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Métier : Capitaine de Police Scientifique
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Inventaire : Sig sauer SP2022, Beretta M92, matraque et couteau
Ven 23 Fév - 16:12

A chaque phrase assassine une réponse fusait. Toute nouvelle information était bonne à prendre pour la demoiselle qui rebondissait vivement sur chacune des pointes du policier bavard. Il s'en amusait follement et pouvait lire sur son visage qu'elle aussi. Il ne nota qu'une simple micro-expression à l'évocation de son grade mais la mit sur le compte de la surprise de voir un officier si taquin. La plupart étaient très carriéristes et tenaient au protocole. Ils ne se lassaient jamais des saluts et des "mes respects" qui leur était servi à longueur de journée. Certains, notamment en amérique, poussaient même le vice plus loin jusqu'à imposer une distance avec toutes les personnes, même extérieures au travail, avant de connaitre leur position sur l'échelle sociale et adopter leur comportement en conséquence. Un capitaine si proche et abordable devait donc être une rareté pour la jolie jeune femme.

Alors maintenant on attaque sur mon accent, sur mes origines françaises ... c'est à se demander qui a le moins de pitié pour l'égo de l'autre.
Mais je dois reconnaître que c'est bien joué. Je suis très bon public et il n'existe aucun sujet tabou. Maintenant il faut voir si tu es capable de parler autant que moi et de supporter un juste retour des choses.


Mais a défaut de se mettre en valeur dès la première phrase, la jeune femme se banalisa. Comme si elle cédait la victoire du récit le plus captivant à son interlocuteur. Lui en fût assez troublé et afficha une moue désapprobatrice. il avait bien du mal à l'imaginer commune et fade et pensa un temps avoir heurté la sensibilité de la demoiselle. Il fût néanmoins rassuré la seconde suivante quand elle poursuivît son discours. Les mots du même champ lexical tel que "perfection", "professionnelle", "exigeant" et "canaliser"  faisait maintenant écho à l'image qu'il avait de son adversaire et le sourire lui revînt au lèvres. Le jeu n'était pas terminé.

"Quelle volonté" Lui souffla t-il avec un réel regard admiratif

"Je m'estimais déjà très perfectionniste mais je pense avoir trouvé mon maître en la matière. A croire que vous êtes incapable de vous arrêter une minute." il ponctua sa phrase en levant son verre et prendre une nouvelle lampée de sa brune tandis que Lucy repris la parole.
Lorsqu'elle évoqua la taekwondo, le bridé tenta d'arrondir ses yeux pour souligner sa curiosité.

Autant les danseuses sont gracieuses. mais le taekwondo... l'école de l'excellence du coup de pied. Couplé à la gente féminine il permet de sublimer les gambettes. l'apogée du fantasme pour un esthète combatif comme moi. Pas sur que j'eusse pu me concentrer autant dans un affrontement dans cet art martial.

Une petite lueur maline reflétait son excitation au fond du regard. Pour autant, il ne perdait pas une miette des informations qui lui donnait le choix des armes.

"Il y a par contre plusieurs choses que je ne comprend pas ... Comment une polyvalente comme vous, danseuse et taekwondoïste de surcroit, à pu perdre l'équilibre si facilement? Comment une perfectionniste comme vous a pu inviter l'individu perturbateur à boire un coup et enfin ... comment se fait-il que je n'ai pas encore de bière qui me coule sur le visage alors que les moqueries fusent encore et toujours et que je rompt de facto toute galanterie dont vous me flattiez auparavant?"

Il se fendît d'un bel éclat de rire sans pour autant perdre de vue la main vengeresse de son interlocutrice qui pourrait l'obliger à esquiver inopinément la résultante de la menace mise à exécution. Loin d'être anodine, son introduction sous forme de provocation lui servait surtout à demander plus d'informations sur cette condition ultra rigoureuse qui, si elle semblait assez proche de la sienne par son application, n'avait surement pas la même source.

"Je devine que depuis votre enfance vous êtes une véritable pile électrique et je m'étonne de votre si grande autonomie. Outre le fait que vous n'ayez trouvé votre sport de prédilection que tard, vous estimez encore avoir beaucoup à apprendre. Seriez-vous une éternelle insatisfaite?"
Confortablement installé sur sa chaise, le policier jouant son tour de jeu tout en cherchant à mieux connaître cette intrigante femme.



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Lucy Schwartz
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Mar 27 Fév - 19:31


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Raphael & Lucy



C’était étrange, mais tu n’eus aucun mal à te confier sur ton enfance. Lui dire qu’au final tu n’étais quelqu’un que de simple à la base n’était pas dans tes habitudes. Tu ne dévoilais jamais tes faiblesses, même celles qui n’en étaient pas vraiment. A part de l’ennuie, que pouvait-on reprocher à une jeune femme lambda ? Puis peu à peu tu lui confies ton envie de te battre, de prouver que tu pouvais être plus que ça et vers quel sport tu t’es tourné pour atteindre ton but. D’abord légèrement renfrogné quand tu avais pris la parole, le visage de ton interlocuteur semble gagner en intérêt et un petit quelque chose d’autre que tu ne saurais identifier pour le moment. L’absence de piques ou de coupe te rassure : tu n’es pas en train de l’ennuyer plus que mesure et il semble écouter sagement ton petit récit ce qui t’arrache un sourire. Il semblerait même qu’il soit admiratif, te complimentant sur ta volonté ce qui te trouble légèrement. Personne n’a vraiment salué les efforts que tu as faits toutes ces années. Bien évidemment, ta mère est fière de toi mais c’est ta mère, celle qui t’a mise au monde et son avis n’est forcément pas très objectif. Quant à tes frères, Joshua n’en dit rien mais ne comprend certainement pas la moitié de tes motivations. Ton jumeau, lui, te croit simplement folle. Même si vous n’en parlez jamais, tu sais qu’il a foi en tes capacités, sinon il ne viendrait pas te voir pour réaliser ses plans fous comme celui de monter un parti politique. Chose que vous sembliez réussir avec succès d’ailleurs.

L'évocation du taekwondo sembla faire briller les pupilles de l’homme en face de toi et cela t'amuses beaucoup. Tu ne comprenais pas bien pourquoi mais cela te plaît de susciter ce genre de réaction chez lui. Ton regard planté dans le sien, tu écoutes les interrogations qu’il se pose. Tu ne peux t’empêcher d’avoir un éclat de rire. Tu te redresses légèrement et secoues légèrement la tête avant de reprendre une gorgée de boisson ambrée. — Et bien… , tu commences doucement en jouant avec ton verre entre tes doigts. Je pourrais mettre ça sur le dos de plein de chose. La fatigue, une ancienne blessure, un manque certain de concentration et une envie trop grande de prendre le dessus quitte à ne pas voir les erreurs commises.... , tu commences à énumérer, puis avec un sourire, tu le fixes à nouveau et tu continues : Ou alors tout ça n’est que l’ensemble d’une stratégie bien ficellé pour vous traîner jusqu’ici pour m’offrir un verre. Tu hausses légèrement un sourcil en le regardant avant qu’un fin rire ne s’échappe de tes lèvres. Il est vrai qu’il est fort intéressant et que tu ne regrettes pas d’être allé vers lui à la fin du cours. — Quand à la bière sur votre visage.. j’avoue y réfléchir encore.. Nouveau sourire et nouvelle gorgée pour masquer un autre rire.

— Une éternelle insatisfaite, moi ?, tu répètes la question plus pour toi que pour lui. Fixant tes doigts qui jouaient toujours avec le verre, tu prends un air pensif. C’est la première fois que tu en viens à te demander cela. Est-ce que tu ne serais jamais contente de toi ? Non, pas vraiment. Ton parcours n’était pas parfait mais tu étais tout de même fière du chemin parcouru. Est-ce que tu iras toujours plus loin dans le but de faire mieux ? Oui, certainement. C’était ça le but aussi d’être ambitieux, non ? Prouver aux autres et à soi-même qu’on était capable d’aller encore plus loin. De faire mieux et de clouer le bec à ceux qui doutaient. — Non. Je suis une perfectionniste dans l’âme et par le plus merveilleux des hasards, l’homme est un être plein d'imperfection., tu réponds avec un sourire. — Il y a sûrement de la volonté de prouver ma valeur. Non seulement en tant que femme, mais également en tant que personne. Adolescente j’avais besoin d’attirer l’attention de quelqu’un, hélas ça n’a pas vraiment marché mais je suis contente que ça m'ait poussé à me surpasser, quelque soit le domaine. Aujourd’hui, tu étais un requin et ne t’en cachais pas. Tu jouais pour la gagne et pas pour la seconde place. Celle-là tu l’as bien trop souvent occupé aux yeux de ton père. — C’est ce qui pimente les choses, vous ne trouvez pas ? Je veux dire, sans cette stupide volonté d'être le meilleur, vous n’auriez jamais affiché cet air si satisfait qui m’a agacé au point que je veuille mieux vous connaître. Tout comme ça ne serait pas une vraie victoire si vous ne l’aviez pas mérité, si vous n’aviez pas fait appel à tous votre talent pour me dominer. N’est-ce pas ?, tu demandes avec un regard provocateur et un sourire malicieux sur les lèvres?




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Sam 17 Mar - 18:57

Jamais tarie, la source de questionnement engendrait son flot de réponse que Raphael buvait autant que la bière de son verre. Il ne la lâchait pas du regard. D'une car il était fort plaisant de s'y perdre, de deux parce qu'il fourmillait de compléments d'informations et d'illustrations pour appuyer ses dires.

Voila une belle liste d'excuses. Je ne crois ni à la thèse de la fatigue, ni à la blessure. par contre on se rapproche de la vérité avec le manque de concentration et la brillance de tes pupilles m'indiquent que c'est bien ton égo qui t'a fait chuter.

Afin de rester dans la provocation gentillette et pour nourrir un peu plus cette adorable rivalité, Raph n’hésita pas à surenchérir au risque de voir Lucy céder à la menace du verre au visage.

"Quel ingénieuse stratégie! Je suis en effet tomber dans le panneau et ait payé ce premier verre. Pour ne pas perdre l'entièreté de la bataille, je vais me contenter de répliquer oralement.
N'est ce pas ironique? Ce même égo qui vous interdit de tomber le principal coupable. Cruel destin que le votre d'être enfoncé par votre moteur. Le cercle vicieux pourra t-il être rompu?"


Il se pinça les lèvres pour afficher sa satisfaction grandissante tandis que Lucy poursuivît sa justification sur son imperfection. Elle évoqua son amour pour la marge de progression de l'humain tout en donnant toujours plus d'informations personnelles. Sans jamais lâcher de noms ni d’événements particulier, Raph finît par comprendre que cette attitude avait été acquise durant la jeunesse et tirait sa source à cause d'une seule personne. Sous des airs très détendu, le capitaine analysait toutes ses informations pour estimer intelligemment si il pouvait demander plus de détails où taire ce tabou.

"L'homme est capable de tellement de choses qu'il est impossible de maîtriser tous les domaines. Voila en effet l'une des beautés de notre nature. Notre corps est capable de se muscler, de s'étirer, de créer des réflexes ... Oui il s'agit bien du piment de la vie qui me passionne et me force à en abuser. Cependant .."

Jouant toujours sur le suspens, le boxeur prît le temps d'une nouvelle gorgée afin que Lucy reste pendue à ses lèvres.

"La psyché est beaucoup moins modulable et son implication peut parfois nuire.
Il faut de la volonté, de la détermination, des buts, mais il ne faut surtout pas alimenter des desseins qui ne peuvent être atteint.
Mon perfectionnisme s'articule beaucoup au niveau de la possibilité physique de pouvoir me sortir de n'importe quelle situation. Il m'est impossible d'imaginer une action que je ne saurais entreprendre ou travailler pour la suite. Mon air satisfait suite à notre combat traduisait totalement mes dires."


Avec ce faux air de donneur de leçons, il essayait de pousser la belle jeune femme à fournir plus de détails sur ses motivations. Il désamorça malgré tout la tension qu'il avait distillé en reprenant son large sourire charmeur.

"De fait, si j'avais moi aussi perdu ce combat, j'aurai cherché à mieux vous connaître pour trouver une stratégie future pour vous battre. Je n'ai donc aucun mérite à avoir été invité ici. Mais que vous indiquiez que c'est mon air satisfait qui vous a poussé à le faire ne me dis rien qui vaille.
Attention ! je ne suis pas du tout en train de dire que ce n'est pas agréable de vous "dominer", mais j'ai maintenant peur de la suite de ce rendez-vous."


Son visage se cessait de se fendre d'un sourire toujours plus large et sincère.



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Lucy Schwartz
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Jeu 5 Avr - 22:56


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Du bout des doigts, tu fais tourner habilement le verre de bière déjà bien entamé. Tes yeux ne quittent pas l’homme en face de toi. Tu veux juger et comprendre chacune de ses réactions. Tu souris quand il te répond car de toute façon tu apprécies grandement le petit jeu qui s’est installé entre vous. Ta soirée s’annonce bien meilleure que ta journée, alors tu en profites. De plus ton interlocuteur a le sens de la réplique et semble avoir autant envie que toi de jouer ce jeu. Tu peux l’avouer, tu aimes ça. Tu hausses légèrement les épaules et les sourcils dans une attitude nonchalante. Oui ton égo est mal placé. Mais tu savais reconnaître ta défaite quand elle était totale. — C’est peut-être douloureux pour mon égo, comme vous le dite. Mais… parfois, on ne peut que s’incliner. Les échecs font partie de la vie. C’est grâce à eux que l’on se relève plus fort. C’est pour cela qu’on en redemande et qu’on cherche à se surpasser Baisser les bras ? Jamais ! T’avouer vaincu après une défaite ? Non plus. Tu pouvais perdre des batailles, mais tu m'abandonneras pas tant que tu ne gagnerais pas la guerre. Tu attendais la moindre occasion pour lui prouver que tu pouvais le surpasser. Tu ne te laissais jamais vaincu. Jamais.

Rapidement, tu lui démontrais ton point de vue. Tu expliquais tes motivations tout en tâchant de rester vague. Ton nom était connu. Celui de ton père encore plus. Peut-être ne t’avait-il pas encore reconnu de par son arrivée récente sur le sol américain, mais ici, à Boston, le nom Schwartz avait déjà fait couler pas mal d’encre. Hors de question de lui avouer que tes désirs de prouesses était dû à un homme connu et respecté mais un père distant et exigeant. En retour, quand tu lui laissant le temps de répondre, tu étais pendu à ses lèvres. Tu prends une nouvelle gorgée de ta boisson qui arrive à sa fin et reposes le verre vide entre vous, gardant ton regard fixé sur lui. Tu attends la suite de ces propos, bien consciente qu’il joue avec ses mots et les pauses dramatiques au milieu de ses phrases. Fronçant légèrement les sourcils, tu réponds d’un air léger. — Vous êtes en train de dire que je vise des buts trop élevés ? Comme vous battre sur le tatami ?, tu taquines volontairement le défiant du regard. L’emploi de ses mots est judicieux et bien cherché. Le combat et la rivalité n’était pas restée dans les vestiaires, bien au contraire. Ton intérêt n’en était que plus grand. Et tu devais l’avouer, tu l’admirais pour l’habilité de sa conversation, bien que ce ne soit pas dans sa langue maternelle. Il savait aussi bien jouer avec les mots qu’avec les prises et enchaînements. Ta bouche forme une petite moue avant que tu ne te morde la lèvre, tu enchaînes  : — Auriez-vous peur de moi ? , tu le provoques en te redressant lentement, en cambrant légèrement le dos. Le mouvement était volontaire et dans l’unique but de mettre en avant ta ligne et tes atouts féminins. Les yeux brillants de malice, tu ancres ton regard au sien. Quand il reprend le terme dominé que tu avais précédemment employé, tu souris de plus belle.

— Rendez-vous ?, tu répètes volontairement avec un ton interrogateur.  — N’êtes-vous pas un brin prétentieux ?, tu te joues de lui. Peut-être - avec de la chance - tu arriverais à faire rougir cet homme si sûr de lui. Pour l’instant tu te contentes de te moquer gentiment de lui. — Je n’ai parlé que d’un verre. Est-ce donc votre manière de me faire comprendre que ce ‘simple verre’ prend une tournure différente ? tu demandes dans un premier temps, réprimant un large sourire. — Si c’est bien le cas, avez-vous la certitude que ce changement est désiré de façon équivoque ? Ou alors votre égo, similaire au mien par sa grandeur semblerait-il, vous conforte dans l’idée que votre sourire charmeur est bien plus ravageur qu’il n’en est en réalité., tu poursuis, le provoquant du regard. Décroissant les jambes, tu te penches à nouveau en avant sur la table, ton regard et ton sourire toujours aussi narquois qu’avant. — Mais s’il est vrai que notre tête à tête est plus proche d’un rendez-vous que d’une simple entrevu entre deux adultes, celui-ci manque d’alcool. Mon verre est vide, le vôtre l’est certainement très prochainement alors je me propose d’offrir la prochaine tournée. Par pure galanterie et équité. , tu minaudes en face de lui. D’un geste rapide, tu fais signe au serveur qui ne tarde pas à vous ramener un verre chacun. Tu bois immédiatement une nouvelle gorgée avant de reprendre la parole. — Puisque nous aimons tous deux pimenter les choses…, tu commences en souriant. — Un billard ou une partie de fléchettes vous tenterait ?




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Mar 10 Avr - 18:48

Le combat oral prenait de l'ampleur tandis que le langage corporel se voulait bien moins véhément. Outre l'intense regard qui liait les protagonistes, des sourires s'échangeaient et une gestuelle tirant plus vers la séduction que vers le guerrier s'installait avec toujours plus d'aisance. Certes il s'agissait d'appuyer les propos mais le plaisir inhérent à ce jeu se faisait de plus en plus sentir. Elle le dévoilait par le biais de quelques graciles mouvements d'épaule tandis que lui se contentait de quelques rictus incontrôlés et surtout inconscients. Aussi lorsqu'elle changea brusquement d'attitude, il se retrouva pris au dépourvu.

La facétieuse Lucy commença tout d'abord par reconnaitre une défaite pédagogique aux accents discrets de masochisme que partageait totalement Raphael qui jubilait plus que de raison avant de lancer un nouvel assaut sur un registre bien différent.
Feignant être atteinte dans son ego, elle enchaîna rapidement avec des postures toujours plus lascives et en rebondissant judicieusement sur chaque mot du champ lexical relationnel pour dévoiler ses atouts. Il s'agissait là d'un domaine qu'elle maîtrisait particulièrement à la vue de sa féminité qu'elle parvenait à exacerber en si peu d'effort. Mieux encore, elle le sublimait avec des courbes et des mimiques que le pauvre Raphael ne pouvait que suivre comme enchainé dans un grand huit vertigineux où l'arrondie des fesses, de cette belle poitrine généreuse et de ce joli minois lui soutirait presque des cris de vertige. Parallèlement elle sortît le grand jeu en actionnant ses lèvres pulpeuses terriblement attrayantes débordantes de sous entendus. Hypnotisé. Le capitaine, sensible aux mots de la jeune femme, s'était totalement laissé embarqué dans cette déferlante accusatrice et provocatrice. Il se retrouvait sur le banc des accusé avant même de comprendre qu'il avait lui même ouvert les portes du tribunal.

Certes il s'agissait d'un jeu, un simple jeu de séduction, une vitesse supérieure dans cette bataille ... mais il s'agissait d'une vitesse qu'il n'avait encore jamais passée depuis la mort de sa fiancée. Son esprit se retrouva alors embourbé dans une mélasse de questions insolubles.

Ai-je réellement été si oppressant? Ai-je outrepasser les règles du jeu? de la bienséance? Ai-je inconsciemment exprimé une perversité? des signes de solitude? Mon excitation du jeu a-t-elle été perçue comme sexuelle? Je lui plais réellement? Moi? Mon manque sentimental est perceptible?

La peur finissait par se lire sur son visage. il avait perdu toute sa superbe et ses couleurs en même temps. Lui si à l'aise et charismatique, inconsciemment très séducteur, se jugeait à travers un filtre de reproches installé depuis le deuil.

Je n'ai pas le droit! je salis sa mémoire en me projetant ainsi?
!Je dois .. j'aurais du rester indifférent car c'est comme tel que j'aurais agi si elle était encore là! ... Mais alors pourquoi suis-je sensible à ses charmes?


Il se noyait dans une soupe de prétextes cousus de fil blanc qu'il n'avait jamais osé réévaluer depuis cette nuit tragique. Il s'était muré dans une indifférence totale jusqu'à ce jour où cette femme fatale réussit enfin à le réveiller.

Lorsqu’enfin elle lui proposa un défi bien moins tendancieux mais terriblement attractif, Raphael chassa l'ensemble de ses doutes d'une rapide secousse de la tête et frappa de ses 2 mains à plat sur la table en se relevant à son tour d'un bond.

"Voila qui mettrait les compteurs à l'heure! je m'empresse de finir ma chopine.
Entre fléchettes ou billard je vous laisse choisir puisque tout est question d'habileté et que j'ai déjà prouver ma supériorité dans ce domaine!"


Il édicta sa phrase à haute voix, moins pour être sarcastique que pour couvrir les résidus de gène qu'il évacuait oralement puis reremplit son gosier du bon liquide mousseux.
Le policier n'avait ni le temps ni la possibilité de se dépêtrer de cette toile épaisse qu'il l'engluait. Mais ce dont il était sûr était qu'il ne devait jamais se laisser arrêter par des considérations sentimentales. Il avait toujours été un fonceur et avait toujours su établir des stratégies plus ou moins élaborées pour s'en sortir sans aucun regret d'aller trop loin ou de remords de ne pas avoir essayer. Par chance il savait pouvoir se faire confiance pour étudier une situation donnée avec les paramètres immédiats lorsque les sentiments ou les antécédents venaient troubler la vision. Aussi, il devait aller de l'avant, se laisser vivre à nouveau pleinement sans dictat du passé.

"Et puis vous parlez beaucoup trop chère Lucy. Nos égos effectivement similaires divergent en ce point : Le mien ne présume de rien. Il agit simplement. Aussi, un rendez-vous, aussi court soit-il, n'a pas de connotation particulière. De même un verre est un verre et il ne tient qu'à vous de tenir vos brides si le votre "anticipe" ou "imagine" la suite."

A l'instar du jeune homme fougueux qu'il avait été, sa silhouette se redressa, ses muscles se bandèrent sous son T-shirt soulignant sa carrure et sa langue s'affuta pour entrer dans les mêmes double sens que sa partenaire.

"Malgré tout, je consens à m'excuser si mon attitude vous influence trop. Espérons que la forme phallique des fléchettes ou celle équivoque des boules ne vous trouble outre mesure."

Son sourire ne l'avait pas quitter et se parait à présent d'une pointe d'excitation nouvelle.



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Lucy Schwartz
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Jeu 19 Avr - 21:48


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Le regard du brun ne te lâche pas. Tout comme le tien ne cessait de le jauger. Tu observais chacune de ses réactions et n’était que d'avantages encourager à pénétrer sur un terrain quelque peu différent. L’intérêt que tu as pour cet homme ne fait que grandir et l’envie de continuer ce drôle de jeu mis en place grandit toujours plus en toi. Dès qu’il ouvre la bouche, tu es pendu à ses lèvres et reprends presque aussi vite sur le même ton que lui. Vos paroles forment une sorte de valse, où chacun impose son rythme et ou l’autre suit sans difficulté la route tracé. Quand l’occasion se présente, tu joues franchement des atouts que t’as gâté la nature. Tu aurais pu rougir de toi-même d’être aussi téméraire rapidement, mais tu n’avais pas honte d’agir de la sorte. C’était un homme qui te plaisait de plus en plus. Tu ne jouais pas à armes égales et tu le savais très bien. C’était bien pour ça que tu en profitais. Longtemps tu avais ignoré cet étrange pouvoir qu’ont les femmes sur les hommes. Mais aujourd’hui tu t’étais assez battue pour obtenir le respect et la place dans la société que tu voulais. Tu n’avais plus à prouver tes capacités, alors tu prenais plaisir à laisser tes charmes en envoûter plus d’un. Il n’y avait pas de meilleure sensation que de celle de recadrer un homme qui vous a pris pour une simple poupée de par votre blondeur de cheveux. Fort heureusement, ce n’est pas le cas de ton interlocuteur actuel.

Tu entras dans de la provocation pure. Ne laissant aucun répit à la personne en face de toi. Tu jouas sur ses mots, aussi habilement que tu jouais avec ton corps. Tu voulais le déstabiliser et cela sembla marché à ton plus grand étonnement. Tu remarques immédiatement le changement d’attitude et l’éclat différent de son regard. Tu hésites. Vraiment. Tu gardes les lèvres entrouvertes, retenant une phrase tandis que l’homme en face semblait blémir quelque peu. Tu ne pouvais pas être certaine de ce que cela pouvait signifier mais cela était loin de t’encourager à poursuite sur ce ton. Après tout, tu ne le connais pas. Tu ignores beaucoup de choses de lui et tu crains de n’avoir franchi une limite qui ne jetterait irréversiblement un froid entre vous. S’il y avait un vous. Même si tu le taquinais sur le sujet, tu n’avais pas réellement de mot pour décrire ce qu’était ce verre. Que ça soit un rendez-vous ou non, tu comptais simplement profiter de l’instant. Ton but n’était pas de le mettre mal à l’aise ou de le pousser trop loin dans ses retranchements. Pour ne pas briser définitivement la bonne ambiance qui s’était installée, tu lui lances un nouveau défi, cherchant à réveiller le compétiteur qui, tu le sais, se cache au fond de lui. Sa vive réaction te fait sursauter sur place tandis que lui bondit sur ses deux pieds.

Les mots qu’il  prononce par la suite te rassurent quelque peu. Il semble avoir retrouvé sa bonne humeur. Sous un regard malicieux, tu l’observes finir son propre verre. Balayant la salle du regard, tu t’informes sur laquelle des deux activités est libre. Par chance la table de billard la plus éloignée est libre. Tu penches alors pour cette option-là, y voyant un moyen de conserver un peu d’intimité avec lui. Tu es loin d’être une experte mais cela ne t’as jamais empêché de gagner. A voir quelles étaient ses prouesses dans ce domaine. D’un bref coup d’oeil tu le jauges en te demandant s’il ne cache pas la carte “as du billard” dans son éventails de personnalité. En tout cas tu étais prête à prendre le risque de te prendre une nouvelle raclée. Perdre face à lui semblait être une perspective pas si dérangeant finalement. Et puis, tu aurais toujours moyen de pouvoir le distraire plus facilement qu’aux fléchettes si vraiment il prenait la tête de la partie. A cette simple pensée tu ne peux t’empêcher de te mordre la lèvre pour cacher le sourire grandissant sur tes lèvres. L’imitant enfin, tu te redresses gracieusement pour te trouver à ses côtés. — Hélas, j’ai une imagination débordante… tu dis, en prenant ton verre. — Sauf que cette fois je ne pense pas que ça soit les accessoires du billard qui pourront me distraire.

Tu le dépasses, ouvrant la marche vers le fond de l’endroit. Tu jettes un regard espiègle au capitaine derrière toi et t’assures par la même occasion qu’il est bien dans ton sillon. Soignant ta démarche tu t’avances jusqu’au billard et déposes ta chope sur la petite table haute qui se trouve juste à côté. Il y a également des chaises, mais tu préfères rester debout. Puis ce n’est pas comme si vous étiez nombreux, ton tour ne serait pas long à attendre.

Tu te penches légèrement en avant en plantant tes yeux dans les siens pour récupérer les boules sur le côté de la table. Tu les places soigneusement au centre de celle-ci à l’aide du triangle en plastique qui trône également avec les boules. Une fois le tout placer, tu t’éloignes pour récupérer deux queues de billard pour en tendre une à l’homme à tes côtés. — Honneur aux femmes ?, tu demandes sans vraiment attendre de question. Tu es déjà penché sur la table afin de donner le premier coup pour casser la formation des boules. Tu n’en place aucune dans un trou et te décides finalement à viser l’une des plus simples. Contournant la table pour atteindre ta cible, tu lui lances un nouveau regard. — Je prends les pleines., tu l’informes avant de te courber une nouvelle fois sur le tapis vert du billard. En position et prête à tirer, tes lèvres s’étirent un instant quand tes yeux dévient vers lui. Tu tires et la boule disparaît. Satisfaite de ton coup, tu sélectionnes déjà la prochaine, te décalant à nouveau autour de la table. — J’aurais une question, si vous me le permettez., tu demandes en cognant ton deuxième coup. Cette fois, tu le rates. Lentement tu te rapproches de lui, jusqu’à te trouver juste à côté. Tu t’appuies contre la table et lui demande sincèrement : — Vous ne m’influencer en rien. Il était séduisant et au vu de ses réactions, tu ne le laissais pas non plus indifférent. Mais… sa réaction d’avant t'intrigue toujours. — Est-ce que moi, j’aurais mal agi ?



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Mar 24 Avr - 15:08

Elle se déhanchait volontiers, faisant rouler sa fine musculature sous sa peau drapée par ses vêtements féminins. Sa bouche se faisait toujours plus pulpeuse, ses yeux de plus en plus expressifs, ses gestes de plus en plus équivoque, sa voix de plus en plus sensuelle, ses paroles de plus en plus évocatrices. Tout son être jouait cette partition sur le thème de la drague et l'ensemble ne pouvait laisser indifférent. Tandis qu'elle emboitait le pas à Raphaël pour se diriger vers la table de billard vacante, lui offrant cette superbe vision attrayante, il tenta de s'offrir une première réponse dans son fourmillement de question.

Nous jouons depuis tout à l'heure, je n'ai donc pas de gène à avoir. Nous sommes sur une gamme de séduction que nous exploitons tous les deux pour pimenter la partie. Je n'ai donc pas à me priver du spectacle ni d'avoir de retenue puisque nous avons tous les 2 consenti au défi.

Il avait besoin de verbaliser intérieurement sa démarche pour tenter d'avancer sans bride. Ce nouveau début sur la scène était laborieux et sa mîne déconfite ainsi que sa soudaine réaction pour accepter la partie ne lui ressemblait absolument pas. Cette fois, il décida d'évoluer plus naturellement et consciemment ... comme avant.

Entre cambrures exacerbées et rapprochements corporels, Lucy donnait la pleine mesure de ses attributs et sublimait tous ses gestes pour leur donner la connotation recherchée. Le biologiste la laissa s'exprimer en savourant sa place de spectateur privilégié. Il se contenta d'attraper la queue de billard tendue et de répondre poliment d'un large geste de la main pour inviter sa partenaire à casser les boules pour l'entame de match. Ce qu'elle fît d'ailleurs plutôt bien en soignant plus sa posture que la puissance. Une nouvelle fois elle sacrifia la précision lors d'un autre coup en dévorant du regard son partenaire tout en obtenant une certaine réussite malgré tout, l'autorisant à réitérer son geste sexy en donnant un autre angle de vue. Avec sa toute nouvelle légitimité, Raphaël se laissait emporter par ce tourbillon de désir jusqu'à ce qu'elle l'interpelle avec l'annonce d'une question. A partir de là il recouvra une partie de son sérieux tandis qu'elle se positionna juste à coté, lui avoua qu'il ne l'influençait pas mais demandant si elle avait mal agi. Il comprît immédiatement qu'elle faisait référence à cette attitude précédente dont lui-même avait eu honte.

Avoir mal agi? J'ai donc été à ce point décontenancé? au point que tu crois également avoir commis les mêmes erreurs que j'ai cru un instant faire? Décidément, on peut lire en moi comme dans un livre ouvert. Outre handicapant pour le travail, il est temps que je cultive une part de mystère. Rien ne sera plus séduisant n'est-ce pas?
A mon tour de tl montrer mes atouts.


Un rien provocateur, le biologiste feignait ne pas être sensible à cette approche en déposant la craie bleu sur le bout de sa queue avec un œil expert.

"Absolument pas. A aucun moment."

Il la laissa avec cette seule réponse pour s'éloigner quelque peu tout en scannant la table de billard. Aucune boule rayée ne semblait facile et il n'allait surement pas pouvoir briller à son tour par son adresse immédiate. De fait, il préféra s'axer vers un aspect plus stratégique qui allait pouvoir illustrer son propos suivant.
Avant d'ouvrir ses lèvres, il se pencha à son tour, déposa sa paume de main sur le tapis au plus près de la boule, plissa ses yeux en amande et positionna son oeil directeur bien au dessus de sa queue pour favoriser sa visée. l'ensemble lui donnait une aura de professionnalisme. Après quelques essais de glissade sur la première phalange de son pouce pour étudier la force à déployer, il percuta la blanche qui alla rencontrer une boule rayée de coté afin de l'orienter vers l'un des angles de la table. le coup avait ceci de difficile que l'angle choisi pour l'empocher était très fermé. Si il avait réussi à l'entrer du premier coup, il était sûr de briller une nouvelle fois pour son adresse mais, même raté, il allait lui permettre de parler plus sérieusement. Presque logiquement, la facétieuse 9 auréolé de sa rayure jaune toucha l'un des coins de feutre assez délicatement et recula sur quelques millimètres.

"Voyez-vous chère Lucy, tous les combats ne peuvent se gagner par la force. A l'instar du coup que je viens de jouer, je ne m'offre ni l'égalité, ni même l'opportunité de rejouer pour l'atteindre. Pourtant, perdre ce premier round me permet de construire le terrain. En l’occurrence cette boule sera difficile à déloger pour vous et vous prive de l'un des trous accessibles. Disons simplement que ma réaction précédente est juste un autre exemple de cela."


En vérité un peu vexé de n'avoir su positionner exactement sa cible au bon endroit, il n'afficha rien et s'occupa à nouveau de marquer de bleu sa queue. Il ne se rapprocha pas de sa partenaire, la laissant à ce nouveau doute installé à analyser.

"A vous de jouer ..."

...et voyons comment cette fois-ci tu vas articuler ton coup suivant lorsque le paraître ne suffit plus à m'envouter



Dois-je combattre ce fléau?________ Ou profiter de mes derniers instants?
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Lucy Schwartz
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Véhicule : Ford mustang de 70
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Mar 1 Mai - 19:02


Above the best and
prove yourself

Raphael & Lucy


Lentement tu t'approchas de lui. La distance réduite entre vous aurait pu t’amuser. Seulement,  cette fois, tu ne voulais pas rigoler. Tu voulais être sûre que, dans ce qui s’était naturellement installé entre vous, tu n’étais pas la seule à jouer. L’idée de te heurter à un mur, ou même de blesser quelqu’un était loin de t’enchanter. Tu étais un requin et tu n'hésiterais certainement pas à foncer pour obtenir ce que tu voulais, mais pas dans ce genre de situation. En plus, tu ne le connais même pas. Potentiellement, il y a une femme en ce moment même  entrain de l’attendre pendant que lui fanfaronnait avec toi. C’est pourquoi tu voulais clarifier les choses dès à présent. Les yeux figés dans le sien, l’air des deux protagonistes était redevenu sérieux le temps d’un instant. La queue de billard entre les mains, tu attends qu’il te réponde, ne lâchant pas ses prunelles une seconde. Oui, tu cherchais une hésitation, un doute ou n’importe quoi qui aurait pu t'alerter d’un quelconque mensonge qui sortirait de sa bouche. Sauf que, contre toute attente, l’homme en face de toi ne te regarde même pas, trop occupée à appliquer la crai sur le manche en bois. Il répondit deux pauvres petites phrases avant de s’éloigner. C’était de loin pas ce genre de réponse à laquelle tu t’attendais. Le suivant des yeux, légèrement surprise et ne sachant même pas comment réagir, tu te détaches du billard pour l’observer dans sa réflexion. Tes lèvres sont restées en suspens, prise de court face à sa réaction. La distance qu’il vient d’installer entre vous te troubles. Tu ignores si c’est une manière de te faire comprendre que non, ce n’est pas un rendez-vous malgré qu’il y ait fait allusion, ou s’il cherche à te tourmenter volontairement.

Pinçant les lèvres, tu t’approches de la petite table haute jouxtant la table de billard. Tu récupères ton verre et bois deux gorgées sans vraiment le perdre trop longtemps de vue. Très sérieux et bien concentré, il étudia avec application l’emplacement des boules sur le tapis vert. Toi, c’était lui que tu observais. Après plusieurs secondes d'examen, il choisit sa victime et se mit tout aussi soigneusement en place. Tu eut l’envie de lever les yeux au ciel. Son sérieux donnait le ton : il était là pour gagner, même au billard. Lorsqu’il tira enfin son coup, tu suis sagement des yeux la boule jaune rayée. Tu regardes son parcours et grimace d’avance en la voyant se loger dans un endroit qui ne serait pas à ton avantage. Bien évidemment, le coup avait été préparé et tu étais persuadé que ce n’était pas un hasard. — Joli coup, tu siffles. Déposant ton verre, tu fais un pas en avant, te plaçant à nouveau autour de la table, juste en face de lui. Tu plantes tes yeux dans les siens quand il te parle. Tu écoutes et notes chaque mot qu’il emploie. Le message caché finit très vite par te sauter aux yeux. —Vous êtes donc en train de m’avouer que tout est calculé à l’avance ? Que chacun de vos gestes est destiné à vous faire atteindre… un but bien précis ?, tu demandes avec un nouveau sourire sur les lèvres, tandis qu’il approchait.

Lorsqu’il t’invite à continuer, tu comptes bien ne pas perdre l’occasion d’avancer tes pions. C’était à toi de jouer, comme il disait, et tu pouvais te montrer tout aussi stratège que lui. Rompant la distance entre vous, tu t’avances plus près encore. Du bout des doigts tu viens lui voler la craie qu’il tient toujours, sans défaire tes prunelles azur de son regard. Imitant ses gestes, tu déposes du bleu sur le bout du bois que tu as entre les mains. Une fois que tu as fini, tu lui rends la craie avant de commencer à analyser le jeu sur le tapis vert. Avec beaucoup plus de sérieux, tu réfléchis à celles qui a le meilleur angle, ou à défaut, celle que tu pourrais déplacer sur la table qui t’offrirait un avantage pour ton coup suivant. La tâche n’est pas tout à fait aussi aisée que tu l’aurais pensé. La bière commence doucement à se répandre dans tes membres fatigués de leur récent effort physique. Cependant, tu aimes beaucoup trop la compétition pour accepter de voir une nouvelle fois cet air satisfait sur son visage. A moins que tu ne sois sûre d’y trouver un lot de consolation. Ne lâchant pas les boules des yeux, tu te décides finalement pour l’une d’elles, pas forcément bien placée mais qui t’offriras également une ouverture une fois placé ailleurs. — Alors dites-moi, monsieur le capitaine… Tu te penches à nouveau sur la table et déposes ta main sur la surface de la table. Délicatement tu approches la queue. — Êtes-vous en train de préparer le terrain… avec moi ? Tu ne regardes même pas sa réaction. Tu te concentres sur la force de ta frappe et son angle. Les lèvres entrouvertes, tu retiens ta respiration et cognes la boule blanche qui rebondit sur un rebord pour venir ensuite percuter une boule pleine. En soi, c’est un coup pour rien. Tu ne trouves aucun avantage dans ce tour-ci, peut-être même tu viens de lui faire également une ouverte. Tu pinces doucement les lèvres avant de te redresser.

Il avait mis une légère distance entre vous et maintenant, tu étais presque certaine que c’était un acte volontaire de sa part. Alors, tu allais tout simplement faire tout l’inverse. Ton regard vient chercher le sien tandis que tu fais un nouveau pas dans sa direction. Tu laisses les doigts de ta main libre glisser le long du rebord et continu de t’approcher de lui avec une lenteur délibérée. Ton coeur s’accélère doucement dans ta poitrine quand tu arrives jusqu’à lui.  Un sourire aux lèvres, tu te penches vers lui pour lui murmurer simplement : — A vous de jouer Raphaël.



Layin down your arms I don't wanna fight anymore. Rough seas will be calm I’m home while we weather the storm. We fall down like dogs playing dead, well our love’s not worth playing chicken, baby…
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Ven 4 Mai - 18:39

Une certaine satisfaction se lisait sur son visage. Le capitaine n'était pas mécontent de sa prestation et se sentait un peu plus libéré du poids de la culpabilité. Retrouver le goût du jeu et des doubles sens lui offrait une catharsis salvatrice et hautement thérapeutique.
Peu à peu les verrous sautaient et la soirée ressemblaient réellement à un rendez-vous.
Son coup illustré semblait avoir fait son petit effet, voire plus encore. Lorsqu'elle évoqua l'hypothèse de tout calculer, lui réévalua la portée de ses discours.

Mais ce n'est pas faux ! Mes paroles, alliées aux gestes et à l'attitude, traduisent également que je suis un férue du contrôle et de la stratégie. C'est très bien vu ce déchiffrage Miss Schwartz. J'observe avec plaisir que vous accordez autant d'importance aux dires qu'aux non-dit. Vous égayez de plus en plus ma soirée et je ne saurai dire si c'est la bière ou vous qui me procurez la meilleure euphorie.

Pour toute réponse immédiate il lui renvoya un sourire et, fidèle à sa déclaration, la laissa jouer son tour.


Lucy versait dans l'imitation. Il était tout aussi évident qu'elle appréciait l'aspect séducteur de cette rencontre sans tomber dans la facilité du paraître. Tout se devait d'être parfait pour atteindre le paroxysme du désir; Ses courbes jouaient pour elle, elle les exacerbaient. Son esprit de compétition était allumé, elle l'alimentait pour le consommer toujours plus. Ses mots étaient pesés, elle les articulaient en questions. La belle brune se muait en déesse immaculée. Raphael ne pouvait que boire un peu plus pour parvenir à se détourner de cette muse envoutante qui tentait de lire au delà même des intentions.

A dire vrai je ne l'avais pas envisagé comme tel puisque je ne pouvais percevoir un rapprochement ... mais je dois avouer que de te voir l'évoquer m'y sensibilise particulièrement

C'est alors qu'elle avança vers lui, lentement, sensuellement. Sa main telle une araignée emplie de venin de désir s'approchait de sa proie subrepticement pour lui infliger cette merveilleuse morsure de douceur et de délicatesse. Une fois prit dans ses filets, il ne lui restait plus qu'à dévorer le pauvre homme sans défense.
Mais il ne s'agissait pas d'une prédation à sens unique. Raphael, bien que diminué un temps à cause de son traumatisme, n'en demeurait pas moins un super-prédateur aux armes redoutables.
Aussi, après un bref mouvement de recul pour marquer une légère surprise, le biologiste retira sa main. non pas pour l'enfouir dans une zone neutre mais au contraire pour attraper délicatement la base de la nuque de Lucy et d'approcher son visage. Leurs lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres lorsque, avec une force motrice absolument titanesque, Raphael infléchît légèrement la direction pour s'en détourner et parvenir jusqu'à son oreille. Les corps étaient quasiment collés, sa main, toujours ancrée sur cette peau satinée, ne voulait pas lâcher sa prise qui lui interdisait de reculer.

"Avec grand plaisir ..." lui susurra t-il à son tour avec une tonalité grave qui devait trouver écho dans la cage thoracique de l'arachnide.
Lui évoluait plutôt à la manière d'un serpent, capable de se défaire de n'importe quelle entrave. Aussi il se détacha d'elle en prenant bien soin de laisser glisser son pouce à la base du cou et ondula son corps de manière à la contourner tout en gardant la plus grande promiscuité possible. Enfin il s'en détacha et entreprît de tourner autour de la table. Le coup précédent lui avait en effet offert une ouverture non négligeable qui allait lui donner l'opportunité d'empocher une boule tout en prenant un temps de parole conséquent.
Sans trop de difficulté ni de simagrées, il se pencha sur le billard et percuta une rayée offerte à un trou central.

"Autant je confesse mes calculs incessants, autant le but n'est pas si évident."

La boule disparu rapidement dans le trou et Raphael releva la tête pour affronter sa dangereuse partenaire d'un regard complice et faussement endurci.

"Dans un premier temps, il s'agit surtout d'une reconstruction personnelle que je devais accomplir. C'est ce coup qu'il me fallait jouer avant de pouvoir espérer me recentrer sur vous ..."

Il avouait sans peine avoir eu besoin de prendre un temps de recul et de digérer la surprise de plaire à nouveau. Pourtant, il embraya très vite sur elle et les calculs qui la concernaient. ce fût naturellement ce moment là qu'il laissa, comme suspendu dans les airs, pour méditer son nouveau tour de jeu et laisser grandir le suspens et la tension. Il laissa quelques précieuses secondes s’égrainer avant de choisir une nouvelle victime qu'il percuta pour la rapprocher une nouvelle fois de l'un des angles sans pour autant réussir à la rentrer. Une fois stabilisée dans le coin, l'astucieux capitaine se redressa et offrit à nouveau son regard intense à sa chère rencontre.

"Cette fois mes pions sont placés. Vous n'allez plus pouvoir vous déplacer sans avoir à toucher mes boules. le piège se referme sur vous, ne le sentez-vous pas?"

Puis il explosa de rire. Un rire mélant faux sadisme et réel plaisir. Toujours avec son double voire triple sens, il retournait la question en demandant son point de vue quand à sa position centrale du "terrain" qu'il préparait.



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