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 For a better World - Hannah

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Carter L. Schwartz
Administrateur
Métier : courtier en bourse / politicien
Informations : • Il a plusieurs tatouages pour représenter différentes choses • Il aime sa jumelle plus que n'importe qui sur terre et a souvent besoin de son avis • il a traumatisé son petit frère mais fait tout pour se rattraper • il déteste son père • Il aime emmerder Stephen Armstrong, le Sénateur mais croit tout de même qu'il ferait mieux • S'est lancé dans la politique pour un défi • Il incite les gens à le suivre dans ses démarches pour savoir le fin mot de l'histoire • Il est en couple avec Gillian Hammond qui bosse pour le Sénateur • Il tente de mettre en place un groupe de citoyens qui serait apte à se défendre contre toutes éventualités


Véhicule : Alpha roméo guilia
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Sam 2 Déc - 14:05

Il y avait forcément un moment où Carter devrait trouver une solution au problème qui s'imposait de jour en jour. La population avait peur. Agressions, cannibalisme, épidémie. Bref, le pays partait en sucette mais rien n'était fait pour rassurer les habitants. Où qu'il cherchait, ses contacts lui disait que c'était plus ou moins pareil ailleurs. Tout devenait vraiment problématique... Dans son bureau, il avait longuement cherché une réponse, avait demandé à Gillian si elle savait quelque chose mais évidemment, elle ne lui donnait pas d'informations parce que confidentielles. Bon sang... Et ils devaient vraiment avancer à l'aveugle ? La merde. Après une longue discussion avec sa jumelle et leur jeune frère, le jeune politicien s'était décidé. Il fallait faire un meeting. Une réception pour discuter avec les habitants, rassurer la population, ce que semblait négliger Stephen. Quel imbécile, celui-là ! Et il s'étonnait sincèrement que les gens défilent et manifestent ? Il pouvait être malin, le Sénateur, un redoutable adversaire même mais il fallait qu'il se rende à l'évidence. Il n'était pas assez fort pour tirer les bostoniens vers l'avant. Alors ouais, faire les gros bras en réquisitionnant chaque agent armé c'était beau mais ça n'aidait personne à dormir sur ses deux oreilles, le soir. Au contraire, l'inquiétude ne faisait que grandir. Par déduction, on savait qu'on nous cachait des choses inavouable. Et même si c'était la Maison Blanche qui l'ordonnait, est-ce qu'on pouvait réellement se dire que le mensonge était la vraie solution ?

Non. Clairement, aux yeux de Carter, non. Si à la base, le jeu politique l'amusait, il y avait aussi dans toute cette folie une frayeur. Des gens disparaissaient, des morts étaient retrouvés et certains agents gouvernementaux rendaient les armes. Comment leur en vouloir ? Longuement, il avait lu la liste des lieux où il pouvait tenir un meeting, une réunion pour convaincre les gens de rejoindre son projet de groupe. Ce n'était pas facile, il était vrai. Il allait devoir tout prévoir de A à Z, s'accorder avec chaque membre de ce potentiel regroupement, devait s'arranger pour que chacun se trouve à sa place et qu'une sensation de sécurité règne alors que le chaos défonçait la porte à coup de machines de siège. Une solution, une solution, c'est tout ce qu'il souhaitait. Le blond avait donc longuement cherché, fouillé, pesé le pour et le contre de chaque lieu et un seul sortait du lot. Une galerie d'art. Généralement, ça semblait être affilié aux gens riches, à la mode, au top de l'élite mais il voyait parfaitement que de nombreuses choses pouvaient être réalisées. D'autant que pour le coup, ses partisans, de différents milieux sociaux, le rejoindrait. Et tous savaient qu'un peu de beauté calmait les hardeurs des plus hargneux. C'était donc décidé. Il avait prit son téléphone et composé le numéro qui s'affichait sur son document. Une sonnerie, deux puis trois avant d'entendre une voix féminine à l'autre bout du combiné. "Bonjour. Pourrais-je parler à madame... Dickens, s'il vous plaît ?" avait-il commencé.

Au bout d'une dizaine de minutes, il avait proposé un rendez-vous à la femme, à une terrasse de café, non loin du parc. Il avait expliqué qu'il aurait voulu parler en face à face, expliquer ce qu'il souhaitait, un partenariat pour une grande rencontre. Les modalités de location étaient à discuter, le projet aussi. En fait, quelque part, il cherchait à se faire une alliée supplémentaire pour son idée. Une de plus pour lui faisait une de moins pour Stephen. Évidemment, il ne perdait pas de vue l'idée de le faire tomber de son trône. Le renverser lui plaisait bien et il ne doutait pas de ses capacités à agir dans l'urgence mais pour ça, il fallait des gens capables de prouver qu'il pouvait faire mieux. Et pour ça, qui de mieux que des influenceurs en tout genre pour convaincre une communauté ? Tactique et sans tricherie, du charisme et des preuves.

Quinze heure seize à sa montre. Carter était arrivé un quart d'heure en avance et il attendait à une table, jambes croisées et café en main tout en lisant ses mails, vérifiant les cours de la bourse pour indiquer à ses associés les offres à faire ou non. Puis il lisait le journal de différents pays, pour essayer de voir si le problème ne touchait que les États-Unis sans pour autant y parvenir. Une nouvelle fois, il reçu un sms de Simon, son paternel, pour lui demander une nouvelle confrontation. Bon sang, est-ce que ce mec comprendrait un jour que son fils ne voulait pas marcher dans ses pas ? En tout cas, l'aîné Schwartz profitait des minutes qui lui restait pour envoyer quelques messages ici et là, surtout à sa fratrie pour organiser le repas du soir chez leur mère, comme à chaque fin de semaine. Le retour de Lucy ne se fit pas attendre, signalant qu'elle serait en retard et Josh expliquait qu'il aiderait leur mère en cuisine puisqu'il finissait tôt, exceptionnellement. Après plusieurs minutes, ils se mirent d'accord et Carter soupira. Au moins, ça ferait un court break.

Un raclement de gorge se fit entendre et l'homme leva les yeux avant de soulever son corps pour faire le tour de la table en souriant, faisant le gentleman, tirant la chaise pour inviter la femme à s'installer, sourire aux lèvres. "Je vous en prie." dit-il d'une voix chaude avant de pousser doucement la chaise pour avancer la blonde. Prenant place face à l'artiste, il lui proposa sa main en guise de salutation sans se débarrasser de son étirement de lèvres. "Je suis ravi de vous voir, madame Dickens. J'espère que ça ne vous dérange pas si j'ai commencé un peu avant vous, il faisait froid." qu'il ajoutait avant de signaler à un serveur d'approcher d'un geste. "Prenez ce que vous voulez, je vous invite." annonçait le politicien à la femme, saluant au passage l'employé qui se chargeait d'eux.



“La peur n'évite pas le danger, le courage non plus. Mais la peur rend faible, et le courage rend fort.”
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Hannah P. Dickens
Métier : Galeriste et artiste
Informations : ✯C'est une artiste dans l'âme
✯Elle gère une galerie d'art
✯Elle est mère et épouse
✯Le père de son fils est sous injonction de la cour, mais il tente de retrouver ses droits de visite avec son fils
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Dim 3 Déc - 3:51

For a better world
Dickens & Schwartz



Elle n’avait pas levé le nez de sa maquette de la journée. Elle cherchait l’emplacement parfait pour la nouvelle collection qui était en train d’arriver. Elle avait joué du pied-de-biche toute la matinée pour s’imprégner des œuvres qu’elle avait numérisés pour maintenant tenter de les mettre en valeur dans sa galerie. Elle adorait les plans numériques. En fait, elle adorait mélanger art et technologie, c’était quelque chose d’agréable et ça lui donnait toujours le sourire.

Elle avait finalement trouvé le point central qu’elle voulait utiliser et mettre en valeur, comment faire tourner l’attention de ses futurs clients, mêler un sentiment clair à tout ça et qu’elle arrive à donner l’impression qu’elle recherchait, du moins, c’était le cas en théorie, parce qu’en pratique, ça dépendait toujours du publique, mais elle avait un don certain pour mettre l’art en valeur. Elle était totalement concentrée quand elle dû relever les yeux vers Stacy, la jeune hôtesse de service de la journée. Après un « hm » vague, elle dû se résoudre à prendre l’appel, ne sachant pas réellement ce qu’on lui voulait. L’appel ne fut pas des plus long, mais dès plus intéressant. Elle accepta l’offre de l’homme de se rencontrer dans un petit café non loin pour continuer leur conversation. Elle y voyait d’abord une opportunité d’affaire importante, il fallait bien l’avouer. Elle était curieuse d’en savoir d’avantage et ils étaient encore très très loin du couvre-feu. Ils seraient dans un coin de la ville sécuritaire, rien n’allait leur nuire.

Elle prit donc son sac à main et ses clés un peu avant le rendez-vous. Elle appréciait toujours d’arriver à l’heure et elle n’allait pas changer ses habitudes de vie aujourd’hui. Elle arriva donc sur place quelques minutes avant son rendez-vous, sans trop s’étonner de savoir que la personne qu’elle comptait rencontrer était déjà là. Elle l’observa un instant. Elle l’avait déjà vu, tout le monde l’avait surement déjà vu, mais de le voir d’aussi près et de s’attendre à lui parler en tête-à-tête, c’était une autre histoire. Elle osa quand même un léger raclement de gorge pour signifier son arrivée et offrit à l’homme un magnifique sourire quand son regard croisa le sien.

Lorsqu’il lui tira la chaise, elle prit place sagement, le laissant jouer les hommes galants. Elle pouvait bien en apprécié l’instant, ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas eu droit à ce genre de traitement princier venant d’un homme. Peter était du genre tranquille et Tyler était du genre… homme des cavernes ? Nah, il était quand même plus évolué que ça, disons qu’il était du genre… vikings, c’est mieux, oui. Elle rajouta un simple : « Merci » tout aussi agréable avant d’attendre sagement qu’il s’assoit. Elle serra sa main poliment, toujours aussi souriante. Tout prenait des airs de rencontre très officielle et ça avait quelque chose de stressant, mais en même temps, elle gardait un calme salutaire. Elle avait surtout hâte de voir comment allait se dérouler leur petite rencontre. C’était donc lui qui invitait et elle posa ses yeux sur le serveur qui approchait tout sourire. Il demanda rapidement si elle était prête à commander et elle n’avait pas réellement le choix puisqu’elle ne comptait pas le déranger une seconde fois. C’est donc avec calme et assurance qu’elle demanda simplement : « Bonjour, j’aimerais un earl grey et un scone, qu’importe tant qu’il est très sucré, s’il-vous-plait. »

Elle avait elle-même remercié une dernière fois le serveur comme la femme polie qu’elle était pour ensuite pouvoir l’observer tourner les talons et partir après une énième marque de politesse. Lentement, son regard alla à la rencontre de l’homme pour finalement dire : « Alors, par quoi voulez-vous commencer cette discussion monsieur Schwartz ? » comme cela, la discussion était lancée sans réellement l’être. Parce qu’en général, les hommes politiques avaient la réputation d’apprécier mener la danse. Alors, elle le laisserait faire. Si elle voyait qu’il n’était pas à l’aise, elle prendrait le contrôle, mais elle ne doutait pas du tout des capacités de l’homme à faire valoir son opinion.


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Carter L. Schwartz
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Véhicule : Alpha roméo guilia
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Lun 8 Jan - 15:33

La blonde impressionnait fortement le courtier en bourse. Elle n'hésitait pas à se lancer dans le vif du sujet quand la majorité des gens se contentait de parler de la pluie et du beau temps avant que ce soit le politique qui se lance. L'artiste avait totalement droit au sourire à la fois amusé et amical de Carter. Aussi, il attendit patiemment que la commande de la jeune femme arrive, afin de ne pas être dérangés plus que nécessaire. Jambes croisées, mains en évidences sur la table, menton levé et yeux rivés sur son invitée, le blond cherchait déjà les mots qu'il convenait d'utiliser afin de formuler sa demande. Bon, ça ne pouvait pas vraiment être difficile. Elle jouait sur l'honnêteté alors pourquoi ne pas être franc à son tour.

"J'ai un projet. Mais pour pouvoir le monter, il me faut un local." commença le blond en prenant l'anse de sa tasse pour y prendre une gorgée de café. "Un ami m'a dit, une fois... Que l'art exprime et anoblit tout ce qu'elle exprime... Et j'ai souvent tendance à penser que c'est vrai." poursuivait-il en regardant le liquide noire dans sa tasse avant de prendre de boire à nouveau. "J'ai un collaborateur qui m'a dit que votre galerie est superbe et m'a conseillé de voir avec vous pour la louer." Nouvelle gorgée pour laisser un temps de réflexion avant de reposer le petit objet. "Voilà, je voudrai faire un meeting. Vous savez, j'aime cette ville, ces habitants et, je ne le cache pas, le Sénateur est mon rival. Il cache des choses à la population et je n'arrive pas à savoir quoi." termina l'homme en venant simplement plonger son regard dans celui de la jeune femme. Si d'ordinaire il aimait jouer de son charme, ici, le mieux à faire, il le sentait, était d'être transparent sur toute la ligne. "Malgré mon passif avec le gouvernement, je veux ce qu'il y a de mieux et lors de ce meeting... Je voudrai proposé un plan de sûreté. Je voudrai qu'en cas de souci majeur, la population ait un refuge où aller si jamais les choses dérapent." fit-il en se passant la main dans les cheveux. Et alors qu'il s'apprêtait à rouvrir la bouche, l'homme vit l'écran de son téléphone s'illuminer.

D'un geste tranquille, il déverrouilla son téléphone, lu le mail d'un membre et soupira profondément et changea de page pour voir la photo d'un local en réparation, se trouvant à l'extérieur de Boston. Toujours avec tranquillité, il présenta la photo à la blonde. "Bon... Ce n'est qu'un début, il y a encore pas mal de choses à faire. Les gens ont peur. Le couvre-feu, les agressions, les disparitions. Tout ça arrive et on a aucune réponse. Et les gens préfèrent s'enfermer alors que ce serait beaucoup plus facile de s'entraider. Et c'est ce que je veux. Mais ça commence par un ralliement. J'ai besoin de vous pour ça, madame Dickens." argumentait Carter en se penchant vers la ravissante blonde. "Je crois que vous pourriez m'aider à rendre notre monde plus rassurant pour les autres." finissait-il enfin de dire en se redressant après avoir récupérer son téléphone. Tranquillement il le déverrouilla et se frotta doucement la barbe en réfléchissant à tout ce qu'il entreprenait. Il y avait des choses qu'il défendait, malgré son envie de battre Stephen Armstrong sur le terrain politique. Sa famille, sa petite amie, quelques collègues et des amis qu'il appréciait tout de même...

"Je ne peux pas promettre de faire mieux que les autorités niveau protection mais je peux essayer. Je ne pense pas être la solution mais au moins je fais en sorte de bouger." lâcha finalement le courtier en bourse en se mettant à regarder à l'extérieur, laissant ses pupilles claires parcourir les différentes silhouettes qui passaient devant eux, bavardant inconsciemment de ce qu'ils feraient dans les heures à venir. Et si demain ils devaient découvrir qu'on leur avait caché quelques choses de trop dur à encaisser, qu'on les avait trahis sans scrupule, qu'on les avait mit en danger à tellement de reprise que le temps d'un simple bonjour à un voisin, ils pouvaient être exposés. Et personne ne pouvait continuellement vivre dans la peur et pourtant le Sénateur y parvenait. Couvre-feu, patrouilles... Ces saloperies effrayaient tellement après les événements d'Halloween que la population n'était pas curieuse de savoir ce qu'il se tramait derrière son dos. Mais pas Carter. Il voulait savoir. Se préparer à affronter tout ça. Une simple épidémie ne pouvait pas mettre tout un état en quarantaine et encore moins chambouler la vie à l'extérieur de leur frontière. Enfin, pour le moment, il n'en était pas là dans la discussion alors il revint poser ses mirettes sur la blonde face à lui, attendant simplement ses questions et ses réponses, se doutant même qu'il ne serait pas forcément évident de la rallier à son camp.



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Hannah P. Dickens
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Ven 23 Fév - 4:24

Elle ne comptait pas attendre que son fils devienne majeur avant d’entrer dans le vif du sujet. Elle était curieuse et voulait savoir ce qu’il avait à proposer. Sauf qu’elle eut le temps de recevoir sa commande avant qu’il ne se prononce. Il eut donc droit à son éternel tic qui consistait à jouer avec la poche de thé sans aucune raison apparente autre que de le faire mariner plus rapidement, même si ça ne fonctionnait jamais aussi bien qu’elle l’aurait souhaité. En fait, c’était peut-être plus une façon de faire passer le temps. Son regard se plongea vers l’homme lorsqu’il reprit la parole. S’il y avait bien une chose que la femme savait faire, c’était écouter dans le plus grand des silences. Il avait donc un projet, mais il lui fallait un local pour le faire. S’il comptait lui racheter sa galerie, il se mettait le doigt dans l’œil. Sauf qu’il continuait, parlant d’art. Sa phrase arracha un léger sourire à la blonde, il avait raison, mais l’attendrir en disant du bien de l’art de les aiderait en rien.

Après une gorgée de café, il en vint au point intéressant, un ami lui avait proposé de louer sa galerie pour exposer son projet. Il voulait faire un meeting pour rencontrer… des gens. Il était contre le sénateur en place et voulait des réponses à ses questions. Comme tout le monde en ville, très certainement. Il avait finalement joint son regard au sien et elle le détaillait, l’écoutant encore et toujours. Il voulait proposer un plan de sûreté, un refuge en cas de dérapage. Elle n’aurait pas réellement cru ses dires, mais elle avait assisté à un cas de grippe et elle ne la voyait plus du tout de la même façon. Il voulait qu’elle l’aide à porter son projet, le vendre en quelques sortes. Il voulait que les gens l’acceptent et pour ce faire, il se devait de le présenter. Hannah était excellente pour présenter les choses sous le meilleur angle possible, faire voir ce qu’on ne voit pas au premier abord, mais un refuge ? Serait-elle capable de rendre l’idée rassurante comme il l’espérait ? Il ne promettait pas de faire mieux, mais d’essayer. La question n’était pas de savoir s’il allait ou non mettre son plan à exécution, mais bien à savoir si elle, elle comptait l’aider dans son projet. Qu’est-ce qu’Hannah Dickens comptait faire dans tout ça ? C’était là, la question. Elle prit donc le temps d’une gorgée pour réfléchir à sa réponse, prenant son temps pour choisir ses mots.

« L’idée est louable, un refuge pourrait vite devenir pratique si tout dérape, mais ce que je veux d’abord savoir c’est qu’elle rôle ais-je réellement à jouer dans ce projet ? N’ai-je qu’à offrir un lieu pour cette rencontre et surement les prochaines ou c’est un travail plus important qui m’attend ? Parce qu’il y a une différence entre offrir un local et gérer comme je gèrerais une exposition pour l’un de mes artistes. On parle de mise en valeur du projet par exemple, de coordonner art et informations. On parle d’étude de la clientèle visée, de rendre confortable, de rassurer. C’est deux mondes complètement différents et j’aimerais savoir ou espérez-vous que je me tienne vis-à-vis de votre projet Monsieur Schwartz. » Et elle n’eut qu’à conclure sa question par un autre gorgée de thé. Elle n’était pas certaine de savoir ce qu’il attendait d’elle, alors tant que ce ne serait pas le cas, elle ne pourrait pas répondre à sa question de façon éclairée. C’était logique.

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Carter L. Schwartz
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Véhicule : Alpha roméo guilia
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Jeu 1 Mar - 22:30

Lentement, Carter se passa la langue sur les lèvres pour les humecter, souriant aux propos de la blonde. Il appréciait réellement ce caractère combatif et méfiant qu'elle pouvait avoir tout en se montrant curieuse. Elle le faisait même sourire de satisfaction. Il n'attendait pas qu'on lui donne le bon dieu sans concession mais il aimait les gens de réflexion, qui se permettait de chercher les pourquoi et les comment qui pouvaient éventuellement se cacher derrière les propositions. Avalant sa dernière gorgée de café, l'homme défit les premiers boutons de sa chemise afin d'être plus libre dans ses mouvements, revenant enfin laisser son regard azuré s'ancrer à celui de son invité. "Vous êtes maligne, Hannah. Vous venez de le démontrer." fit-il en premier lieu, sachant parfaitement que la flatterie était toujours bienvenue même si ce n'était pas forcément un argument de valeur dans de telles circonstances. Le courtier en bourse baissa le regard un instant, le temps de trouver ses mots tout en jouant avec sa tasse vide puis il remonta les yeux jusqu'au visage de la galeriste, souriant à nouveau. "Je vous offre une opportunité. Celle de jouer dans la balance politique et sociale. Votre aide pourrait faire pencher chaque décision en notre faveur."

L'homme se redressa un instant, permettant à la femme d'essayer de comprendre. Ce n'était pas une énigme mais il se doutait bien qu'elle n'avait pas encore la réponse qu'elle cherchait. Attrapant son verre d'eau, Carter prit le temps d'avaler le contenu tout en prenant la peine de compter. Après cinq secondes, il reposa l'objet entre ses doigts, vint croiser les mains et tapota ses pouces l'un a l'autre. Laisser le doute s'installer, l'incompréhension jouer. Il fallait laisser mûrir cette envie de déceler les secrets cachés. Cependant, Hannah Dickens n'était pas de ces autres pigeons politiques qu'il fallait manipuler ou ces gros bonnets qui ne parlaient que dans un langage financier. Il suffisait de lire son regard pour comprendre qu'elle n'était pas de ces sots trop ambitieux mais sans talents qui voulaient le monde mais ne parvenaient pas à quitter leur lit sans l'aide de maman. Les secondes de silence suffirent à le faire réfléchir. Il fallait trouver un moyen de la faire céder et à mesure qu'il réfléchissait, il comprenait qu'il ne devait et ne pouvait pas agir comme il l'avait toujours fait avec les faibles d'esprits qu'il côtoyait jusque là. Le blond pinça doucement les lèvres, fixant sévèrement son verre d'eau puis soupira. "Savez-vous pourquoi je cherche à vous rallier à moi ?" qu'il commençait, tranquillement, en l'observant longuement. "Il s'avère que votre galerie est une mine d'or. Qu'est-ce que les mines d'or apportent ? Du minerai. Et à qui vont les minerais ? Les riches." poursuivait le courtier en bourse. Il n'était plus temps d'agir comme un simple charmeur, il était temps d'ouvrir son cœur et d'annoncer la couleur. "Vous savez, madame Dickens, les riches aiment les endroits richement décorés, les endroits que beaucoup peuvent considérer comme un potentiel royaume. Ils aiment les châteaux, plus encore quand la reine est raffinée, réfléchie et pleine de caractère." fit-il avant de marquer une pause. C'est le moment que choisi le garçon pour s'approcher de la table et demander s'ils souhaitaient autre chose. Carter laissa carte blanche à la demoiselle tandis qu'il se prenait une gaufre au caramel. Même en rendez-vous, aussi sérieux soit-il, il fallait montrer que chacun avait ses péchés mignons.

"J'attend de vous que vous soyez une reine stratégique et implacable tout en sachant quand il est nécessaire d'être souple. Pour mettre mon projet sur pied, il me faut des fonds. Alors les premières rencontres chez vous, avec les gens de la 'haute' seront principalement des collectes." laissait-il enfin échapper alors qu'il croisait les jambes et posait à plat les mains sur le bois de la table qu'ils partageaient. Lentement, les mains du blondinet vinrent prendre un mouchoir en papier propre puis la plièrent tout en réfléchissant. "Voyez-vous... Vous avez un avantage sur moi. Vous êtes une femme du peuple. Du moins si je me souviens de ce qu'on m'a dit sur vous. Cependant, vous avez un charme et une prestance qui fait que dans mon monde, vous serez rapidement happer par tous les regards." poursuivait l'économiste en présentant un début de fleur en origami. Ce n'était pas vraiment un talent mais au moins cela lui permettait de se concentrer et de se recentrer sur tout ce qu'il voulait dire ou taire ainsi que sur ses doutes. Sa gaufre arrivait à l'instant même où il s'apprêtait à reprendre la parole, un sourire et un merci de circonstance prenant la place de sa nouvelle confidence. Le représentant du Parti Libérateur attendit que le serveur s'éloigne pour recommencer à fixer la jeune femme. "Il y a des hommes et des femmes prêts à me suivre, parmi les travailleurs. Mon but principal est de les toucher, eux et non pas les gros porte-feuilles mais il faut pouvoir passer par eux quand on se lance dans un projet comme le mien, c'est le plus malheureux dans l'histoire. Vous pourriez changer tant de choses en tentant l'aventure à mes côtés. Vous seriez une porte parole appréciée de tous." concluait le trentenaire, un nouveau sourire aux lèvres.

Laissant à Hannah le temps d'assimiler ses paroles, Carter vint sagement s'emparer de ses couverts pour découper un morceau de la pâtisserie enrobée de caramel puis la grignota tranquillement. Son téléphone vibra et il le prit, observant le message qu'on lui avait envoyé. Sa soeur lui demandait comment se passait l'entretien et s'il y avait une seule chance encore d'avoir gain de cause. L'aîné ne répondit pas, pas maintenant alors qu'il n'avait pas joué toutes ces cartes bien que la franchise ait été utilisée en première, un des rares cas où il avait dû le faire. Se passant la main dans les cheveux pour arranger ses mèches rebelles il soupira profondément. "Comme dit précédemment, je ne peux pas promettre que je ferai mieux que l'autorité en place mais j'ai la possibilité d'offrir à notre communauté quelque chose que les autres n'ont pas eu à l'extérieur de nos frontières. Quelqu'un qui les aide. Ma sœur et moi croyons fermement à nos chances de réussite et votre aide..." Blanc de quelques secondes pour laisser durer le suspens. "Vous pouvez sauver des vies, mettre en sécurité votre famille, vos amis. On peut tous faire quelque chose. Encore faut-il y croire et essayer." terminait Carter en s'enfonçant dans sa chaise, ses yeux croisant ceux de la jeune femme comme s'il voulait qu'elle décèle la sincérité de sa parole.



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Hannah P. Dickens
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Ven 2 Mar - 2:36

Elle voulait savoir, mais elle ne s’attendait pas à une réponse des plus simple, pas venant d’un homme politique. Ils faisaient tous la même chose, ils utilisaient beaucoup de mots pour au final ne pas répondre à la question. Elle espérait être agréablement surprise et qu’il réponde, mais elle n’allait pas s’étonner si c’était l’inverse qui se produisait. Résultat des courses, les mots commençaient à s’aligner dans la bouche de l’homme et toujours aucune réponse à ses questions. Il prenait son temps, buvait, observait sa tasse, tout sauf répondre. Il était comme Tyler, peut-être même pire.

Il disait qu’elle était maligne, elle ne se trouvait pas plus brillante qu’une autre, mais elle aimait poser des questions. Elle avait un fils, elle savait qu’on pouvait rapidement se faire avoir avec un accord mal comprit. Elle refusait donc d’accepter quoique ce soit sans savoir les petits caractères. Il lui offrait donc une opportunité, ça elle savait. Jouer dans la balance, elle en doutait un peu quand même, mais soit. Elle croyait plus en l’esprit d’équipe qu’en la réussite individuelle dans ce genre de projet. Elle releva un sourcil interrogateur quand il demanda si elle savait pourquoi il voulait la rallier à lui. Elle ne le savait pas, mais il allait finir par lui dire, tout comme le reste. Elle savait attendre. Elle s’appuya donc doucement contre le dossier de sa chaise pour siroter son thé, patiente. Sa galerie était une mine d’or pour les riches. Elle n’était même pas certaine de savoir ce qu’il voulait dire par là, mais la suite devint plus clair, un peu. Il était vrai qu’elle était la reine de son propre royaume, mais ça ne répondait toujours pas à sa question. Il flattait pour gagner, ça aurait pu fonctionner si ça n’avait pas été elle, mais elle était assez intransigeante quand elle le voulait. Elle s’attendait à plus de réponse, mais le serveur débarqua, son regard se posa sur lui et quand vint à son tour de commander, elle fit signe que non de la tête, doucement.

Heureusement pour elle, il lâcha quelques informations intéressantes. Il voulait une tête de proue, stratégique, implacable, mais souple. Il voulait qu’elle l’aide à récolter des fonds, donc des collectes. Encore là, il ne demandait rien hors de ses cordes. Elle était même très douée dans ce genre de domaine. Elle était une femme du peuple et il avait besoin de ce genre d’image. Elle ne doutait pas qu’elle arrive à retenir les regards, à soutirer des fonds, à servir d’image à son projet, mais au final, elle servait de quoi ? Tête d’affiche ? C’était un peu gros non ? C’était lui la tête d’affiche en toute logique. Il ne voulait pas se la jouer à la batman, parce que sinon, ça serait bizarre un peu.

Le mot tomba finalement, porte-parole. C’était réellement ce qu’il voulait. Elle avait dû mal à voir ce qu’elle y gagnerait au final. Elle réfléchissait à tout ça, cherchant à mettre en place les informations qu’il lui offrait. Il reçut un message et elle le laissa regarder son téléphone, toujours silencieuse. Sa gaufre était arrivée et il mangea doucement avant de continuer à s’expliquer. Dieu qu’elle était patiente dans sa vie, elle s’étonnait elle-même.

Il se répéta finalement, suite à une bouchée. Il ne pouvait rien promettre, mais il cherchait à offrir de l’aide. Sa sœur et lui croyaient en leur chance de réussite avec son aide. Bon, il y avait une troisième figure de pouvoir invisible dans l’histoire et elle appréciait beaucoup moins. Pas qu’elle n’aimait pas la personne, juste qu’elle n’appréciait pas de ne pas pouvoir la juger. Elle pourrait sauver des vies, mettre sa famille en sécurité, ses amis… Et soudainement, elle s’imaginait dans une petite chambre dans un bunker avec son fils, son mari, Tyler et Matthew et elle tenta de ne pas en rire. Oh Dieu, l’image horrible quand même. Juste imaginer Tyler et son mari dans la même pièce… Elle continuait de l’observer, prenant une autre gorgée de thé, doucement. Elle étirait son silence, cherchant à voir comment elle attaquerait le sujet. Finalement, elle se redressa légèrement, déposant sa tasse pour joindre ses doigts ensembles, coudes sur la table. Elle continuait de fixer son regard d’acier sur lui, prête à parler pour la première fois depuis un moment maintenant : « Alors, je pense comprendre l’essentiel, mais je n’ai pas l’impression que vous répondiez à ma question à proprement parlé. Vous voulez une porte-parole, une figure à mettre de l’avant pour valoriser le projet et un local accessible pour le faire, d’accord, sauf que. Ce que je veux savoir, c’est ce que ça implique pour moi et moi seule. Pas ce que verront monsieur et madame tout le monde. Je comprends ce que vous tentez de mettre en scène ici, ce que je veux savoir, c’est ce qui ce passe derrière le rideau. Suis-je qu’une simple pin-up servant à faire jolie à côté du projet pour le vendre ou comptez-vous me mettre chef de produit. Parce que même si je suis magnifique avec des talons haut et une robe, je vous l’accorde, je vaux légèrement mieux que cela quand même. » Et tout en terminant cette phrase, un léger sourire étira ses lèvres qu’elle humecta doucement, mordillant sa lèvre inférieure un bref instant, geste calculer. Il voulait une pin-up, elle était douée dans ce domaine, invitante, mais juste assez inaccessible. Le genre qui vous ferait vendre votre mère. La preuve, son mari n’avait pas pris bien longtemps avant d’accepter de financer sa galerie d’art et elle trouverait bien une façon de l’acheter complètement prochainement. En fait, peut-être que le projet de monsieur pourrait l’aider dans cette direction. Elle verrait bien, mais avant il fallait conclure en beauté. Dieu qu’elle arrivait à utiliser beaucoup moins de mots que lui dans tout cela.

« Alors maintenant, convainquez-moi monsieur Schwartz, mais avec plus de réponses et moins de mots cette fois. Voir à quel point on peut sortir la politique de l’homme quand on le veut vraiment. »
et elle s’appuya de nouveau contre le dossier de sa chaise doucement, sourire léger aux lèvres, son regard d’acier toujours ancré à ses prunelles à lui. Elle était avenante, envoutante et elle savait manœuvrer en général, elle lui démontrait tout cela légèrement, mais sans plus. Parce qu’au fond, elle ne ressentait pas le besoin de se vendre ou de gagner. Dans l’instant présent, elle cherchait à savoir ce qu’était les termes du contrat qui lui était offert. Ensuite, elle verrait si elle tentait de se vendre et si monsieur ne voulait réellement pas répondre à ses questions, c’est que son projet ne valait pas la peine qu’elle s’y mouille.
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Carter L. Schwartz
Administrateur
Métier : courtier en bourse / politicien
Informations : • Il a plusieurs tatouages pour représenter différentes choses • Il aime sa jumelle plus que n'importe qui sur terre et a souvent besoin de son avis • il a traumatisé son petit frère mais fait tout pour se rattraper • il déteste son père • Il aime emmerder Stephen Armstrong, le Sénateur mais croit tout de même qu'il ferait mieux • S'est lancé dans la politique pour un défi • Il incite les gens à le suivre dans ses démarches pour savoir le fin mot de l'histoire • Il est en couple avec Gillian Hammond qui bosse pour le Sénateur • Il tente de mettre en place un groupe de citoyens qui serait apte à se défendre contre toutes éventualités


Véhicule : Alpha roméo guilia
Inventaire : /

Lun 26 Mar - 23:45

Tranquillement, Carter croisa les jambes avec un léger sourire en coin. Enfin, la blonde montrait son potentiel négociant. Se redressant dans sa chaise en oubliant son dessert l'espace d'un instant, l'homme vint se parer d'un long sourire, marquant une fossette cachée par sa barbe de quelques jours. Eh bien... Le regard ancré au sien, il fallait avouer que la galeriste savait le tenir en haleine et légèrement le déstabiliser. Certes, il ne s'attendait pas à ce qu'elle lui donne le bon dieu sans concession mais il aurait espéré qu'il serait plus aisé d'avoir gain de cause. Ils n'étaient pas là depuis si longtemps, pourtant mais voilà qu'il devait agir comme si cela faisait des heures qu'ils tentaient de trouver un accord. Cela aurait pu largement être le cas si un petit coup d’œil discret à sa montre ne venait pas lui souffler la vérité. Pas longtemps donc mais suffisamment pour que madame Dickens prenne le dessus sur son plaidoyer de surface. A son tour, il venait lier ses doigts, à nouveau et se tapotait encore ses pouces pour pouvoir réfléchir, offrant même une moue dubitative pour enfin prendre une légère inspiration avant de se lever.

Rapidement, il fit le tour de la table pour se placer aux côtés d'Hannah et s'abaissa de sorte à être légèrement plus bas qu'elle, devant donc lever les yeux pour l'observer. Carter laissait s'écouler une bonne poignée de secondes avant de reprendre son sourire. "Vous voulez savoir ce que vous gagnez dans ce plan ?" fit-il, d'un petite voix pour qu'elle soit la seule à entendre. Pour maintenir son équilibre, il vint s'agripper au dossier de la chaise et posa sa main libre sur l'avant-bras féminin. "Que voulez-vous ? De l'argent ? Je peux vous en faire gagner en plaçant en bourse. De la reconnaissance ? Vous en aurez forcément si vous m'aider à mettre en place ce plan d'action. Quel est votre désir Hannah ?" poursuivait le politicien en cherchant à maintenir le contact visuel avec elle. A mesure qu'il l'observait, le trentenaire si disait bien que son ami avait bien fait de le diriger vers l'artiste car elle ferait vraiment l'affaire dans ce genre de plan de "conquête". Lentement, l'homme s'humecta les lèvres et soupira laissant échapper un "Je ne peux pas promettre l'impossible. Je me refuse de donner ma parole alors que je ne pourrai sans doute jamais la tenir mais vous pouvez être certaine d'une chose. Chaque location de votre local sera payé, je ferai en sorte de vous octroyer un loyer descend, quitte a donner de ma poche et vous serez toujours maîtresse des lieux. Ni mon équipe, ni moi, ne chercherons à contrôler la galerie. Vous aurez forcément une visibilité, une renommée. Nous pourrions rameuter encore plus d'exposants en tout genre..." d'un ton qui appelait la conviction.

Aussi tranquillement qu'il s'était baissé, Carter se releva pour finalement prendre appui sur le coin de la table et revint s'installer à sa place, toujours en gardant le sourire. "Je ne peux vous faire miroiter des choses, Hannah. Ni même vous mentir. Vous vouliez des réponses, ce sont les seules que je peux apporter. Les choses qui vous avantageront si vous acceptez de travailler avec moi et ce, qu'importe les résultats de ma croisade." qu'il poursuivait en levant la main, demandant la note avant de se décider à terminer sa gaufre. N'était-ce pas déjà un bon début ? Se faire connaître dans les hautes sphères devenait la première étape vers une renommée nationale puis mondiale. Quel genre de personne ne voudrait pas que son entreprise n'atteigne pas les sommets mondiaux ? En tout cas, pour l'instant, il ne pouvait que battre en retraite. Son adversaire était bien trop sur ses gardes pour accepter une coopération avec lui. Dans un geste léger, il tira de sa veste un porte-feuilles duquel il sortit d'abord une carte de visite qu'il tendit à la blonde puis un gros billet pour payer la note au serveur, lui laissant un délicieux pourboire. "Réfléchissez à mon offre, madame Dickens. Avec les moyens que j'ai, je ne suis pour l'instant pas en mesure de vous donner plus que je ne possède. Un nom, une bourse et c'est tout. Si en politique je ne suis pas suffisamment influent, ailleurs, j'ai des privilèges." lâchait-il en se redressant, attachant sa veste puis passant son manteau en souriant. "J'essaierai de vous aider si vous avez besoin, avec mes quelques moyens. Vous avez mes coordonnez sur la carte. J'espère vous revoir rapidement." concluait-il en la saluant d'un mouvement de tête respectueux pour enfin s'en aller. Battre en retraite... C'était douloureux pour l'égo mais nécessaire par moment...


Une semaine après la rencontre, Carter avait été débordé. Plusieurs personnes eurent vent de sa recherche de local. Certains proposèrent des places. Parfois insolites, parfois complètement ridicules. Pourtant, rien ne convenait au jeune homme qui commençait à désespérer de trouver un lieu prestigieux qui pourrait rassembler les peuples. Puis il n'y avait pas que ça qui le travaillait. Certes, Lucy et lui étaient parvenus à rouler leur père dans la farine et à le forcer à payer une grosse partie des travaux qu'ils devaient engager sur les terrains en campagne achetées pour réaliser leur projet de mises en sécurité mais il manquait toujours des fonds. Même en faisant le compte de ses primes et de ses salaires, cela ne parvenait pas à payer suffisamment d'honoraires. Et même s'il avait eu de grosses réductions déjà puisqu'il avait un accord avec l'entreprise qu'il engageait, ça étalait encore les dépenses. Bien sûr, hors de question de tout payer avec les caisses du parti, ils seraient sur la paille sinon... Il fallait trouver une solution. Relancer des demandes de dons, collecter toujours plus sans jamais y parvenir. Que fallait-il faire, à la fin ? Installé à son bureau, le blond était penché sur un énième dossier, de son boulot normal, celui-là. Être courtier en bourse donnait par moment des migraines, surtout quand il fallait étudier des placements pour des entreprises qui voulaient jouer les conquérants. Avec la maladie et le peu d'informations obtenus dans les États voisins, il était difficile de se faire une idée réelle des territoires à dominer. Et puis même, autre chose le travaillait. Il ne parvenait toujours pas à mettre la main sur le secret du gouvernement. Pourquoi tant de secret autour de cette foutue maladie ? Qui il devait convaincre pour avoir le fin mot de l'histoire ?

Lorsque son téléphone sonna, le trentenaire était en train de tapoter son bureau du stylo en réfléchissant à toutes les réponses qu'il n'avait pas tout en contemplant le vide. Il se heurtait à bien trop de murs, récemment et cela ne lui plaisait pas. Il fallait absolument qu'il tourne le vent à son avantage mais comment... A nouveau, son téléphone sonna, le faisant grimacer. Carter n'aimait pas particulièrement être dérangé quand il devait trouver des solutions importantes mais puisqu'on prenait la peine de le faire malgré la demande expresse du contraire c'est que c'était d'une importance capitale. Il décrocha et n'écoutait qu'à moitié les propos qu'on lui disait. "Oui, oui, faites la entrer." qu'il répondait à la secrétaire après avoir capté uniquement un "madame" avant de raccrocher rapidement. Plus tôt ce serait fini, plutôt il pourrait revenir se concentrer sur ce qui lui échappait. Des coups résonnèrent contre le bois de sa porte. "Entrez." fit-il simplement en retenant un soupir de désapprobation. Non, il ne voulait pas que cette personne entre mais avait-il vraiment le choix. L'économiste se permit alors de quitter le dossier ouvert sur la première page pour les poser sur l'invitée et se figea un instant. "Madame Dickens ? Asseyez-vous, je vous en prie. Je ne pensais pas vous revoir..." qu'il disait sur un ton surpris. Peut-être qu'au moins, il trouverait une bonne nouvelle dans le foutoir monumentale qu'était la vie ces derniers temps...



“La peur n'évite pas le danger, le courage non plus. Mais la peur rend faible, et le courage rend fort.”
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Hannah P. Dickens
Métier : Galeriste et artiste
Informations : ✯C'est une artiste dans l'âme
✯Elle gère une galerie d'art
✯Elle est mère et épouse
✯Le père de son fils est sous injonction de la cour, mais il tente de retrouver ses droits de visite avec son fils
Véhicule : Ford edge 2014 rouge

Mer 28 Mar - 6:21

S’il pensait qu’elle allait se laisser enfirouaper par ses jolis sourires et ses phrases vides de sens, elle n’était pas dupe. Elle n’allait pas le laisser gagner aussi facilement. Elle posait ses questions et elle voulait des réponses. Elle ne quittait pas son regard du sien, elle comptait bien gagner cette manche et elle avait la chance de son côté puisqu’il ne s’attendait clairement pas à cela de sa part. Il souriait, mais elle ne pouvait pas dire si c’était bon signe où simplement qu’elle le divertissait. Elle l’observa s’approcher d’elle sans broncher. Dans un monde où la grippe pouvait vous tuer, éviter la proximité aurait été mieux, mais elle reconnaissait l’art du spectacle et du discours. Mettre son auditoire en confiance par de l’intimité et du mystère, c’était beau tout ça. Il l’étudiait, proposant diverse chose, voir ce qui l’a faisait réagir, mais s’il y avait bien une chose qu’elle savait faire, c’était mentir. Comme à chaque fois ou elle tentait de faire croire à son fils que tous les légumes étaient excellent, mais que la simple vu d’un champignon la faisait frissonner de dégout. Alors, elle gardait sa mine habituelle, intéressée tout de même pas son discours, le laissant enchainer pour finalement connaitre le fin mot de l’histoire. Ce qu’il racontait faisait du sens, elle savait quoi en dire, quoi en penser, mais c’était un politicien et un financier, rien pour donner envie de faire confiance.

Il retourna finalement à sa place, mettant fin aux confidences du moment. Il avait terminé sa gaufre avant de payer. Elle avait en main sa carte d’affaire, ne sachant pas si elle comptait appeler ou non.

-J’y réfléchirai. Bonne journée monsieur Schwartz.

Et il partait. Elle prit son scone pour le manger sur le chemin du retour. Elle ne savait pas quoi penser de cette rencontre. Elle comprenait ce qu’il y gagnait, ce que sa galerie y gagnait, mais… on était loin de parler d’art quand même. Est-ce qu’elle avait envie de se diversifier ? Elle n’en savait rien.

Elle mit près d’une semaine à se décider. En fait, Dean lui avait posé des questions sur la petite carte d’affaire qu’il avait trouvée et elle avait tenté de lui expliquer le projet, c’est surement en lui expliquant qu’elle c’était finalement décidée. Bon d’accord, elle avait évité de trop entrer dans les détails, parce que bon, ça n’avait rien de rigolo de lui expliquer que peut-être un jour, ils auraient besoin de se réfugier d’une grippe mortelle… Elle comptait bien lui laisser son enfance encore un peu.

C’est avec son assurance naturelle qu’elle se pointa à l’adresse écrite sur la carte. Oh, elle aurait pu appeler mais elle aurait eu beaucoup moins de plaisir. Elle portait une robe tailleur grise avec des boutons décoratifs noirs savamment placé. Du haut de ses talons, elle respirait la femme d’affaire et ce fut surement pour cela que la secrétaire de monsieur hésita avant de lui refuser l’accès au bureau prétextant qu’il était occupé. Hm, elle le croirait quand elle le verrait, insistant pour lui dire que s’il voulait la rembarrer, qu’il le fasse lui-même. La secrétaire avait tenté, mais quand Hannah insistait, elle obtenait ce qu’elle voulait. Elle avait donc observé la secrétaire appeler son patron pour finalement gagner cette ronde. Après un sourire plus qu’aimable, elle toqua trois fois à la porte, entrant quand elle en eut la permission. Elle laissait comme seule trace de sa présence le son de ses talons contre le carrelage. Ses pas se faisaient lents, mais assurés. Elle tentait de rester en possession des cartes qu’elle possédait, mais elle n’avait pas non plus l’intention de sauter dans le projet de monsieur les yeux fermés.

Plus elle avançait, plus elle l’observait, sourire léger aux lèvres. Sourire qui s’étira un peu plus quand elle lut la surprise sur ses traits. Il l’invitait déjà à s’assoir. Il avait abandonné l’idée qu’elle se présente à son bureau ? Déjà ? C’était mal la connaitre. Elle prit donc place devant lui, croisant les jambes par habitude, déposant une main sur son genou et l’autre sur l’accoudoir de la chaise.

-Pourtant, j’avais dit que j’allais y réfléchir. Je suis du genre à tenir parole, mais je ne suis pas la seule à être occupée si j’en crois votre secrétaire.

Et elle souriait en le disant. Parce qu’en ce moment, c’était elle qui tournait autour du pot à ne pas aller droit au but, mais elle avait le droit, elle se vengeait pour les discours vides de la dernière fois.

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