Sur les dents !

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Métier : Chasseuse de Prime
Informations : À propos de Valeija : Les quatre choses à savoir sur elle

1 : Elle ne compte pas en dollars mais en balles.
2 : Avare en parole, vous avez peut-être une chance de la faire causer en bavardant mécanique.
3 : Son surnom en Suède : "La Chienne de Guerre... Krigstik"
4 : Enfant, elle aimait les feux d'artifice. Mais elle a grandi... Les feux d'artifice ont donc grandi avec elle.
Véhicule : Buggy à Motricité Renforcée
Inventaire : Piolet de grimpeur, SV-98, 1x Kit de Premiers Soins, 1x Kit de Soin Spécial Rhume, 1x Demi-masque filtrant anti-particules (FFP3), grenades x4
Mer 3 Jan - 20:12

Springfield...

Cette foutue ville portait bien son nom ! Et Valeija s'était sacrément plantée en laissant son SV-98 chez Düsten. Si un fusil aurait encore pu faire de beaux dégâts dans ces deux excités sous ses pieds, là, elle n'avait que son piolet pour se défendre. Et visiblement, ce n'était pas très efficace. Amphétamines de guerre, anabolisants ou encore drogues anti-douleurs, les deux lascars qui s'étaient jetés sur elle au détour de la cathédrale Saint-Michel ne semblaient pas familiers avec le concept de réflexe nociceptif...

Ils lui été tombés dessus sans rien dire. Tout le charme et l'accueil de la ville des armes, avec le sourire en moins ! L'un devait peser un bon quintal et demi et l'autre à peine moins. Et ils se déplaçaient bien vite pour leur corpulence. Le temps de croiser leur regard, et ils s'étaient mis à courir dans sa direction comme deux petits gros devant un fast food. Le moins large, étrangement, avait semblé éprouver plus de difficulté à passer le portail du parc attenant. Le premier avait simplement franchi la grille, restée entre-ouverte, qui donnait sur le parc à une dizaine de mètres de là. Mais le deuxième semblait vouloir absolument passer au travers des barreaux de cette dernière, sans vouloir la contourner, et ce, malgré son embonpoint évident. 

En dépit des circonstances et de sa prudence naturelle, Valeija était restée stupéfaite devant le grotesque de la situation, et en avait oublié, l'espace d'un instant, le plus opulent des deux. Ce dernier l'avait alors rejointe en moins de quelques secondes, et l'avait percutée dans sa course, la faisant voler à plus d'un mètre cinquante et retomber ensuite à la renverse. Il s'était ensuite affalé sur elle en la saisissant à l'épaule de ses gros doigts boudinés. Valeija, d'abord sonnée, avait finalement trouvé la force de retourner la situation à son avantage en cassant le bras du premier avant que le deuxième ne soit parvenu jusqu'à elle. Le type poussa un grognement rauque au moment où le piolet s'enfonça dans la chair mais ne tressaillit pas d'un poil. Et ça ne l'avait pas déstabilisé longtemps. À peine avait-il roulé sur le côté qu'il était de nouveau debout dans son vieux costume dégueulasse, talonné par le second, tout aussi cinglé. Elle avait alors entamé une course folle pour leur échapper, sans comprendre exactement ce qu'elle fuyait ni pourquoi. Elle les avait fait tourner en rond dans le parc tout autour de la cathédrale, dans l'espoir de les fatiguer, usant de son endurance pour les tenir à distance le temps de trouver une échappatoire, d'analyser cette situation complètement démente. Mais les deux acolytes ne s'étaient pas laissés facilement distancer et pressaient le pas, continuant de fondre sur elle sans réagir à ces mises en garde et ses menaces, lorsqu'elle avait brandi son piolet.

Les arbres étaient trop hauts et la nuit trop dense ; impossibles de s'y agripper facilement pour y trouver refuge. Alors, dans l'élan de sa course, et commençant à sentir le souffle lui manquer, elle pris appui sur un tas de détritus empilés là, à côté d'un des contreforts de la cathédrale, et s'en servit comme tremplin pour s'élancer contre la paroi du mur, puis y planta son piolet en frappant de toutes ses forces contre la surface dure, espérant pouvoir loger l'apex de l'arme dans l'une des nombreuses cavités déjà présentes dans la roche poreuse. Une échelle arrivait à quelques mètres à peine au-dessus d'elle - son salut - et semblait relier le toit de la bâtisse à un échafaudage abandonné là, plusieurs mètres au-dessus du sol. Sans doute l'accès était-il assuré par l'intérieur de la cathédrale durant sa rénovation de manière à ce qu'aucun squatteur ne vienne y poser ses affaires ou qu'aucun jeune vienne y laisser sa signature à la bombe de peinture. Quoi qu'il en soit, elle était maintenant dans de sales draps. Ses deux assaillants s'étaient rués derrière elle et tendaient désormais hystériquement leurs doigts crochus en direction de Valeija, suspendue par la force de ses bras à son piolet, fiché là. Sans une aide extérieure, elle se savait perdue. Quoi qu'aient ingéré ces deux types grognant sous ses pieds, elle ne ferait pas le poids face à leur force physique et leur état mental. Et son bras commençait à donner des signes de faiblesse.

Quelle idée à la con d'aller visiter une cathédrale de nuit...






Dans la cendre et la douleur, j'irai venger mes frères tombés.


Dernière édition par Valeija D. Kristanöff le Lun 22 Jan - 19:46, édité 1 fois
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Métier : détective privé
Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
Véhicule : Ford Mondéo
Inventaire : Beretta 90-two
Jeu 4 Jan - 19:57

Aujourd’hui, c’est une bonne journée. Il a fait beau, pas un nuage dans le ciel, pas de vent. Juste un magnifique soleil et un thermostat fort clément pour la saison. Téméraire aussi était content, il passait son temps à mettre la tête hors de la voiture, en dépit de mes cajoleries et de mes insultes. Je ne pouvais même pas remonter la vitre car par un tour de magie, ce  clébard avait appris à poser la papatte sur le bouton pour la descendre ! Sans déconner ! Il est capable de plus de logique que les gens votant trump !

Maudit chien, que j’aime.

Bon, je vous explique un peu comment je me suis retrouvé à pester sur les routes de mon nouveau pays. En ce moment, il y a un grand nombre de disparitions et d’agressions EXTREMMEMENT étrange. Mais si le gouvernement de la face de carotte semble s’en foutre, ce n’est pas le cas des gens perdant des proches. En trois semaines, j’ai reçu une douzaine de personnes qui sont venus pour me demander de retrouver quelqu’un.

TOUS.

Alors, il existe une règle dans le monde de l’économie. C’est l’offre et la demande, plus la demande est faible et l’offre forte, moins elle sera chère. OR, dans ce cas présent, c’est exactement le contraire ! Douze affaires et un seul enquêteur, alors forcément, je fais flamber les prix. Hé ! Ne me jugez pas, des fois les clients proposent le double d’eux même. Comme je ne peux pas gérer autant d’affaire, je prends celles qui payent le mieux. Dans ce cas présent, L’Evêque de la ville de springfield s’est fait agressé par deux fous furieux. Deux adeptes ont décidé que la police était trop nul et m’ont offert un pont d’or pour retrouver les types et « faire justice ».
5000 DOLLARDS ! Dont 1500 d’avance.

Il ne m’a pas fallu longtemps pour dire oui et encore moins pour me mettre en route. Quand je vous dis que c’est une bonne journée. Même les bouchons m’ayant fait perdre deux heures ne purent entacher mon optimisme. Il faisait presque nuit quand j’ai enfin investi le « champ du printemps ». Il me restait cependant assez de temps pour commencer mon enquête. Une bonne vielle agression, ça me rappelait le bon vieux temps.

Dans un pays avec de la VRAIE bouffe.

La première étape dans une enquête comme celle-ci est d’interroger la victime. Bon, vu qu’elle était dans le coma, je devrais faire sans. Deuxième étape, les témoins directs et en l’occurrence, l’assistant de l’évêque, un jeune prêtre d’une vingtaine d’années. Mathieu Brodsword, un brave gars d’après mes clients, bon chrétien et fidèle à dieu. Tellement fidèle que je l’ai croisé dans les bras d’une charmante prostitué en me rendant dans son appartement.  Je vais vous rejouer la conversation, ce fut épique. Je toc à la porte de son appartement :

- Monsieur Bordsword ?

- Heu ouiiii, ouiiii ? C’est pour quoi ? Je suis un peu occupé.

- Détective Pendragon, je suis là pour l’agression de l’évêque Galdius.


Il ne me répondit pas tout de suite mais vint finalement m’ouvrir. Il avait les cheveux en pétard, du rouge à lèvre sur le cou et son soldat était clairement au garde à vous.
Chasteté quand tu me la tien.

- Monsieur Pendragon. Vous pouvez revenir plus ta…

- Non.


Franchement, je ne suis pas anti-religieux mais j’ai pour principe : une promesse, un serment ça se tient. Quelqu’un qui n’en ai pas capable, ça me dégoute. Je ne fis aucun effort pour marquer mon mépris. D’une main je repousse la porte et j’entre, il tente bien de résister mais ses bras sont aussi puissants que ceux d’un enfant. Derrière moi, Téméraire jappe et entre dans la pièce tel un boulet de canon. Le pauvre gars nous regarde comme si j’étais un criminel avec un loup. J’enchaine rapidement pour calmer la situation :

- Je n’ai pas le temps de revenir. Plus vite vous me raconterez ce qui s’est passé, plus vite je pourrais mettre la main sur ces salauds. Venez, allons-nous poser sur le canapé, vous avez quelque chose à boire ?

Alors, ne pensez pas que je suis malpoli, au contraire, mais quand on interroge quelqu’un, il faut s’imposer et mener le rythme. Il a à peine le temps de sortir deux cocas que je le relance :

- La dame avec vous, c’est votre petite amie ?

- Non.

- Foutez la dehors.

Etrangement, le prêtre n’opposa aucune résistance et fit sortir de sa chambre une fille à peine plus vielle que lui, encore plus maquillée qu’une roumaine et moins habillée. Entre deux jurons et bruits de talons, la fille quitte l’appartement et j’en profite pour m’installer confortablement. Téméraire à mes pieds, il fixe son regard intense sur Brodsword.

- Dites-moi ce qui s’est passé.

Je vais passer le reste de conversation, mais sachez que depuis une semaine, deux hommes assez gras et agressifs rodaient dans la rue de la cathédrale. Ils s’en étaient pris à l’évêque tôt un dimanche matin. Mathieu lui était dans la cathédrale et avait tout vu confortablement installé à l’abri derrière une porte en chêne épaisse et un judas.

Menteur et lâche.

La police devait vraiment être débordée dans cette ville, ne pas réussir à chopper deux gros tas de viande… Mais je ne dis rien. Le témoignage de Mathieu me permit de dresser un portrait robots des agresseurs. Il ne me restait plus qu’à examiner de plus près la scène de crime. Etrangement, le prêtre ne semblait pas emballé, mais sa résistance fut un simple « heuuu » d’une grande beauté. La mort dans l’âme, il alla enfiler un manteau et laver son cou. Pour ma part, je vérifiais la présence de mon pistolet et qu’il était correctement chargé. Mes doigts passèrent aussi sur mes chargeurs supplémentaires et sur ma paire de menottes. Si on avait affaire à des rôdeurs, le risque qu’ils sortent à la nuit tombée était important. Ça et le fait que sortir la nuit est FORTEMENT déconseillée par les autorités compétentes.

Comprenez qu’on a pas le droit, à cause des agressions justement.

La cathédrale était à deux rues à peine. Aussi, je décidais que le trajet se ferait à pieds, c’était aussi plus discret. Les rues étaient  vides et calmes, de loin en loin, on voyait le bleu d’un gyro mais c’était presque tout. Alors qu’on approchait, je pouvais deviner de plus en plus nettement la présence massive de l’édifice religieux. A moitié plongé dans le noir, on aurait pu croire à un vaisseau ou un monstre endormit. S’en était presque intimidant, ce sentiment était d’ailleurs renforcé par la présence d’un parc sombre tout autour. De grands arbres bloquant la lumière blafarde des réverbères. Mais le son n’avait pas autant de difficulté à passer au travers des végétaux et j’entendais clairement les insultes et les grognements venant de l’enceinte.

- Vous avez des résidents permanents là-bas ?

- C’est la maison de Dieu uniquement.


Je me fendis d’un trait d’humour comme je sais les faires.

- On dirait que le saint esprit a invité des copains.

J’accélère le pas jusqu’à la grille principal. Mathieu semblait devenir plus blanc à chaque mètre et il lui fallut presque une minute pour m’ouvrir la porte. Quand j’eu finalement franchit la porte, le Anton sympa et nonchalant fit place à celui qui était froid comme l’acier. Les menaces et les cris étaient suffisamment éloquents pour que j’évalue la situation.
Merdique.

- Mathieu, vous restez là, ne bougez pas. Donnez-moi votre téléphone.

- Pourquoi ?

- Le mien n’a pas de flash.


La mort dans l’âme, il me confia son samsung et je me lançais à la recherche des hurlements. Je finis par trouver l’origine de ceux-ci. Une femme était accroché par je ne sais quel miracle aux  murs de la cathédrale et deux gros lard, sanglants et j’imagine puants grognaient juste en dessous. Instinctivement, ma main droite trouva la crosse de mon arme. Mais mes vieux réflexes me dirent que l’utiliser maintenant serait prématuré. J’enfile mes gants coqués et je donne l’ordre.

- Téméraire. Attaque.

A ces mots, mon fidèle chien se transforma en fusée. 70 kilos de bouvier arrivant à 35 kilomètres par heure. Le plus petit des gaillards se retrouva les quatre fers en l’air tandis que l’autre se retournait vers moi. Là, j’ai hésité, ses yeux brûlaient d’une sorte de feu. Je n’avais jamais vu ça, même chez des défoncés au crack ! Quoi que ce mec ait prit, c’était largement plus fort ! Beaucoup moins intéressé par la femme, il se jette sur moi.

Putain, il pue.

Je lui colle un énorme coup de pied dans le plexus, le premier coup qu’on apprend à la police, simple et efficace. Mais je n’obtiens pas de résultats probants, il recule sous le choc mais ne semble pas en souffrir plus que ça. Il s’approche de nouveau et tente de me saisir, je choppe son bras et l’entraine au sol. Au moins, la physique élémentaire des articulations fonctionnent sur lui. Mais c’est bien tout ce qui marche. Le type ne réagit pas quand je lui demande de se calmer, tant pis pour lui.
Perdant patience, je pose mon pied sur son coude et je force. Un craquement dégoutant se fait entendre. Là il semble réagir un peu plus, mais ça reste loin de quelqu’un de normal, même moi j’aurais hurlé de douleur.  Le drogué reste très agressif et je ne veux pas laisser Téméraire seul contre l’autre. J’attrape mes menottes et je lui attache son bras cassé avec sa cheville. Au moment où je lève les yeux, la femme tombe du mur.

Maintenant, au suivant.
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Métier : Chasseuse de Prime
Informations : À propos de Valeija : Les quatre choses à savoir sur elle

1 : Elle ne compte pas en dollars mais en balles.
2 : Avare en parole, vous avez peut-être une chance de la faire causer en bavardant mécanique.
3 : Son surnom en Suède : "La Chienne de Guerre... Krigstik"
4 : Enfant, elle aimait les feux d'artifice. Mais elle a grandi... Les feux d'artifice ont donc grandi avec elle.
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Inventaire : Piolet de grimpeur, SV-98, 1x Kit de Premiers Soins, 1x Kit de Soin Spécial Rhume, 1x Demi-masque filtrant anti-particules (FFP3), grenades x4
Ven 5 Jan - 0:44

Impossible à atteindre ! Foutue échelle ! Elle aurait dû le savoir ! Elle aurait pu le deviner si elle avait seulement su conserver son calme, malgré les deux agités qui lui filaient le train.

Qu'est-ce que penserait Slöven s'il me voyait comme ça... Et Papa

Cette pensée fit l'effet d'une claque dans l'esprit de Valeija et, soudainement dopée par sa rage intérieure, elle parvint à tracter son corps à la seule force de son bras droit. Un troisième homme paru alors se rapprocher dans la pénombre, elle avait pu remarquer sa silhouette imprécise du coin de l'œil, malgré la sueur qui perlait sur son front et lui coulait dans les yeux, et elle n'allait pas attendre de les voir trouver un moyen de monter jusqu'à elle.

Ω - Putain ! Bouge-toi connasse ! Hurla-t-elle en essayant de hisser deux doigts de sa main gauche sur une aspérité irrégulière, à un mètre au-dessus d'elle.

- Téméraire. Attaque.

La surprise manqua de lui faire lâcher prise alors qu'elle n'était qu'à quelques centimètres d'atteindre la minuscule saillie. Un homme était encore visiblement doué de parole dans ce lieu maudit. Mais pas le temps de s'attarder ici à comprendre ce qu'il voulait dire par-là. Elle avait enfin réussi à trouver une nouvelle prise qui lui donnerai accès à une saignée dans le mur, au-dessus d'elle, le point de jonction entre deux lourdes pierres juste en dessous des premiers barreaux de l'échelle. Elle pouvait désormais, dans un dernier effort, espérer prendre appui sur son piolet fiché dans le mur pour atteindre l'échelle et les échafaudages, échappant ainsi aux deux azimutés du dessous.

Elle n'eut pas le temps de finir son escalade qu'un bruit de choc coupa les râles infernaux, suivi d'une volée de papiers, de froissement de taules et de grognements. Des grognements différents. On eût dit ceux d'un chien s'attaquant à une proie... Ou pris de folie, lui aussi. Le temps de prendre appui du pied droit sur le piolet et de s'agripper aux barreaux de l'échelle, elle put enfin s'étaler de tout son long sur le plateau froid de l'échafaudage, reprendre son souffle, se balayer le front du revers de la main et faire un peu le point sur la situation.

Désormais à l'abri depuis les hauteurs des échafaudages, éclairée par le seul réverbère mourant du coin, Valeija avait une meilleure vue d'ensemble. Un homme avec un gros molosse s'était invité à la fête... Et le merdier dans les poubelles avait redoublé de plus bel. Du moins, grâce à son chien. L'autre type avait fini par oublier la grimpeuse et se retourna alors avidement vers le nouveau venu.

Ω - Tire-toi ! Tire-toi, putain ! S'écria-t-elle soudainement depuis son perchoir !

Mais le type resta sans réaction. Un peu... comme elle... à peine un quart d'heure plus tôt. La barrique s'élança alors droit sur lui, comme si, elle-même, n'existait plus. Oubliée la nana sur laquelle il avait jeté son dévolu quelques secondes plus tôt à peine, comme un vrai sociopathe ! Disparue ! C'était complètement dingue. En l'espace d'un claquement de doigt, tout avait basculé. La malédiction semblait s'être abattue sur une autre âme vagabonde. La malheureuse... Tant pis pour elle, tant mieux pour moi, songea Valeija, soulagée de s'être tirée de ce faux pas.

Le nouveau resta de marbre devant le tonneau qui lui courrait pourtant droit dessus désormais, ce dernier ne craignant visiblement pas de voir rappliquer le chien derrière lui. Quoique celui-là semblait être encore occupé à mettre son complice en charpie. Passivité inconsciente ou... professionnelle... La question fut vite tranchée lorsque celui-ci envoya un violent coup de pied dans l'estomac de la brute. Mais ce dernier ne se calma pas pour autant. Pourtant ce coup apparemment bien placé aurait dû le clouer sur place, du moins, c'est qu'elle avait cru deviner depuis son étrange observatoire. Mais au contraire, la violence du choc semblait l'avoir mis dans un état de rogne incroyable. Il se jeta sur le type au chien sans hésitation.

De là où elle était, la situation n'était pas très nette. L'homme se débattait furieusement avec le gros lard qui l'avait agrippé. Difficile de dire ce qui peut pousser un homme à se comporter comme ça... Besoin d'argent ? Maladie mentale ? Valeija n'espérait même pas trouver une réponse tant la situation lui paraissait complètement insensée. Elle resta quelques secondes à observer que personne d'autres n'allait arriver. C'était déjà assez dément comme ça, pour ce qui aurait dû n'être qu'une simple visite de nuit, et qui avait finalement tourné au cauchemar. Mais elle n'allait pas non plus rester là à regarder la situation dégénérer sous ses yeux sans rien faire.

Son choix de s'élancer depuis l'échafaudage pour porter assistance au type au chien, elle le regretta rapidement. Ce dernier avait visiblement fini par maitriser le tank, toujours en proie à son délire. Un haussement de sourcil trahissait son émotion devant l'originalité de la situation, une fois parvenue jusqu'à lui : la barrique avait le bras menotté à la cheville et gigotait à présent en tournant en rond sur lui-même, affalé sur le sol. Le spectacle était tout simplement grotesque.

Ω - Mais, putain ! C'est quoi ton problème ?! Jura Valeija devant l'individu étrangement saucissonné avant de lui claquer son pied droit en pleine figure, faisant voler quelques dents au passage. Je vous en dois une, poursuivit-elle en regardant le type face à elle.

Le temps d'échanger ces quelques politesses et déjà l'autre type c'était remis debout. Le molosse  lui avait accroché la jambe et n'arrêtait pas de le secouer dans tous les sens et de le refaire tomber, mais cela ne semblait pas le préoccuper davantage. Tout simplement délirant ! Ses vêtements pendaient lamentablement par lambeaux, sa cuisse pissait le sang et un amas de gras pendait même d'une de ses plaies. De spectacle grotesque nous étions passé à une hallucination écœurante. Chaque fois que l'homme se relevait le chien se tordait presque convulsivement dans un grognement terrible et refaisait tomber cet étrange force de la nature. Mais ce dernier ne se préoccupait pourtant ni du chien ni de ce qui aurait dû le clouer au sol de douleur.

L'homme à côté de Valeija commença à s'avancer d'un pas décidé pour rejoindre son chien, suivi prudemment par Valeija, à distance, observant tour à tour les deux déments.

Ω - Qu'est-ce qui peut bien pousser un homme à se conduire comme ça d'après vous ? lança-t-elle soudain, après avoir repris son calme. Elle n'eut malheureusement pas le temps d'attendre sa répondre. Valeija poussa l'homme sur sa droite avant que le premier gars, encore menotté il y a une seconde à peine, ne s'abatte sur lui par derrière. Une seconde ! Elle ne l'avait lâché des yeux qu'une seule putain de seconde, c'est du moins ce qu'il lui avait paru... avant qu'il ne trouve le moyen de s'arracher un pousse pour se libérer de ses entraves et ne se remette, séance tenante, sur ses deux gros cuisseaux. Dans un dernier jet d'adrénaline, Valeija, à nouveau poursuivie par cet increvable jambon, se précipita sans réfléchir droit devant elle, et, une fois esquivé le second larron qui tenta de l'agripper au passage, sauta une nouvelle fois contre le mur, arracha le piolet à la volée et, dans un hurlement déchirant, le précipita droit dans le crâne dégarni de son premier poursuivant, qui tomba enfin raide mort, sans un bruit.

Quelque chose dans ses yeux reflétait qu'elle ne se trouvait plus dans son état normal. Son adrénaline chuta brusquement. Son regard pointait désormais dans le vide. Elle se laissa retomber massivement sur ses genoux, comme déconnectée de la réalité, et sa main lâcha enfin le piolet, toujours planté dans la tête du sale type. Les sons lui parurent enfin indistincts, imprécis, lointains. Puis son regard se voila.

Springfield, la ville des fusils...






Dans la cendre et la douleur, j'irai venger mes frères tombés.
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Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
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Sam 6 Jan - 21:19

Vous savez ce que je constate ? C’est que :

1) Ces types carburent à l’azote liquide, je ne vois que ça, ou à l’éther pour ne pas sentir la douleur comme ça.

2) Cette fille est belle, mais inutilement violente et beaucoup trop agile pour être du bon côté de l’uniforme.

Qu’elle ait réussit à grimper sur un mur quasiment vierge de prise et qu’elle… putain qu’elle bute ce type ! Le piolet dans la tête ça calme, mais quand même. Je n’ai même pas eu le temps de répondre à son ouverture que le gros lard s’est arraché le pouce pour nous sauter dessus. Même si je désapprouvais ce qu’elle venait de faire, elle venait de me sauver la mise. Au sol, je ne pu rien manquer du spectacle.

Glauque.

Téméraire couina quand le second gars lui colla un coup sur la tête. Je le fis revenir vers moi et je décidais qu’on règlerait ça, mano à mano. A coup de tarin sur le nez. Malgré son état mental, son corps atteint enfin sa limite et un simple coup, puissant faut pas déconner, de ma part l’envoya dormir. Je me redresse et j’appelle Mathieu dans la nuit, deux inconscients et un cadavre, je ne vais pas tout porter tout seul.
Faut vraiment pas deconner.

***

Etrangement, Mathieu ne semblait pas inquiet de m’aider à manipuler un mort. On le déposa sous une bâche bien à l’abri des regards et on emmena les deux autres dans le saint suaire. La petite salle derrière l’autel où le prêtre joue à Sister act’. Prudent, j’attache l’homme sur une chaise, la moitié de mon rouleau spécial avec fibres y passe. Pour la fille, je suis plus pragmatique et moins cruel, je me contente de lui lier la main droite et la cheville droite. Comble du luxe, je lui mets même une petite manchette pour que l’acier ne lui fasse pas mal.

Je ne suis pas un sauvage.

Cela peut vous sembler étrange de ligoter ainsi une victime, mais dois-je vous rappelez que la victime est une agile meurtrière violant le couvre-feu et la maison de dieu ? Je vais certainement avoir beaucoup de question à poser aux deux. En attendant qu’ils se réveillent, j’entreprends de cuisiner Mathieu et de soigner autant que je peux les plaies du drogué. Téméraire ne l’a pas loupé ! La tête du gars parle vaguement au prêtre mais sans plus.

Super utile le témoin.

C’est la fille qui la première ouvre les yeux. Je me penche sur elle, à distance raisonnable et je l’incite à rester assise. Elle a les yeux dans le brouillard, mais il se lève vite quand elle se rend compte de sa situation. Maintenant, la partie délicate, lui expliquer avant que ça finisse mal. Je m’éclaircis la voix :

- Evitez de bouger. Je crois, madame, que vous êtes trop agile et violente pour mon bien, vous ne m’en voudrez pas d’avoir opté pour une petite garantie.


Je m’assois en tailleur à deux mètres d’elle :

- Vous ne comptez pas vous arrachez un pouce au moins ?


Pas de réponse.

Ouais, je devais m’y attendre, les gens qui se réveillent ligoté le prennent assez mal en général. A moi de l’inciter à parler :

- Je m’appelle Anton. Lui c’est Téméraire et le truc à deux pattes là-bas c’est un prêtre hétérosexuel ne vivant que pour ne pas respecter ses engagements. Mathieu de son état.

Toujours rien, pas bavarde la fille. Pourtant elle parle anglais. Mon accent est trop mauvais ?

- Dites-moi ce que vous faisiez dans la maison de dieu. J’enquête sur une agression et avouez que ça semble suspect de voir une fille violente sur les lieux du crime. Dans le contexte actuel, en plus…

Je soupire et me retourne pour prendre le piolet de la fille. Je prends soin, évidemment de garder mes gants, pour les empreintes. Je crois bon de vous préciser que je pourrais avoir pris des photos de la scène de crime et gardé une petite série de preuve sous le coude. Mais chut, ça reste entre nous. J’examine l’engin. De l’excellent matos’ si j’en juge la marque ornant le flanc. Puis je lui tends, manche en avant. Disons, pour se faire pardonner le coup des menottes.

Nos yeux ne se quittent pas.

J’écarte mon manteau pour qu’elle voit mon arme, histoire de bien établir le rapport de force. Je me méfie mais je suis ouvert.

- Ces gars, je n’ai jamais vu ça, enfin si j’ai déjà vu des gars dans un état approchant mais jamais aussi loin dans la folie et le trip. Ils sont gras et trop « clean », bien que ce ne soit pas évident à voir, pour être des junkies. J’espère que vous pourrez m’aider à faire parler notre ami. Quand il se réveillera de sa petite nuit.

Je tends une bouteille d’eau que Mathieu avait obligeamment apportée.

- Juste pour éviter les malentendus, je ne suis pas un violeur, ni un fou et je ne suis pas non plus policier. Donc, quand notre histoire sera finie, je vous donnerais la clef de champs et vous pourrez filer. Peu importe le résultat.
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1 : Elle ne compte pas en dollars mais en balles.
2 : Avare en parole, vous avez peut-être une chance de la faire causer en bavardant mécanique.
3 : Son surnom en Suède : "La Chienne de Guerre... Krigstik"
4 : Enfant, elle aimait les feux d'artifice. Mais elle a grandi... Les feux d'artifice ont donc grandi avec elle.
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Sam 6 Jan - 23:22

Ω - Froid.

Le froid était partout. Elle courait dans une neige éternelle, poudreuse, qui s'étendait à n'en plus finir sur l'horizon. Et derrière elle, toujours ces voix de l'enfer qui bourdonnaient, gutturales, et ce grand masque terrifiant qui flottait dans les airs, à sa poursuite. Une pale blancheur bleutée s'étirait devant elle dans le lointain et commençait à mourir alors qu'une nuit lugubre se rapprochait par derrière à grand pas. Elle pouvait Le ressentir derrière elle. Elle Le percevait, grimaçant, souriant d'un air de victoire et de folie, immonde.

ȣ - Valeijaaa...

- Évitez de bouger. Je crois, madame, que vous êtes trop agile et violente pour mon bien, vous ne m’en voudrez pas d’avoir opté pour une petite garantie.

Il y a une voix étrange dans la nuit noire. Quelque chose qui se détache du grondement assourdissant qui s'élève derrière elle, dans sa course sans but. Ses jambes sont lourdes et une odeur poisseuse se répand dans le brouillard tombant, suffocante.

ȣ - Valeijaaaaaaaa...

La course continue... Elle se perd. Son souffle est court. Elle laisse derrière elle des empreintes de sang qui bouillonnent dans la neige. Elle sent Son haleine fétide entrer dans ses poumons et commencer à la ronger de l'intérieur. L'agonie s'installe. Lente.

- Vous ne comptez pas vous arrachez un pouce au moins ?

Toujours cette voix... Un écho qui provient du lointain. Quelque part dans le brouillard.

ȣ - Valeijaaaaaaaa !

Deux mains monstrueuses lui saisissent enfin les épaules. Fermes. Puissantes. Colossales. Ses jambes se brisent soudain et un hurlement terrible et strident éclate depuis le lointain jusqu'à grésiller dans ses oreilles.

ȣ - VALEIJAAAAAAAAAAA !!.

Valeija sort soudain de sa torpeur dans une suffocation terrible. La neige. Le ciel noir. Le masque. Les mains. Tout a soudainement disparu. Sauf l'odeur. Et le froid. Sa tête tourne et les images sont d'abord imprécises... Son corps est comme engourdi. Mais rapidement le fond, d'abord noir et flou, commence à se préciser. Une humidité pénétrante s'est engouffrée sous ses vêtements.

- Je m’appelle Anton. Lui c’est Téméraire et le truc à deux pattes là-bas c’est un prêtre hétérosexuel ne vivant que pour ne pas respecter ses engagements. Mathieu de son état.

Valeija reconnait la voix. Celle dans le brouillard pendant sa course. Pour le moment, elle ne voit de l'homme qu'une silhouette imprécise, mais elle reconnait sa voix. L'homme au chien...

- Dites-moi ce que vous faisiez dans la maison de dieu. J’enquête sur une agression et avouez que ça semble suspect de voir une fille violente sur les lieux du crime. Dans le contexte actuel, en plus…

Sa bouche est encore trop engourdie pour parler... Néanmoins, elle a maintenant suffisamment retrouver ses esprits pour sentir le contact du métal froid sur son poignet droit. Il lui faut encore dix bonnes secondes pour comprendre plus en détails l'étrange situation : sa cheville est ligotée à son poignet. La signature de l'étrange individu qui s'était pointé avec son chien si elle en juge par la façon dont elle est maintenant entravée. Ce type est fétichiste ou quoi, putain ? À quoi il joue ? L'homme continue son monologue.

Il n'a pas l'air dérangé à l'idée que je ne lui réponde pas...

Valeija regarde alors son piolet, que l'homme a vraisemblablement pris la peine de récupérer... ou de lui voler... Son regard est maintenant dur, intense, nul besoin d'ouvrir la bouche, il parle pour elle. Fureur. Impatience. Vengeance. Elle trouve à peine la patience de conserver une attitude calme pour faire face à l'homme devant elle.

Un éclair à la tête la sonne soudain. Un flash. Puissant. Rapide. Elle vacille à nouveau un bref instant, oubliant sa colère toute fraîche.

ȣ - Valeijaaa... La voix lugubre en elle se meurt enfin en un murmure qui s'éloigne doucement.

Valeija se ravise alors, examinant la situation sous un œil nouveau. Elle est en vie, et l'homme, bien qu'en position avantageuse par rapport à elle, n'a pas l'air de la menacer outre mesure. Il lui tend à présent son arme, dans un calme olympien. Zèle de professionnel aguerri. Quant à la question du professionnalisme, elle n'a plus de doute au moment de voir la crosse de son arme sous sa veste.

- Ces gars, je n’ai jamais vu ça, enfin si j’ai déjà vu des gars dans un état approchant mais jamais aussi loin dans la folie et le trip. Ils sont gras et trop « clean », bien que ce ne soit pas évident à voir, pour être des junkies. J’espère que vous pourrez m’aider à faire parler notre ami. Quand il se réveillera de sa petite nuit. Juste pour éviter les malentendus, je ne suis pas un violeur, ni un fou et je ne suis pas non plus policier. Donc, quand notre histoire sera finie, je vous donnerais la clef de champs et vous pourrez filer. Peu importe le résultat.

Ω - Juste pour éviter tout malentendu... Déclare-t-elle enfin, simulant d'être encore sonnée, quand l'autre merdeux se mettra à piquer sa crise parce qu'il sera trop en manque pour avoir les idées claires, vous n'aurez pas le loisir de vous occuper de lui et de moi en même temps. Alors si ce n'est pas trop vous demander, j'aimerai assez ne pas avoir à passer le restant de l'hiver à répondre à vos questions le cul rivé à cette SALOPERIE DE FAUTEUIL !! S'écria soudain Valeija.

Elle se ravise alors aussitôt et feint de se trouver dans une position suffisamment confortable pour la tenir des heures, passant sa jambe droite sur la gauche, fixant l'homme avec défi pour pousser la provocation. Elle devait en savoir plus sur l'homme face à elle. En savoir plus si elle voulait survivre à cette nuit. Si elle pouvait lui faire confiance, même un minimum, ou si, contrairement à ce qu'il avait avancé, il était là dans un but précis et tout à fait différent de ce qu'il avait raconté. Valeija s'était déjà retrouvée dans une situation similaire, des agents du gouvernements Russe l'ayant déjà "interrogée" pendant plus de treize heures dans une salle comme celle-là, insonorisée, maquillée comme la salle à manger de l'appartement de Slöven...

Ω - Originale la déco, reprit-elle. Mais si on arrêtait un peu les conneries... Tu bosses pour qui, hein, chéri ? Tu pourrais p't-être me montrer que t'en as un peu dans l'pantalon et m'enlever ces jolis bijoux ? T'as un calibre, et moi pas, mais ça, t'as déjà dû t'en assurer pendant qu'je piquais un petit roupillon, pas vrai ? Alors tu devrais te sentir en sécurité ! Donc on gagnerait du temps si tu me servais un autre baratin que celui du détective qui se balade main dans la main avec son ami l'cureton au beau milieu de la nuit. Et comme tu ne croiras sûrement pas au scénario de la fille partie se balader pour s'escalader un building de nuit, à l'abri des regards, autant t'épargner une nouvelle histoire bidon et t'avouer tout de suite que j'étais venue tirer un truc dans cette vieille boutique en ruines, mentit-elle avec assurance.

- ...

Le père Mathieu la fustigea du regard alors qu'il s'était approché silencieusement, dans l'ombre.

Ω - Plutôt chouette la bicoque du Seigneur ! Mais pour en revenir au plus important... - Elle désigne alors de la pointe de son pied gauche le malabar attaché à l'autre chaise - La seule chose que j'ai encore du mal de comprendre, c'est qui sont ces deux cinglés et pourquoi ils s'en sont pris à moi. Et je doute fort que t'aies toi-même des réponses à m'apporter pour résoudre ce putain de mystère. Sur ce plan-là, au moins, je parierai qu'on est tous les deux dans le même bateau... toi et moi. Alors je veux bien te laisser mener l'interrogatoire... Mais à la seule condition que je retrouve d'abord ma liberté. Ah ! Et... Une dernière chose : au moindre mouvement de sa part, il y passe., acheva-t-elle d'un signe de tête en désignant la direction du gras-double. J'ai pas l'intention de crever ici pour avoir voulu jouer au flicaillon de service. J'en sais d'jà suffisamment pour savoir qu'il était pas là pour m'taper la convers'.

Elle tendit alors sa main droite en direction du prétendu détective dans un hochement de tête, en gardant ses yeux rivés aux siens. Quelque chose d'étrangement humain se dégageait de l'homme et venait contraster avec son assurance professionnelle. Une fragilité. Bien à l'abri sous plusieurs épaisseurs d'un aplomb bien ficelé, lui aussi. Le prêtre, en revanche, elle ne le sentait pas du tout. Tout respirait le faux en lui. Le fourbe. La sournoiserie. Et il s'intéressait de beaucoup trop près au gros type enchaîné à sa chaise depuis quelques minutes pour qu'elle n'eût pas le sentiment qu'une idée lui avait traversé l'esprit.






Dans la cendre et la douleur, j'irai venger mes frères tombés.


Dernière édition par Valeija D. Kristanöff le Lun 22 Jan - 20:03, édité 2 fois
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Métier : détective privé
Informations : Ancien policier du RAID. Anton est venu aux état-unis pour une femme, mettant un terme à sa carrière. Depuis l’échec de son mariage, il fait mauvaise fortune bon cœur et essaye de se construire une vie en tant que détective privé.
Véhicule : Ford Mondéo
Inventaire : Beretta 90-two
Lun 8 Jan - 3:53

Vous savez ce qui me surprend ? La pugnacité de certaines personnes. Là, il est clair que la « petite » dame n’en manque pas. Je concède ma surprise, mais cela me persuade du fait que ce n’est pas une cambrioleuse ordinaire. Cependant, je suis presque déçu de voir que la politesse n’est que d’un côté de la balance.  Ne bougeant pas d’un pouce, nos regards se confrontent. Un silence de mort s’installe entre nous.

Elle me juge.

Je me redresse et commence à étirer mes jambes, que pourrais-je répondre à une telle argumentation ? Rien, et c’est que je fis. Garder le silence est pour moi le meilleur moyen de communiquer et de faire passer mes idées. En l’occurrence, je n’approuve pas du tout sa vulgarité. Mais j’ai besoin d’en savoir plus sur cette affaire, sa présence est louche. Son explication est bancale et je ne fois qu’une fine couche de vérité. Mais j’aurais le temps d’épiloguer plus tard, alors je botte en touche ses remarques :

- Il est attaché avec du ruban industriel indéchirable, entravé aux mains, coudes, genoux et chevilles et à la chaise. Il ne bougera pas d’un pouce et même dans le cas contraire, je pense pouvoir le maitriser sans le TUER.

En outre, j’ignore la main tendue, ce n’est pas par snobisme. Je ne suis pas de ce genre de mec, mais comprenez bien que la vie d’un policier est fait de méfiance. J’ai pris trop de mauvais coups de la part d’inconnus pour me laisser aller à ce genre de manifestations.

- Je vous retirerez vos menottes au moment venu, je ne suis pas inconscient. Qui me dit que vous ne me planterez pas votre piolet dans la tête ? Ne confondez pas, bienveillance et naïveté. Mathieu, éloignez-vous de monsieur.

Le prêtre fini par s’exécuter à contre cœur. Dans ses yeux, je vois clairement une expression que j’ai souvent vu dans les yeux des gardés à vue.

Il se sent coincé.

Je commence à faire les cents pas, Je me rends compte que je me suis foutu dans une sacrée merde en acceptant ce boulot. Mathieu cache quelque chose, cette fille aussi et ce mec n’est pas un drogué normal. Cependant, je sentais que je n’aurais pas la coopération de la fille tant qu’elle serait attachée. Ce que je peux comprendre ! Bottons encore en touche Anton, détournons son attention :

- Mathieu ? Pourquoi j’ai l’impression que vous regrettez d’être là ?

Le prêtre se figea, bien que j’aie dit ça pour détourner l’attention, j’avais touché une corde sensible. Il bafouilla quelques mots sur le couvre-feu et du cadavre.  Mais ça me semblait pas vraiment sincère, dès qu’il avait su que j’enquêtais sur l’agression, son comportement était devenu étrange. Je me félicitais grandement d’avoir gardé son téléphone. Creusons un peu la piste, bluffons un peu.

- Vous connaissez cet homme Mathieu, avouez.

- Je… non ! Jamais vu de ma vie !

- Mais il n’a pas agressé l’évêque ? Vous m’avez dit ça plus tôt. Faudrait savoir !


On appelle cette façon de faire « un pousse au crime », en harcelant l’homme de cette façon, je finirais par en sortir quelques chose.

- Oui, mais je ne le connais pas bien !

- Je croyais que vous ne connaissiez pas cet homme du tout, jamais vu de la vie.


Il devenait de plus en plus fébrile et ses mots commençaient aussi à se perdre. D’ici peu de temps, il finirait par passer à table.  

Mauvais menteur.

Pour le déstabiliser encore plus, je change d’approche et prends un ton plus conciliant, un peu paternaliste. Le but étant qu’il pense que je ne lui ferais aucun mal et que je ne le jugerais pas.

- Mathieu, je ne vous accuse de rien, vous vous sentez coupable de ne pas être intervenu ? Vous avez honte ? Ou alors c’est autre chose. Expliquez-moi, je ne veux que la vérité.

Dans mon dos j’entendis un grognement, le drogué semblait enfin émerger de sa léthargie. Je me retournais pour constater ça quand j’entendis le claquement  caractéristique d’un cran de sureté.

Hé merde.

Les yeux de Mathieu ne sont plus emplis de regrets mais bel et bien d’une jubilation malsaine. En me retournant, je lui avais donné une opportunité pour lui de dégainer. Téméraire émit un grognement menaçant envers le prêtre. Je lui sifflais de se calmer, ma pire crainte serait qu’il se prenne une balle alors je lui ordonnais de se faire discret. Mentalement, je dressais un schéma de la situation bordélique : le drogué, la fille et moi formions un triangle d’environ deux mètres de côté. Mathieu était à trois mètres de moi à équidistance avec la fille.

Un curé avec un flingue, normal.


- Mathieu, je crains de comprendre que vous avez quelque chose à vous reprochez dans cette histoire. Une explication peut-être ?

- Rien qui ne vous concerne… Anton. Vous ne pourriez pas comprendre, vous autres, les policiers ne comprenaient jamais rien.

- Je ne suis pas flic.

- Admettons ! Vous roulez pour qui ? La C.I.A ? Le F.B.I ? La D.E.A ?


Je me retourne vers la prisonnière, elle aussi m’avait posé la question et je jugerais avoir vu l’ombre d’un sourire sur son visage. Une sorte de « tu aurais dû me libérer gros con », et là tout de suite, je regrette mon excès de prudence. Je pose sur elle un regard désabusé et blasé, avec un demi-sourire
« je gère, tu vas voir ».

- Avec l’accent que je me paye, vous pensez vraiment que je bosses pour une organisation fédérale ? Il vous être citoyen de votre grande nation pour cela.

- Tu pourrais venir de la nouvelle Orléans.


- Je pourrais, mais ça ne tiendrais pas la route, je suis trop beau pour être américain.


Je me déplaçais lentement, me rapprochant doucement de la prisonnière. J’avais une idée, mais elle demandait qu’il me retire mon arme ou qu’il prenne son téléphone. Mais il ne semblait pas pressé de le faire. Ou alors il n’aurait pas entendu la fille quand elle parlait de mon calibre ? Ce serait peu probable pourtant… Allez, tentons notre chance et descendons les mains.


- Stop ! Tu me prends pour un con ? Ton flingue, doucement tu le poses à tes pieds.


J’obéis et passe lentement ma main sur mon ceinturon, j’attrape les clefs qui pendaient là et les caches aussi bien que je peux lorsque je dépose mon flingue.

Etape 1 : check.

Pour l’étape deux, je dois pousser un peu mon talent de comédien. Mes yeux croisent ceux de la prisonnière et j’ai une soudaine aspiration et je lui balance :

- Bien joué grognasse ! Si tu savais la fermer un peu ça ne se serait pas passé comme ça ! Il ne savait pas que j’avais un flingue ! 10/10 ! Bravo ! j’aurais dû te laisser crever !

Je franchis la distance qui nous sépare pour lui chopper la mâchoire et son bras libre. Je commence à la chahuter et l’insulter détournant assez l’attention pour lui coller les clefs dans la bouche et lui murmurer :

- Ne le tue pas.

Je repris ma place face à Mathieu, l'air contrarié.

Etape 2: check.
 
Pour le reste du plan, je devais sortir autant que possible madame du champs de vision de Mathieu. Alors je pointe le drogué du doigt et lance, théâtralement:

- Expliquez moi ce qu'il se passe avec ce mec ! Comment et pourquoi il est dans cet état ?


En guise de réponse, Mathieu eut un sourire de prédateur, le même que j'avais déjà vu chez certains tueur en série. J'en eu froid dans le dos, ce mec n'était vraiment pas un simple prêtre...

- Très simple Monsieur Pendragon. Vous lui avez tiré dessus, en pleine poitrine.

Un coup de feu retentit. Je pu voir la poitrine du prisonnier se soulever une ultime fois avant de s’immobiliser définitivement. Un trou béant en plein milieu du front, l'homme ne semblait même pas avoir vu la mort venir.

Un tueur en soutane. Génial.
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Métier : Chasseuse de Prime
Informations : À propos de Valeija : Les quatre choses à savoir sur elle

1 : Elle ne compte pas en dollars mais en balles.
2 : Avare en parole, vous avez peut-être une chance de la faire causer en bavardant mécanique.
3 : Son surnom en Suède : "La Chienne de Guerre... Krigstik"
4 : Enfant, elle aimait les feux d'artifice. Mais elle a grandi... Les feux d'artifice ont donc grandi avec elle.
Véhicule : Buggy à Motricité Renforcée
Inventaire : Piolet de grimpeur, SV-98, 1x Kit de Premiers Soins, 1x Kit de Soin Spécial Rhume, 1x Demi-masque filtrant anti-particules (FFP3), grenades x4
Mar 9 Jan - 1:26

Le type répliqua à sa tirade solitaire par un regard détaché, teinté d'une confiance imprudente, vue la situation.

- Il est attaché avec du ruban industriel indéchirable, entravé aux mains, coudes, genoux et chevilles et à la chaise. Il ne bougera pas d’un pouce et même dans le cas contraire, je pense pouvoir le maitriser sans le TUER. Je vous retirerez vos menottes au moment venu, je ne suis pas inconscient. Qui me dit que vous ne me planterez pas votre piolet dans la tête ? Ne confondez pas, bienveillance et naïveté. Mathieu, éloignez-vous de monsieur.

Ce mec  la prenait-il pour une meurtrière ? Bien Val' ! Bien joué ! Je vais finir par croire que c'est de naissance d'attirer la violence et les armes... songea Valeija, visiblement contrariée. N'empêche que je vais être dans une belle merde si je suis mêlée à une affaire de meurtre... Quand je pense que je trouvais que c'était une bonne idée d'aller me faire une nouvelle planque en haut de cette cathédrale merdique...

Valeija suit alors des yeux les mouvements des deux hommes ainsi que le gros type flanqué dans son fauteuil... L'un transpire d'être dans une belle impasse, l'autre semble dans un tout autre univers, il ne réagit pas comme n'importe quel innocent. Il est concentré, calme, conscient de la situation, mais ne semble pas éprouver la moindre émotion, alors cela ne peut vouloir dire que deux choses :

- Soit il connaissait bien la situation avant de venir et ne découvre rien, ce qui peut largement laisser présumer qu'il est dans le coup,

- Soit il est habitué à ce genre de situation, autant dire un autre professionnel, en activité ou à la retraite, mais certainement pas un paroissien lambda.

Je vois le genre... Le duo de choc... Le coup du bon flic et du mauvais flic. Faut avouer que le coup de la soutane c'est plutôt original. Valeija n'en menait néanmoins pas large. La situation lui avait échappée, à ce point qu'elle pouvait bien s'être retrouvée maintenant mêlée à une enquête, très vraisemblablement policière. Conflit religieux, trafic, guerre de gangs ou de territoire, Valeija espérait encore avoir affaire à la police plus qu'à la mafia. Quoique... dans l'un comme dans l'autre, elle allait s'attirer des emmerdes. Et fini la discrétion. La seule chose qui changerait, se serait leur fin à eux, pas la sienne. Et avec la police, encore aurait-elle une chance d'être rapidement relâchée, faute de preuve, quoi qu'il y ait encore à prouver. Du moins... si les médias ne s'en mêlaient pas.

- Mathieu ? Pourquoi j’ai l’impression que vous regrettez d’être là ?, lance le type au Beretta.

Qu'est-ce qui lui prend encore ?, se murmura-t-elle à elle-même, visiblement agacée.

- Vous connaissez cet homme Mathieu, avouez.

- Je… non ! Jamais vu de ma vie !

- Mais il n’a pas agressé l’évêque ? Vous m’avez dit ça plus tôt. Faudrait savoir !

- Oui, mais je ne le connais pas bien !

- Je croyais que vous ne connaissiez pas cet homme du tout, jamais vu de la vie.

À quoi est-ce qu'ils sont en train de jouer ces deux guignols ? Ils pensent vraiment me faire avaler qu'ils ne travaillent pas ensemble alors qu'ils se battent comme un vieux couple ?!

Ω - Putain... Laissa-t-elle enfin s'échapper dans un soupire étouffé par la cacophonie de leur querelle.

- Mathieu, je ne vous accuse de rien, vous vous sentez coupable de ne pas être intervenu ? Vous avez honte ? Ou alors c’est autre chose. Expliquez-moi, je ne veux que la vérité.

Valeija prit un air désappointé, se laissant complètement affaler sur sa chaise dans une pose peu gracieuse. Ses doigts libres courraient le long des abords du siège à la recherche de tout ce qui aurait pu la protéger en cas d'attaque ou renverser la situation à son avantage si les circonstances l'exigeaient... L'une des pattes en bois avait apparemment été refaite par un ébéniste. Une cheville en bois, dont le bout était arrondi, venait achever de la fortifier. Elle tâta alors la pièce de bois pour en sentir les arrêtes et savoir comment cette dernière avait été réparée. Deux chevilles de bois maintenaient la greffe au reste de l'ouvrage. Et, par chance, cette greffe dardait une pointe assez acérée, bien que dissimulée dans l'assemblage pour le moment. À l'aide de ses ongles, donc, elle entama de déloger la première cheville, puis la seconde, une fois la première en sa possession, la laissant à peine dépasser pour que l'ensemble reste assez résistant pour maintenir son poids. Si le gros se jetait à nouveau sur elle, elle tirerait la cheville comme la une goupille de grenade et, dans sa chute, se saisirait de la greffe pour la ficher dans le crâne du gros lard. Après, les choses seraient plus incertaines.

Si le flic se tiendrait peut-être tranquille, ça ne serait sûrement pas le cas du cureton, vu le regard qu'il braquait sur la barrique encore saucissonnée à sa chaise. Son regard n'était d'ailleurs pas la seule chose qu'il braquait sur lui... Le voilà maintenant avec un flingue en main.

Mais qu'est-ce que c'est que ce pays de cinglés ? Tout le monde a le démon ici ou je me fais des idées ? Un curé avec un calibre... Manquait plus que ça ! Mais la réaction du chien m'a au moins appris une chose : ils ne travaillent pas ensemble ! Reste encore à savoir qui travaille pour qui dans cette histoire de barges.

- Mathieu, je crains de comprendre que vous avez quelque chose à vous reprochez dans cette histoire. Une explication peut-être ?

- Rien qui ne vous concerne… Anton. Vous ne pourriez pas comprendre, vous autres, les policiers ne comprenaient jamais rien.

- Je ne suis pas flic.

- Admettons ! Vous roulez pour qui ? La C.I.A ? Le F.B.I ? La D.E.A ?

Ces deux-là commencent sérieusement à me les briser...

Valeija s'impatientait, sa main gauche serrant de plus en plus la patte de sa chaise à mesure que le type sur l'autre chaise se réveillait. Elle avait replié son poignet contre son abdomen et laissaient ses doigts prisonniers fouiller dans sa sacoche, à la recherche des crochets.

- Avec l’accent que je me paye, vous pensez vraiment que je bosses pour une organisation fédérale ? Il vous faut être citoyen de votre grande nation pour cela.

- Tu pourrais venir de la nouvelle Orléans.

- Je pourrais, mais ça ne tiendrais pas la route, je suis trop beau pour être américain.

Il gagne du temps. Il n'a peut-être pas raconté de connerie... Il est bien trop nerveux pour jouer la comédie.

L'homme se retourna soudain vers Valeija, une étrange étincelle dans le regard.

Il avait étudié la pièce, tout du moins avait-il dû dresser une stratégie dans sa tête.. Ses yeux ont balayé les angles et chacun de nous. Je veux bien croire qu'il n'est pas policier, ces gars-là seraient incapables d'un sang-froid comme le sien dans une situation pareille. Pour qui est-ce qu'il roule, putain ? S'inquiéta Valeija, ses yeux trahissant sa question au moment où ceux du type au chien les avaient croisés.

- Stop ! Tu me prends pour un con ? Ton flingue, doucement tu le poses à tes pieds.

L'homme s'exécuta dans un calme parfait.

Entrainement militaire, songea Valeija.

- Bien joué grognasse ! Si tu savais la fermer un peu ça ne se serait pas passé comme ça ! Il ne savait pas que j’avais un flingue ! 10/10 ! Bravo ! j’aurais dû te laisser crever !

Il est con ou quoi ?! Maintenant l'autre malade va s'imaginer que c'est nous qui sommes de mèches, putain ! Qui est-ce qu'il croit bluffer avec son baratin ?

- Ne le tue pas., murmure-t-il à Valeija dans un regard complice, avant de lui glisser des clefs dans la bouche, tout en détournant l'attention du cureton dans une parfaite coordination de ses gestes.

Elle les laissa retomber dans sa main gauche aussi rapidement que possible et les enfonça silencieusement dans la paire de menottes. Le bruit ambiant manquait néanmoins pour qu'elle ne puisse se décider à ouvrir ces dernières en toute discrétion.

L'homme avança alors prudemment vers le prêtre, droit dans sa direction.

Il me laisse le champ libre... Il m'empêche aussi de voir où il en est et ce qu'il fait. Merde !

- Expliquez-moi ce qu'il se passe avec ce mec ! Comment et pourquoi il est dans cet état ?

- Très simple Monsieur Pendragon. Vous lui avez tiré dessus, en pleine poitrine.

Pendragon...

Le coup de feu claqua, retentissant dans toute la bâtisse, assourdissant Valeija dont l'oreille droite se mit à siffler douloureusement. De là, où elle se trouvait, elle avait pu voir le gros lard se prendre la balle entre les deux yeux avant d'être réduit au silence.

Quand je pense qu'il m'a demandé de tuer personne... Fini les grognements, gros connard ! pensa-t-elle les yeux pointant le cadavre sur sa chaise.

Heureusement pour elle, elle avait pu profiter de la détonation pour ouvrir la menotte à son poignet. Pour le moment, l'homme que le curé appelait encore Pendragon était toujours entre elle et le cureton. Et sa main libre ne lui serait pas d'une grande utilité tant qu'elle n'aurait pas le champ libre pour aller récupérer son arme. Autant dire jamais puisque celle-ci trônait sur une table au centre de la pièce, bien trop loin pour qu'elle ne la récupère.

- Tu vas rester là gentiment avec ta demoiselle, tu auras tout le loisir de bien t'occuper d'elle une fois que je serais parti, d'accord ? Menaça le prêtre en pointant maintenant son arme sur Pendragon. Pas question que j'aille en tôle pour ça. Ce mec a eu ce qu'il méritait, un point c'est tout !

Il avait soudain pris une assurance qui n'était pas connue pour être coutumière des paroissiens d'une église. Quelque chose dans son langage trahissait le fait qu'il n'avait pas toujours été prêtre. Et visiblement, il connaissait les armes et sa religion ne semblait pas lui interdire de flinguer un mec sans défense de sang-froid. Difficile de croire qu'il a seulement agi par vengeance.

Ce mec n'a même pas sourcillé quand Pendragon a parlé de l'agression de l'évêque. Tient pas la route son histoire !

Mais pour le moment Valeija s'était occupée de détacher la dernière cheville de bois et tenait à présent en position assise par la seule force de ses jambes. Elle avait posé sa main droite, une fois libérée, sur la greffe qui n'était plus tout à fait solidaire de la chaise, l'empoignant fermement. Le chien s'était redressé et grognait à présent sur le tireur à la soutane.

- Rappelle ton clébard ou je serais obligé de lui loger un pruneau.

Pendragon regarda son chien et siffla, gardant son calme mais prenant maintenant un air très contrarié. Le chien resta à l'arrêt mais se contentait de grogner entre ses dents, balançant son regard tantôt inquiet vers son maitre, tantôt furieux vers le tireur.

- Je t'ai dit de calmer ton clebs. Reprit-il furieux en pointant l'arme sur le chien qui hésitait à s'asseoir et à bondir malgré les rappels de son maitre.

Soudainement, la chaise du gros type crevé céda, sans doute sous le poids du corps, et le tireur, paniqué, pointant son arme vers ce dernier avant de presser la détente. Une fois. Puis une deuxième. Et une troisième. Puis une dernière. Il avait arrosé un cadavre, distrait par ce dernier en même temps que Pendragon s'était accroupi dans un mouvement rapide. Il avait eu le temps de dégainer son arme mais Valeija avait pu profiter de l'hébétude du tireur pour lancer la greffe de bois de toutes ses forces sur ce dernier et se précipiter sur son piolet en se mettant à couvert derrière la table où il reposait.

La greffe embrocha le bras droit du curé dans un hurlement déchirant, tandis que le chien bondissait sur lui, sans que le tireur ne le remarque. Pendragon avait également son arme pointée dans sa direction, prêt à faire feu dans un regard de braises.






Dans la cendre et la douleur, j'irai venger mes frères tombés.


Dernière édition par Valeija D. Kristanöff le Mer 13 Juin - 15:19, édité 1 fois
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Mar 9 Jan - 21:52

Vous savez que je n’aime pas ? Entendre un coup de feu sans bouchon d’oreille ! Non pas que j’ai peur d’une balle pouvant me tuer, mais le bruit n’est vraiment pas agréable. Je réussis à ne presque pas trembler à cause du bruit. Une petite victoire pour moi, mais beaucoup beaucoup moins agréable quand je vis le suspect mort. J’ignorais dans quelle merde j’avais mis les pieds, mais j’étais bien dedans.

Mais je n’y étais pas seul.

Déjà, l’esprit d’un plat de spaghettis volant était sur moi et me donna LA diversion, le cadavre du drogué s’effondra distrayant suffisamment le prêtre pour que Téméraire et la fille sautent sur le prêtre pour l’immobiliser. Crocs, piolet et pistolet, trois armes immobilisant un meurtrier. Là j’étais bien remonté, car :

1) Il avait menacé Téméraire et on ne menace pas Téméraire
2) Il avait tiré trois de plus.
3) C’était un menteur dangeureux.

Anton le gentil gars serviable ne travaillant pas ce soir, laissons le pragmatique finir le travail :

- Comme je disais plus tôt, tu as confondu gentillesse et naïveté, Mathieu. Téméraire, lâche monsieur. Madame, faites de même mais laissez son arme à terre. Il ne faut pas laisser d’empreintes.

Nos regards se croisent et finalement elle obéit, peut-être me fait-elle confiance sur ce coup ? J’ai une idée qui me vient à l’esprit mais elle est TRES extrême. Peut-être qu’en discuter avec la miss pourrait aboutir sur une autre solution ? En premier lieu, repasser les menottes à Mathieu. Fidèle à mon habitude, je lui accroche la main et le pied ensemble. Alors, n’allez pas croire que je suis fétichiste, mais c’est efficace. Sentant un soudain besoin d’expliciter la chose, je me suis mis à expliquer ce que je faisais :

- Dans cette position, il ne peut ni se battre, ni s’enfuir et je n’ai pas besoin de serrer comme un bourrin les menottes. Et il se pourrait que je sache comment nous tirer de ce mauvais pas, à terme.

Je laisse donc Mathieu se faire un bain de sang et commence à marcher. Première étape : remercier l’inconnue, dont je ne connais pas le prénom. Deuxième étape, remettre mon arme à l’étui.

- Alors là, j’avoue que c’était très bien joué. Excellente compréhension et réaction. Vous m’avez tiré d’un mauvais pas. Mon père, il est temps de passer à table je crois. Nous avons beaucoup à nous dire.

Menteur, tueur, dealer.

- Vous avez demandé si j’étais de la D.E.A, ce n’était pas anodin, alors expliquez-moi ce qu’est la drogue que vous avez servi à ces types.

- Je ne dirais rien ! il faudra me livrer aux policiers et vous aussi irez en prison ! Puis je ruinerais votre réputation !


Je ne dis rien et je fais signe à la fille d’approcher. Nous avons certainement à nous dire et je monopolise un peu la parole et les actions. Peut-être que ses réflexes sont servis par une vivacité d’esprit équivalente. Pour commencer, lui expliquer la situation serait une bonne idée. Après tout, elle connaissait mon prénom et mon nom et je sais que des Anton Pendragon, il n’y en qu’un seul sur la côte Est.

Moi.

Autant lui expliquer correctement et éviter les quiproquos fâcheux à l’avenir. Téméraire, lui, ne lâche pas des yeux notre ami alors je me permets de lui tourner le dos et de jouer le conspirateur. A voix basse, pour éviter quand même que l’autre entende, je commence à raconter ma vie :

- Je suis détective privé, on m’a embauché pour trouver les agresseurs de l’évêque local. Mathieu était le seul témoin, d’après lui c’était deux hommes très agressifs. Un peu comme ceux-là, probablement eux en fait. Je ne sais pas exactement de quoi il retourne, mais si tu te sens d’attaque on pourrait creuser un peu. Mais...

Je baissais encore la voix :

- Vu la situation, je sais comment nous en sortir sans laisser de preuves. Je te fais le tableau, le pauvre père Mathieu décide de trouver les agresseurs de son évêque tant aimé. Il est tellement motivé qu’il prend les devants du détective engagé et retrouve les hommes. Il leur tombe dessus, un d’entre eux réussit à le blesser avant de succomber d’un coup de piolet dans la tête. L’autre se fait assommer et ligoter puis finalement exécuter. Fou de chagrin et de regrets, le prêtre retourne son arme contre lui et se suicide.

J’avais dit ça sur un ton calme, sans manifester de colère ou de froideur, quand je vous disais que j’étais souvent d’une humeur égale, je pouvais parler de la mort d’une personne comme si je faisais un plan pour un road-tripe. L’œil perçant, je laisse le choix à madame, après tout, elle aussi est dans cette galère.

- Alors on le cuisine ou on le tue ?

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Métier : Chasseuse de Prime
Informations : À propos de Valeija : Les quatre choses à savoir sur elle

1 : Elle ne compte pas en dollars mais en balles.
2 : Avare en parole, vous avez peut-être une chance de la faire causer en bavardant mécanique.
3 : Son surnom en Suède : "La Chienne de Guerre... Krigstik"
4 : Enfant, elle aimait les feux d'artifice. Mais elle a grandi... Les feux d'artifice ont donc grandi avec elle.
Véhicule : Buggy à Motricité Renforcée
Inventaire : Piolet de grimpeur, SV-98, 1x Kit de Premiers Soins, 1x Kit de Soin Spécial Rhume, 1x Demi-masque filtrant anti-particules (FFP3), grenades x4
Mer 10 Jan - 3:09

Pendragon avait résolument choisit la voix de la raison. Son arme au sol, l'épaule blessée et le chien menaçant face à lui, le prêtre en mauvaise posture s'était rendu sans davantage de résistance et Pendragon s'était seulement décidé à maintenir l'homme en joue, à demi allongé sur le sol.

Une fois remis debout, il épousseta ses vêtements, en partie auréolés d'humidité, qui avait condensée sur le sol pierreux par cette fraîcheur hivernale, et braqua ses yeux sur le tireur désarmé.

- Comme je disais plus tôt, tu as confondu gentillesse et naïveté, Mathieu. Téméraire, lâche monsieur. Madame, faites de même mais laissez son arme à terre. Il ne faut pas laisser d’empreintes.

Il me prend pour une débutante. Autant rester discrète et acquiescer simplement de la tête, sans plus de discours.

Valeija recula lentement, faisant face à la pièce pour mieux en scruter l'obscurité. Depuis qu'elle s'était réveillée, elle n'avait pas eu le loisir de bien observer les lieux. Ils étaient tous les quatre, chien inclus, dans une large salle sombre. Une faible lueur éclairait encore la pièce, pour partie émanant d'un imposant candélabre disposé sur la grande table de bois qui trônait au centre de la pièce, à peine revêtue d'une nappe blanche de cérémonie. Qu'est-ce que c'est que cette paroisse, bordel ? Sur sa gauche, une imposante double-porte de bois s'étirait sous un fronton tréflé de pierre, à l'ancienne. Une pierre noire... Du sol au plafond. Basalte. En face et derrière elle se trouvaient les contreforts intérieurs de l'immense bâtisse, lesquels montaient à plus de huit mètres jusque sous une première charpente apparente, de véritables entrelacs de poutres épaisses de bois brut. Valeija avait également pu remarquer que des chemins de ronde surplombaient presque toute la salle, depuis les hauteurs, et donnaient sur deux petites portes, l'une face à l'autre, de chaque côté des chemins. Sans doute un passage secret... Rosaces, vitraux, mobiliers, les murs étaient néanmoins richement décorés, l'idée d'un cambriolage se tenait vues les circonstances.

À sa droite, derrière la grande table, un passage s'ouvrait qui semblait mener vers le cœur de la cathédrale. Jamais Valeija n'en avait vu de telles sortes. On eût dit un édifice religieux reconstruit sur les ruines d'un ancien château féodal. Très étrange.

- Dans cette position, il ne peut ni se battre, ni s’enfuir et je n’ai pas besoin de serrer comme un bourrin les menottes. Et il se pourrait que je sache comment nous tirer de ce mauvais pas, à terme.

Pendragon sortit Valeija de ses pensées. L'homme se justifiait à raison de son étrange, quoique prudente, habitude. Elle reconnut, sinon l'originalité du style, la faible probabilité désormais qu'il appartienne véritablement aux forces de l'ordre. Ce genre de méthodes n'étaient pas très courantes chez les flics. Elle remisa un peu de sa suspicion l'espace d'un instant. S'il n'avait pas menti sur ses activités, il y avait moins de chances qu'il lui ait raconté des histoires sur les raisons de sa présence. Son identité serait à vérifier plus tard.

- Alors là, j’avoue que c’était très bien joué. Excellente compréhension et réaction. Vous m’avez tiré d’un mauvais pas. Mon père, il est temps de passer à table je crois. Nous avons beaucoup à nous dire.

Valeija se contenta de regarder l'homme s'approcher d'elle, le miel en bouche. Bien qu'appréciables, Valeija se méfiait des compliments. Qui savait quel genre de surprises pouvaient encore se cacher derrière une approche aussi raffinée ? Elle se contenta de hocher la tête sans y prêter plus d'attention, replongeant les yeux vers les chemins de ronde qui les surplombaient, à la recherche d'un éventuel autre tireur. Mais la nuit au dehors et la faible lumière au dedans ne permettait que d'en distinguer les contours. C'est à peine si elle aurait pu les remarquer si elle ne l'avait pas cherché.

Pendragon remarqua son détachement et se retourna à nouveau vers le cureton entravé. Je doute que celui-là s'arrache le pousse comme l'autre barrique dehors.

- Vous avez demandé si j’étais de la D.E.A, ce n’était pas anodin, alors expliquez-moi ce qu’est la drogue que vous avez servi à ces types.

- Je ne dirais rien ! il faudra me livrer aux policiers et vous aussi irez en prison ! Puis je ruinerais votre réputation !

Ce prêtre n'avait vraiment rien de catholique, tout humour mis à part. Valeija le gardait en vue du coin de l'œil et prêtait attention au moindre de ses mouvements quand celui-ci se traina sur le sol pour finalement s'adosser au mur de pierre derrière lui. Au moindre geste, elle lui clouerait les mains dans le roc avec son piolet, pour lui enseigner les vertus de sa confession. Mais, en attendant, sa petite histoire ne tenant pas la route, cela n'avait pas manqué d'intéresser Valeija. Si un tueur se promène en soutane, il y a peut-être une chance qu'un contrat court sur sa tête. De l'argent facilement gagné. La question était encore de savoir exactement dans quelle histoire elle avait mis les pieds.

Il y avait désormais deux morts. Un gros type, qu'elle avait dû éliminer elle-même par faute de choix. Mais un autre avait été froidement abattu par le curé. Si les circonstances de la mort de la première "victime" pouvaient difficilement parler pour l'individu qu'elle avait refroidi, le deuxième cadavre qui pourrissait maintenant dans ce qui semblait être le hall principal de la cathédrale, en revanche, était bien plus qu'intriguant. Et Valeija faisant feu de tout bois, elle ne se priverait pas pour essayer d'infiltrer le réseau, s'il venait à s'agir d'une mafia ou d'un nouveau cartel de la drogue. Après tout, drogue, armes, pièce de collection, elle ne manquait pas d'entrées pour revendre toutes ses trouvailles au marché noir. Autant d'"arguments" pour demander à ce qu'on lui fournisse des informations solides sur l'Homme aux Masques. Et cela ne pourrait que soulager le travail des flics. Ils ne s'en plaindront pas.

Anton sortit à nouveau Valeija de ses pensées, non sans l'intéresser cette fois.

- Je suis détective privé, on m’a embauché pour trouver les agresseurs de l’évêque local. Mathieu était le seul témoin, d’après lui c’était deux hommes très agressifs. Un peu comme ceux-là, probablement eux en fait. Je ne sais pas exactement de quoi il retourne, mais si tu te sens d’attaque on pourrait creuser un peu. Mais... Vu la situation, je sais comment nous en sortir sans laisser de preuves. Je te fais le tableau, le pauvre père Mathieu décide de trouver les agresseurs de son évêque tant aimé. Il est tellement motivé qu’il prend les devants du détective engagé et retrouve les hommes. Il leur tombe dessus, un d’entre eux réussit à le blesser avant de succomber d’un coup de piolet dans la tête. L’autre se fait assommer et ligoter puis finalement exécuter. Fou de chagrin et de regrets, le prêtre retourne son arme contre lui et se suicide. Alors on le cuisine ou on le tue ?

Ω - Tu permets que je réponde à ta question avec mes mots à moi ?

Les mots de Valeija surprirent l'enquêteur, le laissant coi.

Valeija se dirigea alors d'un pas vif et décidé vers le prêtre qui se tenait là, assis au sol, armée de son piolet. Elle braqua son regard dans celui du prêtre qui commença à douter de ses intentions jusqu'à voir sa propre mort au moment où elle arma son bras en arrière.

Le piolet percuta la roche à quelques centimètres à peine de la tête du prêtre qui laissa s'échapper un hurlement de panique en se protégeant le visage de son bras valide. Des petits éclats volèrent dans la pièce en projetant des étincelles. Quand le père Mathieu eut enfin recouvré ses esprits, il abaissa lentement son bras pour entrevoir le visage de Valeija, les yeux reluisant d'une lueur meurtrière. Une expression de terreur dans le regard, il pouvait sentir le souffle de Valeija, accroupie face à lui, se tenant sans bruit, son visage tout près du sien. Elle abaissa ensuite son piolet lentement en le faisant volontairement racler contre la paroi dure jusqu'à atteindre l'épaule ensanglantée de Mathieu et appuya soudain vigoureusement sur sa blessure.

Ω - Si je suis capable de faire ça avec un simple morceau de bois, à cinq mètres... Elle n'en ajouta pas plus, ces mots avaient été assez éloquents pour que Mathieu comprenne où elle voulait en venir.

- Mais... Mais vous êtes flics ! Vous ne pouvez pas me faire ça ! Reprit Mathieu, une fois Valeija lui ayant tourné le dos.

Valeija se retourna alors à nouveau lentement face au prêtre qui avait reprit confiance. Elle appliqua la tête froide de son piolet sous le cou de l'individu et envoya avec assurance :

Ω - Je ne suis pas une flic. Je ne suis pas plus une flic que Pendragon. Alors si tu tiens à rester en vie... - Elle le saisit alors violemment par la gorge, le décollant du sol en plaquant son front contre le sien : Ne m'énerve pas ! Puis elle le relâcha à nouveau, et fourra son piolet dans le passant à sa hanche en lui lançant un dernier regard avant de s'éloigner vers Pendragon qui avait assisté à la scène sans intervenir. Une fois parvenue jusqu'à ce dernier, elle passa silencieusement à sa hauteur et lui chuchota à l'oreille. - Il est frais pour un interrogatoire. Je te le laisse. Moi, je vais aller faire un petit tour.

Valeija se saisit alors du candélabre scintillant puis s'engagea dans le large passage qui menait au cœur de la cathédrale.

Ω - Elle n'est pas clean cette cathédrale. Lança-t-elle en s'éloignant.Ah ! Au fait... - Elle marque volontairement un temps de silence puis se retourne vers Pendragon. - Je ne suis pas venue ici pour faire un casse.






Dans la cendre et la douleur, j'irai venger mes frères tombés.


Dernière édition par Valeija D. Kristanöff le Mer 13 Juin - 15:17, édité 1 fois
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