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 Genesis.

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Reese B. Maddox
Administratrice
Métier : Enquêtrice
Informations :

Jeune enquêtrice à la crime » Orpheline » Tempérament solitaire, souvent cynique, elle a un humour particulier et un certain franc parler » Particulièrement observatrice, elle est douée en déduction » Commence à nourrir des sentiments pour Ayden, même si elle refuse de l'admettre » Elle raffole du chocolat » A un chien, Malinois, du nom de Clint » Chante bien, grande fan de musique » A un sérieux penchant pour l'alcool et a tendance à facilement se noyer dedans » Agi comme une connasse lorsqu'elle a la gueule de bois » Annexes


Véhicule : Moto Yamaha MT-125
Inventaire : Beretta 92 à sa hanche, un tazer et un SIG P225 à la cheville. Boîte d'Ibuprofène 200mg (30 comprimés), Flacon de Vogalène 0,1% (150mL, avec seringue doseuse graduée en kg), Boîte de Tramadol 200mg (30 comprimés), Kit de soins spécial rhume (1 boîte de Paracétamol 1g, 1 boîte d'Ibuprofène 400mg, 1 boîte de Vitamine C 1g)

Mer 10 Jan - 14:12

« Casseurs sur Washington Street, les appels font états d’une dizaine d’individus dans les rues qui agressent les passants et tentent de forcer l’entrée des immeubles. A toutes les unités à disposition. Possibilité d’infectés, je répète, possibilité qu’il s’agisse d’infectés. »

Elle avait entendu sa radio d’urgence vers les trois heures du matin, en se demandant ce qu’il pouvait bien se tramer. Incapable de trouver le sommeil, pas après l’engueulade mémorable qu’elle avait eue avec Ayden, Reese restait clairement éveillée et frustrée de ne pas réussir à s’endormir : Plus elle essayait, moins elle y parvenait. Elle se retrouvait à rouler dans son lit trop grand pour elle, tentant vainement de trouver une position qui la laisserait sombrer. Mais c’était son matelas qui était trop grand pour elle et qui portait son odeur, à lui. Celle-là même qui la déstabiliser, et qui lui donnait envie de débarquer chez lui pour reprendre la dispute là où elle l’avait laissé, à court de mots. De rage, ce fut vers les deux heures du matin qu’elle changea ses draps, fourrant les anciens dans sa machine pour en lancer une. Elle ne ferait pas ce pas vers lui, se dit-elle, résolue. Il ne méritait aucune seconde chance, pas après l’avoir volontairement blessé.

Alors le grésillement de sa radio fut des plus limpides, de même que les cris au bas de son immeuble des gens fuyant le quartier voisin. Un froncement de sourcil plus tard, Reese s’équipa sans demander son reste. Jean, pull épais, même son gilet par balle qu’elle ne quittait plus, l’arme qu’elle avait toujours chez elle et ses deux chargeurs qu’elle glissa dans l’une des poches de son gilet. Son SIG à la cheville, et le tazer qu’elle glissa à l’arrière de sa ceinture, elle enfila sa veste en cuir juste après pour ne pas souffrir du froid, et un bonnet qu’elle enfonça profondément sur ses oreilles. Refermant la porte derrière elle, elle empêcha Clint de s’enfuir pour la couvrir.

« Inspecteur Maddox, je suis à cinq minutes des lieux, j’y vais. » Répondit-elle d’une voix maîtrisée, en pénétrant à l’extérieur de son immeuble et en filant déjà au pas de courses à la suite de son compagnon canin.
« Noté inspecteur, j’envoie les renforts au plus vite. » Répondit la voix à l’autre bout du talkie.

Elle coupa court. Son allure s’accéléra en remontant St James Street et qu’elle bifurqua alors sur la gauche en parvenant au bout de cette dernière. Elle recula cependant pour venir se mettre à l’angle de la ruelle, et se planquer. L’effet de surprise était avec elle. Attrapant son Beretta, elle fit en sorte de respirer lentement. Trois individus en face de l’immeuble, tentant de forcer l’entrée. Les grognements s’y élevant lui glacèrent le temps. Elle s’approcha à pas de chat, pour avoir une meilleure visibilité sur l’ensemble de la scène. De l’autre côté de la porte vitrée, un homme tentait bon gré mal gré de la maintenir fermer.

Et l’un des infectés parvenaient tout juste à s’y faire un accès en y glissant un bras. Le cœur battant à tout rompre, elle n’avait plus de temps à perdre désormais. Dès lorsqu’elle donnerait l’ordre de reculer, Reese avait conscience que les autres dans la rue viendrait forcément sur elle. Mais elle n’avait pas le choix : son métier l’imposait.

« Reculez, ça sera le seul et unique avertissement ! » Ordonna-t-elle sèchement.

Dès lors, l’un d’eux tourna son œil vitreux vers elle, et s’approcha d’elle. Seul et unique avertissement. Reese se revoyait deux mois en arrière, avec Ayden, abattant celui qui avait tenté de mordre son coéquipier. Il ne ferait pas ça avec lui. Le coup tonna dans la rue, les deux suivants éclatèrent dans la foulée. Il y eut un instant de flottement avant que Reese ne se remette en route. Le sang tâchait désormais l’entrée de l’immeuble, elle s’y précipita et exigea qu’on lui ouvre. En se glissant à l’intérieur, elle referma derrière elle :

« Les autres arrivent, il faut évacuer l’immeuble et trouver une autre sortie que celle-ci ! » Grogna-t-elle. Pas le temps pour les sentiments : si elle commençait à se faire à l’idée d’abattre ces gens, par nécessité, elle n’avait pas l’opportunité de refaire un cours à tous les gens qui seraient choqués par son comportement. « Aidez-moi à bloquer cette porte ! » Enchaîna la policière en jetant un coup d’œil autour d’elle.


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Anton Pendragon
Métier : détective privé
Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
Véhicule : Ford Mondéo
Inventaire : Beretta 90-two

Sam 13 Jan - 23:21

Vous savez ce que j’aime dans la vie ? J’aime pouvoir dormir en PAIX.  J’ai passé deux nuits entière à courir le paver, me bastonner avec des dealers, me planquer dans des poubelles. Ça plus une course poursuite avec des policiers et un usage de mon arme  sur un chien. Autant dire que je manque un peu de sommeil, et là, cette nuit j’espérais pouvoir les rattraper. Téméraire aussi fatiguait, il pendait la langue et se posait dans un coin dès que je détournais les yeux. Il avait également tendance à se montrer agressif par moment.

Lui aussi à des sentiments.

Il était quoi, vingt heures, quand je me suis endormis tel une pierre. Je n’avais même pas prit la peine de retirer mes chaussures et de débarrasser ma table. Les restes de mon burger micro-onde durciraient à côté d’une bière sans bulle et d’un tas de papier. Cependant, vers une heure du matin, je me suis réveillé avec une sorte de mauvais pressentiment. Allez savoir pourquoi, mais je me suis levé d’un bond, le cœur battant comme un tambour.

Pour m’écraser au sol.

Mon appartement est dans un bordel sans nom, pas sale, mais bordélique. J’ai des dossiers, des photos, des pièces à convictions en tout genre, des objets électroniques qui traine. Ajoutez à cela, mes livres, mes souvenirs de la police plus mes jeux vidéo plus les affaires de Téméraire. Vous obtenez un studio qui tient plus de la réserve que du lieu de vie. En fait, les seuls endroits vraiment clean sont mon coin cuisine et mon coin armement.

Vide tous les deux.

Forcément, avec mes moyens, je ne peux plus entretenir une cuisine complexe ni un arsenal très fournit. Alors je me contente de hamburger et d’un seul pistolet que je bichonne. C’est en râlant que je finis par me relever et je me mets, à ma fenêtre. J’apprécie assez cette sensation, regarder le calme de la ville à cette heure et de prendre un peu d’air frais. Cependant, alors que je profitais de ça j’entendis dans le lointain des cris et des bruits de voitures hurlantes. Avec un peu de chance, Symea passerait une très mauvaise nuit.

Ce n’est pas sympa, mais je m’en fou.

Le sommeil m’ayant hélas quitté, j’allume la radio et je commence à trifouiller mon 90-two. Un petit coup d’huile à gauche, réglage de la mire. Je commence aussi à fixer et régler le pointeur laser que je m’étais commandé. J’avais besoin de m’occuper les mains et l’esprit. Téméraire, lui ne semblait pas avoir de soucis à dormir. Il s’était rempli le bide avec des croquettes spécial bouvier à 47.99 dollars le paquet de 10 kilos.  De temps à autre, il laissait échapper un jappement et son ronflement accompagnait la radio. Je n’écoutais pas vraiment ce qui s’échappait du poste. Sauf lorsque le programme se coupa pour laisser place à une annonce :

- … chers auditeurs, la police veut que nous vous passions un message. Une dizaine de personnes très agressives remontent en direction de Washington street. Ils s’en prennent aux passants et cherchent à rentrer dans les maisons et immeubles. Si vous êtes dans le secteur, éloignez-vous autant que possible et barricadez-vous.  


Washington street… Mais putain c’est là où j’habite, enfin presque ! Bon heureusement j’habite au premier mais quand même ! Je me remets à la fenêtre et je vois une douzaine de formes indistinctes qui remonte la rue. Ça doit être eux… J’enfile un t-shirt et une solide veste, relique d’une époque révolue. Je place mon étui d’arme dans le dos. Je place également mes deux chargeurs supplémentaires. Je m’entraine à la dégainer.

Une seconde, à peine.

Je descends dans le hall de l’immeuble pour voir si la porte est bien fermée. Je sais que Tony, le fils de la voisine du dessus à tendance à bloquer le loquet pour faire rentrer ses potes en douce. Et quand on parle du gnou, le petit ado se tenait là et semblait attendre. Il me regarda avec des grands yeux mais me salua poliment :

- Salut Anton, tu es debout bien tard.

- Toi aussi Tony. Tu attends du monde ?

- Heu….

- Ne me ment pas gamin, je suis descendu pour bloquer la porte.

Dans l’immeuble, nous sommes une petite quinzaine et un esprit de ruche s’est doucement développé. J’ai réussis à gagner la confiance de ces gens et eux la mienne.

- J’attends Marcus et Dylan.

- Appelle les, dis leur de rentrer chez eux. Il y a des gens qui rodent cette nuit. Et retourne te coucher !

A contre cœur, l’ado sortit son téléphone et grommela dans sa barbe. Cependant il m’écouta, depuis que je lui avais parlé de mon boulot, il me vouait une vraie admiration.  Je lui souris et entrepris de vérifier le verrou de la porte vitrée. Il était vieux, avec une fermeture mécanique et non électromagnétique. En jouant un peu avec la poignée on pouvait faire croire qu’elle était fermée, mais un simple coup d’épaule suffisait à l’ouvrir en grand.

Ou un fou furieux se jetant sur elle.

Le choc me jeta au sol et un homme sale se précipita sur moi, les mains en avant. Mon premier réflexe fut de rouler en arrière pour gagner de la distance. Un regard rapide sur Tony et je lui ordonnais de monter. J’avais la voix calme, un seul adversaire, non armée. Je pouvais gérer.

- A distance monsieur, c’est mon seul avertissement.

Je dégaine.

- Je vais tirer monsieur !

Aucune réaction de sa part, il avance toujours sur moi.  Tant pis, je lui mets en cible, vise son genou et écrase ma détente. Le coup de feu couvre le bruit des os se craquant, mais il continue à marcher.
Ignorant sa blessure.

Tant pis, je hausse mon arme et lui envoie une balle en pleine poitrine. Il recule légèrement mais ne tombe pas. Ce qui est physiquement impossible ! Tant pis, je hausse encore une fois et lui tire une balle dans le front. Je n’ai pas le temps de réfléchir à ce qui vient de se passer que je rengaine et  je me jette sur la porte et je la rabat.

Juste à temps.

Un bras décharné et presque «  décomposé » se glisse dans l’interstice de la porte et je peux voir, à quelques centimètres de mon visage, des yeux morts me fixer. Puis une deuxième paire vint s’ajouter, puis une troisième.  Tous poussent sur la porte  et tentent d’entrer dans le hall. La pression est telle que je dois appuyer de toute ma force et de tout mon poids. Mes deux mains sont mobilisées par l’effort.

Je ne peux pas atteindre mon arme.

J’espère que les habitants de l’immeuble ont entendus les coups de feu et qu’ils vont descendre. J’ai comme qui dirait un besoin urgent d’aide et mes bras commencent à me brûler !  C’est pour ça que quand j’entends, au dehors, un avertissement je reprends courage. Trois coups de feu tonnent dans la rue et une femme se présente à la porte, je la fait rentrer avant de claquer violement la porte et je m’assure qu’elle est bien verrouillée. Mais j’avais vu beaucoup plus de monde. Où sont les autres ? La femme me regarde, regarde le hall et me dit :

- Les autres arrivent, il faut évacuer l’immeuble et trouver une autre sortie que celle-ci !  Aidez-moi à bloquer cette porte

Nos regards se croisent et il y a un instant de flottement. Ce doit être une policière ou une militaire pour avoir une telle autorité dans la voix et ces trois tirs, superbement bien placé. Je lui en dois une ! La plus grosse chope de bière qu’on peut trouver ici !

Cependant, je ne suis pas d’accord avec elle. Evacuer ? Pourquoi faire ? J’allais lui répondre quand je vis le père de Tony, Françis dévaler les escaliers, une batte de base-ball à la main.

- Anton ! ça va ? C’est quoi ce bordel ? Et vous êtes qui !?

Je l’interromps d’un geste de la main et lui lance mes clefs.

- Va chercher Téméraire dans mon appart, il y a une grosse barre à mine juste derrière ma porte.

- … d’accord.

Peut-être se préoccuper de l’étrangère armée maintenant ? La remercier serait de bon ton aussi, mais un peu prématuré ? Allez, un peu de politesse ne fait de pas mal :

- Joli tir, madame. Sans vous j’étais mort. On va coincer la porte avec la barre, ce sera mieux que rien.  

Maintenant, ce qui fâche, contredire un policier en fonction. Personnellement j’aurais détesté :

- Mais, il vaut mieux rester ici. Nous avons des adversaires sans armes et qui ne peuvent entrer que par un seul accès. Nous avons l’avantage du retranchement. Bouclons les civils dans leurs apparts et laissons-les barricader leurs domiciles. A nous deux, on devrait avoir assez de puissance de feu pour contenir tout ce qui peut pointer le bout de son nez.

Mais en disant ça, j’ai une question, à la con, qui me vient à l’esprit. Elle n’a tiré que trois coups, tous dans la tête. Or c’est le seul coup qui semble marcher. Ce qui voudrait dire qu’elle savait quoi faire et qu’elle savait probablement ce qui se passait :

- C’est quoi au juste ces trucs ?
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Reese B. Maddox
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Dim 14 Jan - 22:09

Moment de flottement, aucune réaction de sa part. Reese le fixa à son tour en attendant qu’il agisse en conséquence de ses ordres, juste avant d’être interrompu par l’arriver d’un civil. A croire que c’était la fête du slip dans cet immeuble et qu’on n’était pas foutu de l’écouter… ça urgeait pourtant ! Les trois détonations, précises, devaient pourtant mettre la puce à l’oreille de tout ce beau monde. Juste le temps d’expédier le dernier arrivé et de la remercier vaguement pour son devoir, la brune fronça un sourcil en essayant de ne pas s’agacer quand Captain Obvious commença à lui expliquer la vie.

Elle ne savait pas trop à quel moment il avait commencé à croire que son ordre était ouvert au débat. Ce qu’elle savait en revanche, c’était que ça lui tapait formidablement sur le système sur le coup. Rester ici ? Avec les infectés qui venaient vers eux ? Elle n’avait aucune envie de s’éterniser dans le coin, pour sa part, elle comptait plutôt prendre la porte arrière et revenir faire son job comme on lui demandait. Un veine commença à battre fort à sa tempe, alors qu’elle serrait les mâchoires fortement. Encore un peu, et elle allait finir par le mordre à défaut de laisser les autres le faire.

« Oh captain obvious mais vous vous êtes pris pour qui au juste dans le système solaire ? Je donne les ordres ici, parce que j’ai la plaque et le flingue. » Rétorqua-t-elle sèchement comme si ça n’était pas assez évident.

Avec sa chance extraordinaire, elle était plus ou moins persuadée qu’il allait lui sortir une plus grosse plaque et un plus gros flingue de son derrière. De toute façon depuis des mois que ça durait, Reese avait l’impression d’enchaîner les tuiles les unes après les autres. Avec Ayden déjà, que lui soit capable de lui gâcher un peu plus la vie, ça ne serait que le pompon sur le gâteau, ou un méchant retour de karma pas bien joyeux depuis le temps. Elle soupira d’exaspération, alors qu’elle se préparait déjà à cueillir quiconque s’approcherait de trop près :

« Y’a pas d’issue de secours ? Forcément, ce bâtiment a été construit avec le cul et c’est dans celui-là qu’il faut que je m’enferme… » Grogna-t-elle de plus belle. « Donc vous pensez que votre petite barre à mine va retenir les dix débiles qui arrivent lentement mais sûrement jusqu’ici pour me bouffer le derrière parce que j’ai fait en sorte de protéger le votre ? » Rétorqua-t-elle sèchement. « A défaut de mieux, je prends ça. » Avait-elle seulement le choix ?

L’homme de tantôt revint rapidement dans le hall et confia à son voisin la barre qu’ils calèrent ensemble dans les poignées. Ça ferait l’affaire le temps d’eux. D’une voix forte, elle exigea que tout le monde s’enferme dans son appartement, et que personne ne sorte avant qu’elle ne vienne le faire par elle-même. Son vis-à-vis repartit sans demander son reste, elle était trop de mauvaise humeur pour qu’on vienne lui tenir tête encore une fois. Les explications viendraient plus tard pour eux : en attendant, Dorchester était suffisamment dans la merde pour qu’on en rajoute une couche.

« Vous avez quoi comme arme ? Et vous êtes quoi au juste ? Swat ? Seal ? Marine ? » Demanda-t-elle distraitement en attrapant sa radio posé près de son épaule. « Central, inspecteur Maddox. On a besoin d’une équipe de toute urgence… » Décréta-t-elle en attendant la réponse de l’autre côté, sans écouter l’homme à ses côtés. « Les individus sont des infectés et ils sont clairement hostiles. J’en ai compté une dizaine, sous réserve qu’il n’y en ait pas plus. Il faudra être vigilant sur place. » Indiqua-t-elle. « Je me suis barricadée avec des civils dans un immeuble, mais je n’assure pas que l’entrée tiendra longtemps. »

Il y eut un grésillement de l’autre côté.

« Noté inspecteur, je transmets les informations. » Décréta une voix féminine alors qu’elle relevait le regard vers son voisin.

Alors ? Elle attendait une réponse maintenant.


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Anton Pendragon
Métier : détective privé
Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
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Lun 15 Jan - 19:47

Alors ! Il faudrait que quelqu’un m’explique, s’il vous plait, POURQUOI je ne peux pas croiser une seule femme NORMALE dans ce putain de pays ! Oui je m’énerve ! Non j’ai pas honte ! Je suis là, dans le hall de mon immeuble à faire part poliment, sans me mettre en avant, de la situation. Voilà qu’elle m’envoi chier dans les grandes largueurs et s’enterre dans son délire. Seul bon point pour elle, c’est qu’elle a fait appel à des renforts. On aura peut-être le swat pour faire le ménage d’ici quelques heures.

Avec sa patronne.

Reste calme Anton, avec un peu de chance, tu ne devras gérer qu’une seule emmerdeuse ce soir, ou ce matin. Je me contente de regarder Maddox, car c’est son nom en croisant les bras. Elle me demandait à quelle unité j’appartenais. J’aimerais autant éluder la question car si elle apprends que je suis un EX-policier, elle me collera sa plaque sous le nez et insistera pour prendre le contrôle de la situation. Je lui aurais bien laissé, en toute franchise.

Mais avait-elle de quoi le garder ?

Mes yeux ne la lâche pas, mais je n’arrive pas à parler. Tiraillé sur la façon dont je dois me comporter. Conciliant ? Insultant ? Ironique ? Agressif ? Détendu ? Professionnel ? Je pourrais aussi lui mentir, j’avais gardé ma plaque du RAID après tout. C’était un de mes souvenirs, membre du RAID un jour, membre toujours. Elle n’irait pas vérifier immédiatement que je n’en faisais plus partit. Je suis fatigué, j’ai pas la patience de faire semblant, alors lâchons nous !

Soyons sarcastique :
- Groupe de Recherche Assistance Intervention Dissuasion de la police Nationale Française. Le SWAT local, mais avec de vrais flics. Maintenant, si vous avez fini de vous plaindre, je pourrais Peut-Être en placer une et vous dire qu’il y a une sortie de secours au bout du couloir du premier étage. Vous pouvez y aller si l'envie vous en prends.

Je lui désigne l’escalier pour appuyer mon propos et je recroise mes bras. Un choc sourd se fait entendre contre la porte. J’ai un mouvement de recul en voyant une de ces saloperies. Une femme qui devait avoir 45 ans, même si le teint de sa peau me faisait penser qu’elle était morte depuis plusieurs semaines. Ce qui est impossible, vous en conviendrez :

- Oh, qu’elle est moche la vielle. Inspecteur Maddox ? Encore une fois, si vous n’avez pas entendus la première fois, C’EST QUOI CE TRUC ?

Réponse pour plus tard, je dégaine mon arme et j’aligne mon arme sur la tête de la dame peu fraîche. J’hésite un instant avant de presser la détente de mon arme. Le coup résonne dans le hall, éclipsant tous les autres sons durant quelques instants. La balle a formé un rond parfait dans la vitre, ne provoquant qu’une simple lézarde en plus. Un corps supplémentaire vient faire le pied de grue devant la porte. S’ils arrivent les uns après les autres, gênés comme ça, ce sera d’une facilité insultante de tenir la position.

Si on nous laisse la tenir.

Comme attiré par les coups de feu, mon fichu chien finit par descendre dans le hall et me regarde avec ses grands yeux marron. Il en a mis du temps ! Je soupire avant de lui gratouiller la tête. Pourquoi l’avoir avec moi ? Un bouvier ça charge à 30 kilomètres par heures et le mien fait 50 kilos. A l’impact, on se prend un truc comme 2000 joules dans le museau. Presque 4 fois plus qu’une balle de fusil d’assaut. Ce n’est pas aussi mortel, car la zone d’impact est infiniment plus grande, mais on le sent passer. Vous l’aurez compris.

Mon chien est une arme.

Je me replante devant la policière :

- Inspecteur Maddox. Regadez moi dans les yeux et dites-moi, en étant TOTALEMENT convaincue de vos dires, que vous serez plus aptes à assurer la sécurité des gens en nous faisant évacuer. Dites-moi que vous pensez pouvoir protéger 15 personnes contre un danger venant de partout mieux que nous puissions le faire ici. Et faites-le en ressemblant à une personne ayant une plaque.

Le ton de ma voix n’est plus du tout sarcastique, ni moqueur comme avec la vielle. Il est froid, sérieux, moi non plus je n’admettrais aucune impolitesse. Moi aussi je savais jouer les durs qui n'aimait pas laisser la place. Il eut un moment de flottement, j’avais franchement l’impression que j’allais soit me prendre un pain, soit une balle. On avait mieux à faire, mais soit, je ne défilerais pas, il y a des façons de dire les choses et je suis très attachés à cela.

L’image compte autant que les actes.

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Lun 15 Jan - 22:17

Groupe de blablablabla police nationale française. Voilà bien tout ce qu’entendit Reese lorsqu’il commença son laïus. Et dès qu’elle comprit la nationalité du type, elle leva les yeux au ciel d’exaspération. Evidemment, il fallait qu’elle tombe sur un français pur souche. Le genre avec un melon comme ça, qui allait lui taper sur le système aussi fort qu’il le pourrait avec son gros égo mal placé, juste par principe. Elle avait envie de lui enfoncer sa barre à mine profondément dans le fondement, juste par principe aussi. A la place, elle se contenta d’un sourire hypocrite sans prendre la peine de lui répondre. Il aurait pu lui dire directement « moi moi moi moi moi » que ça lui aurait fait exactement le même effet. Il n’y eut bien que le sursaut de la créature se pressant contre la porte qui l’arracha aux insultes et malédiction mentales qu’elle lui adressait.

La balle fila, éclata le crâne de sa cible, et Reese soupira dans la foulée. Sans prendre la peine de lui répondre encore, elle se mit à réfléchir aussi vite qu’elle le pouvait. Une seule issue de secours, au bout du couloir du premier étage, ça pourrait être une solution de repli s’ils ne parvenaient pas à tenir la zone face aux morts qui afflueraient forcément par ici. Mais le cas échéant, il faudrait soit évacuer tous les civils, soit parvenir à attirer les individus à leurs suites en servant d’appât. Un point qu’elle se garda bien de lui dire, consciente que ça ne l’enchanterait pas de se peindre une cible sur le torse.

Son invective la sortit de ses réflexions, et l’arrivée du chien encore plus. Clint lui manquait dans ces moments-là. Elle passa de l’un à l’autre, et la demande de l’homme lui arracha un froncement de sourcil. Alors lui, il ne s’était certainement pas pris pour de la merde, c’était sûr !

« Je n’ai aucune certitude de pouvoir maintenir en vie un groupe de civil s’ils sont tous aussi chiant que vous. » Admit-elle en replantant ses yeux sur la porte, contre laquelle venait se presser un second mort en étalant le sang contre la vitre. « On va camper ici en attendant les renforts, si personne ne sort de chez lui ça devrait aller, mais on ne pourra gérer qu’une seule vague d’infectés, et je ne sais pas quand elles s’arrêteront. »

C’était tout ce qu’elle avait comme information à lui fournir… Ah non, pas tout ! Puisqu’il n’avait aucune idée d’à quoi il avait à faire, et qu’elle avait clairement une longueur d’avance sur lui à ce sujet, elle lui désigna les deux individus qui se pressaient, toute gueule dehors, ripant les dents contre le verre d’un geste de la tête :

« Monsieur du RAID de la police nationale française, vous êtes sous mes ordres dès maintenant. Vous faites ce que je vous dis, quand je vous le dis. Si on doit grimper au premier pour les attirer dehors par l’issue de secours, on n’hésite pas. Et ces trucs, ceux sont des infectés. Des zombies. Des morts. Des malades affamés et contagieux. » Reprit-elle. Il avait forcément vu un bon film de mort-vivant. « On vise la tête et on évite de se faire mordre, c’est assez clair ? » Rétorqua-t-elle sèchement.

Elle avisa l’homme d’une œillade furieuse, du genre qui ne souffrait d’aucun refus de sa part. Il avait plutôt intérêt à filer droit, ou elle se jurait de vraiment lui coller sa barre à mine dans le fondement. Derrière, cette dernière faisait bien son office pour l’instant. Ce qui l’inquiétait davantage, c’était le mort qui se ramenait avec une brique entre les mains, pour commencer à la taper contre le verre déjà ébréché par son coup.

« Putain de merde. » Grogna-t-elle. Une seconde balle risquerait de faire éclater la vitre tout simplement, de l’endommager, de créer un accès. Elle n’y tenait pas… Pas encore, tant qu’ils pouvaient tenir en place. « J’espère pour vous que vous avez le cœur bien accroché. » Ajouta-t-elle en sentant ses muscles se tendre alors qu’elle se tenait en position. Son métier lui avait appris la patience, elle devait tenir position en attendant le bon moment. Au moins une aide extérieure. La vie des autres en dépendait.


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Lun 15 Jan - 23:40

Là, je suis sans voix, fait assez rare pour être souligné. J’ai visiblement bien énervé cette chère inspectrice. J’ai récolté une insulte au passage, mais elle a admis que son idée de base n’est pas la meilleur du lot. Je me contenterais de cette demi-victoire. La priorité n’était de toute façon pas devenir amis mais simplement tuer ces trucs. Mais le VRAI truc qui me laisse sans voix c’est qu’elle finisse enfin par me dire ce qui nous faisait face. J’en serais pas revenus si je n’avais pas moi-même tiré sur eux.

D’authentiques zombies.

Bon, pas comme ceux de Roméro, à l’ancienne, bien débile. Là, ils tenaient plus des infectés de 28 jours plus tard… Nan mais sérieux, l’un d’entre eux tenait même une brique ! Depuis quand ça tient des briques les zombies ? Je respire un coup et je tente d’assimiler l’information et de comprendre la situation. Ils mordent, on meurt. Ils prennent une balle dans la tête ils meurent. Ok, Ok ! Là je suis content d’avoir une veste d’intervention sur moi. C’est hyper solide, je n’irais pas tenter le test néanmoins…

Aurais-je peur ?

Je veux dire… Je peux comprendre les humains et les réactions humaines… mais ces choses ne sont que de la bestialité, manger et tuer. C’est vraiment terrifiant… rien de ce qu’on ne peut dire ne les stoppera. Ça peut vous paraitre con, mais j’aimerais encore mieux me retrouver dans une colonne d’assaut là tout de suite… Mon cœur s’emballe, mais je ne peux rien y faire. Je sens un contact chaud contre ma main.

Téméraire

Il me regarde et me léchouille la main, lui ne semble pas affecté par ces morts, mais il sent ma peur et il vient me consoler… Allez, tu en as affronté un Anton, tu peux le refaire. En plus tu n’es pas seul ! Tu as une fille avec assez de barbe pour rejoindre la légion, ça peut le faire et le SWAT arrive. Pense à Tony et aux autres, ton job est de faire front ici. Je passe ma main à ma ceinture, cherchant un nouveau chargeur et je pense soudain qu’il m’en reste deux autres biens sagement planqué dans mon armoire forte.

- M92 Beretta ? 9 mm ?

Maddox me regarde et fait un léger signe de tête. Le zombar avec la brique approche et la lance sur la vitre. Un gros « Cling » résonne mais par miracle, le double vitrage tient bon. Une étoile se dessine sur le verre. On a du bol, mais ça ne tiendra pas indéfiniment. On a de la chance, le 90Two n’est qu’un M92 en polymère, les chargeurs sont les mêmes.

- Ok. J’ai des munitions, Téméraire. Ne bouge pas.

Je remonte en quatrième vitesse dans mon appart et saisit les deux petits objets, si précieux à cet instant. Je me suis absenté moins d’une minute et le temps que je redescende, je vois mon bouvier donner des coups de tête à Maddox pour avoir des caresses. Voir ça me détend un peu

- Au moins quelqu’un qui vous aimes inspecteur.

Ce n’est même pas méchant, je veux juste montrer qu’on peut bosser ensemble et moi ça me calme un peu. Je lui tends le chargeur. 12 balles de plus ne se refusent pas, quand bien même elle en aurait déjà assez.

Un choc attire mon attention, le zombie repart à l’assaut, s’acharnant encore sur la vitre. Au moins il n’avait pas repris la brique, mais je voyais de nouvelles lézardes… Il fallait agir vite. Que faire ? J’avais peut-être une idée, mais la chaine de commandement n’était pas claire.
Maddox était légalement en charge et droit de commander, mais moi, j’avais certainement plus d’expérience au feu. Je ne vais pas lancer un nouveau débat, alors contentons-nous de proposer.

- Mon appart’ donne sur la rue. On pourrait, vous ou moi, se coller à une fenêtre et bénéficier d’une position de tirs avantageuse.


Avouez que c’est un bon plan ! Sauf qu’on eu pas le temps de se disputer pour en débattre que j’entendis des bruits de pas dans l’escalier et Françis apparut.
Il était blanc comme un linge.

- Anton, Les amis de Tony… ils sont dehors, des hommes les ont coincés dans une benne. Des hommes comme ceux-là. Prêt de chez Ôpizza.

Il désigna le zombie devant la porte avant de me passer le téléphone qu’il tenait à la main. J’entendais les appels plaintifs et les grognements.

- Marcus ! Marcus. C’est Anton, tu m’entends ? Je sais où vous êtes, quelqu’un va venir vous aider très vite. Continuez à résister, vous vous en sortez comme des chefs. Je ne coupe pas le contact, parles moi je t’écoute.


Je coupais cependant le micro pour pas qu’il entende la conversation que j’allais avoir avec Maddox.

- Ils sont à une rue d’ici, 200 mètres à tout casser. On fait quoi ?

La vitre émit un nouveau craquement et un bout tomba au sol. Libérant assez d’espace pour tirer sans toucher le verre. Ce coup-ci ce fut l’américaine qui dégaina et réussit un tir parfait. On pouvait visiblement compter sur elle.
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Reese B. Maddox
Administratrice
Métier : Enquêtrice
Informations :

Jeune enquêtrice à la crime » Orpheline » Tempérament solitaire, souvent cynique, elle a un humour particulier et un certain franc parler » Particulièrement observatrice, elle est douée en déduction » Commence à nourrir des sentiments pour Ayden, même si elle refuse de l'admettre » Elle raffole du chocolat » A un chien, Malinois, du nom de Clint » Chante bien, grande fan de musique » A un sérieux penchant pour l'alcool et a tendance à facilement se noyer dedans » Agi comme une connasse lorsqu'elle a la gueule de bois » Annexes


Véhicule : Moto Yamaha MT-125
Inventaire : Beretta 92 à sa hanche, un tazer et un SIG P225 à la cheville. Boîte d'Ibuprofène 200mg (30 comprimés), Flacon de Vogalène 0,1% (150mL, avec seringue doseuse graduée en kg), Boîte de Tramadol 200mg (30 comprimés), Kit de soins spécial rhume (1 boîte de Paracétamol 1g, 1 boîte d'Ibuprofène 400mg, 1 boîte de Vitamine C 1g)

Mar 16 Jan - 0:15

« J’espère qu’il n’est pas français lui aussi. » Souffla-t-elle en venant flatter le crâne du chien de ses doigts, sur le ton de l’humour. Un peu crispé.

Clint lui manquait. C’était dit. Son chien était dressé à attaquer, à prendre à la gorge, à terrasser qui s’en prendrait à elle. Mais prendre le risque de le perdre, ou de le laisser se faire attraper par ces créatures, elle ne parvenait pas à s’y résoudre. Pourtant, elle savait que l’animal était plus malin que ça, qu’il saurait se battre, se débattre, avec toute la hargne qui l’animait. Son cœur se serra, elle écouta son voisin d’une oreille distraite en scrutant toujours devant elle le moindre problème.

« Elle donne sur quel angle de la rue ? C’est quoi les angles morts-… » Elle fut interrompue par l’arrivée soudaine de l’homme de tantôt, à qui elle adressa un regard lourd. Elle fut sur le point de le sermonner sérieusement, mais les nouvelles qu’il amenait avec lui ne l’enchantèrent pas. Elle esquissa une grimace, ses sourcils se froncèrent, et elle poussa un long soupir désapprobateur : c’était bien sa veine. « Putain… » Grogna-t-elle.

Le coup partit dès lors où le verre heurta le sol. La détonation coupa court à la discussion, et le corps s’effondra contre la vitre en limitant déjà le mouvement autour de l’entrée. De plus en plus acculée, elle ne savait plus où donner de la tête. L’urgence voulait qu’il fallait d’abord gérer le cas de ceux dans la benne à deux cent mètres de là, mais laisser cet immeuble aux prises avec ces morts là ne lui disaient rien… Il y avait un truc à tenter. Sur un malentendu, ça pouvait marcher.

« Ils peuvent dire combien ils sont ? » Demanda-t-elle dans la foulée, en essayant de faire le tri entre les informations qui lui parvenaient. « Vous remontez chez vous et vous vous barricadez ! Vous ne faites AUCUN bruit ! » Fit-elle en désignant les étages. « Vous n’ouvrez à PERSONNE, c’est clair ? Si l’un d’eux arriver jusqu’à chez vous, vous n’ouvrez pas, et si c’est une personne vivante NON PLUS, sauf si c’est moi ou Captain Obvious là ! » Elle désigna du chef son voisin, dont elle ne connaissait toujours pas le nom. Tant pis.

Reese était dans un état de rage rarement atteint dans sa vie. Il n’y avait bien eu qu’Ayden pour réussir à la foutre autant en rogne dans sa vie. Ses doigts se portèrent à sa radio, et elle laissa éclater sa colère :

« Central, VOUS FOUTEZ QUOI PUTAIN !? » C’était pour la politesse, à l’évidence. Un grésillement lui répondit.
« Les appels sont surchargés ce soir, mais une patrouille est à quelques rues de votre localisation ! » Un poids semblait se décharger de sur ses épaules un bref instant. Les brèches de la vitre filèrent cependant, vinrent rajouter du plomb sur son ventre.
« Des civils sont pris aux pièges à 200mètres de ma position, je dois aller les sortir de là mais les infectés commencent à être vraiment nombreux et je ne vais pas tenir toute seule ! » Expliqua-t-elle. « La porte tiendra pas le choc, j’ai demandé aux civils de se barricader chez eux le temps de, mais PUTAIN. »

Une main s’engouffra dans l’ouverture créer par l’acharnement, tentant de la saisir. Elle n’avait pas de quoi viser et tirer, et gaspiller ses munitions n’était pas une option. Elle envoya violemment le pied, fractura le membre en le tordant dans l'autre sens pour le bloquer dans le même temps. Du répit ! Un peu... Ils devaient être une bonne dizaine, à se presser davantage contre l’endroit. Elle entendit la porte à l’étage claquer, et se mit en mouvement à son tour vers l’issue de secours qu’il lui avait désigné.

« Soit vous jouez les appâts avec moi, soit vous me couvrez de chez vous. J’vais tirer les couilles de votre ami des ronces, c’est le plus urgent… » Grogna-t-elle arrivé au premier palier en se penchant pour l’apercevoir en bas. « Vous avez cinq secondes pour vous décider ! » Elle, elle avait un détour à faire, et éventuellement une action pour soulager la pression contre la porte. En détournant l’attention, ça serait jouable…


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Anton Pendragon
Métier : détective privé
Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
Véhicule : Ford Mondéo
Inventaire : Beretta 90-two

Mar 16 Jan - 14:36

De mieux en mieux, déjà que j’avais à gérer cette « charmante » policière, une attaque de … zombies. Voilà qu’on avait en plus deux gamins de quoi, treize ans, qui se trouvait en danger de mort imminente. ET en plus, la police ne serait pas en mesure de nous aider avant au moins dix minutes. Ce qui veut clairement dire que nous aurions de quoi mourir dix fois. Ce qui, avouons-le, n’est pas génial dans le plan d’une vie. Nous étions dans ce que j’appellerais un choix de merde ! J’en revenais pas de ce que cette tête brûlée de flic d’américaine à la con pouvait dire et faire !

Et ne pas faire aussi.

C’est-à-dire, être simplement polie, quand je lui file des munitions gratos par exemple ou aussi arrêter de me prendre pour une sous merde. Elle pourrait également écouter plutôt que de foncer dans le tas. Car ce n’est pas mon ami qui est dans la merde, mais ça elle semble n’en avoir rien à foutre. Ouais, franchement elle commence à me gonfler et c’est dire. En temps normal je suis plutôt conciliant et j’essaye de trouver le meilleur rapport possible pour travailler avec quelqu’un. Mais puisque je n’ai le droit qu’à du mépris et de l’agressivité, je vais laisser tomber pour le moment.

Quelle conne.

Je préfèrerais bosser avec Syméa, au moins elle est pro. Je sors mon arme et tire dans le zombie qui a le bras coincé dans la porte. Il s’écroula, le bras toujours coincé, gênant l’approche des autres. Avec du temps et de la patience, j’aurais pu les dégommer mais on avait des enfants sur le feu. Je regarde Maddox, elle me toise depuis l’escalier et je sens son mépris pour moi. Je commence à monter les marches.

Je vais faire un truc stupide.

J’arrive au niveau de Maddox, je dois lui rendre quinze bons centimètres. Elle occupe l’espace de la cage d’escalier, je l’écarte d’un coup d’épaule pour accéder à mon appartement. J’avais laissé la porte ouverte.

- Foutu cowboy amateur à la con, saloperie d’incapable. Erreur du système, de la nature, bavure en puissance. Honte à la fonction.

Alors là, j’étais dans un tel état d’énervement que je me suis mis à parler en français… et vu le contenu, j’espérais qu’elle ne le comprenait pas. Je claque la porte et la verrouille, je ne voudrais pas qu’un de ces trucs entre dans mon appart. Je me retourne :

- Moi aussi je sais être un sale con insultant et méprisant. Je ne sais pas ce que je t’ai fait, mais tu vas garder ça au fond de ton petit cœur de garce jusqu’à ce que j’aie fait MON boulot. Tu prends ta plaque et tu la bouffe et tu la ferme si t’as rien d’intelligent à me dire !

Je repasse devant elle pour accéder à l’issue de secours, un de ses fameux escaliers métalliques typique des États-Unis. Je défonce la porte y menant, trop las pour chercher les clefs l’ouvrant. Je fais descendre les marches.

- A droite, puis à droite, la porte de l’immeuble. A gauche puis droite, sur 200 mètres. Les gamins. Faisons comme tu avais proposé.

Je descends l’escalier, l’arme au poing. Je pars à droite pour vérifier l’état de la porte. Au coin du mur, je me place en position de tir. Je compte neuf zombies. Presque quinze mètres, c’est loin, même pour moi. Toucher une tête serait mission impossible. Voyons si la visée laser fonctionne bien. J’allume le pointeur sous mon arme et cale le point rouge sur ce qui ressemble à une tête. L’obscurité n’aide pas mais quand le coup part, un de ces monstres tombe et les autres arrêtent de s’agiter sur la porte. Ils me regardent. Je tire une deuxième, troisième fois. Le laser m’aide bien mais à la quatrième balle, celui-ci se coupe brusquement.

Saloperie de chinoiserie.

Je recule jusque dans la ruelle et regarde Maddox :

- Soulager la porte, fait. C’était quoi la suite du plan ?
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Reese B. Maddox
Administratrice
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Jeune enquêtrice à la crime » Orpheline » Tempérament solitaire, souvent cynique, elle a un humour particulier et un certain franc parler » Particulièrement observatrice, elle est douée en déduction » Commence à nourrir des sentiments pour Ayden, même si elle refuse de l'admettre » Elle raffole du chocolat » A un chien, Malinois, du nom de Clint » Chante bien, grande fan de musique » A un sérieux penchant pour l'alcool et a tendance à facilement se noyer dedans » Agi comme une connasse lorsqu'elle a la gueule de bois » Annexes


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Inventaire : Beretta 92 à sa hanche, un tazer et un SIG P225 à la cheville. Boîte d'Ibuprofène 200mg (30 comprimés), Flacon de Vogalène 0,1% (150mL, avec seringue doseuse graduée en kg), Boîte de Tramadol 200mg (30 comprimés), Kit de soins spécial rhume (1 boîte de Paracétamol 1g, 1 boîte d'Ibuprofène 400mg, 1 boîte de Vitamine C 1g)

Mar 16 Jan - 15:28

Reese n’était certes pas la plus aimable du lot, et de toute façon on ne la payait pas pour ça. Mais il y avait des soufflantes qu’elle n’était pas prête à essuyer, et lorsqu’elle se fit bousculer de l’épaule, comme la dernière des merdes, celle-ci n’en faisait décidément pas partie. Elle entendit les grognements de l’homme dans sa langue natale, avant qu’il ne revienne vers elle pour terminer de se décharger en colère ou en frustration. Sale con insultant et méprisant ? D’accord, soit, n’avait-il pas l’impression qu’il y avait d’autres moments pour ce genre d’esclandre d’adolescente de quinze ans frustrée qu’on ne la considère pas justement ?

Ne lui avait-elle pas dit qu’il était désormais sous ses ordres jusqu’à ce que la situation se tasse, et qu’elle avait la main ? Il lui fallait quoi ? Qu’elle lui tienne la bite pendant qu’il pissait avec ça ? Son froncement de sourcil fut des plus éloquents au sujet de ce qu’elle en pensait : elle et son petit cœur de garce allaient lui rouler dessus, et il n’aurait pas assez des jupons de sa mère pour éponger ses pleurs.

« Il te prend quoi d’un coup ? » Demanda-t-elle sèchement.

Allez, elle était bonne âme ! Elle mettait ça sur le coup de la pression et de la surprise ! Monsieur voyait pour la première fois des vrais zombies et risquait sa vie pour sauver des gens où il vivait, admettons : ça pouvait rendre sensible. Elle n’en avait pas mené plus large le jour où elle en avait descendu un en pensant qu’il était toujours vivant et que Sanders était venu à son secours ! Il lui avait fallu quelques semaines, et quelques recherches surtout, pour réussir à dormir presque paisiblement. Alors, soit, admettons : Anton était un grand garçon sensible qui cachait un petit cœur tout mou sous ses gros muscles de gros bonhomme.

Dévalant les escaliers en fer à sa suite, et la dernière échelle menant au sol, elle talonna l’homme qui se rangea dans l’angle pour décharger la porte, comme ils l’avaient prévenu. Il y avait tellement à gérer et Reese avait l’impression que le temps lui était compté. Le premier coup détourna l’attention, libérant l’attention de l’immeuble comme prévu. Il avait maintenant toute l’occasion de sentir la pression qu’elle éprouvait depuis le début. La suite du plan ? Elle eut un mouvement de recul, venant se planter à côté de lui :

« Attend. » Demanda-t-elle d’un geste de la main, alors que le groupe prenait l’élan pour venir de leur côté. Son arme se tendit. Bang, bang ! Deux de moins, ils s’effondrèrent au sol. Le corps à terre barra la route de ceux derrière. Un plus en avant fut presque à portée lorsqu’elle bouscula son partenaire : « Recule ! » La bête tenta de s’agripper à elle mais d’un mouvement de côté et d’un pied bien placé, elle la vit basculer face contre terre. Se dégageant de ses bras, elle leva son canon et une dernière détonation l’acheva.

D’autres retentirent derrière. La patrouille était arrivée pile au bon moment, et les sirènes éclairaient désormais la ruelle entière de lumières trop vives. Le cœur de Reese battait à tout rompre :

« T’as pas besoin de ton chargeur ? » Demanda-t-elle à son accolyte, prête à lui rendre celui qu’il lui avait passé. Elle en avait encore en stock, son chargeur était loin d’être vide, mais elle n’avait aucune idée de ce sur quoi ils tomberaient en allant au secours des jeunes dans leur poubelle : « Allez sécuriser l’immeuble, veillez à ce qu’aucun ne soit rentrer ! » Ordonna l’inspectrice aux troufions à peine arrivés, qui acquiescèrent du chef. « La benne ! »

Gauche droite, deux cents mètres, c’était ça ? Elle le talonna de toute façon, et en s’approchant déjà de la rue où se trouvait la pizzeria dont elle avait entendu parler vaguement, les bruits des coups contre la tôle et des cris effrayés lui parvinrent. Combien étaient-ils à les harceler pour les bouffer ? En passant à l’angle, elle put les compter. Sept.

« Cache-toi. Je peux en attirer certains à moi et libérer la rue, le temps que tu les sortes et que tu les mettes à l’abri. » Suggéra-t-elle à l’homme. Elle avait beaucoup couru ce soir, elle n’était plus à ça près.


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