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Susana L. Sanchez
Administratrice
Métier : Epidémiologiste
Informations : A grandi à Boston » Partie s'installer à Atlanta pour ses études » Parle couramment Espagnol » Originaire de Cuba » Divorcée, a une fille de cinq ans, Luz » S'occupe seule de Luz » Son travail lui prend beaucoup de temps » Fait tout pour mener sa vie professionnelle et sa vie privée de front » Ne dort pas beaucoup » Tient très bien l'alcool » Déteste la cigarette » Tombe rarement malade » Eloignée de sa famille depuis quelques semaines à cause d'un déchaînement médiatique qui la met en danger » Désespère de trouver un remède au virus » Annexes


Véhicule : 4x4 Jeep
Inventaire : Flacon de solution hydroalcoolique (50 mL, environ 40 utilisations), Kit de premiers soins (4 compresses stériles, produit désinfectant, 8 pansements, 2 bandages), Demi-masque filtrant anti-particules (FFP3) : filtre 99% des particules
Sam 20 Jan - 22:02

Un soupir lui échappa. Enfoncée sur la banquette arrière du véhicule qui la conduisait dieu savait où encore, Susana se permit de fermer les yeux quelques secondes. Encore un peu, et elle aurait pu se sentir sombrer tout simplement dans l’inconscience. Elle était épuisée. Fatiguée, de ne pas pouvoir rentrer chez elle, de voir sa fille et sa sœur. Ereintée par le travail qui ne désemplissait pas, et du peu de temps qu’elle pouvait accorder à sa famille. Voir un visage familier lui manquait d’autant plus, que, l’absence de sa fille lui pesait sur le ventre comme du plomb. La gorge nouée, elle rouvrit les pupilles l’espace d’une seconde, avant de les tourner vers le rétroviseur avant.

La voiture ralentissait à peine, sur le parking d’un hôtel dont le néon ne donnait pas vraiment envie. Là, un véhicule de police visible. Susana se redressa vers la conductrice – Max, de son prénom – pour couvrir le son de la musique dans l’habitacle :

« Donc ça sera ici pour ce soir ? » Demanda-t-elle simplement. « Je peux appeler ma sœur ? » Enchaîna-t-elle, prête à tirer son téléphone portable de son sac de vêtements.

Elle attendit néanmoins l’autorisation de Max, avant de s’extirper du véhicule à son tour et la suivre à l’intérieur du hall. Les deux femmes ne mirent pas longtemps avant de parvenir jusqu’au comptoir, récupérer la clé de la chambre réservée, et se glisser dans le dédale de couloir. L’endroit sentait l’humidité, les éclats de voix dans les pièces qu’elles dépassaient ne donnaient pas vraiment confiance. Mais ici, aucun journaliste ne viendrait la trouver visiblement. Pas depuis l’esclandre qu’elle avait essuyé avec Kenneth, et la vidéo qui tournait sur internet depuis ce jour.

Ça avait soulevé bien des questions dans la population, fait augmenter la grogne d’un cran également. Depuis lors, seul son travail comptait – du moins aux yeux du gouvernement. Susana se sentait exploité, pressée jusqu’à la pulpe, sur le point de rendre tout son jus. Elle ne demandait pas grand-chose pourtant : juste de quoi sortir la tête de l’eau. Le temps de passer les fêtes en compagnie de sa famille par exemple, même si Eva n’avait visiblement pas pu faire le déplacement, déployé à Boston le soir de noël.

La cubaine se sentait à deux doigts du craquage. Ses nerfs à vif, son cœur meurtri, elle rentra dans la chambre qui lui était dédié en faisant un tour rapide des lieux. Laissant le temps à Max de tirer les rideaux pour que personne ne puisse la voir à travers la fenêtre, la brune fut prête à repartir et à la laisser là alors qu’elle ne demandait qu’un peu de compagnie – normale si possible. Un instant où elle n’aurait pas à penser à son travail, et à quel point sa vie n’avait plus rien d’ordinaire depuis le début de cet enfer. Aussi interrompit-elle son escorte lorsque celle-ci fut sur le point de partir :

« Vous… Vous voudriez pas rester un peu avec moi ? » Demanda-t-elle. « Ma sœur doit être en train de coucher ma fille, et je ne pourrais pas les joindre ce soir, je pense… » Elle pinça les lèvres. « Je n’aurais personne avec qui faire semblant d’être humaine avant longtemps. Et ça me manque beaucoup. »



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Max Anderson
Modératrice
Métier : SWAT et Police de Boston (BPD)
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Véhicule : Dodge Challenger de 75
Inventaire : Pistolet 'Kimber of America', Fusil à pompe et couteau militaire
Dim 21 Jan - 21:24


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Susana & Max


Le bordel qui animait la ville était loin de s’améliorer. Encore pire même, il semblait que les choses prenaient de plus en plus d’ampleur ce qui préoccupait davantage la jeune policière. Les journées n’étaient pas simples et cela empirait de jour en jour. La police, mais aussi l’armée déjà pas mal sollicitée avait de moins en moins de temps pour une vie privée. Max se contentait de suivre les ordres qu’on lui donnait, boire beaucoup de café, se méfier de pas mal de monde et de dormir quand elle avait le temps pour une petite sieste. Les seuls instants qu’elle avait pour elle, la brune se rendait chez son père ou au garage quand ce dernier ne se trouvait pas chez lui. Elle était certaine de le trouver à l’un de ses deux endroits. Max avait besoin de s’assurer que son père allait bien et qu’il était en sécurité où qu’il soit. C’est pour cela qu’elle acceptait sans broncher les ordres, les missions nocturnes et toutes les contraires d’horaires que l’ensemble des agents des forces de l’ordre subissent actuellement.

Ce soir-là encore elle devait effectuer une dernière tâche avant d’avoir le droit à quelques heures de repos. La jeune femme avait des tas de choses à faire mais les cernes qui logeaient sous ses yeux étaient également la preuve qu’elle avait besoin de sommeil. Même si ce n’était l’histoire de quelques heures tout juste, cela était devenu primordial. Max aurait volontiers été voir Isaiah si elle n’avait pas la certitude que lui aussi était pas mal occupé de par son boulot et ne serait certainement pas chez lui. Voilà à nouveau quelques semaines qu’ils ne s’étaient croisés et il lui manquait. La jeune femme laissait un fin soupir lui échapper, à peine perceptible par ses propres oreilles à cause de la radio qu’elle avait laissé allumé. Elle était au volant de sa voiture de service, en route pour l’un des motels éloignés du centre ville. La destination était même à portée de vue, les prunelles de la policière se posèrent finalement sur l'enseigne qui luisait dans la pénombre de la nuit. Tournant vers le parking de l’endroit, Max gara la voiture un peu en retrait. Elle n’avait pas encore coupé le contact que la femme qui se trouvait à l’arrière se pencha en avant pour lui adresser quelques paroles. — C’est l’adresse qu’ils m’ont donnée en tout cas., répondit la brune en vérifiant l’heure. — Oui, vas-y, pas de soucis pour moi.

Sanchez. C’était une scientifique, une épidémiologiste que le gouvernement était trop heureux d’avoir sous le bras. La pauvre jeune femme était devenue célèbre malgré elle à cause d’une certaine vidéo qui affolait les foules et gagnant en vue chaque jour. Le contenu de cette dernière était préoccupant et loin de rassurer Max. Elle ne savait pas trop quoi penser de tout ça. La seule chose qu’elle savait c’est que Susana Sanchez bossait d’arrache-pied sur cette épidémie et qu’il fallait la mettre à l’abri de l’agitation de la ville - des journalistes et autres lourds dingue - qui campaient devant chez elle pour la voir, lui parler et dieu ne sait quoi d’autre. Si Max se plaignait du peu de temps qu’elle avait pour elle, elle n’imaginait pas comment devait se sentir la scientifique qui l’accompagna jusqu’au hall du motel.

La policière garda le silence jusqu’à arriver devant le comptoir de l'entrée. Elle échangea quelques mots avec la vieille dame qui se trouvait de l’autre côté du comptoir et repartit rapidement avec les clés de la chambre dans la main. Toujours suivi sagement par la scientifique, la jeune femme traversa les différents couloirs, de moins en moins rassurée par l’état des lieux. Cet endroit n’était pas des plus luxueux, mais il n’était pas obligé d’être lugubre. Dépassée par le gouvernement et l’idée de faire la moindre économie, Max songea qu’il aurait au moins pu faire un petit effort de ce côté. Si Susana Sanchez était en mesure de sauver la peau de tout le monde, elle méritait mieux qu’un motel pourrave d’un quartier populaire. Arrivée enfin devant la porte portant le bon numéro, Max entra et vérifie rapidement que tout était ok avant de fermer les rideaux. Un petit signe de tête envers la femme qu’elle venait d’escorter et la brune s’apprêtait à rebrousser son chemin pour retrouver le contour de son lit.

— Vous aviez besoin de quelque chose d’autres ?, demanda tout d’abord Max avant de mieux comprendre la demande de la femme en face d’elle. — Je.. Je suis désolé que vous ne puissiez joindre votre famille. . Elle se mordit la lèvre en songeant à quel point elle serait attristée de ne pouvoir contacter son père si elle était dans sa situation. — Je suis désolé pour… ça. Max désigna d’un haussement de bras et d’épaule la pièce dans laquelle elles se trouvaient. C’était miteux. Et certainement très dur à vivre. Surtout la solitude. — Je n’avais rien de prévu… Je peux rester, ce n’est pas un problème., répondit Max avec un sourire. Elle s'avança de deux pas dans la pièce avant de se figer. Légèrement gênée, passa une main le long de son bras. Elle ne savait pas trop quoi dire. Elle se serait présentée si elle n’avait pas eu la certitude qu’on avait déjà indiquée à la brune comment elle s’appelait. Tout comme on lui avait donné les informations bateau sur la scientifique. Ne sachant pas trop quoi dire et ne voulant pas être trop indiscrète en posant directement des questions sur la vie privée de sa compagne du soir, Max se contenta de poser une question bête et simple qui, elle l’espérait briserait un peu la glace. — Vous voulez manger quelque chose de particulier ? On peut le commander ou je peux aller le chercher vu que.. hum.. enfin ça serait préférable que vous ne sortiez pas de la chambre.. Les ordres.. hum enfin, si vous avez faim ?







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Susana L. Sanchez
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Lun 22 Jan - 7:15

La présence d’une autre personne avait au moins le mérite de lui réchauffer le cœur. Max était différente de ceux qui la gardaient jusqu’ici – dit comme ça, Susana avait l’impression d’être une enfant que ses baby-sitter se passaient lorsque les parents n’étaient pas là – plus douce, plus à l’écoute aussi. Le fait qu’elle soit une femme jouait beaucoup dans la balance, parce que les hommes ne s’embarrassaient pas de grand-chose, surtout pas de son confort ou de son moral en baisse. Les excuses de la brune lui arrachèrent un sourire, pour ce que ça changeait à sa situation, c’était toujours ça de pris :

« Vous n’y pouvez rien, ce n’est pas vous qui donnez les ordres et… » Elle aussi scruta l’endroit, avec une petite moue gênée. Elle avait connu plus confortable, mais même un hôtel cinq étoiles ou un palace n’aurait pas fait l’affaire ce soir. Il n’y avait que son lit qu’elle voulait rejoindre. « Ce n’est pas vous non plus qui décidez où je passerais ma nuit. » Soupira-t-elle. « Je ne sais même pas combien de temps cette mascarade va encore durer. »

Le temps que l’engouement médiatique retombe. Et comme le MIT se retrouvait harceler et qu’on venait encore régulièrement sonner à la porte de chez sa sœur à cause d’elle, forcément, ça ne s’essoufflerait pas tout de suite. Susana n’espérait qu’après une autre bavure, ou alors une annonce du sénateur qui changerait absolument tout à sa vie. Qu’elle puisse enfin rentrer ! Peut-être même une découverte formidable, un vaccin, pour pouvoir regagner sa maison. Elle laissait aux autres le soin d’expliquer le pourquoi du comment. Tout ce qu’elle voulait, c’était être chez elle, dans son lit, près de sa famille.

« Pourquoi je ne fais pas comme la majorité de mes collègues et je ne quitte pas tout simplement mon job pour rester avec mes proches ? » Souffla-t-elle en se délestant de sa veste, qu’elle posa sur le bord du chaise, ainsi que de son écharpe et son bonnet. Ses gants retrouvèrent les poches de son manteau : « J’avoue que j’y pense de plus en plus depuis cette vidéo… »

Mais elle ne parvenait pas à s’y résoudre, pas après tout ce qu’elle voyait. La peur lui tordait le ventre la majorité du temps, mais ça n’était pas elle qui contrôlait ses mouvements encore. Seule la volonté de créer pour sa fille un monde moins hostile comptait à ses yeux. C’était son moteur, l’engagement qu’elle avait pris. Ça ne changerait pas grand-chose peut-être, puisque progressivement ses collègues désertaient les rangs et d’autres les remplaçaient, mais voilà. Si elle continuait, si elle cherchait la solution, si elle n’abandonnait pas, alors elle avait l’espoir que d’autres, ailleurs, en fassent autant. Et si le miracle ne venait pas de son éprouvette, peut-être qu’une autre ferait l’affaire !

« Je vais rester sagement ici, oui. » Fit-elle avec un sourire amusé, tombant sur le bord du lit pour s’y asseoir. « Vous aimez la nourriture cubaine ? » Elle esquissa un sourire. La chaleur de La Havane lui manquait. « Je suis née là-bas, j’y ai passé dix ans de ma vie. » Si elle devait avaler quelque chose, comme le proposait Max en commandant, alors autant que ça soit quelque chose de chez elle. « Vous n’avez vraiment rien de prévu ou je fais à ce point de la peine ? »

Et dire que Kenny était peut-être logé à la même enseigne qu’elle. Elle garda pour elle ses questions à propos de l’homme, Max en saurait peut-être davantage qu’elle à ce sujet.



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Max Anderson
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Dim 4 Fév - 20:55


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Susana & Max


Max imaginait sans mal ce que vivait Susana. Elle n’était pas sous protection, ni caché de tous et encore forcé à faire un travail avec de lourdes conséquences  - quoique… Enfin, Max n’avait pas la même pression qui reposait sur ses épaules. Elle n’était pas en charge de découvrir un antidote, un médicament ou n’importe quoi qui pourrait guérir ou calmer l’évolution de cette épidémie des plus inquiétantes. La brune grimaça. Non, elle ne décidait de rien dans ces mesures de sécurité. Elle savait que l’état et les forces de l’ordre n’auraient jamais déboursé des milles et des cents pour lui offrir une chambre luxueuse, mais Max ne voyait pas l’inconvénient d’un peu plus de confort pour la scientifique. Ils l’auraient enfermé dans son bureau avec un lit de camp que ça aurait été pareil. —Avec de la chance ça sera bientôt fini. Ne vous en faites pas. La policière se voulait rassurante et amicale, mais la vérité c’est qu’elle n’en savait rien. Elle n’avait aucune idée du temps qu’il faudrait pour calmer les journalistes ou l’engouement et les questions soulevés par la vidéo qui circulait encore sur le web.

Soudainement silencieuse, Max pose ses yeux sur la scientifique tandis qu’elle soupire quelques phrases. Elle comprend le dilemme qui doit la tirailler, mais d’un côté, si elle a la chance de pouvoir faire évoluer dans le bon sens les choses, pourquoi s’en priver ? La vie n’était pas simple. Encore moins quand un gouvernement attendait de vous que vous réussissiez là où d’autres échouaient. Se pinçant les lèvres, Max ne put s’empêcher de répliquer. — Parce que vous pourriez changer les choses. Non ? Certes, vous pouvez partir, rentrer chez vous et profiter des instants que la vie vous offre avec les gens que vous aimez. Mais pour combien de temps ? Le pensez-vous suffisamment à l’abri ? La jeune femme ne voulait pas du tout culpabiliser celle qui se trouvait en face. Elle venait simplement d’énoncer ce qui la faisait tenir encore à son poste. Son père ne serait pas plus en sécurité si elle lâchait tout pour rester près de lui. Et le jour où il lui arrivera quelque chose elle se détesterai de ne pas avoir aidé du mieux ceux qu’elle pouvait quand elle en avait l’occasion.

Suivant du regard l’épidémiologiste s’assoir sur le lit, c’est à ce moment que Max proposa un bon repas à deux. La réponse qu’elle reçut surprit légèrement Max. — C’est vrai ? Elle fit un pas de plus vers elle, le sourire aux lèvres. — J’adore ça. Ma mère était cubaine. Elle adorait Cuba et a tout fait pour me transmettre l’amour de ce pays. Hélas je n’y suis jamais allé, enfin, je ne m’en souviens pas. Avec la mort de sa mère, elle avait dit adieu à toute envie de s’y rendre. De plus les moyens de son père n’étaient pas assez élevés pour qu’ils se permettent de prendre des vacances à deux aussi loin. —  Va pour commander cubain. Elle prit son téléphone et commença déjà à en chercher un dans le coin qui pourrait faire la livraison. Elle releva le nez de son portable quand la brune assise sur le lit lui posa une nouvelle question. Avec un léger rire, elle répondit : — Non, j’avais vraiment rien de prévu. A part prendre une douche peut-être et faire une sieste… mais pour être honnête, j’ai une petite faim.

Elle commanda un plat à base de riz, de viande de boeuf, d‘oignons et d’épices pour elle et tendit le téléphone à la scientifique pour quelle puisse choisir le sien. Pendant ce temps, elle avança vers la fenêtre et jeta un coup d’oeil au dehors. Tout semblait calme et tranquille. Ce dont elle n’était plus vraiment habituée. Quand la commande fut prête, Max compléta l’adresse - elle irait la chercher à l’accueil pour plus de sécurité - et paya le tout. Rejoignant le centre de la chambre, elle ne put retenir plus longtemps sa curiosité. — C’est comment Cuba ? Ma mère est décédée quand j’avais 6 ans.. je ne me souviens plus très bien les récits qu’elle m’en faisait.







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Dim 4 Fév - 21:17

« Honnêtement ? » Souffla la cubaine d’un air désespéré, qui trahissait largement sa plaie. « Je ne suis même pas persuadée de pouvoir faire quoi que ce soit désormais. » Admit-elle.

Ça n’était plus seulement du désespoir pour elle, c’était davantage. Elle était tout bonnement impuissante, et il n’y avait plus assez de sa tête bien faite ou de son savoir pour palier aux problèmes. On lui demandait trop en peu de temps, comme si c’était possible de changer la donne maintenant que les cartes étaient distribuées. Elle avait l’impression de devoir remporter un match de poker alors qu’elle n’avait en main que des cartes minuscules qui n’allaient pas ensemble, et que son adversaire collectionnait les têtes et les as. Elle n’avait aucune chance.

« Il me faudrait un miracle pour trouver un remède, et visiblement, le bureau des miracles est en grève depuis plus de six mois maintenant… » Ajouta-t-elle avec lassitude, en esquissant un sourire en coin.

Déprimée, elle l’était. Parce que Max avait raison : rien ne pouvait laisser croire que sa famille était plus en sécurité si elle se trouvait à leurs côtés. Par contre, si elle abandonnait tout simplement la lutte, c’était une certitude, ils n’auraient aucune chance de s’en sortir. Elle et son entourage était le dernier espoir finalement, en tout cas dans cette région. Pourvu que d’autres pays creusent pour trouver une solution, sinon effectivement, tout serait perdu.

Il n’y eut que l’intervention de sa vis-à-vis pour que le sujet change, et qu’elle ne sente un poids se décharger partiellement de ses épaules. Max accepta de commander Cubain, pas seulement pour lui faire plaisir, mais parce que sa mère l’était et comptait beaucoup pour elle. Pinçant les lèvres, elle l’écouta parler de cette femme au passé, laissant entendre le pire. Si elle n’ajouta rien à ce sujet, elle s’enthousiasma de trouver une consoeur :

« Donc vous êtes cubaine aussi ! » Fit-elle avec joie. « C’est chouette… » Ajouta-t-elle. Et plutôt rare dans la région de Boston, la plupart se tournait vers des régions plus chaudes, comme la Floride… Qui ne ressemblait plus à un état aujourd’hui. « Si vous tenez à prendre une douche, ma… Salle de bain est libre. » Proposa-t-elle poliment, alors que Max venait tout juste de trouver où passer commande.

Suzie remercia en saisissant le téléphone, prenant pour elle ce qu’il fallait. Une préparation épicée, qu’elle supporterait sans mal. Un sourire plus tard, elle releva un regard brillant vers la jeune femme !

« C’est… Ensoleillé. » Expliqua-t-elle. « J’y ai été quand j’étais enfant avant que ma famille n’aménage ici. Je me souviens de l’ambiance surtout, des odeurs toujours plus vives. Du bruit aussi, à cause des voitures et des vieux moteurs. Et des couleurs qui donnaient beaucoup de vies aux rues, peu importait le temps. » Elle peignait un paysage, par petites touches de couleurs, de ci, de là. « Vous parlez espagnol un peu ? » Questionna-t-elle en rendant son téléphone à Max.

Elle devait l'admettre : ça lui faisait vraiment du bien de parler comme une personne normale. Encore un peu, et elle parviendrait à oublier que la brune était là pour sa protection à la base.



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Max Anderson
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Mar 27 Fév - 12:11


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Susana & Max


La réponse franche inquiète la policière. Qui aurait envie d’entendre de mots pareils de la bouche d’une épidémiologiste ? Personne. Les maigres espoirs de la jeune femme venaient de se réduire une nouvelle fois, nouant au passage son estomac. Elle songea immédiatement à son père. Il était sa dernière famille et elle ne survivrait pas à sa perte. Pas après celle de Cole. Ce serait trop dur. Cette pensée broya son cœur. La peine et le deuil étaient des choses trop brutales. Elle y avait été confronté beaucoup trop tôt. Hors de question que ça arrive à nouveau. Hors de question de baisser les bras. Pas tant qu’il peut y avoir une fine lueur d'espoir. — Je.. n’abandonnez pas. Vos actes donnent de l'espoir à des milliers de personnes, j’en suis sûre. Et si elle le disait avec tant de conviction c'était bien parce qu'elle-même en faisait partie.

— À moitié, corrige la brune comme si ça avait une importance. Elle se disait cubaine et adorait ses origines, mais là réalité était qu’elle n'avait jamais foulé le sol de ce pays. Ou alors elle ne s’en souvenait même plus étant trop jeune à l'époque. Seule elle n’a jamais osé y aller et elle savait pertinemment que son père refuserait. Pas car il n'aurait pas envie d'y aller.. mais cela lui ferait trop de mal. La mère de Max était l’amour de sa vie et sa perte fut le plus grand malheur qui frappa cet honnête homme. Max afficha un petit sourire. Ouais, c’était quand même chouette d’avoir un peu de sa mère en elle.

—Non, ça ira, merci. Je n'ai pas mes affaires et quand bien même ça serait le cas, je.. enfin, c'est gentil de proposer. En réalité Max n’était pas franchement sûre qu’elle pouvait se permettre ça. Si ses supérieurs l'apprennent elle pourrait passer un sale quart d'heure. Imaginons que quelqu'un fasse irruption, bien qu’elle ne soit pas censée rester au chevet de Mlle Sanchez, qu’elle soit sous la douche à ce moment là était inconcevable. Ou pire.. si la brune venait à s’emparer de son arme. Elle semblait docile mais qui sait combien cette situation devait lui être pesante ? Max avait bien appris ses leçons et ne prendrait aucun risque malgré la gentillesse qu’on lui adressait.

À la place elle se contenta de commander rapidement leur prochain repas et de passer son téléphone à la jeune femme toujours assise sur son lit. Pour attendre, elle demanda comment était Cuba. La curiosité l’avait toujours dévoré concernant cette partie d’elle qu’elle ne connaissait finalement pas si bien. Elle avait des photos de sa mère et les récits de son père. Mais ses souvenirs à elle étaient bien maigres et avec le temps elle avait dû oublier beaucoup de choses. Même le son de sa voix n'était plus qu'une illusion lointaine dans la mémoire de la policière. Les paroles de Susana firent rêver le temps d’une poignée de secondes la policière. Elle s'imagina vite les maisons colorées que l'on à l'habitude de voir lorsqu’on parle de Cuba mais surtout La Havane. Elle matérialise tout aussi bien les vieilles voitures et les habitants bruyants. Un sourire étire ses lèvres et adoucit son visage. — Ça doit être chouette....

Pinçant les lèvres, elle songea immédiatement à Isaiah. Le pauvre essayait de lui apprendre mais ça ne fonctionnait pas très bien. — Très peu hélas. J’ai un ami qui tente de me l’enseigner mais c’est compliqué de mettre en pratique. Elle n’était pas non plus une élève appliquée. Récupérant son téléphone, elle demande simplement : — C’est bon pour vous ? , puis lance la commande et paye en ligne. C’était son idée, alors elle allait payer la totalité. — Eh voilà, dîner offert par la Police de Boston pour votre plus grand plaisir, madame., rigola-t-elle d’abord. — C’est une maigre compensation, désolé. Quand vous parlez de votre famille, vous avez un mari, des enfants ?, demanda-t-elle sans réfléchir. Puis Max rougit en réalisant l’impolitesse de sa question : cela ne la regardait pas. — Enfin, vous n’êtes pas obligé de me répondre, ça ne me regarde pas, pardon. Elle s'éloigne d’un pas faisant mine de surveiller l’extérieur à traver les rideaux alors qu’elle voulait juste cacher sa gêne.








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Sam 17 Mar - 14:53

Ne pas abandonner, ça semblait si facile pour les autres. Comme si tout ça était évident, comme si… Comme s’il ne suffisait que d’attendre LE miracle qui changerait la donne. Si ce dernier n’arrivait jamais, alors toute cette attente n’aurait aucun intérêt. Il ne s’agirait que du temps perdu, à ne rien faire, à lutter en vain sinon, et ça la rendait complètement dingue. Ses yeux s’embuèrent de larmes un instant, mais Suzie les ravala : pleurer maintenant, ça ne servait à rien. Mieux valait se concentrer sur des instants presque heureux, de joie. Pas de bonheur, seulement de joie. Une maigre compensation lorsqu’on y pensait, parce qu’elle n’avait pas l’impression que le bonheur était à sa portée…

Elle était fatiguée oui. Fatiguée de tout ça. Fatiguée de se battre en vain. Mais Susana faisait comme si le combat n’était pas déjà perdu d’avance. Si Max, une inconnue à ses yeux, parvenait à croire en elle, alors… Si c’était naïf, c’était au moins encourageant. Du coup, elle se contenta de rester simple, d’esquisser un sourire, de la remercier. D’ici peu, elle aura une récompense : encore quelques semaines et elle aurait le droit de revivre avec sa famille, de revoir sa fille tous les jours, de ne plus la lâcher. Ce qu’on lui arrachait, comme si on lui enlevait un organe vital, lui serait enfin rendu.

Il n’y eut finalement que la livraison de nourriture pour lui redonner un vrai sourire. Que les saveurs de sa maison d’enfance, de cette chaleur rassurante des rues de Cuba.

« C’est parfait, merci beaucoup. » Souffla la métisse avec un petit rire amusé. Max semblait être une personne attentionnée, elle appréciait ça. Son humanisme. « Ne vous en faites pas, ce n’est pas grave. » Assura-t-elle au sujet de sa famille.

Le divorce datait déjà d’il y a si longtemps. Avec le recul, Suzie ne s’était même pas rendu compte du temps passé. Du fait qu’elle n’avait pas revu Harvey depuis la signature du divorce. Qu’il n’y avait bien que Luz qui restait son contact avec lui. Etrange, pour une personne avec qui on s’était mariés, non ? En tout cas, elle le vivait comme ça. Comme une étrange coupure avec son quotidien…

« J’ai une fille, unique, qui s’appelle Luz. Elle a bientôt six ans. Il y a ma sœur aussi, dans la région. Lupe. Et j’ai une autre sœur dans l’armée, Eva. » Expliqua-t-elle à Max. « Je suis divorcée, mon ex-mari est à Atlanta, il travaille pour une entreprise pharmaceutique. » Elle eut un petit rire. « Nous avons fait nos études ensemble, on a voyagé, était médecins sans frontière aussi. Mais ça n’a pas collé. Ce n’est pas plus mal, mon ex-mari était… Assez distant. Froid. » Elle s’installa sur son lit, serrant la chute de drap doucement. « Un drôle de paradoxe pour une fille de Cuba. » Blagua-t-elle.

Ils n’étaient pas un couple assorti, ils ne l’avaient jamais été. C’était peut-être pour ça que ça n’avait pas marché entre eux, que tout ça n’avait été qu’un échec.

« Et vous ? De la famille ici ? » Lui retourna-t-elle la question. « On peut, peut-être, se tutoyer… on va passer du temps ensemble, et je vais probablement vous prendre vos soirées… »



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Max Anderson
Modératrice
Métier : SWAT et Police de Boston (BPD)
Informations :
Véhicule : Dodge Challenger de 75
Inventaire : Pistolet 'Kimber of America', Fusil à pompe et couteau militaire
Jeu 5 Avr - 19:42


Long time no see...

Susana & Max


La policière ignore si elle aura une réponse. Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave. Sa question rentrait dans l’ordre du privé, peut-être un peu trop. Elle-même était bien placé pour savoir que les questions sur la famille pouvait parfois réveiller de mauvais souvenir ou rendre les gens mal à l’aise. De tout coeur elle espérait que ça ne soit pas le cas pour Susana. Elle avait l’air d’une femme charmante, attentionnée et .. humaine. Altruiste certainement, sinon elle n’accepterait pas tout ce qu’on était en train de lui faire subir. Et par là, Max pensait à l’éloignement de chez elle et de sa vie d’avant. Être constamment surveillée, encadrée… c’était loin d’être simple. Par chance, lorsqu’elle rompit le silence pour lui parler de sa fille, Max se sentit soulagée. Déjà que ça ne sentait pas la joie de vivre, elle avait craint d’avoir refroidi l’ambiance encore plus. Elle-même était fatiguée et maladroite. La jeune femme se tourna alors vers la scientifique pour écouter son histoire. Un sourire sincère, elle nota soigneusement les informations que lui révéla la Cubaine.

Max est légèrement intriguée quand elle mentionne une soeur militaire mais reste silencieuse, laissa la femme parler, craignant simplement de la couper. Elle écoute sagement l'histoire avec son ex-mari. Leur rencontre mais aussi leur séparation. La policière lui adresse alors une petite grimace désolée. Comme si elle y pouvait quelque chose. Comme si cela pouvait atténuer la situation. Malgré tout un sourire étire ses lèvres quand elle le désigne froid, à l’opposé de leurs origines communes. Un léger rire franchit ses lèvres en retour de sa requête. — “Tu” seras parfait, répond-elle en souriant. C’était vrai que ça serait plus simple. Tant qu’il n’y avait aucun de ses supérieurs dans les parages, elle pouvait bien s’adonner à une légère familiarité. Comme le disait Susana, elles allaient se voir pas mal de temps durant les prochaines semaines. Autant faire sauter quelques barrières pour rendre la chose moins pénible.

Immobile et toujours debout devant les rideaux à regarder au-dehors, Max se rendit compte qu’elle n’avait pas répondu à la question qu’on lui avait posée. — J’ai mon père qui vit dans le coin Et ce depuis toujours. Il n’avait jamais quitté la maison dans laquelle il s’était installé avec sa mère. Et il ne la quitterait certainement jamais. Même pour tout l’or du monde. Il avait trop de souvenir pour ça. Max était persuadé que ça serait trop douloureux pour lui. Et puis, elle aussi avait ses souvenirs dans cette baraque. Même si ceux de sa mère s’étaient estompés avec le temps, elle avait tout de même vécu toute sa vie là-bas. Enfin pratiquement. — Ma mère nous à quitté il y a très très longtemps. On a toujours vécu tous les deux. Et je n’ai pas de frères ou de soeur. Hélas. La petite Max enfant avait pourtant souhaité avoir un petit frère ou une petite soeur mais ce n’était jamais arrivé. Songeant à son époux, elle tripota silencieusement les rideaux du bout des doigts. Son coeur se serra légèrement et elle baissa les yeux le temps de quelques secondes. Instinctivement ses doigts jouaient avec son alliance qu’elle portait toujours autour du cou. — J’étais mariée aussi, fut un temps. Et maintenant j’occupe un appartement avec une bonne amie. C’est ce qui ressemble le plus à une famille, je crois. dit-elle en relevant la tête.  

Décelant finalement un mouvement en extérieur, elle observa avec plus d’attention. C’était bien ce qu’elle pensait : le livreur venait d’arriver. Elle adressa un grand sourire à sa compagnie du soir et balança la mine réjouie : — J’espère que vo.. tu as faim ! Car le repas vient d’arriver ! Elle s’avança rapidement vers la porte avant de l’ouvrir, non sans prendre la peine de vérifier au préalable que personne d’autre n’était présent. Le coin presque désert, elle s’éloigna de la porte de la chambre en direction du livreur qui la remarqua et se dirigea vers elle. Elle récupéra les plats desquels s'échappe une parfum plus qu’alléchant et remercia l’adolescent qui les avait livré. Max fit marche arrière pour rejoindre la chambre et s’installa sur le deuxième lit, juste en face de Susana. Là, elle déballa le sachet et répartie soigneusement leurs repas. Assise en tailleur, sa barquette en carton sur les genoux, elle était prête à attaquer. — Bon appétit ! dit-elle de bon coeur. Elle prit la première bouchée de son plat juste au moment où son ventre gronda, comme si elle n’allait pas assez vite. Elle grignota deux-trois bouchés avant de s’adresser une nouvelle fois à la femme en face d’elle. — Et donc votre soeur est dans l’armée ? Quel secteur ?







I'm bad at love, but you can't blame me for tryin'. You know I'd be lyin' saying you were the one, that could finally fix me. Lookin' at my history, I'm bad at love.
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Susana L. Sanchez
Administratrice
Métier : Epidémiologiste
Informations : A grandi à Boston » Partie s'installer à Atlanta pour ses études » Parle couramment Espagnol » Originaire de Cuba » Divorcée, a une fille de cinq ans, Luz » S'occupe seule de Luz » Son travail lui prend beaucoup de temps » Fait tout pour mener sa vie professionnelle et sa vie privée de front » Ne dort pas beaucoup » Tient très bien l'alcool » Déteste la cigarette » Tombe rarement malade » Eloignée de sa famille depuis quelques semaines à cause d'un déchaînement médiatique qui la met en danger » Désespère de trouver un remède au virus » Annexes


Véhicule : 4x4 Jeep
Inventaire : Flacon de solution hydroalcoolique (50 mL, environ 40 utilisations), Kit de premiers soins (4 compresses stériles, produit désinfectant, 8 pansements, 2 bandages), Demi-masque filtrant anti-particules (FFP3) : filtre 99% des particules
Mer 25 Avr - 11:46

« Il y a un adage qui dit qu’on ne choisit pas sa famille. » Souffla Suzie avec un sourire en coin. « Mais je ne suis pas d’accord là-dessus. Il y a des gens avec qui nous n’avons aucun lien du sang, qui y prennent place avec le temps. Qui en devienne une. »

Elle haussa les épaules, se gardant tout commentaire à propos du mariage de la jeune femme. Elle avait très bien entendu sa remarque à ce sujet, mais vu qu’il n’y avait plus de mention de ce dernier dans la suite de la discussion, plutôt d’une colocataire, elle n’osa pas s’appesantir dessus. Peut-être que le sujet pouvait être douloureux, ou blessant. Tout le monde n’était pas « soulagé » de se séparer d’un compagnon, ou de le perdre. Si Suzie n’avait pas perdu Harvey, elle devait admettre que leur rupture était une sorte de bénédiction pour elle, un poids en moins.

« Je crois en ça. » Souffla-t-elle avec un sourire.

N’était-ce pas avec un autre que l’on construisait une nouvelle famille ? ça n’était plus le moment de parler de ça de toute façon, puisque l’heure du repas venait de sonner. Et son ventre grogna légèrement lorsque Max annonça qu’il était temps de passer à table !

« Je meurs de faim ! »  Fit-elle avec enthousiasme, essayant de préparer un espace où diner avec sa nouvelle amie. Ça la soulageait d’avoir quelqu’un à qui parler, même de tout et de rien. « Oh… Navy seal ! » Souffla-t-elle pour répondre à Max. « Elle avait surtout besoin de se défouler, c’est pour ça qu’elle est rentrée dans l’armée. Je ne comprends pas tout à ce qu’elle fait, son grade par exemple, ses fonctions, mais elle a bien trouvé sa voie en fait. »

Eva était peut-être la plus dure de toutes les sœurs Sanchez. Plus froide, hautaine aussi parfois. Suzie ne pouvait pas dire qu’elles s’aimaient follement, ça n’était pas une relation fusionnelle comme avec Lupe.

« Et c’est comment, la garde rapprochée ? » Blagua la cubaine en se préparant déjà à mordre son plat avec appêtit. « J’ai eu un autre garde du corps avant toi. Kenneth Weaver. Il était gentil, même si pas très bavard. » Et c’était peu dire ! Si Max avait une idée de qui il était, alors elle se rendrait compte de ce dont elle parlait. « C’est avec lui qu’on a eu des problèmes dehors… L’accident de camion et les infectés, filmés en direct à la télé. »

Un soupir lui échappa. Mais un bruit à la fenêtre attira son attention. Le bruit d’un moteur se stoppant sur le parking non loin, et des pas dans la neige près de la vitre. Suzie se figea, jetant un coup d’œil vers Max. Qu’est-ce qu’il se passait ?



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