Sur les dents !

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Métier : détective privé
Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
Véhicule : Ford Mondéo
Inventaire : Beretta 90-two
Jeu 11 Jan - 13:23

Vous savez que je suis quelqu’un de stoïque et souvent impassible. Vous savez qu’il en faut beaucoup pour m’impressionner. Alors, autant la fille ne me « m’impressionne » pas, autant je suis « surpris » de la voir ainsi. Elle était presque un miroir de moi-même, feu, de l’impatience et de la violence. Un vocabulaire digne d’une racaille du 93. Tout le contraire de moi en fait et dans le cas présent c’était une très bonne surprise.

Une excellente surprise.

D’un air neutre, je ne quitte pas madame, la laissant vivre son petit moment et jouer son rôle de méchante. Numéro marchant avec une redoutable efficacité sur Mathieu, il sembla très vite se mettre en condition pour répondre à nos questions. Comme quoi, deux coups de piolet et une gueulante ça peut suffire. Bon, il reste encore les cadavres mais on s’en occupera plus tard.

Il est temps de cuisiner.

Je laissais la fille partir dans son coin, peut-être avait-elle reperé quelque chose ? Ou alors, elle voulait juste se faire la malle ? Possible, et je ne lui en voudrais pas en fait. Moi aussi je me tirerais aussi loin que possible d’une situation aussi tendue si j’en avais l’occasion. Mais bon, en attendant, j’avais un job à finir ! Je m’approche de Mathieu et essaye de trouver une bonne phrase pour commencer l’interrogatoire. Mais avant que la jeune soit hors de portée, je lui lançais :

- C’est quoi ton nom au fait ?!

Si réponse il eut, je ne l’entendis pas. Revenons à nos curés :

- Mathieu, je t’écoute, racontes moi tout.


Les yeux du prêtre se remplirent de larmes et quelques mots moururent dans sa bouche avant qu’il ne se lance enfin dans des explications AMPLEMENT méritées !

- Ce n’est pas une question de drogue… On se drogue pas, je les drogues pas… on voulait juste se rapprocher de dieu.

- Tu veux me faire croire que c’est la prière qui les met dans cet état ? Vous prenez quoi pour vous aider ?

- On respire la senteur des dieux. De l’éther !


Quand il m’a sorti ça, j’ai fait des yeux dignes d’un merlan. Sans être un scientifique, j’avais deux vagues connaissances sur ses effets :

- Ça crame et explose TRES facilement.

- Sniffer ça fou complètement en l’air le cerveau, rend dingue et peu sensible à la douleur. Comment je sais ça ? Lors d’une visite à Verdun, la guide nous expliquait que c’était le seul moyen pour que les soldats sortent des tranchés. Ça leur faisait littéralement perdre la tête.
Maintenant, avec le recul, le comportement des deux gars peut s’expliquer. Ils étaient défoncés à l’éther…

Putain, ça craint.

- Pourquoi, l’évêque s’est fait attaquer ?

- Il voulait nous dénoncer à la police. Il ne voulait pas se rapprocher de dieu! C’était un impie !


Sur le coup, je n’ai rien répondu car franchement, je ne comprenais pas le prêtre. Son comportement était tellement inconstant que je me demandais s’il n’était pas lui-même défoncé. Il était passé par la peur, la violence, la colère, le mépris et maintenant la ferveur, en moins de vingt minutes. Savoir ça était un plus mais, et là, le problème devenait plus gros.

Comment il se procurait l’éther ?

Je m’étais engager à trouver les agresseurs de l’évêque, voilà qui était fait, mais se procurer de l’éther est interdit. Ce qui veut dire qu’il trempe avec des criminels, bien organisés. Que faire ? Je pourrais fermer les yeux et livrer Mathieu à la police, j’avais ses aveux, son téléphone et certainement d’autres preuves.

- Dis-moi où tu caches tes réserves. Vous êtes combien à en prendre, il n’y a que toi pour le distribuer ?

- Dans la crypte, on a installé notre salle. J’ai douze adeptes Mais eux, c’était mes plus dévoués serviteur. Je leur en donnais pour les récompenser, ou pour les prières.


Le ton de sa voix avait encore changé, il était redevenu craintif. Et je compris pourquoi quand je vis que la dame était de retour. Au moins une bonne nouvelle peut-être aurait-elle des informations pour moi ? Je me retournais vers le père car j’avais encore quelques questions chatouilleuses à poser :

- Ok, Mathieu, je vais te poser une question simple. Si tu me réponds, j’empêcherais notre amie de te fourrer l’œil avec un piolet.

- …Oui…oui

- Comment te fournis-tu l’éther ? C’est une substance nocive, placé sur la liste de l’OMS depuis les années 80.


Quoi ? Oui ça je ne le sais, à l’examen d’OPJ de la police, on doit pouvoir citer plus d’une trentaine de produits nocifs interdit ou réglementé. A l’époque je m’étais pas posé la question de savoir ce que c’était, juste que c’était interdit.

- J’en demande à un médecin. On peut en avoir sur ordonnance.

- Oui, je le sais, mais une petite quantité. Or pour shooter régulièrement une douzaine de
personne, ça ne suffit pas alors dis-moi comment tu l’obtiens !


- Non ! Je ne peux pas ! s’il vous plait !


Sauf qu’il ne me plait pas.

Je soupire puis croise les mains, si j’avais plus de temps, j’aurais certainement réussis à le faire craquer, proprement. Mais ce n’était pas le cas, alors laissons bosser la voltigeuse de service et voir si sa vulgarité pouvait nous dépanner.

- Il shoote ses disciples à l’éther, c'est la raison des attaques,  ça rend les gens marteau. Je voudrais savoir  où il se le procure.  Savoir si je dois pousser mon enquête ou non. Tu pourrais certainement m’aider.
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Métier : Chasseuse de Prime
Informations : À propos de Valeija : Les quatre choses à savoir sur elle

1 : Elle ne compte pas en dollars mais en balles.
2 : Avare en parole, vous avez peut-être une chance de la faire causer en bavardant mécanique.
3 : Son surnom en Suède : "La Chienne de Guerre... Krigstik"
4 : Enfant, elle aimait les feux d'artifice. Mais elle a grandi... Les feux d'artifice ont donc grandi avec elle.
Véhicule : Buggy à Motricité Renforcée
Inventaire : Piolet de grimpeur, SV-98, 1x Kit de Premiers Soins, 1x Kit de Soin Spécial Rhume, 1x Demi-masque filtrant anti-particules (FFP3), grenades x5
Jeu 11 Jan - 18:46

Valeija venait de réapparaitre, non contente d'avoir trouvé deux grandes portes en bois solidement bloquées et verrouillées au fond du passage.

Ω - Les portes sont bloquées... Alors autant je peux comprendre pourquoi on se donnerait la peine de fermer les portes extérieures à clef durant la nuit, autant à l'intérieur... - Elle s'avança nonchalamment vers le prêtre et Pendragon, observant toujours les chemins de ronde quelques huit mètres plus haut. - On n'aurait pas une petite clef pour ouvrir tout ça, monsieur le curé ? Insista-t-elle sans même regarder l'homme qu'elle interrogeait, occupée à ouvrir les meubles, les mains couvertes de son tissu de camouflage.

- Je... Vous... C'est la maison du Seigneur ici... Vous ne... Bredouilla le prêtre avant que Valeija ne se retourne à nouveau vers lui. Un sourcil levé, elle semblait le mettre au défi de poursuivre.

Ω - La clef. Intima-t-elle en tendant une main en avant.

- Il shoote ses disciples à l’éther, c'est la raison des attaques,  ça rend les gens marteau. Je voudrais savoir  où il se le procure.  Savoir si je dois pousser mon enquête ou non. Tu pourrais certainement m’aider.

Ω - C'est ce qu'il t'a raconté ?

...

Ω - Que ce cinglé s'amuse à shooter les autres paroissiens à l'éther, ça ne m'étonne qu'à moitié. Mais faudrait être vraiment stupide pour aller croire que c'est ça qui les aide à cavaler en poussant des grognements. Je pencherai plutôt pour l'effet inverse. Avec une bonne dose, il y a de quoi assommer un éléphant. Ça peut même tuer... Donc... - Elle replonge les yeux dans les hauteurs. - Si notre cureton ne s'emploie pas à droguer les paroissiens de cette cathédrale pour les rendre agressifs c'est qu'il veut plutôt... les avoir sous contrôle. Ça ne résous pas le problème de leur comportement initial mais ça pourrait au moins expliquer pourquoi il en utilise. - Elle se retourne vers Mathieu. - Voilà comment je vois les choses : Vous conditionnez vos paroissiens à la violence par un usage quelconque, méthamphétamine de guerre sans doute. On ne ressent plus la douleur, les forces sont décuplées et on obéit docilement au doigt et à l'œil. Ce qui les rend aussi implacables que dangereux, en finalité. Sans doute leur avez-vous promis une forme d'illumination ou je ne sais quel autre paradis à la con en échange de leur consentement. Ou mieux encore, vous les droguez à leur insu au cours d'une messe ou d'un rite particulier, vous attendez que les effets se manifestent et il ne vous reste plus qu'à vaquer à vos petites occupations. En souterrain, je présume ? Satanisme, sacrifice humain, rituel ésotérique, sans doute vous-êtes vous convaincus vous-même à force d'y croire que vous finiriez par obtenir quelque chose de spécial avec vos excentricités de curés à la manque. Manque de bol pour vous, vous êtes tellement préoccupés par votre délire néo-millénariste que vous en oubliez de vous garder quelques bouteilles d'éther sous le coude pour le cas où ça dérape. L'un des membres perd soudain les pédales et agresse l'évêque pendant que toi, tu te fais la belle en fermant tout derrière toi à double tour et fini par signaler son agression pour te donner un alibi. Mais tu ne vas pas voir la police, non... Tu engages pour ça monsieur le détective ici présent, pour le cas où ça viendrait à partir encore en vrille. Mais je t'en prie, arrête-moi si je me trompe. - Elle regarde alors le candélabre qu'elle tient en main et replace celui-ci sur la table. - À moins que l'éther ne serve pas à les endormir mais à tout faire péter en cas de souci...

Valeija s'approche alors à nouveau du curé et se met à fouiller vigoureusement ses vêtements alors qu'il se débat, fébrile et apeuré.


Ω - Voilà ce que je cherchais ! Lance-t-elle en tendant une petite clef dorée. Donc... Soit tu réponds à la question de l'homme que tu as engagé...

- Soit ?

Ω - Soit j'ouvre cette porte et tu iras tailler la bavette avec tes amis paroissiens. Désigne-t-elle du doigt en pointant le corridor d'où elle était revenue. Je serais curieux de savoir ce que notre enquêteur ici présent pense de ma petite théorie ? - Elle se retourne vers Pendragon. - Alors ? Ça te semble tenir la route à toi ? Après tout, c'est toi le spécialiste...

Pendragon quitte alors sa pose dans une moue circonspecte. Ses yeux balayent tantôt Valeija, tantôt le prêtre, tantôt le cadavre affalé sur le sol, ficelé à son restant de chaise en bois. Il se met à marcher silencieusement dans la pièce, examine ce qu'il a sous les yeux : les lieux, tout d'abord, puis le prêtre étrangement armé. Il semble soudain lui venir comme une idée.






Dans la cendre et la douleur, j'irai venger mes frères tombés.
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Dim 14 Jan - 23:38

Vous savez ce que j’aime ? J’aime les choses simples. Autant j’apprécie la vivacité de corps de la fille, autant je suis bien plus sceptique sur ses conclusions. Pendant qu’elle construisait une hypothèse, inutilement compliqué, je me contentais de regarder autour de moi. Je commençais à en avoir ma claque de cette enquête à la con. C’était si bien partie ! Pourquoi il fallait que les choses se compliquent ?

Je commence à faire les cents pas.

Quand finalement elle se retourna vers moi et me demanda ce que je pensais de tout ça, je dois avouer que j’avais envie de lui sauter à la figure, de ranger son piolet et de se taire. Quelque part, loin au fond de sa tête, je suis quasiment certain qu’il y avait une raison pour que de telles conclusions tarabiscotés. Ouais ! Je parle comme un vieux ! Et alors ? Soit c’était une geek se paman devant Servilus Rogue, soit, et ça semble plus crédible :

Elle avait déjà affronté une situation dans ce genre.

Je sors le téléphone de Mathieu et j’ouvre une page wikipédia sur l’éther.

- Alors, dieu internet n’est point d’accord avec ta théorie. De ce que je lis, l’éther diéthylique provoque à long terme et je cite : L'usage régulier d’éther peut provoquer, comme celui d'éthanol, des nécroses tissulaires, principalement au niveau du foie et du cerveau. L'usage d’éther peut aussi causer des troubles psychiatriques souvent irréversibles : manie, démence, dépression, insomnie, etc. L'éther est considéré, avec l'alcool et les amphétamines, comme la drogue engendrant le plus de dégâts.

Je continue à lire la page, détaillant les effets de ces produits. Même un enfant de CM2 pourrait faire le rapprochement entre ces types et les effets de la drogue. Mathieu et la fille me regarde :

- Ta théorie est complexe pour au final pas grand-chose, je sais d’expérience que les gens sont souvent simple. Tu as peut-être raison, dans certains cas, ça peut tenir debout, mais moi je pense que là tout de suite, c’est plus simple.

En espérant que j’ai raison :

- Mon père, il y a quoi dans l’arrière salle ? En quelques mots simples ? Avez-vous seulement donnez de l’ether à vos adeptes ? Ou alors il y a un fond de vérité dans ce que disait la miss ?

- Dans la crypte, il y a aussi des armes et deux autres de nos camarades. Ils ont perdus l’esprit, dieu leur à brûler l’âme. Ils n’étaient pas purs.

J’en ai ma claque de ces délires religieux. Je m’approche du prêtre et je le gifle de toutes mes forces. Ça ne sert à rien, mais putain ça soulage.

- Ok. Tu sais quoi ? Ne me dis pas qui est ton dealer. Dis-moi ce qu’ouvre cette jolie clef.
Enfin, je regarde la clef que la fille a piqué à Mathieu et l’examine de plus prêt. D’aspect ancien, mais en excellent état. De l’acier doré à la feuille je dirais. Je fais signe à la miss de me suivre.

- J’en ai marre de ce type, de cette affaire. Voilà ce que je vais faire. Ouvrir la porte, dégommer ses disciples, prendre de l’éther et le shooter jusqu’à ce qu’il en crève. Il ne mérite pas plus de considération.


Je m’approche de la porte et enfonce la clef dans l’orifice. La porte tourne avec difficulté mais je réussis finalement à l’ouvrir. Dans ma tête, les gens découvriront les cadavres et les réserves sous la nef et mettront le massacre sur l’éther. En soufflant sous l’effort, je dis :

- C’est le bordel en ce moment. Il y a des attaques et des disparitions suspectes un peu partout dans l’état. Les flics ne remonteront jamais jusque toi, car je ne connais pas ton nom et que moi, j’ai un bon alibi. – La porte fini par capituler- ah ! voilà ! Prête ?
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1 : Elle ne compte pas en dollars mais en balles.
2 : Avare en parole, vous avez peut-être une chance de la faire causer en bavardant mécanique.
3 : Son surnom en Suède : "La Chienne de Guerre... Krigstik"
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Mar 16 Jan - 9:51

- Mon père, il y a quoi dans l’arrière salle ? En quelques mots simples ? Avez-vous seulement donnez de l’ether à vos adeptes ? Ou alors il y a un fond de vérité dans ce que disait la miss ?

- Dans la crypte, il y a aussi des armes et deux autres de nos camarades. Ils ont perdus l’esprit, dieu leur à brûler l’âme. Ils n’étaient pas purs.

- J’en ai marre de ce type, de cette affaire. Voilà ce que je vais faire. Ouvrir la porte, dégommer ses disciples, prendre de l’éther et le shooter jusqu’à ce qu’il en crève. Il ne mérite pas plus de considération.

"Aller au plus simple"...

C'était, semble-t-il, l'état d'esprit de ce jeune enquêteur... Prises de renseignement simples, rapprochement entre les faits simple, interrogatoire simple... Et finalement réaction rapide et... simple. Dégommer le cureton.

Ω - Si je me rappelle bien, c'est toi qui as insisté pour que je laisse notre ami l'amateur d'éther en vie ? Hm ? Et maintenant tu veux le flinguer ? Dis-moi, j'ai loupé un épisode ? Ou est-ce que je dois m'attendre à d'autres joyeuses idées de ce genre de ta part ?

- C’est le bordel en ce moment. Il y a des attaques et des disparitions suspectes un peu partout dans l’état. Les flics ne remonteront jamais jusque toi, car je ne connais pas ton nom et que moi, j’ai un bon alibi.

Ce type était complètement imprévisible ! Et Valeija avait l'impression de nager en plein délire. Elle dut s'accrocher de toute ses forces à sa raison pour garder les idées claires. ... De tous les contrats qu'elle avait pu enchainer autrefois, ce scénario-là, s'il n'était pas le plus ardu, était sans doute le plus inattendu auquel elle avait été confrontée. D'abord, le cureton ! Pas crédible une minute ! Soutane et flingue, fallait pas être très fut' pour comprendre qu'un truc clochait. Puis son histoire, ensuite, pas plus crédible : une secte religieuse au rabais, empreinte de délires d'illuminés ! En apparence du moins... Car derrière, il y avait quand même cette trame délirante faite de drogue et d'armes. Puis l'église ! Toujours pas plus crédible que le reste... Derrière sa belle façade en plein ravalement, on trouvait un endroit tout sauf accueillant, qui respirait  le coup fourré à plein nez. Pas le genre de paroisse qu'on trouvait à tous les coins de rue, ni même l'endroit où on irait célébrer une messe le dimanche. Pas besoin de détails : lieu clos, humide et froid, et pour couronner le tout, puant la mort et l'éther. Et maintenant c'était le type au chien qui partait en vrille. D'enquêteur assidu il passait soudainement à meurtrier de sang froid avec préméditation. Soit les gens par ici étaient tous dingues, drogués, menteurs ou les trois ! Soit c'était cet endroit qui avait une très mauvaise influence sur eux tous. Lui fallait-il prier dans cet endroit dément pour que son sang de nordique la protège d'un mauvais karma ?

Valeija n'était pas le genre à prier. Et cette fois encore, elle se passerait de l'aide de Dieu. Pendragon s'était saisi de la clef et, dans le doute, avait néanmoins merveilleusement bien joué le jeu. Les menaces de Valeija, si elles avaient le moindre fondement de vérité, se vérifieraient très vite. Mais déjà le prêtre menotté posait sur la grande porte un regard déconfit. Son visage, décomposé et livide, exprimait un sentiment indescriptible, un mélange de terreur et de folie.

Ω - Je la sens vraiment pas, c't'affaire-là, moi.

Le chien s'était redressé et, tandis qu'il gardait le prêtre à l'œil, s'était mis à grogner de nouveau dans notre direction.

- Prête ?

Un cliquetis sourd qui se répercuta lourdement sur les murs de la pièce. Puis le grincement lugubre des deux grandes portes de bois qui leur barraient le passage jusque-là. Et enfin le claquement caverneux de ces dernières contre le roc des parois d'un nouveau couloir face à eux. Sombre.

Valeija fit quelques pas silencieux en arrière sans quitter des yeux l'immense couloir devant elle, qui semblait s'étirer à l'infini. Elle récupéra la toile de nappe blanche qui avait recouvert la table quelques instants plus tôt, en arracha un long lambeau de tissu, enroula ce dernier autour de la tête de son piolet et l'imbiba d'essence à briquet avant d'incendier le tout dans un crépitement d'étincelles. La grande flamme se mit à illuminer l'espace devant eux et se répercutait en un million de scintillements lumineux sur les perles d'eau qui avaient condensé sur la pierre. C'était à la fois irréel... Et suffocant.

Valeija dépeça un autre bout de tissus qu'elle tendit à Pendragon, lui indiquant de couvrir son nez pour se préserver un maximum des odeurs d'éther qui planaient dans l'air. Elle se confectionna ensuite un autre bout de tissu pour en faire un foulard. Étrangement, l'air ne s'embrasait pas. Mais l'odeur était assez puissante pour brouiller les malheureux esprits qui s'y seraient aventurés sans ces protections rudimentaires, en quelques minutes à peine. Valeija l'aurait parié.

Ω - Putain... Si y en a qui ont fait la fête ici, elle m'a l'air bien terminée...

Un silence de mort régnait dans l'immense passage.

Une nouvelle pièce s'ouvrit bientôt devant eux, colossale. Nef, travées, transepts, ils étaient parvenus jusqu'au cœur de l'édifice, imposant, ne se guidant qu'à la lumière de la torche en feu. Il n'y avait pas âme qui vive dans cet endroit à l'abandon. Pas le moindre mouvement. Pas le moindre bruit.

Ω - Donc soit le prêtre s'est foutue de notre gueule, soit on a raté quelque chose. Murmura Valeija tout en brandissant sa torche devant elle.

Quand un bruit se fit soudain entendre, derrière eux. Quelque chose de métallique avait résonné sur le sol. Un bruit qui provenait d'un détour qu'ils n'avaient pas exploré au milieu du couloir qu'ils avaient emprunté quelques instant à peine auparavant. Le bruit recommença à nouveau, quelques secondes plus tard, et Valeija se figea sur place, tous ses sens en alerte. Le son ressemblait à celui d'une bouteille de gaz vide qui roulerait sur le sol. Un son distant.

Valeija regarda Pendragon dans les yeux, une inquiétude nouvelle que trahissait son regard brillant. Puis, dans un hochement de tête, ils avancèrent côte à côte, armés comme ils étaient. Valeija, son piolet incandescent à la main, Pendragon, son arme de poing.

Ω - Je reconsidèrerai la question du prêtre si ces petits copains nous ont tendu une embuscade. Mais c'est moi qui m'occuperais personnellement de ce pourri. Lança-t-elle à mi-voix.

Ils se retrouvèrent bientôt à l'intersection des couloirs, et l'odeur qui y régnait était encore plus insoutenable que jusqu'alors. Un couloir en colimaçon plongeait alors dans les entrailles du bâtiment. La lumière faiblissante ne parvenait qu'à les éclairer qu'à quelques mètres à peine devant eux. Et toujours ce bruit métallique qui se faisait entendre par intermittences. Ils se rapprochaient de sa source, Valeija le présentait.

Ils parvinrent enfin, après une interminable descente, jusqu'au parvis d'une nouvelle gigantesque succursale. Bâtie dans les profondeurs, on eût dit une deuxième cathédrale... édifiées sous la première. Quand le bruit se fit entendre à nouveau, quelque part dans cette immense sale vide et résonnante, la lumière de leur torche sur le point de mourir.






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Mar 16 Jan - 22:43


Bien ! Alors, déjà que je n’aime pas spécialement les cathédrales, je suis en train de m’enfoncer dans une putain de crypte médiévale digne d’un film d’horreur ou d’un jeu vidéo. Bon le fait de se déplacer à l’aide d’une sorte de torche improvisée ajoutait un certain cachet je l’admets. La crypte sent mauvais, très mauvais mais ce n’est que le cadet de mes soucis car sa taille n’est pas normale. Bordel, elle fait presque la taille de la nef principale.

J’ai vraiment l’impression qu’on s’est fait avoir, ou plutôt que je me suis fait avoir dans cette histoire. De la naïveté ? de la fatigue ? de l’Agacement ? peut-être tout en même temps. Dans tous les cas, je ne voyais nulle trace des deux personnes et des armes en question. Après, je n’avais pas demandé la taille de la crypte, alors rien n’empêchait qu’il n’ait pas menti. La fille semble sur ses gardes, aurait-elle peur ? Mouais, moi non plus je ne serais pas rassuré si je m’enfonçais avec un mec armé dans un lieu inconnu.

Mais un bruit métallique nous fait tous les deux sursauter. Nous ne sommes pas seuls, il est temps de sortir mon arme. J’espère ne pas avoir à m’en servir, mais la nécessité fait loi. Le souci était les couloirs et les voutes, déformant les sons. Il était impossible de savoir d’où ça venait par exemple. Continuons d’avancer, rester sur place c’est le meilleur moyen de crever de peur. Je sors le téléphone de Mathieu. 37% de batterie. Je peux me permettre de lancer son flash, pour suppléer un peu la bonne idée de madame.

On y voit un peu plus, mais ce n’est pas brillant.

- Il devrait bien y avoir un système d’éclairage. Putain, pourquoi j’ai laissé Téméraire là-haut.

Je regarde à gauche et droite, mais rien du tout. Nos pas résonnent dans un vide gigantesque et moi je commence à m’interroger de l’utilité d’un tel lieu. D’un point de vue historique, il n’a aucune utilité. Il y avait déjà la liberté religieuse et tout dans ce pays et qui aurait été assez riche et con pour bâtir quelque chose de cette taille ? Comme pour répondre à ma question, la torche de la miss mourut finalement :

- Bien, on dirait que seule la lumière de père Mathieu peut éclairer mon chemin. Avançons un peu, mais on remonte quand je passe sous les 20% de batterie.

Je balaye l’espace à la recherche d’une lampe, un groupe electrogène ou même des bougies. Je finis par trouver le long du mur de droite, un spot de cinéma. Je le regarde sous tous les angles mais je ne vois pas comment l’allumer. Ce fut finalement la dame qui trouva le bouton.

Alors que je le regardais.

Je lâche mon flingue, le téléphone et je me couvre les yeux en jurant en français. J’entends un « crack » inquiétant. Je finis par me rendre compte que j’ai marché sur le smartphone de Mathieu, détruisant complètement l’écran. Le temps que je retrouve la vue et que je récupère mon arme, je commence à prendre conscience de ce qui se trouve dans cette pièce.

BEAUCOUP DE CHOSES.

Il y avait tout un attirail religieux standard, un autel, des robes, des ostis, des couteaux…, du vin. Et sur un comptoir, je trouvais plusieurs bouteilles Bleutée avec un bouchon argent. Rien de surprenant en soi, je m’y attendais.

- Ether médical, pour désinfecter les blessures et devenir un fou à la gloire de dieu.


Par contre, je voyais également des gros bidons, dans le genre barils de pétrole qui trainait derrière l’autel. Eux m’intriguaient beaucoup plus. Je n’en avais jamais vu en vrai mais je craignais le pire. Peut-être avez déjà vous vus ce vieux film. Bad Boy ? Le un. Dans ce film, les méchants se servent d’ether pour couper et décupler l’effet de leur « came ». Et ouais, ouais, ce sont exactement ce genre de barils.

- Le prêtre est un fabricant de drogues… et un gros. L’evêque ne pouvait pas l’ignorer…
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2 : Avare en parole, vous avez peut-être une chance de la faire causer en bavardant mécanique.
3 : Son surnom en Suède : "La Chienne de Guerre... Krigstik"
4 : Enfant, elle aimait les feux d'artifice. Mais elle a grandi... Les feux d'artifice ont donc grandi avec elle.
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Lun 22 Jan - 19:30

Éther ? Ou Mort ?

Difficile de bien savoir laquelle des deux odeurs était la plus insupportable. Valeija avait pour habitude de remplir ses contrats rapidement, ne s'attardant jamais plus qu'il ne le fallait. La vitesse était, avec l'effet de surprise, l'un des deux paramètres les plus importants de toute opération. Bien préparée, une mission était toujours brève et ne permettait jamais la moindre riposte. Or elle était là, aujourd'hui, dans cet endroit inconnu, à clapoter dans les eaux putrides d'un bâtiment en ruines à la recherche d'on ne sait quel fantôme. Si les armes n'avaient pas été un fabuleux bonus, elle n'aurait pas même prêté davantage attention aux dires du prêtre, attaché là-haut, sous la bonne surveillance de ce chien, Téméraire.

Ω - Qui aurait pu croire ça ? Hein ? Tout ce que je voulais, c'était squatter le clocher Nord-Est abandonné depuis des années pour y établir une planque pour un contrat dans le quartier. Et je tombe en plein dans une enquête qui mêle lieu de perdition, cartel de la drogue et désaxés notoires... J'en ai de la chance, ce soir... Ironisa Valeija.

Valeija étouffa complètement sa torche, veillant à ne laisser subsister aucune braise sur le chiffon humide. Cela les priverait d'un peu plus de visibilité encore, mais, dans de telles circonstances, ça leur permettrait déjà d'être moins repérables aux yeux d'un ennemi tapi dans l'ombre et, surtout, d'éviter de mourir carbonisés, si les vapeurs d'éther venaient à s'embraser soudainement. Il fallait trouver autre chose. Valeija s'éloigna tout de même de Pendragon. Avec le seul éclairage de son téléphone, il serait une cible prioritaire en cas d'embuscade. Et elle aurait tout le loisir de localiser la position de ses ennemis avec les flash des tirs s'ils commettaient l'imprudente aventure d'ouvrir le feu. Dans le plus grand silence, désormais, il lui fallait progresser le long du mur qui ceinturait l'immense succursale, dans l'espoir de ne pas se perdre dans un nouveau dédale de couloirs. Mesurant et comptant chacun de ses pas, elle commença à s'éloigner de Pendragon. L'homme, avec son téléphone, avancerait à sa guise. Elle le prévint tout de même pour éviter qu'il ne se hasarde à l'appeler s'il venait à être pris d'incertitudes ou de panique, trahissant ainsi sa présence aux oreilles d'un ennemi potentiel.

Sa main progressait à tâtons, à la recherche de tout obstacle qui lui barrerait la route, lui évitant ainsi de trébucher ou de faire du bruit. Lorsqu'elle tomba enfin sur un interrupteur... D'épais tuyaux semblaient être raccordés à un boitier électrique, juste à côté de l'interrupteur, et s'élevaient jusqu'à la voûte... C'était, du moins, ce qu'elle supposait. Elle se tint prête à l'actionner et à rebrousser chemin à tout allure, pour éviter une éventuelle fusillade. Mais, surtout, elle cacha son regard, pour éviter d'être éblouie.

Lorsque son doigt actionna l'interrupteur, un projecteur se mit en route, diffusant une lumière bleutée dans un bruit de rotor caractéristique. Loin d'être éblouissant, le faisceau parcourait néanmoins toute la pièce et baignait cette dernière dans une lueur suffisante pour en distinguer les contours. Gigantesque ! Comme l'indiquait l'écho de la voix de Pendragon. Devant eux s'étirait une sale tout aussi haute que longue et large, bordée de chaque côté, par un jeu de cavités qui pourraient bien s'étirer en un dédale encore plus vaste. Devant eux, en revanche, avait été ramassé tout un fatras d'affaires. Religieuses, pour la plupart. Mais également insolites, pour d'autres. Comme des flacons d'éther très reconnaissables, ainsi que des barils et des fûts métallique disposés autour d'un étalage de reliques en tous genres. Aucune arme, en revanche.

Qu'est-ce que c'est que ce foutoir ?

Dans le même temps, elle entendit Pendragon pousser un râle et lâcher son arme. Apparemment surpris par la lumière, il en avait même perdu le téléphone du prêtre.

Il y avait, semble-t-il, une autre pièce adjacente à celle-ci. Un étroit passage à moitié éboulé permettait d'y avoir accès, à quelques mètres à peine de là où se tenait Valeija.

Pas de gangster, pas de paroissiens shootés et pas de cadavre... Mais pas d'armes non plus, déchanta Valeija.

- Le prêtre est un fabricant de drogues… et un gros. L’evêque ne pouvait pas l’ignorer…

Valeija ne répondit pas. Ses yeux allaient et venaient, parcourant les moindres recoins de la pièce à la recherche de dangers. À part la salle secondaire à laquelle menait le couloir à côté d'elle, et les deux accès flanqués au milieu des murs Est et Ouest de la crypte, le seul danger ici résidait encore dans les vapeurs d'éther qui planaient dans les airs, assez concentrées désormais pour s'enflammer au contact de la moindre source d'ignition.

Valeija observa Pendragon se rapprocher de ce qui ressemblait à un autel central, là où reposait les différents artefacts religieux. Elle siffla discrètement ce dernier et, d'un signe de tête, lui indiqua qu'elle allait voir la pièce attenante, puis s'enfonça dans le passage. La voûte de ce dernier avait commencé à s'affaisser, aussi dut-elle s'accroupir pour l'emprunter. Elle disparut enfin derrière les décombres, laissant Pendragon seul avec lui-même.

Valeija revint dix minutes plus tard, le visage maculé de suie et de boue, et retrouva la pièce principale vide. Certains des artefacts qui trônaient sur l'autel semblaient avoir disparu en même temps que Pendragon. Le rotor du projecteur continuait néanmoins son petit vacarme.

Un souffle frais descendait maintenant des marches derrières elles et s'invitait dans la pièce. Elle passa alors l'autel sans prêter plus d'attention aux objets étendus là, et suivit le courant d'air. Ce dernier plongeait alors dans l'ouverture sur sa gauche.

Après plusieurs mètres, elle put distinguer une lourde porte métallique dans l'embrasure sur sa droite, et devinait déjà la présence de sa sœur jumelle dans le passage sur sa gauche. Si tel était le cas, Pendragon l'avait peut-être laissée ouverte après avoir emprunté le passage. À moins que ce ne soit pas lui qui l'ait emprunté.






Dans la cendre et la douleur, j'irai venger mes frères tombés.


Dernière édition par Valeija D. Kristanöff le Mer 13 Juin - 15:56, édité 1 fois
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Métier : détective privé
Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
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Jeu 25 Jan - 22:43

Se séparer dans un endroit sombre et inconnu, c’est une bonne idée je dois l’admettre. On devrait souffler ça aux créateurs de films d’horreurs quand on sortira de là. Enfin, je ne vais pas lui tenir rigueur d’être curieuse et puis, on va être honnête, je devrais peut-être arrêter de juger les gens sur ce que je trouve logique… Concentrons-nous sur la recherche d’indices, en commençant par le centre de tout.

L’autel !

Si j’étais critique de monde, je vous dirais certainement que le mélange de la pierre brute, du bois pourris et de la teinture bleue mangée par les mites n’est pas la tendance. J’y trouve quelques calices en étain, une ou deux croix. Plus surprenant sont des sortes de poires métalliques avec une vis au bout. Quand on tournait la vis, l’objet prenait en volume. Pour moi ça ressemblait à un gros objet à connotation sexuelle, malsaine, dominatrice. Je compte aussi des baillons, des menottes et des sortes de petits tapis.

C’est quoi ce bordel ?

Question existentiel pour plus tard. Je constate une porte dans le fond de la pièce, une autre issue, ou alors, la fameuse remise avec les armes ? Ce serait surprenant vu le peu de soin qu’il apporte à l’éther. Je compte 7 bidons, de la taille de ceux de pétrole. Sachant que la contenance est de 190 litres, on est sur une bonne tonne de cette saloperie, un peu moins.

Assez pour ravager la crypte, au minimum.

Essayons de trouver une issue rapide à cette situation, mais je déchante rapidement en voyant que la porte donne sur un palier avec trois portes, une à gauche, une à droite et une pile devant moi. Le générateur dans mon dos, loin certes, m’ennuis vraiment car il fait du bruit. Après tout, n’avais-je pas le fol espoir d’entre la menace avant de la prendre sur le museau ?! A tout hasard, une de mes oreilles se colle contre la porte de droite, mais aucun son.

Il me faut l’ouvrir.

Mais j’ai pas enviiiiie ! Pour peu qu’il y ait un piège ou ces mecs défoncés, je n’ai pas peur, que ce soit claire entre nous. Mais j’ai un bon instinct de survie, la plupart du temps. Le beretta pointé, j’ouvre la porte à la volé et fait un bon en arrière. Un petit cagibi sombre, un homme au sol. Vivant si j’en juge l’odeur, ou plutôt son absence.

- Monsieur ?

Aucune réaction, quand je m’approche, je constate que l’homme respire bien. D’après le prêtre, il a le cerveau grillé. Je le retourne sur le dos et je vois des brûlures sous son nez, typique d’une exposition prolongé à l’éther. Elles semblent à vif, récente et douloureuse.

Pauvre gars.

Il n’y a rien à faire pour lui, même si son cerveau n’est pas définitivement en rade, là tout de suite il ne serait qu’un poids mort. Alors laissons-le dans ses vapes et voyons si les autres portes sont plus prometteuses. Je répète la même opération sur la porte centrale. Celle-ci contient les fameuses armes dont parlait le prêtre. Un peu pathétique, soyons clair, dans le pays où se procurer un flingue est aussi simple que d’acheter un ordinateur. C’est misérable de voir quelques vieux fusils à pompe, deux-trois pistolets en mauvais état et un seul et unique M-16 à la crosse endommagée. Je me détourne de ce spectacle désolant.

Dernière porte.

Encore et toujours même façon de faire. J’ouvre la porte à la volée et je découvre quelque chose, enfin quelqu’un. Si on peut qualifier ça d’humain. A un moment, ce truc devait être une fille, mince, sportive, grande et certainement belle. Mais là… Ses cheveux ne sont qu’un amas de salissures et immondices. Son visage tire sur le rouge, le violet, le bleu avec quelques espaces caramel. Tout son corps n’est que meurtrissures et blessures. Elle ne peut même pas les dissimuler sous des vêtements car ils semblent lui avoir retiré le droit à cette dignité.

Ce prêtre est une saloperie.

La jeune femme a le souffle court et ses yeux bleux me fixent dans l’obscurité. J’essaye de paraitre impassible, mais c’est difficile pour moi, surtout quand je vois qu’un sang frais coule d’entre ses cuisses. Un pas se fait entendre et ma camarade de galère apparait. Elle se fige en voyant l’autre, je détourne son attention :

- Les armes sont là, si tu en veux, sers toi.

Je suis calme, je n’éprouve ni effrois ni pitié pour l’esclave. Cependant, j’ai le sentiment qu’un chatiment plus rugueux que la prison serait approprié pour père Mathieu.

- Agression, meurtre, tentative de meurtre, abus moral, physique et psychologique, séquestration, fabrication et trafic de drogue, détention d’armes. Je n’ai même pas fait le tour de ses crimes. Je fais faire regretter ses actes à ce type, je vais lui mettre mon poing à la gueule, sur les dents.

La fille attachée soupire, elle semble consciente de son environnement. Je vais devoir l’emmener à l’hospital. Cette soirée est vraiment merdique.
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Informations : À propos de Valeija : Les quatre choses à savoir sur elle

1 : Elle ne compte pas en dollars mais en balles.
2 : Avare en parole, vous avez peut-être une chance de la faire causer en bavardant mécanique.
3 : Son surnom en Suède : "La Chienne de Guerre... Krigstik"
4 : Enfant, elle aimait les feux d'artifice. Mais elle a grandi... Les feux d'artifice ont donc grandi avec elle.
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Mer 13 Juin - 17:32

Pendragon ne s'était pas trop éloigné. À peine avait-il pris le temps de "visiter" la partie Ouest de la crypte.

Sur le pallier attenant à l'ouverture principale, elle trouvait l'homme penché sur le corps presque inanimé d'une jeune femme en très mauvais point. Femme ou fille, impossible à définir d'ailleurs, tant elle semblait avoir subi de sévisses la rendant méconnaissable. De l'autre côté, un second homme demeurait affalé sur lui-même, apparemment inconscient. Et devant elle, une dernière petite salle, plus semblable à un placard, contenant quelques armes dont deux Glock 26 et un Beretta. Pas la moindre boîte de munitions cependant. Valeija observa les armes à distance prudemment puis tapa l'épaule de Pendragon pour l'avertir de sa présence. D'un signe de tête, elle lui indiqua qu'elle allait vérifier l'état de l'homme sur sa droite.

Enivré et comateux, la respiration lente, cet homme n'avait pourtant aucune entrave. Il... dormait, apparemment. Dormir comme un bébé tout à côté d'une pièce dans laquelle se trouvait, gisante, une personne à moitié morte qui aurait subi des tortures... difficile pour Valeija d'imaginer qu'il puisse être, lui aussi, une victime dans tout ça. Aussi décide-t-elle de retourner prudemment l'individu sur le ventre et de lui lier les poignets à l'aide d'un reste de câble électrique trouvé à même le sol.

J'y reviendrai plus tard... songea-t-elle.

Une fois l'homme immobilisé, elle retourna inspecter le placard aux armes.

- Les armes sont là, si tu en veux, sers toi.

Valeija ne mit que peu de temps pour se décider. Elle inspecta le magasin et la chambre de chaque pistolet avant de s'en emparer. Petits et facilement transportables, ils pourraient s'avérer utiles, mais plus encore se serait des armes en moins à laisser à d'éventuels ennemis. Quant aux autres armes, deux fusils à pompes, un Maverick et un Remington, ainsi qu'un M16, ils étaient bien trop endommagés pour être encore utilisables en l'état sans prendre de risque. Elle ôta ainsi le chargeur du M16 pour le récupérer et inspecta les chambres des deux autres fusils... vides. Le Remington serait de toute façon inutilisable en l'état, le percuteur avait commencé à rouiller et le bois du garde-main, à pourir.

Quelle idée de laisser des armes entreposées dans ce fourbi ?!

Le Maverick, en revanche, pourrait encore servir. Plus récent, il avait apparemment moins subi les dégâts du temps. Aussi décida-t-elle de le fourrer dans son sac à dos. Le canon dépassant, il lui faudrait prendre garde à ce qu'il n'accroche pas en chemin d'autres objets ou murs et, une fois à l'extérieur, qu'il n'apparaisse pas aux yeux d'éventuelles milices.

- Agression, meurtre, tentative de meurtre, abus moral, physique et psychologique, séquestration, fabrication et trafic de drogue, détention d’armes. Je n’ai même pas fait le tour de ses crimes. Je fais faire regretter ses actes à ce type, je vais lui mettre mon poing à la gueule, sur les dents.

Ω - Je ne voudrais pas te contrarier mais je pense que ça mérite un sort autrement plus exemplaire. D'expérience, je peux confirmer qu'on peut survivre avec deux mains en moins. Parce que je ne compte pas le livrer simplement aux flics une fois que tu lui auras collé ta petite beigne. Ce genre de pourris s'en sortent toujours, alors j'aimerai m'assurer qu'il a compris le message en lui laissant un petit souvenir avant qu'il ne se retrouve libéré sur caution. - Silence - Si tu permets bien sûr ? Ironisa Valeija. Qu'est-ce qu'on fais de celui-là ? Tu penses qu'il est dans le coup ? annonce-t-elle en désignant d'un hochement de tête la porte de la salle où se trouvait l'individu désormais ligoté.

Mais Pendragon semblait songeur. Ses yeux n'avaient pas quitté la femme qui restait allongée là, silencieuse, la respiration difficile. Valeija le sentait curieusement touché par la situation. Qui pourrait se venter du contraire d'ailleurs ?






Dans la cendre et la douleur, j'irai venger mes frères tombés.
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Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
Véhicule : Ford Mondéo
Inventaire : Beretta 90-two
Mar 19 Juin - 18:32

Je n’écoute pas vraiment la fille derrière moi, celle qui se trouve sous mes yeux me préoccupe un peu trop pour ça. N’allez pas croire que je m’en fiche, mais il y a des priorités dans la vie. Ouais, le prêtre mérite peut-être pire que ce que je veux lui faire, mais avant tout, la victime. Je cherchais la meilleure solution pour la déplacer sans risquer de la blesser encore plus. Soyons honnête, ce n’est pas brillant. Rien ne me vient à l’esprit. Tout ce que je vois ce sont ses membres cassés, ils risqueraient de provoquer des lésions internes si jamais je faisais un faux mouvement.

Je me recule et me tâte :

- Laissons le prêtre dans son coin pour commencer. Je m’occuperais de lui en temps voulu. Pour commencer, on va trouver de l’eau et une couverture à cette femme.


En temps normal, on ne donne pas d’eau à une victime. Mais ses lèvres gercés me faisaient pitiés, sa langue semblait si sèche qu’on aurait pu la râper. Il me semblait avoir vu un pack d’eau trainer dans la crypte. Je fais signe à ma compagne de la surveiller le temps que je revienne. Je déniche en effet l’eau et j’arrache une tenture qui trainait dans un coin histoire de pouvoir la couvrir.

Le regard qu’elle me lança en voyant l’eau fut assez éloquent pour rendre inutile toutes les paroles du monde. Quant à l’autre gars… je ne sais pas ce qu’on pourrait en faire, il semble à moitié mort. On aurait certainement plus vite fait de l’achever, ça serait probablement une meilleure fin. Mais c’est le genre de gestes que je me refuse à faire.

A la place, je dépose une bouteille devant lui, il ne réagit toujours pas. Puis je verrouille la porte.

- Voici l’idée que j’ai. On remonte, on explique au prête la façon dont on pense. Puis, on appelle les secours et avant qu’ils arrivent… on se barre. Je crois que nous n’avons plus grand-chose à faire ici. Je laisse la police de Salem se démerder avec ces produits moi j’ai assez d’éléments pour me faire payer.


Ce n’était pas vraiment une question ou une proposition. J’allais faire ça de toute façon, quand bien même elle ne serait pas d’accord avec moi. Ça me faisait mal au cœur de laisser cette femme seule, mais je risquais de lui faire du mal en voulant trop en faire. Il fallait que des spécialistes la prennent en charge dans les plus brefs délais et je n’en étais pas un.

Alors que je m’apprête à partir, j’entends une voix faible et sanglotant dans mon dos :

- Ne me laissez pas ici… je ne veux pas rester seule…

J’étais tellement obnubilé par le prêtre que j’avais littéralement oublié de parler à la pauvre femme et la voilà qui suppliait, le regard plein de larmes. C’était même surprenant qu’elle puisse pleurer dans un état aussi avancé de déshydratation. Je soupire avant de finalement m’agenouiller auprès d’elle :

- Tout va bien se passer maintenant… vous êtes tirés d’affaire, le problème c’est que ni elle, ni moi ne pouvons rester. Si la police nous voyait, nous serions arrêtés et jeté en prison. Vous comprenez ce que ça veut dire ?



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