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Ayden W. Forestier
Administrateur
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Métier : Inspecteur de police
Informations :

◘ A fortement envie de tuer sa coéquipière, Reese et l'insulte en français même s'ils couchent ensemble
◘ Est très proche de son frère Seth et de leur mère. A contrario, il refuse de parler à son père mais fait quand même l'effort d'échanger parfois avec Dylan, son demi-frère.
◘ Est très renfermé niveau sphère professionnelle
◘ Aime cuisiner, aime les sensations fortes
◘ Déteste les bruits répétitifs
◘ Prend des médocs pour calmer ses maux de tête et en abuse parfois
Véhicule : Ford Taurus 2014
Armes : Beretta 96 + matraque téléscopique

Mar 9 Jan - 22:33

Que c'était bon... Bon de retrouver le bâtiment de police, bon de retrouver son bureau, bon de retrouver sa putain de pile de dossiers. Bon de retrouver les collègues aussi. Qu'il était d'être simplement de retour dans le boulot. Une semaine, c'était long. Bon, on lui avait dit minimum et pour lui, c'était le maximum. Étant peu habitué l'inactivité, son arrêt avait été une torture. Certes, se retrouver avec les Rivera lui avait fait le plus grand bien. Discuter avec Maria et passer du temps avec Elena lui rappelait qu'il possédait une vie en dehors de son travail et qu'il se devait de prendre soin d'elle comme promit silencieusement à Luis. Maria savait parfaitement qu'Ayden se sentait perdu sans son job mais elle faisait en sorte de l'occuper, l'impliquant dans les courses, les balades, visites et autres choses dans ce genre mais surtout, veillait à ce qu'il se repose. Évidemment, il obéissait docilement à son ami et parfois s'esquivait pour être un peu seul et faire revivre sa vie sociale, comme lorsqu'il s'était retrouvé avec Anton, un français, ex-compagnon d'une agente de la police. En bref, il avait fait en sorte de sembler normal. Durant cette semaine, il avait tenté de voir Reese par trois fois, n'ayant réussit qu'une fois. Ce soir là, d'ailleurs, même s'il avait tenté d'amadouer sa collègue, leur rencontre était... Détachée, loin d'être identique à toutes celles qu'ils avaient eu jusqu'alors. L'homme n'avait pas cherché son reste et l'avait laissé en paix.

De retour dans la pièce qu'ils partageaient, le français accrocha son par-dessus au porte-manteau, se défit de sa veste qu'il rangea sur sa chaise puis s'approcha d'un meuble de classement pour y poser le sac imposant qu'il avait emporté avec lui. Tranquillement, il sortit un à un les différents objets de sa hotte. D'abord, une multiprise rapidement suivie d'une grosse boîte avec, pour image, une machine à café dernier cri. Ajouté à ça, il y ajoutait trois paquets de dosettes à cafés différents, un de thé, une boîte de sucre avec un sucrier, des gobelets, des touillettes et des mini doses de lait. Avec tout ça, il se sentait capable d'ouvrir un Starbucks et de tenir boutique jusqu'à la fin de ses provisions. L'allumage de l'appareil fit sourire l'homme qui prit un plaisir certain à aller acheter une bouteille d'eau au distributeur de l'étage pour remplir le réservoir. Tout était fin prêt pour lancer la machine mais c'est ce moment que choisit Devyn Sanders pour passer la tête par l'encadrement de la porte et saluer les enquêteurs, lâchant un grand "Heeeey, les copaaaaains !" sur un ton niais au possible. Ayden pinça les lèvres, retenant un soupir d'irritation et se tourna vers le légiste pour le saluer. "Approche, tu vas avoir le plaisir d'être mon cobaye !" offrit le revenant en actionnant enfin l'appareil. Malheureusement pour lui et heureusement pour le médecin, un fin filet chaud de café coula dans un petit gobelet cartonné sans aucun problème. Le français laissa alors son collège personnaliser sa concoction et se tourna vers la femme dans la pièce. "Tu veux un truc, Maddox ?" mais l'onomatopée de la brune fit hausser les épaules de son coéquipier qui l'ignorait déjà pour se préparer sa mixture. Il n'aurait jamais imaginé qu'apporter un nouveau jouet au boulot le rendrait si heureux ! Tout lui avait manqué, sauf le café et maintenant... Eh bien il ne voulait plus jamais partir. Devyn s'amusait à les taquiner et à chuchoter des sous-entendus qu'Ayden faisait mine de ne pas comprendre, prétendant qu'il ne se souvenait même pas s'être arrêté chez sa partenaire à cause de sa blessure. Ils discutèrent un long moment, de tout, de rien, puis, à mesure qu'ils parlaient, la femme se renfrognait et son coéquipier comprit. "Allez Dev, si tu veux pas que je te tire dessus, casse toi, on bosse ici !" ordonna-t-il pendant que l'autre tentait de négocier encore un peu de temps avant de déguerpir suite à la réception d'une paire de regards noir. Il pouvait concevoir que ça ne lui plaisait pas d'avoir Sanders dans les pattes, d'autant que ce dernier s'amusait certainement à rassembler des preuves contre eux pour faire éclater la vérité au grand jour. Quel abruti quand il voulait...

Cependant, toute cette histoire ne fut que le début des questionnements. A mesure que les jours et les heures passaient, l'homme fit face à un mur. Reese se comportait de façon étrange. Bon, elle était toujours spéciale, au boulot mais là c'était pire que d'habitude. Elle ne répondait pas plus que ça, à ses piques. En ronde elle le snobait et chaque soir, elle s'éclipsait la première pour telle ou telle raison. Bref, elle l'évitait, elle le sentait bien. Qu'avait-il fait pour être ainsi traité ? Bon d'accord, les termes de leur accord étaient clairs mais quand même... Au boulot ils devaient agir comme ils l'avaient toujours fait, soit être détestables l'un avec l'autre et elle tenait le bon bout mais il y avait autre chose... Leur liaison s'effaçait et plus il essayait de comprendre, moins il y parvenait puisqu'elle le repoussait encore plus. Une autre partie de leur accord lui revenait en mémoire. Si l'un ou l'autre devait s'engager dans une relation, alors la leur cesserait immédiatement. Une semaine était passée, est-ce qu'en une semaine elle avait prévu d'avoir une relation sérieuse sans même le prévenir ? Alors d'accord, elle ne lui devait rien mais au moins prévenir, qu'il puisse savoir et ne pas venir la déranger. C'était la moindre des choses, non ? Étrangement, ce point le tracassait plus qu'il ne voulait bien l'avouer et pire encore, il se rendait compte que sa collègue lui manquait affreusement. Cette prise de conscience finissait de le renfrogner et les journées devinrent subitement plus longues. Souvent il passait la nuit au bureau et se barrait quand la femme arrivait sans un mot pour revenir dans les alentours de midi et recommencer.

Pourtant, il matin il revint au bureau avec ses heures habituels, décidé comme jamais. Il voulait des réponses, comprendre pourquoi sa partenaire agissait aussi bizarrement avec lui. C'en était trop pour lui, à vrai dire. Il ne supportait pas ce silence forcé. Le contraste était franchement étrange. Avant il mourrait d'envie de l'étrangler et aujourd'hui il se sentait... Il ne saurait dire. En bon terme ? Ce n'était pas vraiment son ressenti, c'était autre chose mais il ne parvenait pas à mettre un mot dessus. En tous les cas, le français désirait mettre les choses au clair pour qu'ils puissent tous deux reprendre leur vie. Si c'était la fin, alors ce serait la fin mais il devait au moins savoir. C'est pourquoi, dans l'après-midi, il élabora un plan qui lui fit penser que s'il le désirait, il pouvait devenir un délinquant sans problème. Après avoir longuement discuter avec un collègue du bureau des pièces à convictions, il apprit que dans les locaux, il y avait une nouvelle voiture banalisée, pas encore enregistrée. Prétextant une enquête sous couverture nécessitant un véhicule, il pu obtenir les clés. "C'est pour quelques heures. Juste pour observer." promit l'homme pour assurer à son camarade qu'il n'aurait pas de problème avec leur supérieur. Rejoignant son bureau, il adressa un simple "Enquête sous couverture." à la jeune femme puis il attrapa son manteau et tourna rapidement les talons.

Derrière le volant, Ayden ne pipait mot. Il n'essayait même pas de donner un semblant d'explication. Il restait définitivement silencieux, comme il l'avait toujours été en mission, afin de garder l'illusion. Jusque là, son plan marchait bien. A un moment, il quitta simplement et purement Boston, coupa la radio de police et prit divers chemins pour finir sur une route de campagne. Après une quarantaine de minutes, le trentenaire s'arrêta sur le bas côté, arrêta le moteur, prit les clés pour les ranger dans la poche arrière gauche de son pantalon, de sorte qu'elles soient inaccessibles. "C'est quoi ton problème ?" lâcha-t-il de but en blanc, sans la regarder et bras croisés. "J'veux juste comprendre ce que signifie ta mascarade. J'ai mon explication et on rentre. On rentre et tout redevient normal. Par normal, j'entend évidemment qu'on ne se connait plus à partir du moment où n'est plus en service." que rajoutait l'enquêteur, toujours sur un ton limpide et neutre.


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Reese B. Maddox
Administratrice
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Métier : Enquêtrice
Informations : Jeune enquêtrice à la crime » Orpheline » Tempérament solitaire, souvent cynique, elle a un humour particulier et un certain franc parler » Particulièrement observatrice, elle est douée en déduction » Ne supporte pas son coéquipier, Ayden » Elle raffole du chocolat » A un chien, Malinois, du nom de Clint » Chante bien, grande fan de musique » A un petit penchant pour l'alcool



Annexes
Véhicule : Moto Yamaha MT-125
Armes : Beretta 92 à sa hanche, un tazer et un SIG P225 à la cheville

Mar 9 Jan - 23:19

Enquête sous couverture, disait-il. Elle enfila son blouson en cuir et se dirigea vers l’extérieur avec lui, pour prendre place à bord du nouveau véhicule de l’homme. Une voiture banalisée, qui ne payait pas de mine. L’habitacle se réchauffa rapidement alors qu’elle ignorait royalement le conducteur à ses côtés. Son cœur pourtant se serra brutalement dans sa cage thoracique, et si elle prenait soin de ne pas poser les yeux sur lui, elle restait concentrée au mieux sur l’enquête qu’on leur avait donné. Reese s’attendait à ce que son coéquipier lui confie finalement au cours du trajet les informations qu’il y avait à savoir. Elle vit la route défiler, sans s’arrêter, jusqu’à ce que la ville se transforme en campagne, la campagne en forêt.

Elle s’enfonça dans son siège. Doucement, progressivement, elle sentit le piège se refermer sur elle. Sa respiration s’accéléra, et son regard se posa finalement sur son voisin. Ayden. Qu’est-ce qu’il faisait ? Lorsque le véhicule ralentit et qu’il se gara, elle le fixait toujours en essayant de rassembler ses esprits, et laisser de côté la colère sourde qui grondait dans son ventre. La première question, pourtant, manqua de la faire s’étouffer. Elle ouvrit grand les yeux, surprise par l’offensive directe. Offensive qu’il avait eu besoin d’organiser, de préméditer. Pour la piéger, la déstabiliser.

Et clairement, elle n’appréciait pas. Et le regard foudroyant qu’elle lui lança n’augurait rien de bon pour lui. Elle allait en faire du petit bois d’ici quelques secondes. Elle allait exploser et elle le sentait :

« Attend, t’es sérieux ?! » Gronda-t-elle sèchement, sans même essayer de se retenir. « Tu m’as amené au milieu de nulle part comme un tueur en série pour me parler de ça ? » Demanda la brune dans la foulée.

Ça. Eux. Ce qui ne devait pas avoir d’importance, justement. Ce qui n’en avait pas. Ce dont elle ne voulait pas parler, parce qu’elle n’arrivait pas à se l’expliquer. Le souffle court, l’agacement aux bords des lèvres, elle trembla de rage alors qu’il attendait toujours des explications. Qu’est-ce qu’il y avait à dire ? Qu’est-ce qui avait besoin d’être dit ? N’était-ce pas suffisamment clair ? Pourquoi avait-il senti cette obligation de lui parler ? Qu’est-ce qu’il voulait ?

Reese fulminait, et il ne lui en fallut pas plus pour retirer sa ceinture et se hisser sur le siège et s’avancer vers Ayden. Aucune idée qui aurait pu les rapprocher physiquement encore une fois, seulement l’obligation de récupérer le trousseau qu’il avait glissé dans sa poche, de gré ou de force ! Et comme l’homme lutta pour la repousser, cherchant même à s’extirper du véhicule, Reese manqua de lui imprimer son coude dans le nez :

« DONNE MOI CES CLES ! » Hurla-t-elle de rage avant que le froid ne s’engouffre dans l’habitacle et qu’il n’en sorte. Elle en fit autant dans la foulée, contournant la voiture pour venir lui faire face. Fulminant, elle le repoussa brutalement, en le martelant au passage : « Mais c’est quoi ton problème ! » Grogna-t-elle avant de le repousser une seconde fois : « C’est quoi ton PUTAIN de problème !! » Avait-il vraiment besoin de l’amener ici pour avoir cette discussion, au fond ? Reese ne voyait pas à quel point elle pouvait se faire inaccessible lorsque ça lui prenait. Elle s’était refermée. Elle l’avait voulu, consciemment, mais la distance qu’elle avait imposé entre eux n’était pas aussi anodine qu’elle le prétendait : « Tu veux savoir ce qu’il y a ? Tu veux vraiment le savoir ! »

Son cœur battait à tout rompre. Les poings serrés, elle le fixa encore un long moment, sans réussir à se calmer un seul instant. Elle ne pouvait pas dire pourquoi elle était autant en rogne contre lui, mais tout était de sa faute. C’était lui qui les avait amené ici, lui, et ses yeux doux lorsqu’il la regardait, lui et la manière qu’il avait de chercher sa présence, lui en faisant comme s’ils ne se comportaient pas comme ils ne devraient pas se comporter. Lui encore, qu’elle devait détester pourtant, sans y parvenir une seule fois :

« C’est toi, là ! Toi, tu te comportes bizarrement, TOI, tu t’attaches, et c’était pas dans le deal ! » Martela-t-elle sèchement : « Toi et tes foutus grands discours pleins de logique, mon cul ouais ! T’es vraiment le dernier des cons ! » Elle éclata d’un rire sans joie : « Oh, ET DEVINE QUOI ! » Le ton furieux était donné, elle n’en riait pas, mais l’invita à le faire quand même pour saisir toute l’ironie de la situation : « Non, c’est vraiment super drôle, alors écoute bien hein… Heather est au courant… »

Elle laissa tomber la révélation sans prendre de gants, arborant toujours son sourire tendu. Ironique. Là, il comprenait pourquoi elle était aussi distante et en colère, même s’il n’avait pas idée de la dispute qui avait éclaté entre les deux femmes, par sa faute encore. Parce qu’elle s’était attachée à lui, autrement que comme son coéquipier, elle s’était engueulée avec sa meilleure amie. Et elle sentait, bon sang comme elle en avait la conviction profonde, que c’était une foutue connerie !

« Et ça fait une semaine que j’fais en sorte qu’elle vienne pas te faire la peau, alors dis-moi merci ! » Elle fit deux pas en arrière, leva les bras, et éclata d’un rire nerveux : « Et la fin de la blague, c’est quand tu me kidnappes et m’amènes au milieu de nulle part pour discuter ! » Son fou rire lui fit mal aux côtes, elle n’était pas seulement au bord de la crise de nerfs, Reese était tout simplement remontée.


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Ayden W. Forestier
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◘ A fortement envie de tuer sa coéquipière, Reese et l'insulte en français même s'ils couchent ensemble
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Mer 10 Jan - 1:55

Ayden n'avait rien répondu à Reese lorsqu'elle s'énerva et se mit à s'en prendre à lui. Il se contentait de lutter comme un beau diable pour éviter qu'elle ne lui dérobe les clés. Il avait tenu bon jusqu'à ce qu'elle sorte et hurle tout ce qu'elle avait à hurler. A mesure que ses paroles se faisaient entendre, l'homme se mit à froncer les sourcils pour assimiler les informations avant de changer de visage et redevenir neutre. Woh... Trop de choses venaient se bousculer dans son esprit. D'abord les accusations. D'où il s'attachait ? Dans quel monde, il s'attachait, sérieusement ? Il n'avait rien fait pour donner cette image. Il s'en carrait ! C'était quoi ce plan qu'elle lui faisait là ? Puis il repensa au manque qu'il avait ressenti loin d'elle et grimaça ouvertement. Oui bah pour le coup, c'est clair qu'elle lui manquait plus. Sans doute qu'il avait eu l'impression parce qu'il avait prit une certaine habitude, comme une routine si bien ancrée qu'on se sentait un peu perdu quand quelque chose dérogeait à cela. Mais ça ne ressemblait en rien à de l'attachement, putain ! Alors c'était quoi cette scène à la con ! Puis en plus, il y avait Heather et ça...

Heather... Le français se mit à rire nerveusement en venant masser sa tempe intacte. "T'es vraiment débile quand tu t'y mets." lançait l'homme sans plus de manière. "Reese, tu étais juste mon plan cul. Sans plus. Va pas me faire croire que t'as interprété ma façon d'agir." qu'il poursuivait en sortant du véhicule. Lentement, il prit les clés et les balança sur le siège conducteur. "Tu les veux, tiens. Tu sais quelle est la vraie blague dans tout ça ? Que je sois obligé de te 'kidnapper' pour que tu daignes me dire quel est ton foutu problème." fit-il encore tout en s'écartant de la place. Franchement, elle se foutait de qui, là ? Il avait rien demandé à personne et surtout pas à elle pour "le sauver". Mais bon, il n'en était plus là, non plus. Elle se foutait de sa gueule, il voyait pas comment ça pouvait être autrement. "Puis, t'es pas obligée de me protéger, Ô grande sauveuse du monde !" Pour le coup, il n'haussait pas le ton, toujours aussi sidéré par la nouvelle. Vraiment, il n'en revenait pas. Si c'était possible, sans doute que sa mâchoire serait tombée et qu'il l'aurait ramassé pour ensuite la lancer sur Reese.

Un autre rire nerveux se fit entendre de sa part. Il se recula de quelques pas pour observer la brune avant de se passer la main dans les cheveux. Tranquillement il se mit à regarder le ciel. "Tu sais, jusqu'à preuve du contraire, j'ai respecté ton deal à la con. Et j'souhaite bien du courage à la pauvre personne qui voudra entrer dans ta vie. Parce que tout ce que tu sais faire, c'est détruire. Et je ne dis pas que tu nous détruis parce qu'il y a pas de nous. Mais si tu fais ça pour un simple PLAN CUL, alors j'ose pas imaginer si tu devais parler d'amour." fit le français en souriant en coin, mauvais au possible. L'homme se passa la main dans les cheveux et soupira avant d'écarter les bras. "J'ai ma réponse, du coup. Tu peux rentrer au poste, t'as le champ libre, vas y !" criait le brun en reprenant la marche arrière avant de tourner les talons. Dents serrés, il se mit à ressasser cette histoire et un sourire en coin s'étira. Bah, quitte à être dans la merde, il tira son téléphone de sa poche pour chercher un contact. Peter... Ahaha... Ce serait bien drôle de lui dire qu'il avait couché avec sa fille de cœur alors qu'ils ne se supportaient pas. Mieux, dire à Devyn que ses soupçons étaient plus ou moins fondés. Ouais, l'envie d'être un connard lui envahissait l'âme et il voulait clairement tout foutre en l'air pour le plaisir d'être un sale con. Mais très vite, il y renonça. Quel intérêt ? Il ne se sentit pas mieux pour autant. Non, au lieu de ça, il envoya un message à Maria. "Je rentre tard mais je prend des pizzas." écrivit-il simplement.

Le froid mordant traversait les vêtements d'Ayden qui tremblotait légèrement, le forçant à marcher plus vite. Il connaissait bien cette route, il la prenait souvent quand il avait besoin de souffler et de décompresser après le boulot alors fait le chemin inverse n'était pas difficile. Derrière lui, il entendit la voiture et même eut-il l'impression de discerner la voix de Reese mais il s'en foutait. D'un simple geste, il sortit ses écouteurs de sa poche, les brancha à son téléphone et lança une musique plutôt bruyante, de sorte qu'il n'entendait absolument pas les bruits extérieurs. Tranquillement, l'homme leva son majeur au ciel, comme seule réponse à toutes les accusations de sa partenaire, sans la regarder une seule fois. Elle pouvait bien aller se faire voir, tiens. C'est bon, il avait donné. Ok, ils avaient acceptés, tous les deux, d'avoir ces rapports et maintenant elle avait un semblant de conscience et rejetait la faute sur lui ? C'te bonne blague. Et Heather ? C'était lui, qui l'avait incité à le lui dire ? Non. C'était sa décision à elle. Et Devyn, c'était lui encore ? Non, toujours pas. Ce n'était pas lui. Même s'il y était pour quelque chose, ce n'était pas lui, le responsable de tout ça. Quelle belle perte de temps, putain.

Enfin bref. Il voulait une réponse, il l'avait. Cool. Dans ce cas, eh bah elle serait servie. Cette parano voulait que ce soit comme avant, même si rien n'avait changé, alors elle l'aurait. Finalement, il s'en foutait bien, des tenants et des aboutissants. Bizarrement, il s'était imaginé que... Il ne savait même pas en fait. Il avait imaginé quelque chose. Pas d'amour, pas de couple, mais au moins qu'ils pourraient s'entendre un minimum, sur le long terme. Ne plus faire semblant de se haïr même en public. Que les tensions se calment. Pas qu'ils soient proches mais qu'ils soient plus... Posés. Quelle connerie ! Mine de rien, ça lui pesait, cette mascarade mais il avait tenu bon et n'avait jamais abordé ce sujet, par respect. Le respect aussi, c'était de la merde. Surtout avec elle. Alors ouais, décision prise, elle pourrait aller se faire voir, elle et tous les principes qu'il avait vis à vis d'elle.


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Reese B. Maddox
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Mer 10 Jan - 2:18

« Ah ouais, c’est tout ce que je sais faire ? » Le défia-t-elle du regard, en s’approchant d’un pas vers lui.

Le ton était monté, et il était violent. Reese n’avait nullement l’intention de se calmer, encore moins de se laisser faire alors que son instinct était en train de lui hurler qu’il lui mentait, qu’il n’assumait pas, et qu’il lui remettait la faute sur le dos alors qu’elle voyait très clair dans son petit jeu. Les propos de l’homme la blessèrent cependant, et si elle tenta de ne rien en montrer, l’échec fut cuisant. Lui qui ne tenait pas à être son « plan cul », seulement son amant, revenait à grand renfort de mauvaise foi lui porter un coup qui lui fit mal. C’était à l’évidence sincèrement ce qu’il voulait. Et ça, elle n’était pas sûre de pouvoir le lui pardonner. Le sang quitta son visage, elle n’eut même pas le temps de se défendre :

« Mais va bien te faire foutre ! » Hoqueta-t-elle de rage alors qu’il se détournait déjà d’elle pour prendre le large.

Furibonde, elle récupéra les clés sur le siège et prit sa suite. Elle n’avait pas l’intention de calmer le jeu, de s’excuser ou quoi que ce soit. Ses mains tremblaient trop de colère pour qu’elle puisse pour l’instant évacuer tous les sentiments qui étaient en train de l’assaillir. Reese luttait, dans une tempête intérieure, contre elle-même, en tentant vainement de garder la tête hors de l’eau. Et jamais elle n’avait été dans un tel état de frustration que sur le moment. Jamais quelqu’un n’avait réussi à la mettre autant en rogne. Alors elle le rattrapa, et le força à se retourner pour qu’il l’écoute : parce que c’était trop facile de la blesser et de s’en tirer à bon compte, ça ne marchait pas comme ça !

« Et arrête avec ton putain de téléphone ! » Sans vergogne, elle lui arracha des mains et le balança à travers les bois, sans même chercher à arrêter son geste. Oh, elle entendit lisiblement les premières reproches tomber, alors qu’il devait la traiter de folle, mais elle l’obligea à se taire : « Jusqu’à preuve du contraire, hein ! » Retorqua-t-elle : « Jusqu’à preuve du contraire, c’est pas moi qui te prend la main pour avoir ton soutien à l’hôpital ! » Lui balança-t-elle à la figure, en se souvenant de l’instant T où ça s’était produit. Elle passait justement sous silence son retour, où elle l’avait fait. « C’est pas moi qui viens te chercher chez toi quand t’essaies de mettre de la distance pour qu’on te foute la paix ! »

Il se moquait d’elle en niant les faits. Elle n’était pas une mauvaise flic, elle n’avait pas un mauvais instinct, c’était même plutôt le contraire. On comptait sur elle pour ses intuitions fines, et celle-ci lui hurlait dans les tripes qu’il y avait quelque chose qui n’était pas que du désir charnel. Il ne pourrait pas lui enlever ça, même pas avec ce pseudo détachement qu’il tentait de porter constamment à même le visage, ou alors ce cynisme légendaire qui ne prenait plus avec elle. Elle le connaissait maintenant, et elle savait ce qu’il en était légendaire.

« C’est pas moi qui parle d’un quelconque nous ! » Glapit-elle dans la foulée en le regardant, l’air ahuri qu’il puisse ne pas comprendre son propre comportement. Il n’en avait peut-être pas conscience, mais elle n’était pas folle ! « C’est pas moi qui me sens obligée de te blesser pour rendre les coups, hein ! » Ajouta-t-elle sèchement dans la foulée en le foudroyant du regard. Elle l’avait dument noté, et elle ne lui pardonnerait pas. « T’es qu’un putain de lâche hypocrite ! » Trancha-t-elle en serrant les poings.

Et puis, ce fut comme la révélation alors qu’elle s’enfonçait les ongles dans la paume. Dès l’instant où elle avait perdu le contact froid du métal contre sa peau, elle se raidit et écarquilla les yeux de surprise. Elle avait…

« … MEEEERDE ! » Blanche, elle se tourna vers là où elle avait envoyé le téléphone d’Ayden quelques instants plus tôt et une forêt entière s’étendait désormais sous son nez : « J’ai balancé les clés de la voiture ! » Quelle idiote ! Mais plus encore, c’était de la faute d’Ayden, pour changer ! S’il ne l’avait pas amené ici, s’il n’avait pas agi ainsi, s’il n’avait pas cherché à lui faire du mal, alors elle n’aurait jamais perdu ses clés ! « TU FAIS CHIER PUTAIN ! »


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Ayden W. Forestier
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Mer 10 Jan - 20:01

Il n'écoutait pas Reese, la laissait s'énerver et se contentait de s'enfermer dans une bulle pour calmer ses nerfs qui commençaient sérieusement à chauffer à cause de cette putain d'histoire. En quoi c'était difficile de dire "Il faut qu'on arrête ?"quand on ne voulait plus entretenir quelque chose au lieu de s'inventer un monde à la con ? Ils auraient pu éviter cette mascarade, éviter de se prendre la tête pour rien. Mais non, il avait voulu savoir, discuter du problème. Quel con ! C'était vraiment la pire des idées qu'il avait pu avoir depuis son arrivée à Boston. C'était bien sa veine... Pourquoi il n'était tout simplement pas retourné faire du charme à l'agent Montgomery qui n'aurait absolument pas eu besoin de faire tout un caca nerveux pour deux coups ou aurait simplement dit qu'elle était gavée et tant pis, ils passaient à autre chose, tout le monde était content. Mais non. Il avait fallut qu'il plonge dans les bras de sa partenaire, celle avec qui il s'engueulait à tout bout de champ parce que, ahahah, c'était drôle de se prendre le bec, évidemment. Un crétin fini, voilà ce qu'il était !

Perdu dans ses pensées, il lutta contre la femme quand elle revint à sa rencontre, tentait de la repousser sans se prendre de coups ou en donner, même si l'envie de l'attraper et de la plaquer au sol, tel le flic qu'il était, le titillait fortement. Cependant, il eut un coup de sang. Un sale coup de sang. L'enquêtrice avait eu la mauvaise idée d'attraper le téléphone de son partenaire pour le balancer au travers des bois. Must du must, la brune avait aussi balancé les clés de la voiture. PUTAIN ! Mais elle faisait tout pour lui pourrir la vie ou comment ça se passait ?! Furieux, Ayden vint attraper son poignet d'une main ferme tandis que l'index de sa main libre la pointait, vindicatif. "Si je tenais pas un tant soit peu à toi, je te collerai un poing dans la gueule pour me venger !" grogna-t-il avant de rejeter violemment son bras et de tourner les talons pour se diriger vers les potentiels points de chute des objets. Mais quelle putain de connasse ! Elle osait le traiter de lâche hypocrite mais qu'est-ce qu'elle était, elle, hein ? "Pour ta gouverne, j'ai peur des hôpitaux ! Alors ouais, j'avais besoin de quelqu'un pour m'éviter une crise de nerfs, c'est tombé sur toi ! Mais tu es revenue ! De toi même ! Je t'ai rien demandé !" hurlait le brun en venant écraser son poing gauche contre un tronc, l'adrénaline et la colère aidant à ne pas ressentir immédiatement la douleur. Il en avait déjà ras le cul de tout ça.

Maddox faisait chier. Heather faisait chier. Peter faisait chier. Tout le monde faisait chier. il voulait juste se tirer de cette foutue rue de campagne, voulait juste rentrer, foutre sa coéquipière dans un placard et ne lui ouvrir qu'une semaine après ! Lui, un lâche hypocrite ! Et on en parlait d'elle ? Ses faux semblants à la con, là ! L'intuition de l'enquêteur lui disait qu'elle ne cherchait qu'à se décharger sur lui. Qu'elle était la plus grosse partie du problème actuel. Il n'avait rien fait. C'était elle qui avait décidé, d'un coup, qu'il s'intéressait à elle plus intimement que normalement. Merde ! Juste merde ! Ayden grommelait face à tout cela. Il avait envie de fracasser un arbre, de se venger sur le premier truc qui passait à sa portée mais non. A la place il devait trouver un putain de trousseau de clés parce qu'une attardée les avaient balancés ! Merde ! "PUTAIN !" criait encore le policier, suivit d'un nombre incalculables d'insultes en français pour soulager ses ressentis. Il y croyait pas... Vraiment il y croyait pas... Manquerait plus qu'il se mette à pleuvoir, à neiger ou il ne savait quoi comme autre putain de sale plan foireux ! "Appelle mon téléphone." laissait-il entendre à l'imbécile, se retenant de lui vociférer après. "Reese ! Bouge toi putain ! Ou on perd notre boulot tous les deux !" menaçait l'enquêteur en baissant son vers le sol en tendant l'oreille pour essayer de repérer son portable.

Bougonner. Que pouvait-il faire d'autre à part bougonner ? Putain ce que ça venait de lui foutre un sale coup au moral. Sérieusement. Est-ce que dire bonjour revenait à être agréable avec elle ou à faire comprendre qu'il "y avait plus"? Et même si c'était le cas, elle croyait vraiment qu'il aurait donné un quelconque intérêt ? Elle n'était pas plus intéressante qu'une petite annonce pour acheter des miettes de céréales. A tous les coups, c'était ça, le fondement du problème. C'était elle, le fond du problème. Sous prétexte que pour une fois dans sa vie, il est content d'arriver au boulot et qu'il lui adressait une parole différente des insultes, c'était la fin du monde. C'était elle et sa paranoïa grotesque. Elle et sans doute ses propres sentiments qu'elle n'assumait pas. Ou alors il avait raison et c'était elle et sa putain de tendance à briser les relations qu'elle pouvait avoir. Non... Il devait se calmer... Respirer... Elle était reloue, elle était complètement stupide mais il avait besoin d'elle pour retrouver ces fichues clés. Le plan était simple. Trouver les clés, retourner à la civilisation, rendre les clés et se tirer. Plus plus, ni moins. Encore fallait-il les apercevoir et ça... C'était la quête de l'extrême. Le sort s'acharnait. Lèvres pincées, poings serrés, le franco-américain décidait de fixer la terre souple sous ses pieds à la recherche d'un quelconque reflet. Un soupir échappa à Ayden. C'était officiel. Reese était la plus gros erreur de sa vie. Dépassant même, pour le coup, le décès de Luis... "J'en ai marre... J'vais péter un câble et je vais commettre un meurtre si ça continue..."
continuait-il de rager pour lui-même.


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Reese B. Maddox
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Métier : Enquêtrice
Informations : Jeune enquêtrice à la crime » Orpheline » Tempérament solitaire, souvent cynique, elle a un humour particulier et un certain franc parler » Particulièrement observatrice, elle est douée en déduction » Ne supporte pas son coéquipier, Ayden » Elle raffole du chocolat » A un chien, Malinois, du nom de Clint » Chante bien, grande fan de musique » A un petit penchant pour l'alcool



Annexes
Véhicule : Moto Yamaha MT-125
Armes : Beretta 92 à sa hanche, un tazer et un SIG P225 à la cheville

Jeu 11 Jan - 5:53

Le retour s’était passé dans un silence de mort, qu’elle n’avait jamais connu aussi pesant. Les deux avaient mis du temps à retrouver autant les clés que le téléphone d’Ayden. Ce dernier portait d’ailleurs une brèche sur son écran qu’il n’était pas prêt de lui pardonner. Reese s’en moquait. S’il n’était pas capable d’admettre qu’elle avait raison, alors elle se passerait d’excuses pour faire un pas vers lui. Sa volonté explicite de lui faire du mal lui restait en travers, et puisqu’ils avaient tous les deux un égo immense qui ne souffraient d’aucune déconvenue, la guerre froide était clairement déclarée. Alors elle n’avait rien dit de plus, et lui non plus. Peut-être voyait-il à quel point tout ça était absurde, ou se lovait-il davantage dans ses certitudes d’être dans son bon droit.

Elle, elle n’était pas disposée à prendre un quelconque recul sur sa manière d’agir. En lui parlant, les choses auraient été désamorcé d’elle-même. Mais elle n’en avait pas eu le temps, et lui avait décidé de la mettre devant sans lui laisser la volonté de le faire à sa manière. Elle y serait venue. Elle le savait. Parce que ça n’était pas d’arrêter dont elle avait envie – tout sauf ça ! ça n’était même pas le propos de ses doutes. Pas une seule fois, dans son esprit, elle ne s’était dit que sa liaison avec Ayden était le problème. Elle avait eu besoin de temps, pour souffler, pour mettre un peu de distances et y revenir. Reese comptait vraiment y revenir.

Mais sans les sentiments qui la travaillaient. A la place, son amant s’était moqué d’elle, de sa manière de faire, et certifiait qu’elle gâchait tout. C’était une certitude, mais jamais quiconque j’avais osé le lui dire par pure méchanceté. Alors elle l’avait laissé sans un mot et les jours suivants restèrent sur la même longueur d’onde. Reese s’était arrangée pour prendre le large, travailler avec d’autres personnes, faire jouer ses relations pour ne pas se retrouver enfermer avec lui plus de quelques heures. Si bien que les deux ne s’étaient pas dit grand-chose depuis la dispute. Et une semaine plus tard, elle n’avait pas cherché à renouer, même si elle avait l’impression qu’un poids s’était posé sur son ventre et lui faisait mal.

« Reese ? » Une voix lui fit relever la tête, alors qu’elle sortait du tribunal avec Ayden pour déposer un dossier. Ses pupilles s’ancrèrent, dans celles d’un bleu chavirant, d’un homme grand, brun, qui lui faisait face, le visage marqué par la surprise : « Reese Maddox ! »

Une main sur son épaule, elle eut un mouvement de recul qu’il ne remarqua qu’à peine, sa joie était à même la peau. Et ça n’était pas tant qu’il soit content de la voir qui la déroutait totalement, plutôt le fait que lui se souvienne d’elle.

« Si je m’attendais à te voir là ! » Ajouta-t-il, alors qu’elle ne réagissait toujours pas. Ce fut là qu’il réalisa : « Tu… Tu ne te souviens peut-être plus de moi… »
« Si. » Si trancha-t-elle. « Connor. »

Elle avait été dans sa classe durant quasiment toute sa scolarité. Le lycée avait été un long moment pour elle, une période de doutes et d’isolement, qu’elle avait refourgué dans un coin de son esprit sans s’attendre à ce que ça ait un jour de l’importance. L’âge ingrat jouait beaucoup là-dedans, parce qu’elle n’avait pas eu son adolescence aussi belle que les autres. Sans famille pour l’encadrer, avec un équilibre précaire à peine trouvé, la brune avait choisi la solitude aux longues soirées ennuyantes de ces congénères. Et celui qui lui faisait face avait été son béguin secret durant tout ce temps. Pour sa popularité, sa gentillesse et sa réussite.

« Contente de te revoir. » Déclara-t-elle maladroitement.

La star du lycée, devant elle, qui se souvenait qu’elle existait. L’espace d’une seconde, Reese se croyait dans un autre monde, sans adresser un seul regard à son coéquipier qui l’attendait près de la voiture.

« On m’avait dit que tu étais flic, mais le voir de mes yeux, c’est quelque chose. » La félicita-t-il.

Elle rougit. Comme une adolescente, elle avait senti ses joues chauffer légèrement. La conversation s’engagea d’elle-même : Connor n’avait pas changé. Il avait cette capacité à mettre tout le monde à l’aise, à regarder les autres comme s’ils existaient vraiment. Et d’effacer les petits problèmes – si encore ils pouvaient porter le nom de problème d’un geste de la main.

« On a qu’a aller se boire un verre, tu me laisses ton numéro ? » Proposa-t-il en lui tendant sa carte. Monsieur était avocat. Monsieur avait réussi.
« Euh… Ok, oui. » Concéda-t-elle.
« Appelle-moi quand tu veux, ok ? » Lui souffla-t-il. « Fais-le ! »

Son sourire réussit à lui en arracher un à son tour. Dès qu’ils se quittèrent et qu’elle avança vers la voiture pour prendre place aux côtés d’Ayden, la jeune femme se trouva sur un entre deux qu’elle ne connaissait plus depuis longtemps. L’ironie dans tout ça, c’était que ça se soit passé sous le nez de son coéquipier, mais elle ne pipa mot malgré tout. Ses doigts n’hésitèrent pas, le soir venu, à lui envoyer un message pour ce verre justement. Parce qu’en regardant Ayden par-dessus son bureau, elle ne voyait pas pourquoi elle devrait se priver de quoi que ce soit. Aussi partit-elle dès la fin de son service, sans lui adresser un mot à ce sujet. Et elle revint le lendemain, un vrai sourire scotché sur le visage.


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Ayden W. Forestier
Administrateur
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Métier : Inspecteur de police
Informations :

◘ A fortement envie de tuer sa coéquipière, Reese et l'insulte en français même s'ils couchent ensemble
◘ Est très proche de son frère Seth et de leur mère. A contrario, il refuse de parler à son père mais fait quand même l'effort d'échanger parfois avec Dylan, son demi-frère.
◘ Est très renfermé niveau sphère professionnelle
◘ Aime cuisiner, aime les sensations fortes
◘ Déteste les bruits répétitifs
◘ Prend des médocs pour calmer ses maux de tête et en abuse parfois
Véhicule : Ford Taurus 2014
Armes : Beretta 96 + matraque téléscopique

Lun 15 Jan - 22:18

Cela faisait des jours entiers, depuis la dispute, qu'Ayden n'avait pas parlé à Reese. En effet, il avait été blessé. La fierté et l'égo mal placées souffraient de n'avoir eu que des accusations insensées et surtout infondées alors qu'il s'était simplement inquiété de l'attitude de sa collègue. Qu'importait. Les choses étaient claires entre eux. Ils étaient rentrés dans le silence le plus total et s'étaient séparés pareillement, sans que l'un ne cherche à retenir l'autre. Tant mieux. Et dire qu'il pensait que c'était grave. Non, cette idiote pensait simplement à faire la diva et à jouer les inaccessibles. Que grand bien lui fasse, ça n'atteignait pas le français. Non, ça ne le touchait pas plus qu'une remarque sur son silence habituel. C'est pourquoi, lorsqu'ils partageaient leur bureau, il ne levait pas une fois les yeux sur elle, même si c'était pour échanger un simple "Dossier JR2016, s'il te plait." sur une enquête ou même pour signaler une pause. Bref, elle faisait sa vie et lui la sienne. Fréquemment, elle refusait d'être enfermée avec lui et trouvait le moyen de fuir tandis qu'il souriant de cette action. Bien évidemment, c'était elle qui avait besoin de souffler. Le monde ne tournait clairement pas rond, m'enfin. Toute cette histoire ne l'empêchait pas de vivre et même, ça ne le dérangeait pas vraiment. Ignorer Reese, il savait faire donc finalement, elle avait ce qu'elle voulait, le retour aux bases.

Et puis il y avait eu ce jour, au tribunal. Ils rentraient au poste. Le brun avait le nez plongé dans le dossier pour s'assurer qu'il n'y avait rien d'incohérent, rien d'oublié et que la chose était si béton que le coupable ne pourrait pas demander une rémission de peine avant au moins trentaine d'années. C'est la voix d'un autre homme qui interpella sa partenaire qui le fit lever les yeux vers la scène qui se déroulait. La proximité de l'homme, les paroles... Tout ça présageait que bientôt, la brune aurait rencard. Pourquoi s'attarder donc ? Il retrouva leur véhicule, s'installa derrière le volant et attendit patiemment que la demoiselle daigne ramener son derrière dans l'automobile pour rentrer. S'il avait eu un pincement au cœur de par la situation, il l'oublia bien vite, se renfrognant dans cette idée qu'avoir ce genre de réaction signifiait qu'il donnait raison à la flic. Enfin, raison était un bien grand mot. Vrai que l'enquêteur s'était soucié de sa coéquipière et elle y avait de la tendresse, si ce n'était plus et lui, eh bien, il s'était résolu à ne plus jamais avoir ce genre d'idée. Résolu à ce que Reese ne représente rien de plus qu'une emmerdeuse qu'il finirait par mettre en dégrisement à un moment donné. Voilà, c'était ça l'importance qu'elle avait désormais et il s'y tenait, c'était bien plus simple à gérer.

Malgré ça, voir la mine réjouie de l'agent Maddox le fit serrer les dents. Eh bien, elle n'avait pas perdu de temps pour voir ailleurs. Le regard azuré du trentenaire détailla quelques secondes sa partenaire puis revint à son écran d'ordinateur tandis que ses doigts reprenaient l'écriture intensive d'un rapport. Encore un collègue blessé à cause de ces conneries de... Qu'est-ce que c'était, d'ailleurs ? En tout cas, les êtres inhumains ne semblaient pas se calmer et certains prétendaient qu'ils étaient de plus en plus nombreux. Malgré le couvre feu, donc, les citoyens continuaient de se promener hors du périmètre de sécurité... Fallaient-ils qu'ils voient la Mort en face pour comprendre qu'ils devaient obéir ? Bon sang ! Néanmoins, un appel le fit sortir de ses pensées. D'abord le numéro lui fit se poser une tonne de questions puis se souvenant de l'identité du propriétaire, il quitta l'antre avec un sourire aux lèvres. En début de semaine, il avait demandé deux choses. Soit d'avoir un nouvel équipier car avec Reese, ça n'allait que de mal en pis ou bien être muté ailleurs dans le pays. Il s'avérait qu'un de ses amis de l'école de police lui avait révélé qu'il pourrait éventuellement glisser son dossier dans la paperasse de recrutement du FBI. Bon sang... Le FBI, ce n'était pas rien. Dans un couloir, le français discutait longuement avec son ami, posant des questions, notant des choses et d'autres sur son poignet pour ne pas oublier. Il ne vit donc pas Sanders passé derrière lui, écouter puis se diriger jusqu'au bureau de ses collègues avec pour seule annonce  : "Salut, sexy demoiselle ! Je viens prendre un café !"

Et bien sûr, Devyn et sa manie de mettre les pieds dans le plat, il n'hésitait pas à apostropher Reese pour la charmer avant de voir le changement flagrant d'atmosphère, plus respirable contrairement aux autres jours. "Eh bah, t'es ravissante aujourd'hui, loin de l'Amazone qui veut tuer tout le monde !" fut sa première phrase pour tâter le terrain, suivit d'une foule de compliments alors que la brune lui offrait gracieusement des sourires. Quelque part, la chose le rendait perplexe mais il appréciait. "Tu veux pas rester d'aussi bonne humeur tous les jours ? Je demanderai la même chose à Ayden, comment ça, s'il est content, même après son départ, je pourrai squatter plus souvent chez lui. Maria est super cool et je voudrai faire plus ample connaissance, si tu vois ce que j'veux dire !" mouvements entendus de sourcils puis le légiste prit son café, grand sourire aux lèvres, il s'imaginait déjà passer des heures auprès de la porto ricaine sans se rendre compte qu'il venait de lâcher une information capitale. D'ailleurs, en sortant du bureau, il lâcha un "Le FBI c'est cool ! J'veux voir ton bureau !" pour ensuite détaler en se rendant compte qu'il était en retard tandis qu'un "On verra." de la part d'Ayden se fit entendre, sourcil levé, suivit d'une grimace avant de s'installer dans sa chaise, sourire en coin. C'était sûr que le FBI, c'était quand même plutôt cool.

En milieu d'après midi, la rancune qu'il ressentait se transformait en joie et en stress. Son ami lui avait envoyé un sms pour lui dire qu'il pourrait faire parti du groupe C, celui qui passerait les test dans deux semaines et à l'issu desquels les agents seraient sélectionnés et formés. Ravi, le franco-américain profitait de sa solitude dans sa pièce de travail pour chantonner tout en relisant quelques papiers, échappant un " Yes ! " de victoire et emplit de motivation. C'était peut-être bien le nouveau chapitre de sa vie et il n'avait qu'une hâte, y aller.


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Reese B. Maddox
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Lun 15 Jan - 22:55

« Tu as l’air ailleurs. » Souffla Connor en avançant sa main sur la table pour saisir ses doigts. Elle n’eut pas de mouvement de recul, mais le geste ne manqua pas de la surprendre.

Ça faisait quelques semaines, à peine, qu’ils se fréquentaient. Ça s’était fait tout seul, ou presque. De l’inattendu, du soudain, qu’elle n’avait pas vu venir. Un petit rien qui venait ensoleiller son quotidien morne et silencieux, sanglant aussi, parfois. Le cœur de la brune rata un battement, alors qu’elle releva le nez vers lui en quittant cette main qui tenait fermement la sienne :

« Oui, désolée, beaucoup de travail. » S’excusa-t-elle timidement, en se repenchant vers la carte qu’elle avait sous le nez.

Son esprit était incapable de se concentrer sur les lignes qu’elle parcourrait depuis des heures. Ses yeux allaient et venaient, sans se fixer sur un choix, sans savoir ce qu’elle voulait. Reese avait l’estomac noué par l’angoisse. Un poids sur le ventre qui commençait à lui faire mal. Ça n’était pas tant une affaire qui la travaillait : c’était ce que Sanders lui avait balancé le jour même dans le bureau, sur Ayden et sa volonté de prendre le large. Sur le coup, elle n’avait pu s’empêcher de lui adresser un regard, curieux, surpris, perdu aussi. Il s’était contenté d’un sourire satisfait pour lui répondre, sans s’appesantir davantage sur les questions silencieuses qu’elle lui posait.

Ils en étaient là, donc ? ça n’était pas seulement un mutisme qu’ils s’imposaient l’un l’autre à cause de cette fierté mal placée, c’était une fuite en avant qu’elle n’osa pas empêcher. Le cœur serré, elle avait passé le reste de la journée sans pouvoir être productive, avant de s’éclipser pour ce rendez-vous en tête à tête qu’elle avait promis à Connor. Et Reese se trouva incapable de l’écouter, d’un bout à l’autre, incapable aussi de cacher son trouble. Son compagnon avait lu en elle, sans se douter de ce qui la rendait si anxieuse en réalité.

« Tu veux qu’on remette ça ? » Proposa-t-il. Elle releva le nez vers lui :
« Tu… ça te dérangerait pas ? » Demanda-t-elle, étonnée mais aussi pleine d’espoir.
« Non, bien sûr que non. Je sais que ton job est prenant, et vous voyez pas que des trucs cools. » Répondit-il avait toute la compréhension du monde en mêlant ses doigts aux siens. Elle lui offrit un sourire rassuré. « Tu peux m’en parler, tu sais ? »

Elle hocha la tête. Décidément, non, elle ne pouvait pas lui en parler. Connor n’avait pas la moindre idée de toutes les casseroles qu’elle se promenait depuis des années. Des appels pesants de son père, de la dispute avec son coéquipier et ex-amant, du fait que ce dernier se mettait désormais à la fuir, ou tout simplement que sa meilleure amie lui en voulait pour ses parties de jambe en l’air. Il n’avait aucune idée d’à quel point sa vie partait à vau-l’eau et à quel point elle se sentait davantage démunie sur l’instant.

« T’inquiète pas, j’ai juste… Besoin de souffler un peu. » Jura-t-elle alors qu’ils se relevaient tous les deux pour rejoindre l’extérieur.

Le restaurant valait probablement la peine, mais Reese s’en fichait. Ils remettraient ça à une autre fois. Connor ne la retint que quelques minutes supplémentaires pour l’embrasser, avant de la ramener à sa voiture en lui proposant de passer le lendemain matin pour lui apporter le petit déjeuner. La brune hocha la tête, distraite. Elle n’avait pas vraiment entendu la chose, mais eut l’air de confirmer.

_____________________________

Troisième sonnerie, le téléphone décrocha finalement.

« Ayden, c’est Bobby. » Fit la grosse voix du barman au bout du téléphone. Elle, elle était le front posé contre la surface du bar, essayant d’éprouver la fraicheur du bois contre son front brûlant. Ses joues rougies par l’alcool, tout comme ses yeux qu’elle redressa vers l’homme bourru en face d’elle à qui elle adressa une question qui n’obtint pas de réponse. Qui c’était ? « Désolé de te réveiller mec, mais… Tu peux venir chercher Reese ? » Questionna-t-il. « Elle est pas en état de conduire… »

Confuse mais craintive, elle récupéra son téléphone en adressant à l’homme un air éberlué. Qui avait-il appelé ? Elle n’obtint aucune réponse et malgré son agitation, n’eut rien en retour. Reese chouina, pathétique, paumée aussi, avant de laisser tomber son téléphone dans la poche de sa grosse veste militaire. Elle ne sut dire au bout de combien de temps elle sentit des bras autour d’elle pour la relever. Ses jambes flanchèrent à peine fut-elle remise sur ces dernières, et elle releva péniblement le nez vers son « sauveur ».

« Oh merde, voilà monsieur FBI… » Grogna-t-elle en le reconnaissant, la voix teintée de reproches. Elle ne sut dire ce que ça lui faisait, à part peut-être qu’elle avait l’impression qu’une brèche s’ouvrait davantage de son thorax. « Me touche pas, j’peux marcher toute seule ! » Fit-elle en s’écartant et en manquant de se vautrer par terre dans la foulée.

Comment parvint-elle dans la voiture ? Ce fut une énigme. La vitre fraiche permit en tout cas de la réveiller un peu, alors qu’elle avait la tête posée tout contre et qu’elle était prostrée sur son siège. Le moteur ronronna. Ses pensées s’embrouillèrent.

« ça me manque… D’être normale… » Murmura-t-elle dans l’habitacle silencieux en prenant une profonde inspiration. « C’est toi… C’est parce que tu t’en vas à cause de moi… » Ajouta-t-elle d’une petite voix.

Le discours n’était pas clair, comme ses idées mélangées dans son esprit malmené par l’alcool. Mais ça lui manquait d’être normale, avec lui. Comme avant.


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Ayden W. Forestier
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Mar 16 Jan - 0:31

Entreprendre une candidature, préparer le dossier dans les moindres détails avec tout ce qui était demandé pour prouver qu'il pouvait participer, c'était bien. Avoir le dossier entre les mains des recruteurs, ça aussi c'était vraiment cool. Maintenant, il fallait attendre. En tout logique, il recevrait forcément une lettre pour lui dire si oui ou non il pouvait rejoindre les rangs. Aussi, dès qu'il aurait la réponse, il pourrait quitter la police, rejoindre Quantico et suivre la formation pour devenir agent fédéral. Il ne s'était jamais imaginé en venir à ça mais... C'était le cas. Il avait postulé. Et pourtant, ce n'était pas  avec grande conviction qu'il s'attendait à une bonne nouvelle. Certes, il possédait tous les points nécessaires pour être un excellent candidat mais... Et s'ils refusaient ? C'était possible après tout. S'il était retenu, il faudrait alors mener une enquête administrative et qui savait ? Possiblement que la mort de Luis pèserait dans la balance une fois la lecture du dossier effectuée. Peut-être qu'ils considéreraient qu'Ayden était effectivement responsable et donc trop dangereux pour rejoindre les rangs. Bon sang, il aurait manqué que ça. Malgré tout, il reçut sa lettre. Une date y était inscrite. Cependant, une note avait attaché son regard. Bien que la formation débuterait le mois d'après, il fallait garder à l'esprit que l'état d'alerte du pays pouvait contraindre les agents à changer le jour, l'heure, l'année même, s'il le fallait. Au moins, il était prévenu.

Recevoir ce papier le fit sauter de joie. Il avait appelé son frère et sa mère, avait décidé qu'ils sortiraient Maria, Elena et lui. Les deux Rivera se montraient enthousiastes à l'idée de voir l'homme concrétiser un but qu'il s'était fixé il y avait de ça quelques semaines. La soirée fut même des plus agréable. Une des premières depuis qu'il avait renoncé à Reese. Quelque part, son absence l'attristait mais son choix avait été dicté par son attitude et la blessure qu'elle lui avait laissé. Cette formation, il irait et sans remord en plus. Enfin, c'était ce qu'il voulait croire même si, quelque part sous son crane, une petite voix lui répétait qu'il faisait une connerie. De toute façon, dès qu'il l'entendait, il la faisait taire, c'était aussi simple que ça. Mais bien évidemment, une trop grande joie se devait d'être balayée du revers de la main comme on chassait une mouche capricieuse. Le français ignorait l'heure quand son téléphone vibra. Fatigué, il ne prit pas la peine de répondre, se disant qu'il s'agissait d'une farce ou d'un mauvais numéro mais finalement, la vibration le dérangeant, il décrocha. "Allô ? Oui, c'est pour quoi ?..." fit-il d'une voix endormie, écoutant tant bien que mal l'autre homme qui lui parlait tout en luttant pour ne pas repiquer du nez. Bobby... Ce nom lui était familier... A la mention du prénom de sa partenaire, l'enquêteur soupira. "Ouais, j'arrive, empêche la de lever son cul, je fais vite..." fit-il en se redressant déjà dans son lit pour s'asseoir au bord avant de se frotter le visage. Bon sang... Forcément c'était lui. Pourquoi pas... Comment il s'appelait déjà ? Kurt ? Conrad ? Connor ? Oui, Connor ! Pourquoi ce n'était pas lui qu'on réveillait pour récupérer la brune ? Forcément, c'était toujours au frenchie d'aller chercher la version bourrée de la belle. Même si elle devait fortement ressembler à la bête à l'heure actuelle. Sans chercher plus que ça, l'homme enfila un jean, un pull et un sweat-shirt avant de mettre ses chaussures, prendre son téléphone et ses clés, s'apprêtant à partir. Avant d'y aller, il décida néanmoins d'écrire un mot "Dois faire du babysitting de partenaire, je rentre demain matin, bisou. A-" à l'intention de ses colocataires.

Sur place, l'homme attendit un instant avant de sortir de sa voiture, main crispée sur le volant. Il pourrait lui envoyer une patrouille, elle finirait en cellule de dégrisement et voilà. Mais ça pourrait nuire à sa réputation et ça, ce n'était pas ce qu'il voulait... Soupirant il ouvrit la portière et la claqua pour ensuite pénétrer dans le bar, les yeux cherchant immédiatement le cadavre qu'il cherchait. Le sourire empli de malaise en disait long sur la murge que la jeune femme s'était prise. Le lendemain, les maux de tête seraient horribles. Tant mieux, peut-être qu'elle y réfléchirait à deux fois, la prochaine fois. "Merci. Désolé pour ça. Je reviens chercher sa voiture dès que possible." fit Ayden à l'intention de son vis-à-vis. Puis Reese sembla s'éveiller, le repoussant et ordonnant qu'il se tienne loin d'elle. Tranquillement, le flic leva les yeux au ciel ainsi que les mains et la regarda se débrouiller comme une grande pour atteindre le siège passager. Après s'être humecté les lèvres, il se plaça derrière le volant, serrant les dents. Il n'avait vraiment pas envie de faire ça mais il le fit tout de même, par devoir et par habitude. Il démarra et prit la direction jusqu'à l'appartement de Maddox. Ça aussi, ça avait été une habitude...

Les mots de sa coéquipière le firent lever un sourcil alors qu'il s'engageait prudemment dans un quartier. "Qu'est-ce que tu racontes ?" demandait-il en gardant un ton neutre. Ça n'avait pas de sens mais en même temps, il comprenait qu'une signification se cachait derrière ses couinements. Encore trop dans les vapes pour capter le sens caché, il se mit simplement en tête de ce garer sur le parking de la résidence et se mit simplement à farfouiller dans le sac de la brune, à la recherche des clés de l'appartement. Sans doute par crainte qu'elle ne se casse la figure, toujours avec un soupir, l'homme vint se mettre à la hauteur de la jeune femme et la soutint le temps d'arriver à son humble demeure. Sur le pallier, il ne prit pas la peine d'être patient, se contentant de la soulever pour l'emmener à la chambre. "Allez, comme ça, c'est vite fait." laissait échapper le brun plus pour lui que pour elle, avant de la poser sur son matelas. "Tu veux un verre d'eau ?" qu'il rajoutait sans vraiment attendre sa réponse, se contentant de prendre une bouteille d'eau et un verre, le remplissant une première fois avant de le tendre à la jeune femme. "Bois, t'en as besoin." A côté de lui, Clint reniflait et grognait légèrement, curieux de comprendre ce qu'il se passait exactement. "Elle est bourrée, mon vieux..." siffla-t-il à l'attention du chien en mettant un genou à terre pour défaire les lacets de la brune. Certains diraient qu'il était insensible à la détresse de Reese alors qu'elle cherchait continuellement à lui parler mais il préférait se couper. C'était moins dur que devoir admettre que son état l'inquiétait. "C'est bon. Je te prend ton pyjama, tu te changes, je t'emmène un seau et ensuite j'irai chercher ta voiture." dit-il simplement, comme s'il faisait sa liste de course. Facile. C'était la facilité avant tout. Et pourtant, il ne pu s'y résoudre à mesure que la voix de l'inspectrice l'appelait. "Quoi, Reese ? Je suis là. J'suis pas encore parti." fit-il sèchement en fronçant les sourcils tandis qu'il se débarrassait des chaussures et des vêtements de la policière. "Je t'écoute. " qu'il confirmait en venant simplement ouvrir l'armoire pour récupérer un simple t-shirt qui servirait de chemise de nuit. Cela devait être évidement et au moins, si elle vomissait, elle déglinguait pas tout.

"Qu'est-ce que t'essayes de dire ? Je comprend pas, vraiment." soupirait le français en venant s'asseoir près de la femme, lui tendant son haut et l'observant un instant, attendant avec très peu de patience, la finalité de cette "discussion".


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Reese B. Maddox
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Métier : Enquêtrice
Informations : Jeune enquêtrice à la crime » Orpheline » Tempérament solitaire, souvent cynique, elle a un humour particulier et un certain franc parler » Particulièrement observatrice, elle est douée en déduction » Ne supporte pas son coéquipier, Ayden » Elle raffole du chocolat » A un chien, Malinois, du nom de Clint » Chante bien, grande fan de musique » A un petit penchant pour l'alcool



Annexes
Véhicule : Moto Yamaha MT-125
Armes : Beretta 92 à sa hanche, un tazer et un SIG P225 à la cheville

Mar 16 Jan - 1:05

Elle ne pouvait rien boire de plus. Eau ou alcool, Reese s’en savait vraiment incapable. Sa tête était dans le même état que son estomac sur l’instant, et elle était vraiment sur le point d’en rendre le contenu à tout instant. Les yeux rougis, aux prises avec tout ce qu’elle retenait, autant en mots qu’en sentiments, la brune avait toutes les peines du monde à aligner les bonnes phrases dans le bon sens. Elle l’appela, lui. Lui qui était venu à son aide sans vraiment hésiter – même si elle n’en savait rien. Lui qui prenait encore soin d’elle alors que rien ne l’y obligeait. Elle se sentait comme la pire des idiotes de cette planète sur le moment, et l’envie d’éclater en sanglots frôla ses nerfs à vif.

Il ne lui laissait pas le temps de parler, malgré ses appels espérant un peu de silence. Un peu d’écoute. Lorsqu’il se planta à côté d’elle pour lui offrir déjà ce qu’elle désirait, Reese se figea en relevant le regard vers lui. Dès lors, elle se sentit davantage idiote, comme si ses mots s’étaient soudainement échappés. Elle prit une profonde inspiration en essayant de se reconcentrer, mais l’émotion la gagna et elle ravala ses larmes en détournant les yeux. C’était son égo aussi, qu’elle essayait de ravaler. Et vu l’état de ce dernier, piétiné, ravagé, à peine entretenu par sa fierté mal placé, ça ne devrait pas être si douloureux une fois coincé dans sa gorge.

« C’est de ma faute. » Lâcha-t-elle en prenant sa tête entre ses mains. Le T-shirt posé sur sa cuisse glissa au sol et elle ne chercha pas à le récupérer. Elle aurait été incapable de dire dans quelle tenue elle se trouvait à côté de lui, elle n’avait plus conscience de rien. « C’est moi qui suis nulle… » Ajouta-t-elle sincèrement.

Elle le croyait, oui. Elle était persuadée de ce fait, que plus que cette nullité supposée, elle n’était bonne pour personne. Elle ne méritait pas l’attention qu’on lui portait, celle de Connor était de trop, celle d’Ayden était pire encore. Comme la peste elle-même, la jeune femme avait l’impression d’être un chat noir, porteur d’un message hostile, d’une poisse terrifiante. D’une peur saisissante, dans laquelle elle se noyait depuis des années, incapable de construire ou d’entreprendre quoi que ce soit avec un autre qui aimerait ses cicatrices sans y voir de la laideur.

« Mais tu comprends pas… Tu comprends rien ! » S’énerva-t-elle.

Et oui, il l’avait admis, juste à l’instant. Pas pour ce dont elle parlait cependant : il ne comprenait pas à quel point elle se sentait affreuse, comme une vilaine petite chose qu’on devrait enfermer pour la cacher. Dans ce corps trop marqué pour elle, Reese était cette gamine qui se planquait toujours dans ce placard en attendant que la terreur passe. Elle rêvait de s’en évader, d’échapper à son esprit, mais celui-ci revenait systématiquement, acharné, dans des flashs, des souvenirs, le nom d’un homme sur l’écran de son téléphone…

« Tu as raison, parce que je casse vraiment tout ce que j’essaie de faire, et je suis une salope sans cœur et… » Sa voix s’étrangla, elle renifla doucement avant d’enfouir son visage dans ses mains, éponger les larmes qui débordaient sur ses joues. « Je veux pas mourir seule mais c’est mieux comme ça quand même, parce que quoi que je fasse, il m’arrivera la même chose et j’ai pas le choix… » C’était sa seule manière de survivre. « Tu comprendras pas, je peux pas le supporter encore une fois… » Ajouta-t-elle.

C’était pourtant avec une certitude folle qu’elle avait l’impression que le schéma se reproduirait toujours. Par sa faute. C’était elle, la plaie de l’histoire. Celle qui démangeait, qui grattait, qui ne se résorbait pas. Qui ne disparaissait pas. Ayden avait toutes les raisons du monde de fuir loin d’elle, parce qu’elle finirait par le ruiner, l’épuiser, et ça lui faisait mal de devoir l’admettre. Reese n’en avait pourtant aucune envie, ça n’était pas comme ça qu’elle voulait être, mais c’était tout ce qu’elle faisait : elle détruisait malgré son affection.

« J’aurais fini par revenir, pour te le dire… j’aurais fini par le faire et par t’expliquer ce qu’il se passait mais tu m’as pas laissé le temps… Je te jure que je l’aurais fait… Il faut que tu me crois avant de partir à Quantico... » Murmura-t-elle maladroitement, d’une voix toujours étranglée. Il devait le savoir aussi. « Je gâche tout ce qu’il y a de bien pour moi, t’avais raison… » Tout avait été fait dans le mauvais sens, et devant l’évidence de ce qui la dévorait, elle éclata en sanglots : « Je suis déjà comme lui. »

Ça n’était plus l’alcool qui lui donnait la nausée désormais : c’était la certitude de cette déclaration, le portrait que le reflet dans le miroir lui renvoyait, celle d’un homme qui avait tout détruit sur son passage, qui avait marqué par la violence, et qui l’avait ravagé au passage. Tout ce qu'elle ne voulait pas être, mais auquel elle ne se sentait pas la force d'échapper.


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