Animation - Trouble

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Métier : Emmerdeur.
Informations : Life is always a test.


Véhicule : Un Tank.
Inventaire : Un GROS Tank.
Mer 14 Mar - 20:01



Trouble


Il y eu un bref silence après l’agitation. Chacun semblait être en mesure de vouloir prendre la parole, comme s'ils étaient quelqu’un d’une haute importance. Sans que ça ne soit le cas. Le mépris dans le regard de Jack Griffin était saisissant à cet instant, d'une froideur sans pareille.

Le chef de la section mobilisée ce soir là les observaient tous avec un calme calculé. Qu’importait qui ils soient. Qu’importait qu’ils les connaissent. La ville avait établit des règles, pour la sécurité de tous. Si des petits malins voulaient s’amuser à les enfreindre, ils devaient en payer le prix. La tension grimpa à nouveau d’un cran lorsque le chef de la police adresse un léger signe de tête à ses hommes.

Immédiatement trois d’entre eux sortirent du rang et s'emparèrent de Cara. Sans ménagement, elle se retrouva traîné de force vers le comptoir et ceux qui tentèrent de s’y opposer furent vivement repoussé par d’autres agents. Moins d’une minute plus tard, la jeune femme fut menottée au bar. Sans plus attendre le chef s’avance vers Raphaël qui se tenait toujours entre lui et le reste du pub :

“J'en ai rien à foutre que vous soyez capitaine de la police ou le pape en personne…” L’homme se redressa, se tint droit en exhibant fièrement ses grades récemment acquis pour s’imposer face à ce confrère étranger. “les règles sont les putains d'règles, capitaine! Et ça vaut pour tous les flics ici...”

Son regard fit le tour de l'assemblée, alors qu'il toisait chacun avec ce même air empli de mépris et de supériorité. Lui savait. Lui était déjà au fait de ce qui les attendait tous. Lui avait plus que conscience de ce que ça signifiait pour leurs misérables vies. Toutes étaient entre ses mains, et il aurait pu les briser sans peine.

"D'autres véhicules sont en route pour vous amener jusqu'à une de nos zones de confinement..." Annonça-t-il à la foule, avec un air satisfait, certainement pas esquissé pour tasser les tensions. Et en s'avançant vers Anton, il le défia de ce même air satisfait : "J'vous en prie, donnez moi une bonne raison de faire de l'excès de zèle."


Near to the end


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Métier : détective privé
Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
Véhicule : Ford Mondéo
Inventaire : Beretta 90-two
Mer 14 Mar - 23:26

Putain… Putain… Putain… C’est la merde ce soir. Cette fille tatouée qui se fait menotter ? Shea qui prend ma défense… Les flics qui nous tendent un piège ? Je comprends maintenant pourquoi l’autre voulait pas me laisser partir.  Celui qui m’avait cogné a laissé tomber la matraque et s’est décidé à utiliser une bombe lacrymogène, format familiale 500 ml. Avec ça, le mec peut gazer la moitié de la salle à lui seul… Incluant lui-même et ses cons de collègues…

J’ai une idée.

Voyez-vous, j’ai que très moyennement envie de me retrouver dans une zone de quarantaine, surtout avec la menace des zombies. Franchement, ce n’est pas dans mes habitudes, mais je vais faire un peu de rébellion à l’autorité. Personne ici ne veut finir dans cette zone à la con, simplement pour avoir voulu s’amuser ! Alors certes, je ne suis qu’un seul homme, mais souvent c’est suffisant de n’être que ça. Je mettrais ma main au feu que ces types ne sont que des amateurs.

Moi non.

J’ai une ébauche de plan qui me vient à l’esprit. Je constate que ces idiots n’ont aucune protection contre les gaz. Contre les coups, certains ont la tenue anti-émeute et d’autres ont des gilets lourds. Ce qui est pratique si le gars en face tire au fusil d'assaut. Mais nul masque en ce bas monde.  Or ! Outre les conteneurs lacry’ ( comme on les appels en France) ils ont également apporté des grenades à main, provoquant un nuage opaque de gaz. Très efficace pour disperser une manifestation, elles sont redoutable dans un lieu découvert. En avoir en milieu confiné est cliniquement une idée à la con. OR, le chef en porte deux à sa ceinture.

Bien joué, pauvre tache.

Je contourne le fracaseur et je me dirige vers le chef de dispositif, heureusement, la foule couvre un peu mes mouvements et je sens de l’agitation en elle. Cette démonstration de force en a effrayé plusieurs, d’autres – comme moi- sont prêt à exploser. Si ça tourne à l’emeute, on aura toujours plus de chance de s’en sortir que si on reste sagement à attendre les renforts. Je dois agir vite.  Que d’excitation ! C’est la première fois que je vais taper sur un flic ! J’en frémit d’avance, trouve une bonne phrase pour l’accrocher surtout Anton, ne te loupe pas ! Je me plante face à lui, deux mètres nous séparent :

- Du zèle ? Venant de la part d’un amateur comme toi ? Fais moi rire, tu te prends pour un vrai flic ? Mais  ils sont où les vrais flics ? Bah j’vais te le dire, ils sont en civils dans ce bar car ils ont tellement bossé qu’on leur a laissé une petite pause. Mais toi, tu ne peux pas le savoir car t’es qu’un pauvre connard d’arriviste.

Le visage du chef vire au rouge, je crois que j’ai touché une corde sensible… TANT MIEUX ! Mais il ne dit rien, c’est un de ses subordonnés qui prend la parole et qui me hurle dessus :

- Les mains sur la tête ! Tu rejoins l’autre salope !

Bon ok ! Je m’avance vers eux, les mains sur la tête. Un simple pas me sépare du chef et de ses grenades. Je n’ai qu’à tendre le bras... mais j'y pense... dans un endroit clos... il y a pas que des policiers ou des militaires... ils risquent de suffoquer et dans la panique... MERDE c'est pas du tout une bonne idée de lâcher une grenade dans une pièce aussi étriqué. Je pourrais avoir des morts sur la conscience.

Surtout si, dans la panique, ils tirent dans le tas.

Derrière moi, je sens une présence. C'est le bastoneur m'ayant frappé au visage, on dirait que je vais m'en prendre une double dose... Non pas cette fois ! Juste avant qu'il me passe les bracelets, je me retourne et lui envois un magnifique coup au visage. Le type s'écroule et du sang coule sur ma main, un autre policier avance... Pour ma part, il est vraiment temps de mettre fin à la soirée !

Avec deux flics sur les talons, je me fraye un chemin vers la sortie. Au moins j'aurais détourné leur attention quelques secondes.


Dernière édition par Anton Pendragon le Jeu 15 Mar - 13:02, édité 1 fois
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Métier : Capitaine de Police Scientifique
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Véhicule : Yamaha diverion
Inventaire : Sig sauer SP2022, Beretta M92, matraque et couteau
Ven 16 Mar - 17:56

Tout alla très vite. Quels que soient les moyens mis en œuvre pour moduler les ardeurs des policiers, le chef de section avait déjà établi son plan d'action inébranlable et lança un assaut très musclé en vue de couper court à toute entrave. Cara se retrouva menottée au comptoir avec une violence inouïe par des exécutants tandis que le plus gradé se délectait de son ascendant physique dans une réplique empreinte de finesse et d'intelligence. Sans sourciller ni même exprimer la moindre réaction face à cet énergumène visiblement plus enclin à faire travailler son égo que son sens commun, le capitaine évalua la situation.
Anton avait déjà réagit à la provocation et s'évertua à envenimer la situation et augmentant encore le grabuge ambiant. Ceci étant il avait eu le mérite d'attirer les regards à lui, laissant Raphael et Max en position de force par rapport à l'intrus fanfaron qui leur tournait maintenant le dos.
D'un clin d'oeil appuyé, le capitaine signifia à son estimée collègue qu'il souhaitait son aide. Il s'approcha d'elle et lui murmura tout en se couvrant la bouche de sa manche pour étouffer bruit et contamination éventuelle.

"Puisque seules la violence et la menace sont les vecteurs qu'il comprend, je vais lui en donner pour son argent. Estimez l'impact de mon action sans intervenir et tentez de canaliser les autres forces en présence quitte à aider à la fuite de certains."

Sans même attendre une réponse de sa part, estimant qu'il était de son devoir d'aider sa collègue prise au piège et étant le plus gradé soit le décisionnaire à sacrifier, il s'élança vers son Némésis et lui enserra le cou de son bras gauche tandis que sa main droite passa le long du flanc, contourna l'épaule pour finir sa course dans la nuque tout en contrôlant le bras droit afin d'exécuter un étranglement parfait, renforcé par les 2 bras et interdisant l'usage de l'arme pour le droitier qu'il était au vue du positionnement de l'étui. la prise verrouillée en quelques millisecondes grâce à des entrainements intensifs, Raphael n'avait plus qu'à glisser quelques mots à son oreille.

"Non vous ne révez pas, c'est bien un geste de GTPI régulier que vous venez de subir. de fait vous savez tout aussi bien que moi que vous ne pourrez briser mon verrou. Je confirme de fait ne pas être le pape pour avoir à recourir à une telle extrémité."

Tout en lui parlant il laissa joyeusement s'exprimer tous les miasmes qui lui encombraient la trachée afin de révéler son état.

"Entendez comme je suis bien grippé. Laissez moi bien vous contaminer par souche aéroportée. je vous remercie d'ailleurs d'avoir fait un bel excès de zèle pour que je puisse vous inonder de postillons et vous saisir."

D'un coup sec il referma encore un peu plus ses bras pour occasionner une légère douleur cervicale et annihiler toute idée de riposte.

"A présent vous avez 2 choix cornéliens pour suivre vos règles absurdes : Soit vous devez également vous mettre en quarantaine avec nous et on conserve un statut-quo, soit vous ordonnez le repli immédiat pour sauver vos vies au risque de laisser fuir l'ensemble des convives, auquel cas moi seul irait en quarantaine avec vous."

Pour légèrement forcer le destin et une décision rapide, il clôtura sa tirade par une menace similaire à celle reçue.

"Et j'en ai rien à foutre que vous soyez policier. Sachez juste que si vous optez pour la première solution ou tentez d'alerter vos subalternes, une morsure vous sera infligée pour ne laisser aucun doute quand à la conduite à tenir de vos supérieurs."



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Métier : Emmerdeur.
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Véhicule : Un Tank.
Inventaire : Un GROS Tank.
Sam 17 Mar - 12:04



Trouble


Les hommes ne s’éparpillent pas vraiment, deux partent à la suite d’Anton, en créant une brèche dans la vigilance de tous. Leur chef ordonne qu’on l’arrête et qu’on la ramène, et la possibilité de l’abattre s’ils en ont l’occasion est évoqué.

Jusqu’à ce que Raphael n’agisse à son tour, et ne l’empêche de finir son ordre. C’est probablement ce qui sauvera la vie d’Anton, mais qui mettra la totalité du bar dans une situation pire encore. Il cesse de lutter rapidement lorsqu’il comprend les tenants et les aboutissants de sa prise. Le laïus du capitaine de la scientifique est entendu, mais ce dernier a l’occasion de sentir l’embout froid d’un canon sur sa nuque découverte à la fin de son discours.

Le groupe peut sembler désorganisé, il ne l’est pas. Ces hommes, débarqués et rabat-joie, ont tous la conviction profonde d’être dans leur bon droit : A raison ! Les ordres viennent de plus haut, et après des mois à les brider dans leurs agissements, ils peuvent finalement faire ce qu’ils leur chantent. Ils sont des rois sur un tas de gravats.

« Lâche-moi. » Conseille doucement Jack. « Nous avons l’autorisation de tirer à vue si ça nous chante, ça sera ta seule chance. » Annonce-t-il. « Que tu sois malade ne fait qu’appuyer la nécessité de notre intervention. Tu viens de condamner ce bar à finir dans une camp avec des infectés… J’espère que tu es fier de toi. »

Parce que oui, Raph. Tu es malade, et ça se voit. Et l’annonce est transmise via les talkies qu’il y a désormais une suspicion de contagion.



Informations


→ Anton donne l’opportunité à quelques personnes de s’échapper, Max vous offre une voie de sortie vers l’arrière du bar : Saisissez-la ou restez pour voir la suite !
→ On sait que vous avez le sang chaud, mais dorénavant, vous ne pourrez plus prendre le dessus sur un PNJ ou le contrôler sans l’autorisation préalable du MJ
→ Vous pouvez réserver votre tour, annoncer votre décision et discuter du sujet dans ce topic. N'hésitez pas à communiquer entre vous pour vous organiser !

→ Première règle, qui marche avant toutes les autres... AMUSEZ VOUS. On vous réserve quelques surprises dans notre chapeau magique !


Near to the end


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Susana L. Sanchez
Administratrice
Métier : Epidémiologiste
Informations :

A grandi à Boston » Partie s'installer à Atlanta pour ses études » Parle couramment Espagnol » Originaire de Cuba » Divorcée, a une fille de cinq ans, Luz » S'occupe seule de Luz » Son travail lui prend beaucoup de temps » Fait tout pour mener sa vie professionnelle et sa vie privée de front » Ne dort pas beaucoup » Tient très bien l'alcool » Déteste la cigarette » Tombe rarement malade » Eloignée de sa famille depuis quelques semaines à cause d'un déchaînement médiatique qui la met en danger » Désespère de trouver un remède au virus » Annexes


Véhicule : 4x4 Jeep
Inventaire : Flacon de solution hydroalcoolique (50 mL, environ 40 utilisations), Kit de premiers soins (4 compresses stériles, produit désinfectant, 8 pansements, 2 bandages), Demi-masque filtrant anti-particules (FFP3) : filtre 99% des particules
Sam 17 Mar - 18:29

Ses doigts s’étaient resserrés autour de la main de sa sœur, dès l’entrée des policiers au sein du bar. Elles les avaient entendus, l’esclandre à l’extérieur, jusqu’à ce qu’ils forcent l’entrée. Et puis le coup de poing sur ce type qui ne demandait qu’à partir, le menottage en règle au comptoir, ou l’intervention de tous les autres pour tenter de tasser l’histoire. Susana s’était crispée à côté de Lupe, l’impression d’être prise au piège dans cette histoire. Les yeux allant et venant sur tous les protagonistes de la pièce, à la recherche d’une sortie :

« Je ne peux pas rester ici… Toi non plus… » Souffla-t-elle à sa sœur, en essayant de voir une sortie.

Et puis, il avait suffi d’une fuite en avant pour que sa cadette ne l’attrape par le bras et ne la traîne vers l’arrière, là où la voie semblait dégager. L’agitation ne tarit pas cependant, et en apercevant Raphael dans la foule, la cubaine se figea. Rattrapée par sa sœur, elle lui lança un regard suppliant :

« Attend ! » Exigea-t-elle.

De toute façon, la sortie fut coupée pour elles, là où d’autres parvinrent à s’échapper. Qu’importait. L’étau se resserrait irrémédiablement et Lupe lui fit les gros yeux alors que leur seule issue se refermait définitivement. Les menaces de l’homme en charge de cette mascarade ne fit que l’intriguer davantage, mais surtout la rendre anxieuse. Il fallait dire que l’arme pointée sur le crâne de Raphael n’aidait en rien à tasser les tensions :

« Messieurs, s’il vous plait… » Appela-t-elle en s’avançant avec précaution. « Je suis médecin, je… Conduire tous ces gens dans une zone avec des infectés serait parfaitement contreproductif, avec des risques sanitaires énormes. Je travaille avec le MIT, et ceux sont des mesures que nous n’avons pas mis en place, que nous n’avons même pas envisagé… » Déclara-t-elle. « Je… Je peux vérifier s’il est vraiment contagieux et si vous ne vous rajoutez pas du travail pour rien… »

Il y eut comme un silence, avant qu’un des intervenants ne s’exclama à son tour :

« Il va falloir appeler votre patron ma petite dame. La mesure est tombée il y a quelques heures. » Susana fronça les sourcils, avisant l’homme d’un regard à la fois agacée et surpris. Soit, elle prendrait la peine d’appeler son patron. Mais pour l’instant, son offre tenait toujours : mieux valait éviter de rajouter un mouvement de foule et des victimes inutiles sur cette soirée déjà tendue…
« Comme vous voudrez, je proposais juste de ne pas aller trop vite en besogne. Il n’y a peut-être aucune nécessité de placer ces gens en quarantaine… » Ajouta-t-elle, en essayant de se montrer aussi inoffensive que possible.


Guilt makes people do stupid shit. See, I hate that. I want everything to be my fault. Good or bad. Means I have some control. Obviously. But it keeps me dreaming I can change things for people. ♛ by wiise
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Métier : Capitaine de Police Scientifique
Informations : Nombreuses et détaillées ultérieurement
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Sam 17 Mar - 20:15

Mis en joue par un des exécutants, Raphael ne pouvait se permettre d'appuyer sa prise. Il ne la relâcha pas pour autant dans l'immédiat et resta attentif à l'évolution des choses pour établir une nouvelle stratégie. C'est finalement le Jack, prisonnier des bras du capitaine, qui rompît le silence et évoqua ses ordres et l'accusa d'avoir condamner tous les participants. Malgré le contenu toujours aussi similaire, il était passé au tutoiement et à une attitude plus calme. Ces nouveaux éléments permirent au boxeur de réévaluer sa stratégie en comprenant qu'il était enfin pris au sérieux et avait piquer l'honneur de son assaillant.

"Enfin un peu plus d'écoute. Ce n'est pas trop tôt."

Très doucement, sans mouvement brusque, il relâcha sa prise et détendît ses bras. Il ne s'éloigna pas pour autant du canon de l'arme afin qu'il reste bien braqué sur lui et souligne l'absurdité de la situation.

"Au final c'est à celui qui à la plus grosse qui peut s'exprimer. Je n'ai jamais vu une telle bassesse de toutes mes années en police."

Lorsqu'il permit enfin à Jack de se libérer totalement et de lui faire fasse, il profita de sa tribune pour apporter sa pierre à l'édifice avant que le bourrin ne se décide, selon toute logique, à lui faire passer un sale quart d'heure à l'image d'Anton et Cara. Il conserva le vouvoiement et son attitude très digne pour garder un semblant d'ascendant psychologique.

"Vous prétendez avoir l'autorisation de tirer à vue sur des civils comme si le monde courrait à sa perte. Vous prétendez vouloir faire régner l'ordre en menaçant de nous abattre ou nous mettre en quarantaine alors qu'il serait largement plus simple et déontologique de nous laisser regagner nos pénates sans grabuge? Quite à ce que je me constitue prisonnier pour avoir entraver à votre action? Reste à savoir si votre action policière s'axe autour de la population ou de la sécurité à l'excès."

Le biologiste se montrait raisonné dans ses paroles. Il démontrait n'avoir aucune motivation véhémente dès lors qu'il était entendu. Il faisait toujours face au chef de brigade et ne se dérobait pas de l'axe du pistolet. Il arborait une attitude des plus digne de son grade.

Malheureusement, parmi cette foule qu'il n'avait que survolé, la frêle silhouette de Susana se dégagea et vînt à sa rencontre. La belle et naïve épidémiologiste intervenait maintenant pour aider le capitaine qui focalisait toutes les attentions. A sa vue, ce dernier sentît la colère monter en lui. Qu'une personne d'une telle gentillesse puisse être prise en otage par des petits chefaillons à peine capable d'aligner 3 mots mais à qui on confie des armes pour jouer les gros durs lui était insupportable. Alors qu'il sentait la moutarde lui monter au nez et altérer son calme, elle se présenta comme l'éminente chercheuse au MIT qu'elle était et rehaussa le niveau intellectuel tandis que Jacky continuait à botter sa responsabilité en touche en invoquant les mêmes sempiternels ordres.
Après une longue inspiration pour retrouver son stoïcisme, il se contenta de s’extirper de la visée pour s'approcher d'elle, apposer une main désolé sur son épaule et d'ajouter pour ajouter à son discours.

"Rendez-vous compte que vous retenez de force et parlez de menace biologique une éminente chercheuse et un capitaine de police scientifique alors que vous n'avez strictement aucune notion dans ce domaine. Contentez vous d'annoncer dans vos talkie que, si je suis effectivement contagieux, la zone de quarantaine doit être établit ici même et vous compris.
Et n'oubliez pas de citer les noms de Sanchez et de Lucian."



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Dernière édition par Raphael Lucian le Dim 18 Mar - 11:29, édité 1 fois
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Métier : Journaliste
Informations : A une petite sœur, Shea. - Manipule très bien les mots - Passionnée de lecture - Est du genre solitaire
Véhicule : KYA Cerato
Inventaire : /
Dim 18 Mar - 0:19


Ce n'est pas vraiment le genre de soirée que j'affectionne le plus, mais pourquoi pas ? Sur le coup j'me suis dit que ça pouvait être l'occasion de sortir un peu avec Shea, de partager un moment avec elle, loin de notre quotidien à toutes les deux. Et puis, faut dire que je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'elle accepte la proposition... Un des bars du coin fête ses deux ans, alors le proprio a décidé de marquer le coup en y invitant presque tout Boston. Ça me permettra de laisser un peu traîner mes oreilles, avec le monde qui est attendu il y a forcément des informations utiles à récupérer par ci par là. Qui sait, peut être qu'un des invités pourrait en savoir plus en ce qui concerne cette "épidémie" de grippe. Tant pis pour le couvre feu. Quoi qu'il en soit, il ne nous aura pas fallut très longtemps pour nous préparer, quitter l'atelier et rejoindre les festivités.

Et moi qui pensais jouer les grandes sœurs, voilà que ma cadette me prends de court, m'assurant qu'elle ne boirait pas d'alcool ce soir, m'autorisant donc à me lâcher sur la boisson si l'envie me venait. En partant de là, sans trop savoir comment, je me retrouve donc avec une bière que je n'ai pas commandé.  « Merci, » lançais-je sans chercher plus loin. C'est pas ce que j'aurais prit en temps normal, mais pour un début ça fera l'affaire. On verra après pour le cocktail, un side-car ou un cosmopolitan, mes deux coups de cœur quand il s'agit d'une soirée un peu arrosée. Bref, je garde un œil discret sur la jeune artiste tandis que je m'installe légèrement en retrait.

Alors que j'inspecte l'endroit du regard, observant chaque personnes présentes, c'est vers un inconnu que mon attention se porte principalement. Non pas qu'il possède quelque chose de particulier, c'est tout simplement de le savoir en compagnie de Shea. Alors qu'elle revient vers moi, je lui fais comprendre ma surprise à l'aide d'un bref regard. Sérieusement ? Je dois être en train de rêver. Oui... elle est vraiment en train de sociabiliser. Et en plus de ça - la cerise sur le gâteau - c'est qu'elle m'embarque avec l'homme pour une partie de fléchettes. Pff, je hais ce jeu. Personne pour un billard ?

En cours de route on se fait interrompre par une nouvelle venue. C'est un peu la fête, les vas et viens se font de plus en plus nombreux et on finit par se mélanger à la foule, aux inconnus. Chouette, on se retrouve à devoir faire équipe, ce qui revient à condamner la personne qui aura la chance de jouer avec moi. Shea se retrouve à faire équipe avec Cara, ce que je trouve plutôt amusant en ayant remarqué l'intérêt que la jeune femme semble avoir pour ma demi-sœur. Même un aveugle aurait capté qu'elle est en train, littéralement, de la bouffer du regard. Et sinon... pour en revenir à la partie, heureusement que Ben à l'air de se débrouiller, il en faut au moins un pour redresser mon niveau pitoyable. Y'a un gage pour celle qui a visé à côté tout le long ? Et encore, je me sens chanceuse que mes projectiles n'aient pas terminé sur une cible humaine.

Tandis que j'essaye de tenir la cadence, prenant mon mal en patience pour ne pas tout laisser tomber, je remarque soudainement que la musique cesse. Il y a un léger silence, très bref, qui laisse bientôt place à une certaine agitation. Fallait s'y attendre, à voir débarquer les forces de police, qui viennent immédiatement plomber l'ambiance. Et ça, ça n'a pas l'air de plaire à tout le monde, les esprits s'échauffent et les premières contestations se font entendre. Et dans la continuité logique, les premières violences... Un type réagissant un peu trop au quart de tour se fait maîtriser aussitôt, ce qui ne manque pas de faire réagir Shea, à mon grand désarroi. Ne l'ayant pas vu venir, je n'ai pas eut le temps de la retenir.

Et c'est le souffle coupé que j'assiste impuissante à l'intervention d'un des policiers, prêt à la remettre à sa place. Je laisse échapper un cri, puis un soupire de soulagement lorsque je me rends compte que Cara s'est interposée. Incapable de réagir sur l'instant, je regarde l'héroïne se faire jeter jusqu'au comptoir, remerciée et récompensée pour son acte par une paire de menottes. Ça dégénère. Excès de zèle ou légitime défense, je n'en sais foutrement rien. Tout ce dont je suis au courant c'est que des gens commencent visiblement à bien trop se crisper sur leurs flingues tout en continuant à s'exciter les uns contre les autres. Va falloir que je récupère Shea et qu'on se tire de là au plus vite avant que ça ne tourne à la catastrophe.

Mais j'suis un peu dans une impasse. Calmer le jeu ne servira sans doute à rien au vu de ce qu'il vient de se passer. Coopérer peut-être ? J'en sais trop rien.  « S'il vous plaît, » commençais-je assez fort pour que tout le monde puisse m'entendre.  « Est-ce que vous pourriez au moins baissez vos armes ?  », continuais-je à l'adresse des forces de l'ordre,  « Et vous, de vous calmer, » cette fois-ci à l'adresse du type qui à l'air d'avoir décidé de jouer les rebelles.  « Évitons de se retrouver avec des blessés, vous voulez bien ? »

En toute circonstance, je garde mon calme. Malgré la pression, ma voix ne flanche pas. Je m'avance aux côtés de Shea, me positionnant de sorte à ce qu'elle se retrouve un peu en retrait, lui servant de rempart au cas où la situation venait à mal tourner.

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Métier : Tatoueuse
Informations : Rei se prononce Ré-i et non "ré" .
Porte de nombreux tatouages sur les bras. Son dos et ses épaules sont également décorés, et prochainement, elle a le projet de s'en faire un nouveau sous la poitrine.
Véhicule : /
Dim 18 Mar - 0:27

Ireine voulait vraiment profiter de sa soirée, vraiment! Elle s'était habillé, elle avait fais un effort, elle était prête à passer un bon moment, elle venait même d'obtenir son verre, son mojito qui sentait si bon, elle allait y tremper les lèvres avec délice quand la police était rentrée et avait, en quelques instants, brisés l'ambiance réchauffée, jetant un froid glaciale sur l'assistance. Il n'y avait que le bruit, presque lointain, des fléchettes qu'on continuait à lancer dans la cible qui venait gâter ce silence génant. Elle avait envisagé de s'éclipser discrètement vers l'arrière du bar, elle n'aimait pas chercher les ennuis, il devait bien y avoir une sortie de secours par là bas.
La tatoueuse allait reposer son verre avec regret, si la police s'en mêlait, s'ils faisaient des contrôles, mieux valait être sobre, et pourtant, Dieu seul savait qu'il lui faisait de l'oeil.

Puis tout s'était accéléré, un homme qu'elle reconnut avec horreur comme Anton se fit frapper, la violence dont fit preuve le policier laissa penser que la soirée n'augurait plus rien de bon, et que les simples contrôles n'étaient plus de rigueur. Advienne que pourra, elle prit une grande gorgée de son cocktail et il était surement délicieux mais il avait la saveur du sang et des regrets. Glissant sa main dans son sac elle caressa doucement la tête de son rat, ses animaux, elle le sentait, devenaient nerveux, mais après avoir vu Anton, elle ne pouvait plus se résoudre à partir et à l'abandonner. Elle était quasiment certaine d'être un poids mort et de ne pas réussir à l'aider, mais si elle pouvait être d'une aide quelconque, elle s'y essaierai. Bien que réticente à l'idée, elle pourrait également demander de l'aide à son serpent, elle lui avait appris à mordre sur commande lorsqu'elle prononçait "Bisse", elle savait que les chiens s'éduquait mieux en allemand, Rei avait fais pareil avec ses animaux. Et même si Chocolat n'était pas venimeux, elle savait qu'une morsure pouvait être douloureuse, elle ne pensait pas qu'un jour ce petit jeu qu'ils avaient inventé pourrait lui servir et elle préférerait dans la mesure du possible l'éviter car son serpent risquait gros en cas de bagarre, mais tout serait mieux qu'être enfermé dans un centre de décontamination. D'ailleurs, elle espérait que tous ses histoires de microbes ça n'était qu'humain et que ses animaux ne craignaient rien...

Plusieurs personnes c'étaient interposés, ou plutôt essayé, et ça avait plutôt mal tourné puisqu'une jeune femme, délicieusement tatouée soit dit en passant, venait de s'écraser face contre le bar, les bras terriblement tordus dans le dos, menottée sans ménagement. Rei détestait la violence et un frisson la parcouru. Son reptile y réagis en se redressant, mi-paniqué, mi-furieux, c'était une vraie éponge à émotion et toute cette ambiance électrique l'avait rendu à fleur de peau. Elle lui chuchota quelques mots apaisants et son regard chercha une échappatoire, quelque chose à faire, autre chose que rester planter là sans rien faire...

Le salut lui vient du barman qui lui avait servi son verre, celui qu'elle aurait bien tatoué. D'un geste discret, il venait de l'inviter derrière le bar, elle pensait être suffisamment caché par la foule aux yeux de la police pour se déplacer avec une certaine discrétion. Se glissant par une petite porte basse un peu plus loin, porte qui séparait le bar du reste de la salle, elle soupira de soulagement lorsque celle ci pivota sans bruit sur ses gonds.
Elle se rapprocha de l'homme et lui pressa gentiment le bras en lui adressant un signe de tête et un demi sourire, elle fit contre mauvaise fortune bon coeur et décida qu'en toutes circonstances on pouvait rencontrer des gens bien, toujours prêt à tendre la main.

Devant eux les gens continuaient tant bien que mal à s'en sortir, les uns par la violence, les autres par la parole mais les policiers n'avaient pas l'air d'avoir envie de coopérer. Elle se demandait encore dans quel pétrin elle s'était fourrée et se rapprocha, un peu inconsciemment de son compagnon d'infortune...
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Métier : détective privé
Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
Véhicule : Ford Mondéo
Inventaire : Beretta 90-two
Mar 20 Mar - 0:41

Meilleure. Idée. Du. Monde.

Voilà ce que je pense quand je me retrouve le dos contre le macadam de la rue et que j’ai une vive douleur dans la jambe. Un des policier à ma poursuite ma lancé son bâton et touché en plein dans le tibia. Ce n’est pas très réglementaire, mais bon, ça a le mérite d’être en raccord avec mes actions. Vu la situation, je peux m’estimer heureux qu’ils n’aient pas fait usage de leurs pistolets. Je les entends approcher, j’entends les « ne bougez plus ! » les « police ! ». Je n’ai franchement pas envie de passer par la case quarantaine, mais le risque de se faire descendre est grand lui aussi !

Mais je resterais combien de temps là-bas ?

Téméraire n’allait pas se nourrir tout seul, je ne pouvais pas me laisser capturer par ces policiers sans trouver au moins une solution pour lui ! Comment faire ? Je n’avais pas des centaines de contactes pouvant m’aider. Peut-être Ireine ? Elle sait bien comment s’occuper des animaux et je ne crois pas l’avoir vu ce soir. Avec de la chance… Merde, faut que je lui envoie un sms pour lui poser la question !

Un des flics me hurle de me mettre sur le ventre et d’écarter les bras.

Je m’applique et quand il arrive à ma hauteur, je parviens à lui saisir le pied et à le déséquilibrer. Je me relève aussi vite que possible et j’envoie mon poing dans la tronche de l’autre en dépit du pistolet pointé sur moi. Vite ! Mon téléphone ! Heureusement que j’ai enregistré Ireine dans mes favoris… le temps que l’appel se lance, je maintiens les policiers au sol à coups de pieds réguliers. Enfin ça sonne…
Messagerie.

- C’est Anton… Je vais me faire arrêter par la police et embarquer vers un centre de quarantaine. J’espère que tu vas bien, je t’en supplie, veux-tu bien t’occuper de Téméraire pour moi ? Tu trouveras un double de mes clefs dans ma boite au lettre, dans le hall, n’hésite pas à la défoncer. S’il te plait… Pour lui, fais-le.

Alors que je parlais, un des policiers s’est relevé et dégaine son taser…

Putain ça va chier.

J’ignore si vous vous êtes déjà fait taser, mais je ne pense pas exagérer en disant que c’est la chose la plus douloureuse qui existe, encore plus que de se prendre une balle. Votre corps se contracte et vous brule sans arrêt entre les deux pointes de l’électrode. Vous ne contrôlez plus vraiment vos membres, vos bras vous lâches, vos jambes perdent leur force, votre sens de l’équilibre n’est plus. Votre univers se réduit à la souffrance de votre se convulsant et aux cris que vous poussez. Chaque seconde dure une éternité et quand le cycle s’arrête enfin, vous n’espérez plus rien d’autre que la paix.

Les tasers fonctionne par tranche de cinq secondes, pour éviter de blesser les personnes le subissant, quand un policier va au bout d’un cycle complet, vous pouvez sans trop vous tromper dire qu’il est remonté contre vous. Tout de suite, je sens bien sa colère, j’ai une électrode dans l’épaule gauche et une autre à la hanche droite. Je le regarde, respirant avec difficulté, la douleur encore bien présente. Il me sourit avant d’appuyer encore sur la détente.

Sadique.

Voilà que je me roule par terre, sans plus rien contrôler, espérant mourir à chaque seconde passante, juste pour que ça s’arrête. Comme je disais plus tôt.
Meilleure idée du monde.
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