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 All fall down

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Susana L. Sanchez
Administratrice
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Métier : Epidémiologiste
Informations :

A grandi à Boston » Partie s'installer à Atlanta pour ses études » Parle couramment Espagnol » Originaire de Cuba » Divorcée, a une fille de cinq ans, Luz » S'occupe seule de Luz » Son travail lui prend beaucoup de temps » Fait tout pour mener sa vie professionnelle et sa vie privée de front » Ne dort pas beaucoup » Tient très bien l'alcool » Déteste la cigarette » Tombe rarement malade. Annexes
Véhicule : 4x4 Jeep

Mar 12 Déc - 18:34

« On peut rentrer ? » Demanda Susana, alors que le barman tenait la porte de son troquet avant de planter son regard sur elle.

Elle. Sa fille dans ses bras, la tenant, le regard inquiet, qui trahissait l’urgence de la situation. Le mouvement de foule avait été… Impressionnant. S’il n’y avait pas eu tant de monde que ça, dans la rue, sur le marché de Noël, ça n’avait pas empêché que Susana avait bien cru qu’elle se ferait piétiner à un moment ou un autre. Son seul réflexe avait été d’attraper Luz et de la porter, avant de s’écarter de ce monde hostile. Il fallait la mettre à l’abri. Et bêtement, elle se disait qu’à l’intérieur d’une boutique, ça irait…

Tout du moins, elle l’espérait. Ou était Kenny lorsqu’elle avait vraiment besoin de lui, hein ? Elle sentit son ventre se nouer davantage en y pensant. Elle n’osait pas l’appeler : c’était son jour tranquille, ça faisait si longtemps qu’ils n’en avaient pas eu l’un comme l’autre qu’il aurait été injuste de l’en priver. Mais elle ne se sentait plus vraiment en sécurité sans lui. Si elle ne l’appréciait que modérément, elle devait bien admettre qu’il n’y avait eu que lui pour vraiment la rassurer.

« Oui, venez… » Confirma le barman. « Je vais fermer la grille en attendant que ça se tasse… » Annonça-t-il alors qu’elle rentrait se mettre au chaud avec sa fille. Cette dernière regarda par-dessus son épaule et se retourna plusieurs fois en désignant l’extérieur du doigt :
« Mama, la dame, là, elle a l’air pas bien !… Il faut que tu t’en occupes ! » Lui fit-elle avec de grands yeux.

Susana se figea, puis se retourna pour voir de quoi elle parlait. Déposant l’enfant sur ses jambes, elle attrapa par reflexe sa petite main dans la sienne, en se redressant. Ses yeux sombres se posèrent sur la dame en question : une jeune blonde, de sa taille, qui semblait perdu au milieu de cette agitation. Elle n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit : elle nota le sang qui tâchait ses vêtements, sans pouvoir savoir à qui il était, et comment il était arrivé là. Le barman la héla sans vergogne, pour attirer son attention :

« Mademoiselle ! » Il lui fit un grand geste de la main. Bon samaritain ! Les gens comme lui étaient rares… « Venez ici ! » L’invita-t-il fermement.

Il guetta qu’il n’y ait pas de casseurs dans le coin, alors que la police se répandait dans la rue en essayant de rétablir l’ordre.

« Vous êtes blessée ? » Lui demanda-t-il lorsqu’elle fut plus à portée de voix.

Susana se tenait à côté de lui, soucieuse. Depuis le début de l’épidémie, toutes les blessures l’inquiétaient…


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Nicola Korowitz
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Métier : délinquante
Informations : Niko est une graffeuse et une yamakasi.
Elle vit dans un squatte pas loin des docks.
Niko a appris à se défendre et sait plutôt bien se battre.
Ce n'est pas une esthète du combat, elle préfère l'efficacité.
Véhicule : Ses pieds.
Armes : un couteau papillon, sa cervelle, son corps.

Dim 17 Déc - 21:16

Faire un tour au marché de noël était une bonne occasion pour arrondir ses fins de mois difficile. a cette période, les gens avait parfois le porte-monnaie un peu plus remplis qu'à l'ordinaire. S'amuser à jouer les pickpocket n'était ce qu'elle préféré, mais elle se débrouillait pas trop mal. Cela faisait une petit heure qu'elle s'activait et pour le moment, le montant de son butin s'élevait à environ cinquante dollars. Une peccadille, mais au moins cela pouvait lui assurer quelques repas chauds. Tout se passait plutôt bien, mais un vague mouvement de foule finit par briser la tranquillité environnante. D'abord ce fut une légère bousculade qui se changea en une cohue inqualifiable. Les gens semblaient hystériques au point que certain n'hésitaient pas un seul instant à piétiner ceux tombés au sol. Un type enragé passa près d'elle en vociférant des inepties plus grosses que lui. Les traits de son visages étaient déformés par une haine que la jeune femme blonde avait rarement vue. Pourtant, dans la rue, elle en avait vu des choses, beaucoup de choses. L'homme finit par se retourner vers elle et la saisit par les épaules. La secouant comme un prunier tout en lâchant des prédictions apocalyptiques abracadabrantesques.

- NiKo: Ça va papy ! Lâche-moi !

Arrêtant de brailler comme un ahurit, il fixa la jeune femme d'un regard torve. La folie pouvait se lire dans le fond de ses prunelles brunes. Il relâcha sa prise et recula d'un pas toujours en scrutant la blonde qui venait de l'envoyer paître. Soudain, sa folie se changea en rage et il se remit à brailler plus fort, avec plus de conviction tout en fonçant sur NiKo.

- Le vieux fou: Je vais extirper le mal que tu renferme en ton sein.

La belle blonde avait sentit ce moment venir et esquiva le lourdaud en faisant un pas de côté tout en laissant traîner sa jambe. Emporté par son élan, l'homme chuta lourdement au sol et NiKo en profita pour filer discrètement. Malgré la cohue, elle parvenait à se faufiler sans trop de difficultés. Cependant, elle finit par tomber nez-à-nez avec un énergumène qui semblait encore plus fou que le vieux prédicateur de malheur. Sans prévenir, il se mit à frapper une femme sous les yeux apeurés d'un petit garçon de cinq environ. Comme l'autre, il hurlait des conneries énormes sur la fin du monde, sur la grippe et autres fadaises de ce genre. Pour la blondinette, ce n'était qu'une prétexte pour laisser libre cours à leurs instincts animaux les plus bas. La jeune femme savait pertinemment qu'il ne fallait pas chercher à discuter avec ce genre de personne. Alors, elle s'approcha et le frappa au niveau du genoux droite pour le lui faire plier. L'homme âgé d'une trentaine d'années tourna vers elle un visage ou une expression de surprise se disputait avec une colère sourde. La délinquante enchaîna avec un bon cou de poing au niveau de l'oreille et l'homme s'écroula en gémissant. Afin de s'assurer qu'il était bien hors de combat, elle lui asséna deux ou trois coup de pied, puis elle se tourna vers la femme pour l'aider à se relever. Elle la guida jusqu'à l'enfant qui pleurait. Malgré ses blessure, la mère prit son enfant dans ses bras et fila en remerciant d'un signe de la tête la jeune blonde. Ce fut en se retournant que NiKo ressentit une vive et cuisante douleur au niveau de son ventre. Elle se retrouvait face au vieux fou de tout à l'heure qui avait réussit à le retrouver malgré la foule. En baissant le regard, elle pouvait voir qu'il l'avait poignardé. Sans réfléchir, elle lui assénât un violent coup de boule digne des plus grands moment de cinéma. La jeune femme avança vers l'homme qui se roulait au sol de douleur en titubant. Avec un plaisir non dissimulé, elle prit bien son temps pour lui écraser son entre-jambe. Ainsi, il ne pouvait plus la suivre et elle commença à fendre la foule pour tenter de rejoindre une zone moins peuplée. Chahutée par les gens qui tentaient de fuir dans toutes les directions, la blondinette se ramassa quelques coup de coude provoquant des ecchymoses, se faisant même griffer. Ce fut seulement au bout de dix minutes ballottée par le courant humain que la délinquant trouve un endroit moins animé. Une voix l'interpella sans provoquer de réaction chez la jolie blonde. Par moment, son regard se portait sur ses mains couvertes de sang, son sang, qui tenaient son ventre douloureux.

- Le barman: Vous êtes blessée ?

Titubant, elle continua à avancer au hasard ne parvenant pas à articuler quoique ce soit. Elle avançait simplement en direction de cet homme qui l'avait interpellée avant de s'écrouler à quelques pas de ce dernier. Malgré la douleur de sa blessure au ventre, la jeune femme tenta de se relever tout en essayant de parler à ce samaritain qui lui venait en aide.

- NiKo: C't'enculé ma planté.


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Si on te prend, mord.
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Susana L. Sanchez
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Dim 24 Déc - 11:58

Les yeux du barman se posèrent sur elle : Que devaient-ils faire ? Susana papillonna des cils avant de déposer sa fille au sol et de se parer de toute l’assurance dont elle avait besoin pour gérer le souci. Sa gorge se noua néanmoins : vu la configuration de la situation, elle avait l’impression de sauter dans la gueule du loup. Ses doigts cherchèrent son téléphone dans sa poche, mais en ouvrant son clavier, elle se demanda qui elle devait appeler en urgence : les ambulances étaient toutes saturées d’appel depuis des semaines, et aucune n’arriverait aussi rapidement. La blonde risquerait de se vider de son sang, si ce n’était plus. L’espace d’une seconde, elle hésita tout simplement à contacter Kenny. Puis, elle ravisa :

« Ok, amenez là à l’intérieur, je suis médecin, je vais m’en occuper ! » Fit-elle.

Le barman hocha la tête et s’approcha de la jeune femme. Susana se tourna vers sa fille, et la somma de se mettre dans un coin. Une autre personne dans le bar se proposa pour s’occuper de l’enfant, et la cubaine n’eut pas le temps de vraiment négocier la chose. Elle accepta, et s’avança à son tour vers la jeune femme blessée. Le sang imbibé ses vêtements, et elle ne pouvait pas clairement voir la profondeur de sa plaie. Avec précaution, elle expliqua au barman comment la transporter à l’intérieur sans lui faire trop mal.

Ils y parvinrent tous trois, et elle invita l’homme à lui amener tout ce qu’il pouvait pour qu’elle puisse travailler. Même Luz fut mise à contribution !

« Tu me donnes mon sac, carina ? » Demanda-t-elle en douceur. L’enfant s’approcha avec précaution, déposant l’objet sur l’une des chaises à côté d’elle.
« ça fait mal ? » Questionna l’enfant en fixant la blonde allongée sur le comptoir.

Susana repoussa sa fille d’un geste de la main, pour lui éviter d’avoir à admirer des choses qui la marqueraient. Elle invita sa nounou improvisée à l’éloigner de là, pendant qu’elle nettoyait ses mains à l’aide d’un gel désinfectant. Se les frottant avec précaution, elle avertit la blonde que ça risquait de faire mal, alors qu’elle relevait son vêtement pour voir la blessure.

« C’est profond. » N’eut-elle aucun mal à décréter. « Quand est-ce que s’est arrivé ? Vous avez pu voir la lame qui vous a fait ça ? » Elle appuya sur les bords de la plaie pour pouvoir admirer les tissus : « Vous avez de la chance, ça n’était pas une lame crantée… La plaie est lisse mais… Je ne sais pas si ça n’a pas fait d’autres dégâts internes… » Et est-ce que la lame avait pu se casser à l’intérieur ? ça arrivait !

Elle demanda une paire de ciseaux. Le barman n’en ayant pas, il lui confia un cutter, qui lui permet de découper avec précaution le haut de la jeune femme. Tant pis si elle y tenait, il était fichu à cause du sang de toute façon ! ça lui permit de découvrir son torse, ainsi que ses bras, ou alors qu’elle se débarrassait de l’habit, les yeux de Susana se posèrent sur une griffure qui la figea le long de son poignet.

« Comment vous vous êtes fait ça ? » Demanda-t-elle avec une méfiance qu’elle tentait de camoufler.


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Jeu 4 Jan - 11:28

NiKo fut remise sur ses pieds avec l'aide du samaritain ainsi que d'une femme de type latino. La blondinette avait cru entendre qu'elle était médecin. Le trio se dirigea vers l'intérieur du bar tant bien que mal. Elle fut allongée sur une grande table. C'était inconfortable, mais guère plus que le bitume où elle avait parfois du dormir quand elle n'avait pas réussit à trouver un squatte. La femme brune parla d'une voix douce à quelqu'un hors du champ de vision de la jeune délinquante. Au bout de quelques secondes, une petite voix enfantine fit tourner la tête de la blondinette qui croisa le regard d'une fillette plus intriguée qu'inquiète. La question la fit sourire, un mince sourire.

- NiKo: Ouais, mais j'ai connu pire.

Elle avait à peine eut le temps de répondre à l'enfant que sa mère la chassa avec douceur et précaution. La femme devait certainement vouloir préserver sa jeune fille de la vision de choses auxquelles elle n'était pas confrontée d'habitude. Sans vraiment savoir pourquoi, cela fit plaisir à NiKo de constater qu'il y avait des parents qui prenaient soin de leur enfant. Pas comme les siens. Elle fut tirée de ses pensées par le médecin qui lui parlait de sa blessure.

- NiKo: Bah ... Avec effort, elle fouilla dans son blouson, ce qui lui tira quelques grimaces de douleur pour en sortir un couteau combat à lame rétractable. C'te con faisait moins l'malin quand j'l'ai défoncé. Malgré la douleur, la blondinette affiche un sourire carnassier. J'espère que lui et son pote vont bien souffrir, car j'les ai pas loupé.

Le couteau était intact, la lame n'était pas cassé. Ce qui en soit était plutôt une bonne nouvelle. Restait maintenant à savoir si le coup avait fait des dégâts internes ou non. Pour cela, seul un hôpital bien équipé pouvait répondre à ce légitime questionnement. La jeune femme blonde vit la femme commencer à découper son haut avec une paire de ciseaux d'un air désolé. Elle cru bon la rassurer.

- NiKo: T'en fait pas. J'en trouverai un autre mieux.

Elle ponctua sa réplique d'un sourire rassurant malgré les lancement douloureux qui lui prenait le ventre. Elle repris son sérieux pour ajouter.

- NiKo: Y-a qu'mon cuir qui faut pas abîmer.

A mesure que le médecin découvrait le corps de la jeune femme blonde, NiKo ressentait des frisson à cause de la fraîcheur ambiante. Elle remarqua à peine la mère de famille se figer à la vue d'un anodine estafilade sur son bras. D'ailleurs, la question avait surpris la jeune femme qui arqua un sourcil. En quoi une estafilade comme ça pouvait provoquer une telle réaction chez une personne qui semblait habituée à gérer des blessures bien plus grave comme le prouvait jusqu'à présent son comportement. La jeune délinquante regarda son bras et répondit en haussant les épaules.

- NiKo: Chais pas moi. Certainement un trou du c' tout à l'heure. Chais pas si t'as vu, mais dès qu'ça panique, les gens ça réfléchit pas trop et dehors c'est l'chaos. Elle marqua une légère pause avant de reprendre avec une ferme détermination. En quoi c'est plus inquiétant qu'ma blessure au ventre ?

Spoiler:
 


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Susana L. Sanchez
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Dim 7 Jan - 12:13

Susana esquissa une petite grimace. D’un geste de la main, elle demanda à la blonde d’éviter les grossièretés. Même si dans son état, il était plus facile d’en dire, surtout après s’être fait poignarder par un inconnu. Examinant la plaie, elle fit en sorte que son diagnostique soit au plus juste. Au moins avec une idée sommaire du type de lame utilisée, elle pouvait travailler sans trop de problème. Ce qui l’inquiétait davantage, c’était l’égratignure nette sur son bras. Elle ressemblait à s’y méprendre à une blessure qu’elle avait déjà vu, et qui n’augurait rien de bon pour la blonde.

« Vous vivez ou ? » Interrogea-t-elle. « Pour voir comment je dois commencer mes soins, qu’ils ne s’infectent pas trop rapidement. »

Et pas que. Selon le rythme de vie de la jeune femme, elle pourrait également voir de quoi il en retournait réellement. C’était le genre de questions qu’elle avait pris l’habitude de poser. Quand ils ramenaient des sans abris malades depuis des jours, à qui on découvrait une blessure ou une morsure, Susana se doutait que ces gens là étaient les plus facilement touchés par l’épidémie qui courait. Ils étaient, par définition, des proies faciles, des gens qu’on ne regardait pas. Et ça posait souci parce que personne ne se retournait sur leurs passages, sauf lorsqu’ils se relevaient pour tuer.

« Vous n’avez vraiment pas vu qui vous a fait ça ? Il n’avait pas l’air… Malade, ou fiévreux ? » Questionna-t-elle le plus bas possible, pour ne pas faire naître une quelconque peur derrière elle. Elle invita d’ailleurs d’un visage confiant la jeune femme à ne pas stresser. C’était sûrement elle qui prenait trop de précaution, mais son métier et les derniers évènements l’y obligeaient… « J’aurais besoin de tous mes kits de soins et de prélèvement pour pouvoir m’assurer que ça… Ce n’est peut-être vraiment rien. »

Un coin de son esprit restait focaliser sur la plaie, avant qu’elle ne se reconcentre sur le coup de poignard qu’elle s’était pris tantôt. Elle s’assura que les bords de ce dernier ne commençaient pas à rougir, ce qui serait le signe que la lame n’était clairement pas propre. Sortant un coton de son kit de soin personnel, elle l’imprégna de désinfectant avant de nettoyer autour de la plaie calmement. Elle put voir la peau tressauter, car sans anti-douleurs, ça pouvait être effectivement plutôt gênant.

« Je vais recoudre votre plaie au ventre, mais il faut faire venir une ambulance, et on va en avoir pour un moment ici… » Avertit-elle la jeune femme avec un air contrit. « Vous vous appelez comment ? » Demanda-t-elle pour faire la conversation et lui changer les idées. « La douleur, elle est gérable ? Vous n’avez pas de gêne quand vous respirez ? » De ce qu’elle voyait, elle s’en sortirait… Il fallait l’espérer, si la griffure n’était rien d’autre qu’un banal accident sans conséquences. « Il a, à priori, seulement coupé dans le muscle, ça se remettra mais je ne peux pas en être persuadée… »


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Mar 9 Jan - 16:01

NiKo regarda la femme qui lui faisait face avec un petit air étonné et la tête légèrement de travers. Puis elle remarqua que son interlocutrice regardait de temps en temps en direction de la petite fille. La blondinette en déduisit qu'elles devaient être mère et fille. La jeune femme trouvait cela toujours réconfortant de voir une mère prendre soin de son enfant, de s'inquiéter ... bref, de faire tout ce qu'une mère devait faire pour son enfant. Cela la confortait dans le fait que sa mère ne fut pas ce qu'elle aurait dû, qu'elle n'avait pas eu de chance à la naissance. Son attention quitta l'enfant pour regarder de nouveau le médecin qui la questionnait sur son lieu de vie.

- NiKo: Une baraque sur les docks. Un truc qu'on partage à plusieurs.

C'était une façon détournée pour dire qu'elle n'avait pas de logement propre et qu'elle vivait dans un squatte. Puis, les questions s'enchaînèrent. La soignante faisait preuve d'une curiosité qui fit légèrement sourire la blondinette.

- NiKo: Tain ! J't'ai dit que chais pas. J'ai pas l'type qui m'a fait ça. Sinon il aurait prit un coup d'savate.

L'insistance de la médecin avec cette question ouvrit la porte à la suspicion de la délinquante. Comment une simple écorchure à un bras pouvait attirer l'attention du médecin plus que sa blessure au ventre. Ce n'était pas le genre de choses normales. Tout en gardant le silence, elle observa plus attentivement son interlocutrice avant de se décider à répondre de nouveaux à quelques questions.

- NiKo: Moi c'est NiKo. Et vous ? Elle secoua la tête. J'repire sans blème. Son regard glissa sur sa blessure. J'ai connu pire niveau douleur.

Le médecin parla de la blessure en elle-même. Tout semblait plutôt propre, mais le regard inquiet et les étranges questions ne sortaient pas de son esprit. La blondinette était loin d'être sereine. De son regard acier, elle détailla un peu son interlocutrice. Puis, elle se mit à lui parler doucement pour éviter que les autres les entendent.

- NiKo: La grippe ? Elle marqua une pause avant de reprendre. J'ai vu c'qui font les malades quand ils pètent les plombs. C'est pas beau. J'ai dû quitter mon précédent appart à cause d'ça. Y avait trop d'malades dans l'coin et j'avais pas envie d'me faire becter.

Tout en disant cela, elle retira tant bien que mal son blouson en cuir afin de retirer les guenille de ce qui fut à une époque son sweet et son t-shirt. Elle se retrouva en soutient-gorge devant le médecin. La pudeur ne semblait pas l'étouffer. La petite douleur qui la lançait à chaque mouvement lui rappela de rester tranquille et elle décida de remettre à plus tard le fait de remettre son blouson en cuir. On pouvait donc voir quelques uns de ses tatouages notamment le monumental qui était dans son dos. Ainsi que pour les regards les plus avertis, de vieilles cicatrices reliquats des maltraitances reçues pendant son enfance.


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Susana L. Sanchez
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Mer 10 Jan - 0:34

« Un squat ? » Reprit la cubaine, d’une voix basse pour ne pas incommoder sa patiente du moment. Même si celle-ci n’était visiblement pas du genre à se laisser faire, et l’agacement qui teinta sa voix à la suite la fit reculer et lever les mains en l’air, comme pour signifier son innocence : « D’accord, très bien, pas la peine de s’énerver… » Souffla-t-elle en s’excusant au passage.

Elle ne voulait pas être intrusive, mais elle n’avait pas l’impression d’avoir le choix. Parce que cette griffure l’inquiétait : vraiment. Elle en avait vu trop pour ne pas s’en faire, mais elle ne pouvait cependant pas expliquer clairement ses craintes sans créer la panique au sein du bar et risquer la vie – peut-être inutilement – de NiKo. Pinçant les lèvres, Susana tenta bon gré mal gré de paraître le plus normal aussi, s’affairant à éponger le sang.

« Susana. » Se présenta-t-elle en douceur. Inutile d’être trop formelle, estima-t-elle dans la foulée. Ça n’avait pas de sens, pas maintenant que la jeune femme se débarrassait de ses vêtements sans grande pudeur, et qu’elle avait tout l’air de prendre ses aises.

Il y eut comme un murmure dans la salle, des gens un peu choqués par le comportement de la blonde. Susana n’était pas forcément impressionnée, elle en avait vu d’autres lorsqu’elle faisait son internat aux urgences, avant de s’orienter vers l’épidémiologie. Il lui restait tout de même de bonnes bases en la matière, et il fallait avoir les nerfs solides pour tolérer ce qu’elle pouvait vivre au quotidien. L’agitation dehors ne désemplissait pas, et ils pouvaient entendre les casseurs prendre les rues, alors que la police luttait pour rétablir la paix.

« Vous avez été au contact d’infectés ? » Interrogea-t-elle doucement, en venant désinfecter le plus délicatement la plaie. Bien sûr, ça piqua, et elle la sentit se tendre sur le coup. Susana s’excusa. « Où ? » Demanda-t-elle.

Il lui fallait connaître les nids. Elle ne savait pas si elle pourra aller y jeter un coup d’œil, mais elle était persuadée que ça lui serait utile. Surtout si les forces de l’ordre pouvaient intervenir ensuite. Les infectés s’en prenaient aux personnes disponibles, laissées pour compte par la société. Des gens comme cette Niko, qui avait déjà du en voir des vertes et des pas mûres.

« On peut se tutoyer, si tu préfères. » Proposa-t-elle à la blonde avec un regard doux. « Je m’inquiète pour cette griffure parce que je suis épidémiologiste. » Souffla-t-elle tout bas à la jeune femme. « Je travaille sur la grippe, justement, et ça peut être l’un des modes de transmission. »

L’annonce ne devait pas lui faire plaisir, aussi la tempéra-t-elle très vite :

« Garde ton calme, d’accord ? Ce n’est probablement rien. Juste moi qui m’en fait pour rien, mais… J’aurais besoin d’en être sûre. Si tu te sens de me suivre jusqu’à mon laboratoire, lorsqu’on t’amènera à l’hopital, je pourrais très vite en être certaine… » Lui murmura-t-elle en essayant de ne pas mettre le doute dans la salle derrière. Et elle jeta un regard à Niko qui l’invitait à ne pas paniquer.


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Mar 16 Jan - 15:44

- NiKo: En contact ? Non, j'les laisse pas m'approcher ces malades. J'les esquive. Chuis douée pour ça. Elle afficha un léger sourire en disant cela. Avant de rajouter toujours sur un ton calme et bas. J'crois que t'sais déjà où. Partout où les keufs mettent pas les pieds et où les gens font pas attention aux autres. Mais si tu veux une adresse précise, j'peux te dire que sur les docks ça craint un max en ce moment. Y a le Beau Leo et sa pouffe qui ont choppé la grippe et ils ont déglingué trois ritals. La blonde fit avec sa bouche quelque chose qui était à mi chemin entre le sourire et la grimace. Ces cons ont voulu jouer aux gros bras et ils se sont fait défoncer proprement. Le plus fou, c'est qu'ils ont tiré dans l'buffet du Beau Leo sans que cela le gêne. Chavais pas que la grippe pouvait faire ça. Mais il doit être crevé dans un coin maintenant, car ils l'ont pas loupé. Elle marqua un petite pause et riva son regard dans celui de son interlocutrice. Hein ? Elle mit quelques secondes à comprendre que sa localisation était plutôt floue. C'est un bâtiment à cent mètres de l'embarcadère. La porte principale est rouge. Une grande porte à double battant. Mais cherais à ta place, j'y mettrai pas les pieds sans la flicaille. C'est pire qu'un coupe gorge là-bas. Surtout pour une bourge comme toi.

Le médecin continua son oeuvre afin de soigner au mieux la jeune délinquante. En regardant par dessus l'épaule de cette dernière, elle pouvait voir l'enfant qui jouait avec une jeune femme improvisée nounou de par la situation. Dehors, il y avait pas mal de heurts et bruits signifiant que la police et les émeutiers s'affronter et qu'ils ne faisaient pas semblant. Tout le monde dans la pièce semblait sur le nerf et la jolie blonde pouvait bien le sentir aux regards désapprobateurs qui se fixèrent sur elle quand elle retire le haut de ses vêtements. Il y eu une dame d'un certain âge qui se fendit même d'une remarque à laquelle NiKo se contenta de répondre par un doigt d'honneur agrémenté d'un large sourire. Tout en continuant à la soigner, le médecin lui parla de son travail et plus précisément de ce qui l'inquiétait dans la griffure. Gardant son large sourire, elle regarda la fameuse Susana avec un certaine intensité.

- NiKo: Alors une stupide griffure est plus dangereuse qu'un coup d'couteau maintenant. Elle secoua la tête. Quel monde de merde ! Elle réagit à la proposition du docteur. L'hosto ? J'y mettrai pas les pieds. Qu'est-ce qu'ils vont faire de plus ? A part m'emmerder et appeler les keufs ? Non, j'y vais pas. Par contre, j'veux savoir si j'ai choppé c'te saloperie. Alors, chuis ok d'aller à ton labo faire tes tests. Sentant les protestation du médecin venir, elle lui coupa la parole d'un geste. J'vais pas à l'hosto. Savent pas faire leur taf. S'ils zavaient fait leur taf, j'aurai pas ça et cherais certainement ailleurs aujourd'hui.

En disant cela, elle désigna son dos. Elle prit la main de Susana et la fit passer dans son dos pour qu'elle sente la peau tatouée et surtout les cicatrices qui étaient camouflée avec soin par cet art millénaire. Le regard acier déterminé de NiKo était clair sur le fait que sa décision était inflexible.

- NiKo: T'sais, tous les gosses zont pas la chance d'avoir de bons parents.


Si on te donne, prend.
Si on te prend, mord.
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Susana L. Sanchez
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Métier : Epidémiologiste
Informations :

A grandi à Boston » Partie s'installer à Atlanta pour ses études » Parle couramment Espagnol » Originaire de Cuba » Divorcée, a une fille de cinq ans, Luz » S'occupe seule de Luz » Son travail lui prend beaucoup de temps » Fait tout pour mener sa vie professionnelle et sa vie privée de front » Ne dort pas beaucoup » Tient très bien l'alcool » Déteste la cigarette » Tombe rarement malade. Annexes
Véhicule : 4x4 Jeep

Mar 16 Jan - 17:36

« ça ne m’étonne pas. » Grogna Susana en baissant le regard. « C’est la population la plus à risque dans le cas d’épidémie, et celle-ci fait des ravages. »

Et elle trouvait ça injuste. Les oubliés, les laissés pour compte, ceux dont la société ne voulait pas. Elle n’avait pas mené grand train dans sa vie, mais elle n’avait pas connu la misère non plus. Susana avait eu de la chance, elle faisait partie des privilégiés, qui avaient pu mener des études, même lorsqu’elles étaient encore à Cuba avec ses sœurs. Même après la leucémie de sa plus jeune sœur, ou ses études… Simplement, Susana avait vu du paysage, et les deux années avec les médecins sans frontières lui avaient appris à être reconnaissante de ce qu’elle avait. Depuis le divorce, ça se résumait à plus grand-chose, seule sa fille comptait plus que la prunelle de ses yeux.

« Ok… Ok, tu ne viendras pas à l’hosto. » Abdiqua la cubaine. Mains levées, en signe de renoncement. Elle ne pourrait pas forcer Niko à se joindre à elle si elle ne le désirait pas, et c’était un coup à la perdre aussi, comme la fois d’avant avec Kenny. Non, elle ne ferait pas deux fois la même erreur… « Mais je te conduirais avec moi au laboratoire… Deal ? » Fit-elle en tendant la main vers elle, pour qu’elles aient un accord.

Ça semblait convenir à la blonde de toute façon, et c’était tant mieux. Il ne suffirait que d’une analyse pour essayer de trouver le virus dans ses veines. L’histoire de quelques heures à dire vrai, mais c’était toujours moins pire qu’un passage aux urgences où elle perdrait le peu de confiance qu’elle avait réussi à grapiller chez sa voisine.

« De toute façon, on va attendre que ça se passe. Si c’est plus grave que ça en a l’air, tu auras très vite les symptômes. » Lança-t-elle, pragmatique.

Et lorsque la jeune femme attrapa sa main pour venir la conduire dans son dos, Susana eut l’occasion d’effleurer ses autres cicatrices. Surprise, elle se redressa légèrement, pour les voir. Pas seulement les toucher. Elles étaient nombreuses, camouflées par les tatouages. Moyen de les faire disparaitre, probablement. Son cœur se serra et instinctivement, ses yeux se tournèrent vers sa petite fille, qui jouait une table en arrière avec une autre cliente.

Elle ne pouvait imaginer que sa fille puisse finir ainsi. Elle voulait que Luz soit toujours à l’abri, protégé, et elle ne comprenait pas qu’on ait pu faire du mal à sa propre chaire. Loin de savoir comment s’excuser de ça à la jeune SDF – alors qu’elle n’y était franchement pour rien – elle se sentit honteuse d’en être désormais témoin. Elle, elle lui parlait de cette évidence : tout le monde avait eu l’occasion de voir ces marques, sans réagir en conséquence.

« Depuis combien de temps tu es à la rue ? » Demanda-t-elle à Niko en revenant vers elle, finalement. « Et tu as quel âge ? » S’inquiéta-t-elle ensuite.


Guilt makes people do stupid shit. See, I hate that. I want everything to be my fault. Good or bad. Means I have some control. Obviously. But it keeps me dreaming I can change things for people. ♛ by wiise
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