Above the best and prove yourself

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Lucy Schwartz
Modératrice
Métier : Directrice Marketing
Informations :
Véhicule : Ford mustang de 70
Inventaire : Bombe de poivre en spray.
Dim 3 Juin - 11:26


Above the best and
prove yourself

Raphael & Lucy


Lentement, tu t’avances de lui. Tu cherches à le coincer dans ses gestes, à le prendre de revers et à prendre la main sur le jeu qui se joue. La surprise qui marque ses traits est un régal pour toi. Presque tout autant que la proximité que tu viens d’imposer entre vous. Si cela n’a pas d’effet sur lui, tu ne peux pas dire que ça soit la même chose de ton côté. Ton coeur s’est légèrement accéléré et ta voix prend un timbre plus doux. Sa paume dans ta nuque t’électrise tandis que tes yeux fixent ses lèvres. Tu n’es qu’à quelques centimètres de lui et tes pensées se sont arrêtées. Ton souffle s’est brusquement coupé lui aussi. Mais sa bouche vient trouver ton oreille, à laquelle il te répond d’une voix grave. Sa main toujours dans ta nuque t’empêche de faire tout mouvement et instinctivement tes doigts se referment sur son avant-bras. Mais finalement  il se détourne de toi, prenant soin de t’échapper mais sans trop mettre de distance entre vous. Finalement tes doigts lâchent prise en même temps que lui et tu l’observes se réfugier à l’autre bout de la table. Tu ne le lâches pas des yeux. — J’en déduis donc que je vous fais bien peur., tu lances volontairement pour le provoquer.

Ton regard ne le lâche toujours pas tandis qu’il fait rentrer une boule rayée. Ce coup était prévisible. Bien évidemment ce qu’il te dit t’intrigue. Une reconstruction personnelle ? De quoi pouvait-il parler ? C’était certainement une histoire liée à une femme qu’il avait fréquentée. Tu avais envie de lui poser la question mais ne le fis pas. Tu venais juste de le rencontrer et il n’avait certainement aucune envie d’en parler. —Ravie si vous y êtes parvenu en si peu de temps, tu réponds simplement. Tes yeux explorent la table de billard entre vous. Presque la totalité des pleines se retrouvent coincés et même si la situation semble être à ton avantage tu décèles une ouverture qui pourrait te permettre de revenir à un pied d’égalité. Bien sûr, ce qui concerne le billard ne t'intéresse plus tout à fait et tu te recentres sur ce qu’il dit. D’un regard vif, tu réponds rapidement : —Mais peut-être que c’est là mon but ? Qu’il te coince s’il le souhaitait, c’était tout l’inverse qu’il montrait. — Je ne prends nullement la fuite, je suis une victime docile, ne voyez-vous pas ? Tout en disant cela tu reprends ta place autour de la table pour continuer la partie qui se joue sur le tapis vert.

Il avait raison, tu n’arriverais pas à jouer sans pouvoir toucher au moins l’une de ses boules. Sauf que cela ne t’empêcherait pas de pouvoir en rentrer une. Intérieurement tu remercias ton jumeau de t’avoir mis une pâtée il y a quelques années avec un coup spécial qu’il t'avait appris par la suite. Silencieuse et concentrée, tu te mets en place. Tu évalues rapidement l’angle qu’il va te falloir, dose rapidement la puissance que tu dois mettre dans le coup et joue. Ta boule pars vivement, ricoche sur le bord de la table pour venir cogner une des siennes. Il pourrait jubiler si le mouvement de sa boule ne s’était pas dirigé vers une autre des tiennes pour la percuter et la pousser dans le trou du coin. Avec un petit sourire tu lui fait face. — Je suis pleine de ressources., tu dis pour le provoquer. C’est alors que le bruit de main qu’on tape l’une dans l’autre te surprend et tes yeux se posent vers l’entrée du bar où se trouve le gérant. —Couvre feu dans 30 minutes. Désolé mais je veux que tout le monde soit partie d’ici 10 minutes. Stupide couvre-feu. Tu lèves les yeux au ciel légèrement agacée de cette mesure. Oui, c’était utile, mais tout de suite ça te dérangeait plus qu’autre chose.

Tu contournes la table pour prendre ton verre en main, que tu finis cul sec en deux gorgées seulement. Puis, tu te rapproches à nouveau de lui. — Sauver par le gong il semblerait… À moins que vous ne vouliez finir cette partie coute que coute. Tu t’avances encore d’un pas. Il ne reste plus qu’un mètre entre vous. — Personnellement, c’est un autre jeu que j’aimerais terminer., tu refais un pas, le coinçant contre la table de billard derrière lui. Tu te penches à nouveau vers lui. Ton visage s’approche du sien et pour être sûre qu’il ne s’échappe pas cette fois tes doigts s’accrochent à son t-shirt. Tes lèvres s’approchent des siennes et elles les frôlent presque sauf qu’au dernier moment tu le relâches et te détournes de lui. Tu récupères tes affaires et lui fait face. — Un dernier verre, ça vous tente ?, tu demandes avec un sourire.




Layin down your arms I don't wanna fight anymore. Rough seas will be calm I’m home while we weather the storm. We fall down like dogs playing dead, well our love’s not worth playing chicken, baby…
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Métier : Capitaine de Police Scientifique
Informations : Nombreuses et détaillées ultérieurement
Véhicule : Yamaha diverion
Inventaire : Sig sauer SP2022, Beretta M92, matraque et couteau
Mer 6 Juin - 19:47

Il la laissa sans réponse lorsqu'elle évoqua lui faire peur, pensant que ce n'était que des mots pour provoquer. Elle se présenta aussi comme une victime docile et là encore il ne répliqua que d'un simple geste artificiel d'étonnement. Il pensait maîtriser la situation et mener la danse avec brio. Malheureusement pour le capitaine, elle adjoint les actes à la parole. D'un geste terriblement maîtrisé issue d'une stratégie élaborée, elle frappa avec force pour que la fatalité de devoir composer avec ses boules devienne un avantage. La précision et un soupçon de chance se chargeant de changer ce coup habile en véritable coup de maître. De là Raph resta scotché. Il comprît immédiatement que ses dires n'étaient pas de vains mots provocateurs mais bien des avertissements réels. Toute sa stratégie de jeu devait être revu en incluant ce nouveau paramètres mais d'abord, beau joueur, il salua cette belle victoire de quelques petits applaudissements et d'une moue approbatrice.

"Vous avez de la ressource mais également la force de la mobiliser. Vous êtes décidément une source inépuisable de surprises." Lui confia t-il admiratif.

A ce moment, il ne su si c'était parce qu'il avait entrechoqué ses propres mains mais un second bruit similaire, bien plus puissant, rapide et à vocation d'attirer l'attention de tous, se fît entendre du coté du bar pour signaler le début du couvre-feu et donc la fin du jeu, de la soirée et de cette rencontre. Plus le temps pour le scientifique d'espérer retourner la situation à son avantage.
Lucy par contre, auréolée de sa réussite, se permit de conclure magistralement.

Tout d'une traite : un verre envoyé derrière la cravate, un rapprochement lascif doublé d'un effleurement des lèvres, une déclaration sans détour puis une esquive. Le pauvre Raphaël ne pouvait que rester immobile sous le feu nourrit de son adversaire très entreprenant. Elle ne lui laissait ni ouverture ni temps de réflexion. Tout s'accéléra dans son corps. Lorsqu'il avait imposer son rythme, il savait adapter tous les paramètres pour se montrer convaincant et peu impacté par ses émotions, mais une fois subit, rien n'était plus pareil.
En un instant ses mains se crispèrent et agrippèrent frénétiquement le bord de la table sur laquelle elle le poussait. Son pouls s'accélérait comme si son cœur était au bord des yeux et allait exploser sous les coups de butoir de l'adrénaline et l'ocytocine injectée par tsunamis successifs. Son souffle était coupé net. Sa bouche entrouverte frémissait de désir tandis que le contact chaud de cette peau nacrée lui intimait de prolonger ce contact. Seul son esprit, dernier rempart inébranlable prompt à réagir, tentait désespérément de démêler la situation une fois qu'elle s'éloigna.

Toutes ses sensations ... cette envie irrépressible ... comment j'ai pu m'en passer à ce point? Je me suis tellement mis de barrières que j'ai même réussi à jouer de ces codes sans en ressentir les bienfaits. A présent je me sens plus que vivant. Je veux mordre la vie, la dévorer ! La dévorer elle, cette femme, serait plus exact car, à ce moment, je la veux.

Ainsi le déclic commença, mais à mesure qu'elle s’éloignait de lui, l'invitant à prendre un dernier verre, il comprît qu'elle été parvenue à obtenir ce qu'elle voulait de la manière dont elle le voulait. Le véritable face à face, loin de se jouer sur le tatami ou le tapis vert, se situait entre eux. Elle en était donc le grand vainqueur.
Avant de succomber à son ardent désir de suivre sa ravisseuse, syndrome de Stockholm terriblement prévisible pour la victime, il s'essaya à repenser son nouveau rôle.

J'ai donc perdu ... J'ai trop focalisé mon objectif sur des enjeux futiles en me servant de la séduction pour arriver à mes fins mais la finalité est là : je ne peux pas m'affranchir des sentiments. J'y suis au moins aussi sensible qu'elle et me suis jeté dans sa toile pensant pouvoir m'en sortir avec ma force. je dois bien lui reconnaître cette supériorité ... voire l'en féliciter.

Tête baissée en signe de soumission, comme un condamné à mort attendant son bourreau, il attendît quelques secondes avant de redresser son visage et de lui sourire, un peu embarrassé. Il rassembla à son tour ses affaires et termina également sa bière par petites gorgées successives pour se donner un peu le temps de reprendre ses esprits.

"Nous n'avons pas le temps de terminer cette partie et je vous donne donc la victoire. Indéniablement.
Pour ce qui est de votre invitation, n'avons nous pas déjà assez bu?"


Il ne lui fallu pas longtemps avant d'afficher une nouvelle fois une mine facétieuse. De par son intonation de voix, on pouvait comprendre que la question était rhétorique. De quelques pas lents, il s'approcha d'elle de manière à ne laisser que quelques centimètres entre eux puis, délicatement, repassa sa main derrière sa nuque. Ses doigts s’entremêlaient dans ses beaux cheveux aux reflets dorés. Cette fois, il laissa son corps exprimer tout son désir et, tout aussi doucement, il approcha ses lèvres désireuses vers la sienne sans dévier leur course. Au contact il les entrouvrît subtilement afin de lui offrir une embrassade tendre et langoureuse. Il n'accentua pas son geste et recula assez vite, au prix d'un effort surhumain, sa pulpe rouge de la sienne, si goûteuses et parfumées encore subtilement imprégnées d'embruns maltées, afin de ne pas succomber à sa fougue.

"Mais définitivement oui. Nous avons un autre jeu à terminer."



Dois-je combattre ce fléau?________ Ou profiter de mes derniers instants?
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