait d’avis. Ok, ce mec devait vraiment apprendre à parler moins et me donner le temps de répondre une fois de temps en temps. C’était peut-être à moi d’apprendre à répondre plus rapidement en fait. Ok, j’allais tenter. Donc, qu’est-ce que je répond à ça ?

-J’ai pas cinq litres, mais j’ai de l’eau et si tu as vraiment peur de rentrer chez moi et de te faire bouffer par la Bête féroce que je possède, bah… je pourrai toujours te lancer une bouteille vu que j’habite au premier étage, je suis une femme pleine de ressources…

Parce que oui, Lucky était devenu La Bête le temps qu’il grandisse et ne devienne un chien charmant et de bonne compagnie, voilà ! J’en avais marre de ses bêtises et Sloth, mal prononcé donnait un terme pas très gentil, même pour un chien. Surtout pour un chien en fait. Je n’étais pas très porté sur l’idée de… hm ouais, bon, passons. Oh Dieu ! Ne pas laisser le silence s’installer, donc… les accusations de cliché !

-Donc, si moi je suis l’inaccessible un peu triste, ça fait de toi quoi ? Tu n’as clairement pas la tête d’un grand brun mystérieux. T’es plus du genre bon vivant incapable de dire non à un défi. Je me trompe ? Genre toi, on te dit « Pas cap d’embrasser la première personne venue » que tu le fais ? Y a des règles ? Des limites ? J’étais un défi vachement facile en fait…

Mieux valait être un défi facile qu’une fille facile. Il y avait toujours cela de gagné. Donc, maintenant que je l’avais vrillé de questions, j’allais être sage et le laisser répondre. En prime, ça m’en dirait long sur le monsieur. C’était marrant de poser des questions, j’adorais le jeu des questions.
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