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 Those lonely days will be long time forgotten

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Reese B. Maddox
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Métier : Enquêtrice
Informations : Jeune enquêtrice à la crime » Orpheline » Tempérament solitaire, souvent cynique, elle a un humour particulier et un certain franc parler » Particulièrement observatrice, elle est douée en déduction » Ne supporte pas son coéquipier, Ayden » Elle raffole du chocolat » A un chien, Malinois, du nom de Clint » Chante bien, grande fan de musique » A un petit penchant pour l'alcool

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Armes : Beretta 92 à sa hanche, un tazer et un SIG P225 à la cheville

MessageSujet: Those lonely days will be long time forgotten   
Mer 15 Nov - 15:55

Elle évitait la discussion du mieux possible. Jamais de sa vie Reese n’avait été si compétente en esquive. Elle avait même redoublé d’effort pour être sûre de ne pas avoir à en toucher un seul mot avec son partenaire. Tout était bon à prendre : le moindre prétexte faisait l’affaire. Même si elle avait vraiment l’impression que c’était marqué sur son front, ou qu’une pancarte avec des images de cette nuit là la suivait partout où elle allait. Elle avait manqué de se faire avoir, par Peter, qui lui avait pourtant posé une question anodine. Et une interrogation en amenant une autre, il avait compris que sa protégée était des plus étranges dernièrement. Ailleurs.

Elle avait réussi à mettre ça sur le compte de la fatigue et des heures supplémentaires qu’elle devait faire. Elle n’avait pas rougi, même si sa tête était en ébullition. Au fond, c’était un peu la vérité. Elle était épuisée, comme tout le monde, mais il y avait autre chose dont elle ne voulait pas parler. Heather n’avait pas montré la même patience, mais elle non plus n’obtint rien en retour. La coéquipière de Peter, sa meilleure amie donc, avait été mise au courant par le biais de son partenaire de ses absences, du silence dans lequel elle se lovait. Si elle avait tenté d’y remédier, Reese ne lâcha rien.

Et même aujourd’hui, alors que son coéquipier revenait pour de bon, elle n’avait pas l’intention de bouger d’un pouce de ses positions. L’attendant à l’accueil du commissariat, elle tritura nerveusement la plaque d’Ayden entre ses mains, avant qu’il ne passe enfin la double porte de l’entrée. Ses yeux se levèrent vers lui, croisant brièvement son regard. Nombres de ses collègues saluèrent son retour avec bien plus d’engouement qu’elle. On lui serra la main, on lui adressa quelques sourires. Avec son esclandre de la dernière fois, l’homme passait presque pour un héros.

Il s’avança vers elle et se planta à quelques pas. Le malaise fut palpable. Reese baissa le regard, incapable de soutenir ses yeux. Elle savait que ça serait synonyme d’une conversation qu’elle ne tenait pas à avoir. Elle ne savait plus vraiment comment lui dire bonjour. Son cœur s’emballa, sa silhouette se crispa naturellement en sa présence. Elle chassa de son esprit les flashs qui lui revenaient de cette soirée.

« Tiens. » Lança-t-elle vivement en lui tendant son badge et sa carte de police. Elle la lui mit dans la main, effleurant ses doigts avant de se retirer comme si elle avait peur de se brûler. « Je t’avais dit que je te la récupèrerais. » Ajouta-t-elle finalement en relevant le regard.

Elle ne lui adressa pas un sourire. Pas leur genre. Officiellement, ils étaient le pire duo du commissariat, de ceux qui se détestaient toujours. Personne ne savait qu’ils avaient couché ensemble, et que tout était soudainement bien plus compliqué entre eux.

« Ton arme est dans ton casier. » Lui annonça-t-elle dans la foulée. « Et oui, j’ai forcé le verrou. »

Parce qu’elle restait Reese, cette dernière haussa les épaules avec dédain. Ça allait probablement l’agacer un peu, mais c’était le but recherché par sa démarche. Elle jeta un regard en arrière, alors que le capitaine se trouvant dans son bureau, les rideaux levés, faisant signe à l’homme de le rejoindre de ce pas.

« Tu ferais bien d’y aller. Et évite de lui hurler dessus cette fois. » Conseilla-t-elle.

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Note pour trop tard - La même histoire a plein d'versions. La meilleure façon d'sortir d'une embrouille, c'est d'poser des questions. Arrête de passer ta vie à fuir, angoissé par l'avenir parce qu'y'a rien à faire pour s'préparer au pire. Y'a rien à faire, à part être présent, panser les plaies, changer les pansements, le seul remède, c'est l'temps.
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Ayden W. Forestier
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Métier : Inspecteur de police
Informations : ◘ A fortement envie de tuer sa coéquipière, Reese et l'insulte en français
◘ Est très proche de son frère Seth, sa mère. A contrario, refuse de parler à son père mais fait quand même l'effort d'échanger parfois avec Dylan, son demi-frère.
◘ Est très renfermé dans la sphère professionnelle
◘ Aime cuisiner, aime les sensations fortes
◘ Déteste les bruits répétitifs
◘ Prend des médocs pour calmer ses maux de tête et en abuse parfois
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MessageSujet: Re: Those lonely days will be long time forgotten   
Mer 15 Nov - 22:37

A l'entrée du commissariat, Ayden avait attendu. Il avait longtemps cherché le courage, la force de passer ces portes qui le séparaient de son boulot de rêve. On l'avait rappelé pour lui dire qu'on avait besoin qu'il revienne à la brigade, qu'on levait sa mise à pied et qu'il était de nouveau bienvenue. Certains de ces collègues, sur le parking privé de la police, étaient venus le féliciter d'avoir eu le courage d'élever la voix et d'avoir fait en sorte qu'ils aient droit aux informations qu'on leur cachait. Grâce à son acte et son coup de sang, beaucoup de blessures ont été évités, de ce qu'ils disaient. Les félicitations, les sourires, une ambiance étrange pour le français qu'il n'avait pas l'habitude de tant de politesse. Il ne fut pas aisé d'atteindre l'accueil mais il y était parvenu, venant même croiser le regard de sa collègue. Reese détourna les yeux et le regardait à peine lorsqu'il vint se planter devant elle.

Il tendit la main pour récupérer ses biens, les preuves qu'il appartenait à la grande famille de flic. Un début de sourire en coin naquit alors qu'il regardait attentivement les deux objets si significatifs mais aussi à la remarque de la brune. " C'est vrai. Félicitation. " dit-il simplement alors que les peaux s'effleuraient, lui soutirant un cours frisson. Les instants passés avec elle, ces quelques heures volées lui revinrent en mémoire mais il ne laissa transparaître aucune émotion. Ce n'était qu'un coup, après tout. Et puis, elle était partie bien avant qu'il ne se réveille, sans laisser un mot, un message, rien. Il n'avait pas essayé de la contacter, ni par mail, sms ou téléphone. Il s'était contenté de profiter de ses heures sans boulot pour ramener les Rivera à Boston en usant et abusant de stratégie et de quelques connaissances. La petite fille et sa mère logeaient chez lui et leur amour le mettait de bonne humeur. Pour autant, il laissa échapper un long et profond soupir, suivit d'une oeillade blasée. Les choses ne changeaient donc jamais dans ce métier. " Putain... Tu crois que j'ai que ça à foutre de demander à ce qu'on change mon verrou ? Demande les clés la prochaine fois, merde. " râla-t-il en se tournant pour tomber sur le signe de son chef. Oh-oh... Ça sentait le sale quart d'heure si l'on faisait attention à sa moue tendue. Bon, il irait chercher son arme de fonction plus tard et verrait ensuite pour son casier défoncé... Sous l'encouragement de sa partenaire, il se dirigea vers le bureau le plus important du bâtiment, ferma la porte derrière lui et baissa les stores afin d'être dans l'intimité.

Les deux hommes avaient discutés, longuement, de sujets et d'autres. Le capitaine démarrait sur une morale et de grands sermons, promettant de virer son inspecteur aussitôt qu'il ferait un autre scandale du genre puis poursuivit sur le fait qu'il avait eu raison de le faire. Il n'avait pas eu l'autorisation de transmettre les informations à tout le monde, uniquement à ceux qui étaient confrontés à ce genre de situations. Il avait aussi dit qu'un proche du Sénateur exigeait le renvoie du fauteur de trouble dans les rangs de la police de Boston mais quelques personnes avaient argués que si le français était mis à la porte, d'autres donneraient leur démission. Il ne fallait pas être aveugle pour savoir qu'ils bluffaient, enfin, pour Ayden c'était évident mais qui ne prendraient pas au sérieux ce genre de menace alors qu'il fallait cette chair à canon pour donner un semblant de maîtrise à la situation. D'autres choses avaient été évoqués puis un semblant d'engueulade et enfin, le revenant pouvait disposer et retrouver son bureau.

C'était étrange pour le français d'être de retour. Pas parce qu'il était parti longtemps mais plutôt parce qu'il se sentait frais contrairement à la plupart de ses collègues qui manquaient cruellement de repos. Il pouvait comprendre, ayant déjà été dans ce cas... Certains agents passèrent par la pièce qu'il partageait avec Reese pour lui proposer un coup ou simplement les saluer. Il se sentait comme le mec populaire au lycée et à dire vrai, il n'appréciait pas réellement cette nouveau côte de popularité. Ne pouvait-on pas juste se concentrer sur le travail qu'il y avait à abattre et qu'on apprécie son implication pour ses collègues... De loin ? Un bonjour à la machine à café suffisait après tout, inutile de faire des ronds de jambes. Perdu dans ses idées, il ne remarqua pas immédiatement l'attitude de son équipière qui évitait de le regarder, de lui parler ou même de s'approcher. Une partie de la journée se passait dans le calme. Il fixait de nombreux dossiers, les répertoriait, cherchait les incohérences. Plus il en lisait, plus il prenait conscience des disparitions, des agressions et du taux d'entrée aux urgences. La maladie semblait bien plus grave qu'il ne le pensait. Tranquillement, il prit de nombreuses notes, remplissaient pas mal de feuilles de sa fine écriture et parfois de croquis et de gribouillis qui lui permettaient de réfléchir.

Peut-être au bout de quatre heures, il releva le nez de ses notes, s'étirait à la façon des félins et fit craquer ses vertèbres sans gêne. Lentement, sa main se passa dans ses cheveux et un soupir quitta ses lèvres. Concentré, il n'avait même pas fait attention au fait que la jeune femme revenait à peine dans la salle. Son regard se posa sur elle une seule seconde. Immédiatement, il sentit la demoiselle se crisper, le faisant hausser un sourcil. Pourtant, généralement, ce changement d'attitude se faisait qu'il ouvrait la bouche, alors pourquoi se renfermait-elle ? " Est-ce que ça va ? " que demandait le brun alors que ses yeux azurés cherchaient à percer le mystère de l'étrangeté. Un haussement d'épaule pour toute réponse et un "ouais, ouais" pour appuyé l'affirmation. Bah... Ok. Lentement, il se leva et s'étira à nouveau. Bon sang, ses mini-vacances s'effaçaient déjà de sa mémoire tant la reprise était intense mais cela faisait beaucoup de bien de se retrouver à sa place. " J'te propose pas de café, hein. " fit-il en quittant la pièce pour faire un aller retour rapide jusqu'à la salle de repos où il récupéra quelques bonbons et sa tasse de noir pour ensuite retrouver son bureau d'un pas tranquille pour constater que sa seule présence mettait mal à l'aise l'inspectrice.

Reprenant sa place, il se contenta de dévisager la demoiselle et croisa les bras en fronçant les sourcils. " Bon, c'est quoi ton problème, Maddox ? " laissa-t-il tomber brutalement. Vraiment, ça commençait à bien faire. Si elle n'avait pas voulu le revoir, qu'elle le dise et il pouvait s'arranger avec le commandant pour arranger les choses.

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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: Those lonely days will be long time forgotten   
Jeu 16 Nov - 7:07

Bien sûr qu’elle était gênée, bien sûr qu’elle était tendue. Comment aurait-il pu en être autrement ? elle n’avait jamais vraiment été du genre courageuse tout compte fait, et qu’importait que ça choque vu sa position. Reese respirait plutôt la lâcheté, la couardise. Elle avait été capable de rester assise, recroquevillée, dans une position douloureuse, tapie au fond d’un placard pendant des heures. Qu’importait que ses muscles lui faisaient un mal de chien, qu’importait que sa mère se vidait de son sang dans la pièce d’à côté, et que son père retombait sur le sol, ivre mort. Elle n’était pas courageuse, encore moins téméraire, et pour le coup, elle n’assumait rien.

Ni ce qu’il s’était passé entre eux, par deux fois, ni la discussion qui devait advenir, ni les flashs de souvenirs qui s’imposaient à elle et lui donnait envie de remettre le couvert. C’était totalement absurde, et la fatigue mêlée à tout ça n’arrangeait rien. Alors l’éviter, c’était la chose la plus cohérente qu’elle avait à faire pour s’en tirer à bon compte, et elle mit son objectif en application dès l’instant où Ayden posa les yeux sur elle. Elle n’eut même pas envie de lui sourire lorsqu’il commença à râler. Lorsqu’il se rendit jusqu’au bureau du capitane, elle s’échappa pour reprendre son souffle.

Pourquoi se montait-elle la tête, au juste ? Lui, il avait tout l’air d’en avoir rien à faire. Dans les faits, c’était surtout parce que lui, ne risquait pas grand-chose. C’était lui le plus ancien, lui qui garderait son poste, lui qui se taperait une réputation de Don Juan qui avait réussi à mettre la reine des glaces dans son plumard. Il ne pouvait décemment pas comprendre sa position, ce qu’elle risquait pour sa pomme. Et même si tout ça n’était qu’un prétexte un peu honteux pour ne pas avoir à assumer, pour ne pas avoir à en parler, Reese savait que c’était les risques quand on naissait femme. Pour une fois, elle aurait voulu être ce que son père voulait qu’elle soit. Peut-être qu’ainsi, il n’aurait jamais levé la main sur elles.

En fin de journée, lorsqu’il revint dans le bureau, après son café, la brune leva à peine le regard vers lui. Concentrée sur autre chose, appliquée à la tâche, elle ne fit pas cas, même si instinctivement elle se tendit. Le « c’est quoi ton problème » lui fit instinctivement relever la tête vers lui, croiser son regard, s’étonner de recevoir pareille question dans un instant comme celui-là. Son problème ? Et le sien de problème alors ? Eut-elle envie de lui rétorquer sans rien faire cependant. Elle haussa les épaules, lui lâcha un « Rien… » Univoque qui n’était qu’un gros mensonge. Ayden n’insista pas, elle n’aurait pas lâché le morceau de toute façon.

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Appuyant frénétiquement sur le bouton de l’ascenseur pour qu’il ouvre ses portes et les laisse sortir, Reese poussa un soupir contrarié. La main sur la hanche, les nerfs à vif, le fait d’être à proximité d’Ayden dans un endroit confiné lui donnait étrangement chaud, presque des vertiges. Elle prit une profonde inspiration pour garder son calme. La journée avait été longue, ils sortaient des vestiaires pour partir quasiment au même moment du commissariat. Sauf que l’ascenseur, têtu comme à son habitude, en avait décidé autrement.

Elle se passa une main froide sur sa nuque bouillante, essayant de ne pas se foutre plus en rogne que ça. Prête à presser la sonnette d’alarme pour qu’on vienne leur ouvrir alors qu’ils étaient bloqués entre deux étages, elle se figea et contempla le bouton un instant avant de lui dire :

« On a fait une connerie. » Elle crut brièvement que l’aveu la soulagerait, qu’elle se sentirait mieux, mais il n’en était rien. Son cœur se serra, brutalement. « Et ça ne doit plus se reproduire. » Ajouta-t-elle avant de lever les yeux vers lui. « Je veux pas qu’on l’apprenne. »

C’était sa dernière exigence, et avant de demander à l’aide pour sortir de là, elle se tourna vers Ayden pour l’entendre les valider.

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MessageSujet: Re: Those lonely days will be long time forgotten   
Jeu 16 Nov - 11:53

La fin de la journée arrivait à grand pas et les agents ne s'étaient quasiment pas parlés. Ce n'était pas pour déplaire, ce calme, en plus. Il s'y faisait même plutôt bien même si parfois sa collègue continuait ses quelques bruits répétitifs comme avec le stylo ou le pianotement de la table avec les doigts. Pour autant, il ne s'en formalisait pas, se contentant de profiter de l'éternel paperasse qui traînait encore et toujours sur le bureau. À la fin, ils se séparèrent un moment afin de retrouver les vestiaires et les casiers. Ayden déposa son matériel et vérifia un instant son verrou. Bon... Ça ne devait pas prendre énormément de temps à se faire réparer, c'était un avantage.

Il quitta l'endroit et se dirigea vers l'ascenseur, non loin de Reese qui avait fini quasiment en même temps que lui. Sans dire un mot, il s'engouffra dans le petit espace et se contenta de sortir son téléphone de sa poche, prévenant ainsi la mère Rivera qu'il rentrerait bientôt et qu'il cuisinerait finalement. La jeune femme s'énervait contre l'appareil qui faisait des siennes, les bloquant entre deux étage et faisant soupirer le français qui, blasé, renvoya un message pour prévenir que finalement, il serait très en retard à cause de l'ascenseur. C'est ce moment que choisi la brune pour lâcher ce qu'elle avait sur le cœur, le faisant lever les yeux vers elle et hausser un sourcil en tentant de comprendre où elle voulait en venir et de quoi il s'agissait. Puis il eut une illumination. " On a fait une connerie seulement si on s'est pas protégés. On s'est protégés, hein ? " fit-il sur un ton faussement alerté qui eut pour unique conséquence de se prendre une droite magique. Était-ce ses phalanges qui avaient craqués ou sa mâchoire à lui qui venait de dire merde ? Dans tous les cas, la douleur que ressenti l'inspecteur n'était pas jouer, elle. Il se massait le bas du visage en grognant de déplaisir. " Putain mais Reese ! T'es complètement tarée ! " rageait le brun en sentant déjà une chaleur se diffuser le long de sa peau. Demain il aurait un bleu. Génial. De son côté, la femme parfait déjà sans de grandes prises pour lui faire comprendre l'étendu de leur erreur, tentait parfois des grands gestes et haussait plus ou moins le ton. À nouveau Ayden soupira, venant simplement poser sur les épaules de sa partenaire. " Pourquoi tu te fais du mourrons comme ça ? C'est ton attitude qui va te griller. " argua-t-il en laissant ses pouces frotter légèrement les épaules féminine. " Et puis le message était clair. Tu es partie avant mon réveil, ça voulait bien dire que ce n'était qu'un truc comme ça et qu'on en parlait pas. " qu'il poursuivait en rendant son espace vital à la femme, venant même se coller dos contre une proie froide alors que ses yeux océan détaillaient longuement la demoiselle.

Évidemment, il avait eu une gueule de bois monumentale après leur soirée. Il s'était levé à huit heures, seul, dans son lit. Il s'était longuement demandé si tout ce qui s'était passé était réel et quelques preuves de la vérité subsistaient. D'abord les morceaux de verres brisés au sol. L'odeur de Reese sur les draps mais aussi les marques qu'elle lui avait laissé de leur passion dévorante durant la nuit. Et même si c'était une connerie... En quoi était-ce dérangeant ? À nouveau la femme s'agitait et en venait même oublier d'appuyer sur le bouton d'alerte pour les sortir de là. Elle ne voulait pas être là avec lui, dans cet endroit parce qu'elle craignait ce qu'il pourrait se passer à nouveau. Vrai qu'il était tenter de la calmer en lui volant un baiser mais pas ici, pas sur son lieu de travail. Bien sûr, il était conscient que leur relation changeait pas mal la donne mais hey, il fallait passer outre. Il n'avait pas la peste, elle l'avait vu sous toutes ses coutures comme il avait tout vu. Il connaissait ses cicatrices autant qu'elle connaissait ses tatouages qui n'apparaissaient que rarement aux yeux de tous. Ils avaient partagé des choses brûlantes de plaisir et de désir. Rien ne changeait entre eux malgré ce seul et unique rapprochement physique.

" Reese. Si on devait recommencer, là, éventuellement je comprendrai que tu sois sur les nerfs mais... " commença-il en se redressant pour se planter devant elle, mains dans les poches, poursuit d'un " Mais tout ton cinéma signifie que ça ne recommencera pas alors.... " haussement d'épaules puis il se pencha vers elle avec un sourire " On peut maintenant se détester comme avant et demander à ce qu'on nous sorte d'ici ? " finissait-il par demander.

La proximité de Reese le rendait nerveux, ses simagrées le rendait nerveux. Tout le travaillait et pourtant elle craignait qu'il les trahissent. Cette idée le blessait quelque part. Il n'était pas irréprochable mais il semblait tout de même avoir fait comprendre qu'il ferait tout pour être un meilleur coéquipier. Et puis... Jamais il n'aurait fait ou dit quelque chose qui allait à l'encontre de l'image de la femme...

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MessageSujet: Re: Those lonely days will be long time forgotten   
Jeu 16 Nov - 12:31

« Tu l’as pas volé, celle-là ! » Grogna-t-elle en secouant sa main endolorie par le coup qu’elle venait de lui donner. Elle ne s’était pas épargnée, mais ça lui avait fait du bien. Comme un réflexe bienvenu, qui la libéra d’un poids. Ayden était clairement à côté de ses pompes, il n’y avait aucun doute là-dessus. « Si on s’est pas protégé gnagnagna mais le reste ça va » ! Quel bouffon. Elle lui lança un regard assassin en le fixant toujours, ne pouvant s’empêcher de lui lâcher un : « T’es vraiment qu’un con, c’est incroyable ! »

Pourquoi elle se faisait du mourrons ? L’espace d’un instant, Reese avait envie de lui en recoller une. Elle regrettait de ne pas avoir cogné un brin plus fort pour être sûr de lui faire vraiment mal. Histoire, par la même, de réaligner ses idées pas claires. Il la prenait vraiment pour une idiote, c’était incroyable. Et à se mettre à se fâcher dans l’ascenseur, même confinés, ce n’était pas non plus la meilleure initiative du monde. Mais Ayden l’agaçait, magistralement :

« C’est pas toi qui vas passer pour une connasse intéressée, toi, on te complimentera pour tes prouesses, PAS MOI. » Argua-t-elle sèchement, en le désignant de l’index. Voilà, monsieur était né avec des couilles et un pénis, alors on devait l’applaudir pour ça. Triste monde ! « Et j’te préviens que si tu m’as refilé un truc, je te tire dessus, j’hésiterais pas. » Ajouta-t-elle sèchement.

Tout contact avec l’homme la brûlait de l’intérieur. Elle ne se sentait pas bien ici, trop à l’étroit, coincée dans un corps trop petit pour elle, dans une pièce où ses secrets resteraient probablement. Comment faisait-il pour s’en foutre ? Pourquoi il ne frisait pas la paranoïa comme elle ? Ses yeux croisèrent ceux de l’homme, et sans doute aucun, elle y croisa les souvenirs de cette nuit, avant de s’agacer davantage. En fait, c’était tout LUI qui la foutait en rogne maintenant !

« Non, c’est toi qui vas nous faire griller si tu continues à me regarder comme ça… » Siffla-t-elle entre ses dents en le fixant d’un regard noir. « Arrête, tout-de-suite. »

Dans les faits, elle ne savait même plus ce qu’elle voulait. Est-ce qu’elle désirait qu’il s’en moque ou que ça ait de l’importance pour lui ? Est-ce qu’elle devait s’énerver ou en avoir rien à faire à son tour ? Elle n’arrivait de toute façon pas à définir ce que ça signifiait, elle n’arrivait pas à se faire à l’idée que c’était arrivé et qu’elle avait aimé ça. Qu’elle n’avait pas fuit pour lui, mais pour elle. Parce que c’était franchement effrayant.

« Merci vraiment pour ta sensibilité et ton empathie, merci de te mettre à ma place, merci de me comprendre. » Cracha-t-elle en envoyant son doigt presser le bouton d’urgence, croisant ensuite les bras sur sa poitrine. Elle était vexée, au fond. Mais parce qu’elle ne devrait pas l’être, elle s’énervait autant contre lui que contre elle. C’était pour ça que sa colère ne tarissait pas. « C’est ironique, t’emballe pas. »

Elle soupira d'exaspération en évitant son regard ensuite.

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MessageSujet: Re: Those lonely days will be long time forgotten   
Jeu 16 Nov - 16:10

Ayden continuait de se masser la joue un instant, revenant grimacer alors que la douleur résonnait encore dans sa chaire. Putain mais qu'elle était... ! Intérieurement il rageait. Déjà de s'être prit un coup alors qu'il tentait juste de l'atmosphère, aussi parce qu'elle devenait complètement parano et lui râlait encore plus dessus pour RIEN et surtout parce que ça le vexait qu'elle puisse croire qu'il était le genre de personne à aller se vanter auprès des hommes pour balancer des choses comme "Oh, une nouvelle conquête mon gars ! La p'tite Maddox, ma collègue !". Dans quel monde il pouvait dit des choses pareil, hein ?

Lorsqu'elle appuya sur l'alerte, il grinça des dents malgré la souffrance et croisa également les bras. "Je tiens quand même à dire que tu es complètement débile." fit-il sans la moindre hésitation. "Je ne vais pas NOUS griller. TU vas TE griller. Seule." qu'il rajoutait en fronçant les sourcils, appuyant bien sur les mots clés qu'il voulait qu'elle entende. "C'est ta façon d'agir qui va faire comprendre qu'il s'est passé un truc." lâcha-t-il enfin, offrant alors une moue boudeuse. Il avait des principes après tout, alors il prit la peine d'explique que "Personne n'a besoin d'être au courant de ce qu'il s'est passé et j'serai certainement pas allé voir les autres pour leur dire. Ma vie privée reste ma vie privée. Tu en as fais partie un soir et tu regrettes, bien. C'est ton problème, si tu ne vis pas bien d'avoir ça sur la conscience. " alors qu'il sentait une colère sourde poindre dans son âme. "Moi je regrette pas." terminait enfin le brun. L'ascenseur s'était relancé et avait ouvert ses portes au moment où il lançait un dernier regard plein de ressentiments à l'égard de Reese. L'appel d'air fit du bien au français qui s'empressa de quitter les lieux alors que des collègues attendaient de pouvoir entrer, les saluant rapidement sans pour autant que l'inspecteur y réagisse.



Ayden était rentré chez lui. La prise de tête avec Reese lui avait fait oublié qu'il n'était plus seul dans son appartement. Une petite tête vint lui foncer dans les bras lorsqu'il passa l'encadrement de la porte, lui hurlant sa joie de le revoir. Elena, du haut de ses six ans, respirait la vie, la joie, l'espoir. Le parrain vint lui offrir un long baiser sur le front puis quelques chatouilles avant que sa mère les rappelle à l'ordre. Début de soirée, obligation d'être sages. Surtout pour les petites filles qui devaient manger et aller se coucher tôt pour bien grandir. Le français ricana et s'installa confortablement dans le canapé avec sa filleule pour regarder un dessin animé en attendant que la dame les appelle. Le dîner se passa sans problème et à 22 heures, la petite fille dormait déjà. Les deux adultes discutèrent quelques heures et vers les coups d'une heure, le sommeil appela Maria à rejoindre sa fille dans la chambre d'ami. Le brun soupira. Il était bon d'avoir un peu de vie dans son petit appartement. Il se doutait bien qu'elles ne resteraient pas éternellement avec lui mais il préférait les avoir à l’œil, une ou deux semaines, un mois entier même, s'il le fallait, pour les protéger en cas de besoin. Du moins, jusqu'à ce que dans le pays, tout rentre dans l'ordre. Il ne laissait pas vraiment le choix à la veuve de son meilleur ami mais il le faisait pour Luis.

Dans son salon, l'inspecteur était affalé dans son canapé, jambe étendues sur la table basse alors qu'il lisait tranquillement un dossier. Toujours le même depuis des années. Il avait envie de mettre la main sur le tueur de flic, celui qui avait ôter la vie au père Rivera. Chaque soir, quand il ne parvenait pas à fermer l’œil, il parcourait les lignes. Il les connaissait quasiment par cœur, à la longue mais il ne trouvait pas la réponse qu'il y cherchait. Le nom du criminel... C'est tout ce qu'il voulait mais rien dans les compte-rendus lui permettait d'accéder à cette information. Alors qu'il se triturait les méninges sur l'affaire, quelques coups à sa porte le firent sursauter. Méfiant, il éteignit la lumière et s'approcha à pas feutré de la porte, relevant le cache du petit œilleton afin de voir qui se trouvait derrière la porte à une heure tardive. Il ne devait pas être loin de trois heures du matin, ou deux ? Ou quatre ? Enfin, il n'en savait rien mais clairement, il n'était pas tôt pour une visite. Il reconnu le visage de sa coéquipière et haussa un sourcil. Que faisait-elle ici ? Immédiatement prit d'inquiétude, il déverrouilla sa porte pour paraitre devant la jeune femme. "Qu'est-c..." fut son début de phrase, coupé par l'élan que venait de prendre la brunette pour se jeter contre lui et l'embrasser.

A quoi elle jouait, exactement ? Le matin même, elle refusait totalement l'idée qu'ils aient pu avoir une aventure et là, elle venait l'embrasser ? Qu'est-ce qui tournait pas rond chez elle ? D'autres questions se bousculèrent dans le crâne du franco-américain, bien vite balayées par la douceur des lèvres de la policière. Il se perdait dans ce baiser un moment, sa main gauche venant trouver la nuque féminine comme pour l'empêcher de se dérober. Et pourtant... Pourtant il lui fallait des réponses. C'était quoi ce revirement de situation digne des séries télés ? Se décollant de ses lèvres, il laissa son regard plonger dans les yeux sombre de la jeune femme, cherchant à y croiser une raison valable de la voir débarquer à l'improviste sans pour autant être capable d'articuler un mot, à peine remis de la surprise.  

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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: Those lonely days will be long time forgotten   
Jeu 16 Nov - 16:36

Bon, il l’avait mouché. Reese n’avait rien trouvé à répondre à son coéquipier lorsque celui-ci était venu lui dire qu’elle ne dirait rien, du tout. Que personne n’avait à être au courant de ce qu’il s’était passé, et qu’il ne comptait pas de toute façon s’en vanter. Qu’il ne regrettait pas. Ce fut surtout cette affirmation qui glaça la brune, venant planter son regard étonné dans les mires de son collègue ; elle ne sut comment réagir, aussi resta-t-elle immobile alors qu’il quittait l’ascenseur où elle se retrouva toute seule. Bras croisés contre sa poitrine, il fallut l’intervention d’un tiers pour la sortir de sa torpeur, alors qu’elle prit la route de son véhicule.

De retour chez elle, Reese se trouva comme une lionne en cage. Elle alla rapidement faire un tour avec Clint pour le dégourdir, mais songeuse, elle ne fut pas de bonne compagnie pour son ami canin. Ils rentrèrent peu de temps après, pour que le malinois s’installe confortablement sur le canapé qu’il n’avait d’ordinaire pas le droit de squatter. La brune s’enfonça dans l’assise à ses côtés, essayant de démêler ses pensées confuses, sans forcément y parvenir. Tout ça l’agaçait profondément. Ça n’avait aucun sens, et ça la contrariait évidemment.

Ce fut vers les deux heures du matin qu’elle claqua la porte de chez elle pour obtenir des explications de la part d’Ayden. Elle ne savait pas pourquoi elle partait au conflit comme ça, mais elle en avait grandement besoin pour essayer de comprendre ce qu’il se passait. Elle s’était comportée comme une conne, et il ne regrettait pas ? C’était du grand n’importe quoi. C’était ça qui ne faisait pas sens dans son esprit, ça qui ne collait pas à ce qu’elle espérait. Et au fond, elle n’avait aucune idée de ce qu’elle espérait.

De fait, devant la porte de l’homme, après avoir tapé tout contre le bois, elle ne sut pas non plus comment réagir. Il lui ouvrit, et plantée à deux pas de lui, elle se sentit poussée vers l’avant, aimanté par lui, et en un rien de temps, elle se retrouva avec les lèvres collées sur les siennes, l’embrassant sans trop comprendre ce qu’il lui prenait. Il l’avait énervé, et puis voilà ! elle voulait lui faire payer au centuple ce qu’elle ne parvenait pas à saisir, mais n’était pas apte à agir avec un minimum du bon sens. Elle avait besoin de se défouler. Et il n’y avait qu’ainsi qu’ils y arrivaient tous les deux.

Il quitta ses lèvres pour la regarder, et elle comprit le trouble dans son regard. Ça n’avait aucune raison d’être. Elle se hissa juste sur la pointe des pieds pour recapturer sa bouche brièvement, plus doucement que la première fois, dans le but de le faire taire s’il cherchait à la questionner. Mais une petite voix la sortit de sa torpeur et la fit sursauter :

« Ayden ? C’est qui… ? » Demanda une petite fille encore endormie, dans l’encadrement de la porte, menant à son couloir.

Reese se raidit, se figea. Elle fit les gros yeux à Ayden qui ne se laissa pas démonter. Prise sur le fait cependant, elle se tapit presque contre la porte derrière elle, prête à prendre la poudre d’escampette, et à s’enfuir comme la dernière des lâches dès que l’occasion se présenterait à elle. L’homme parvint à renvoyer la petite dans sa chambre en la présentant comme une amie, pour ne pas qu’elle s’inquiète. Les pupilles de Reese se posèrent sur ce dernier.

« Tu as des gens chez toi ? » Elle fut presque sur le point de demander si c’était sa fille, mais se rappela de la photo qu’elle avait vu la nuit d’avant. « Je… J’vais… J’vais y aller… » Murmura-t-elle en bafouillant à moitié.

Venir jusqu’ici était déjà une connerie monumentale, s’attarder davantage n’avait pas plus de sens. Elle avait déjà la main sur la poignée de la porte, qu’elle ouvrit juste après en réajustant sa veste.

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Ayden W. Forestier
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◘ Est très proche de son frère Seth, sa mère. A contrario, refuse de parler à son père mais fait quand même l'effort d'échanger parfois avec Dylan, son demi-frère.
◘ Est très renfermé dans la sphère professionnelle
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MessageSujet: Re: Those lonely days will be long time forgotten   
Jeu 16 Nov - 17:59

Une petite voix s'éleva derrière les adultes. Reese sursauta et Ayden se tourna vers sa filleule. Avec énormément de douceur, il se dirigea vers la petite hispanique et lui caressa les joues en lui chuchotant un "C'est une amie, Elena. On doit discuter. File te recoucher." avant de lui embrasser le front et de l'inviter à faire demi-tour. Son regard glissa sur la petite silhouette avec beaucoup d'amour puis il se redressa pour faire face à la brune qui s'apprêtait déjà à s'en aller. Un soupir s'échappa d'entre ses lèvres alors qu'il vint attraper la femme par la main avec douceur. Lentement, il l'attira à lui, venant glisser les doigts dans ses cheveux pour ensuite coller le front au sien. "Je ne te comprend pas, Maddox... " fit-il en venant poser un premier baiser sur ses lèvres. "Tu me fracasses la tronche puis tu viens chez moi pour me rouler une pelle..." qu'il ajoutait avant de venir récupérer un second baiser.

Contre son gré, du moins il en eut la sensation, Reese le repoussa mais il ne lâchait pas sa main pour autant, refusant qu'elle ouvre la porte. Avec douceur mais fermeté, il l'obligea à lâcher la prise qu'elle avait sur la poignée, l'entraînant au milieu du salon. D'une main, il caressa sa joue et de l'autre emprisonna sa taille pour la tenir tout contre lui. Cette nouvelle proximité avec la femme forçait ses souvenirs à refaire surface, forçait les flash de la nuit passés, du duel de passion auquel ils s'étaient adonnés. "Dis moi ce qui te passe par la tête pour changer d'avis à ce point ?" demandait le français alors que son pouce venait effleurer sa joue avec délicatesse. Lentement, il obligeait la femme à avancer, le suivant jusque sur ce canapé qu'elle connaissait déjà bien. La chose aurait pu le faire sourire s'il n'avait pas plutôt à cœur de comprendre pourquoi il fallait qu'elle soit une peste puis qu'elle lui tombe dessus ensuite. Il se savait pas doué dans la compréhension de la gente féminine mais elle, particulièrement, elle était carrément indéchiffrable. Si incompréhensible que même les plus grands enquêteurs ne pourraient clairement pas résoudre le mystère qu'elle représentait.

Tendrement, il serrait son équipière contre sa poitrine quand elle tentait de s'en aller, prétextant de ne pas vouloir déranger et à chaque fois il répétait que si ce n'était que ça qui la dérangeait, alors ils iraient dans sa chambre ou alors, il comptait bien aller chez elle, malgré son refus. Ils ne pouvaient pas simplement échanger une chose et partir parce que d'autres personnes pouvaient les prendre sur le fait. Cette idée le chagrinait plus qu'il ne voulait l'admettre. Il fallait avouer que c'était aussi un coup dur pour lui, surtout pour sa fierté, car il avait la sensation d'être un secret inavouable, d'être une sorte de plaisir défendu. D'être le cliché même des gens n'étant pas du même monde et contraint de vivre dans une toile d'illusions et de paraître. "Pourquoi est-ce que tu agis comme ça ?" marmonna-t-il alors que ses lèvres trouvaient la direction de l'épaule féminine, remontant lentement vers son cou. En réalité, il ne savait pas pourquoi il agissait ainsi. Son baiser de "bonsoir" avait à nouveau embraser son âme, comme la veille. Cette fois pourtant, il refusait de laisser agir son corps, se contrôlant au maximum, toujours dans l'idée de la laisser fuir même si, il l'avouait, il refusait cette éventualité. Il ne pensait plus à Maria et Elena qui dormait dans la chambre d'ami, ne pensait plus à ce point que sa collègue avait écrasé contre sa joue. Il ne pensait plus qu'à une chose : suivre son instinct.

Au bout d'une poignée de seconde, l'homme se releva, glissa ses doigts entre ceux de la jeune femme et la traîna d'un pas lent jusqu'à sa chambre, le seul endroit où ils pourraient se permettre des mots et des gestes sans se faire déranger. Ayden déglutit d'abord difficilement, hésitant à faire cela. Peut-être bien que l'alcool l'avait aidé et là, maître de ses pensées, il ne savait plus bien pourquoi il écoutait la petite voix qui l'incitait encore et toujours à franchir cette fausse limite que lui imposait la brune. La porte verrouillée derrière eux, il ne tint pas plus longtemps et lui captura les lèvres, le tout, évidemment en la guidant vers ce lit qu'ils avaient aussi partagés. Entreprenant, il la bloqua contre le matelas et vint dévorer sa gorge avec gourmandise puis remonta le long de son cou pour sarrêter sous son oreille. "Reste... Et s'il le faut, tu partiras comme la dernière fois... Quand on se recroisera, je ferai semblant de te détester et ton honneur sera sauf. " chuchota-t-il d'une voix suave et prometteuse. Il aurait aimé ajouté qu'il était même prêt à se refaire frapper, si ça pouvait la convaincre de sa bonne foi et si ça lui permettait de croire que c'était la dernière fois que ça arrivait mais non. Son désir venait de reprendre la main sur sa réflexion, lui ordonnant d'arrêter de parler pour se contenter de l'embrasser à nouveau, plus intensément que tous les échanges qu'ils avaient eu en ce jour.

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MessageSujet: Re: Those lonely days will be long time forgotten   
Jeu 16 Nov - 18:23

Si ça pouvait le rassurer, elle ne se comprenait pas non plus. Elle pouffa d’un rire gêné, plaquée contre le bois de la porte et le corps d’Ayden qui l’empêchait de partir. Elle ne s’échapperait pas. Pas encore en tout cas. Mais elle ne trouva pas non plus les mots pour expliquer son comportement pour le moins déroutant des derniers temps. Oui. Un coup elle cognait, l’autre elle embrassait avec avidité. Qui disait que ça avait un quelconque sens ? Personne, surtout pas elle ! Ses yeux se baissèrent, traduisant la honte qu’elle ressentait. Elle aurait voulu pouvoir lui dire tout ce qu’elle avait envie de lui dire, avant de venir en tout cas. Avant de lui bondir dessus pour lui dérober un baiser et partir sur autre chose s’ils n’avaient pas été interrompu.

Elle n’eut pas l’occasion de lutter contre lui, pour pouvoir s’enfuir d’ici. Même si elle se sentait incroyablement mal à l’aise dans cette histoire. Le fait qu’il y ait un témoin de cette passion secrète. Il la retint un maximum, et elle refusa de lui répondre à chaque instant. « Ayden… » Soupira-t-elle en essayant de capter son attention. « C’est pas… C’est pas ce que j’voulais mais… » Comment pouvait-elle se concentrer au juste, hein ? « J’sais pas… » Termina-t-elle en capturant sa bouche pour reprendre ce qu’elle était, au fond, venue chercher ici.

Ils se retrouvèrent enfermé dans sa chambre, pour échanger un semblant d’intimité. Il la surplomba de son corps, en lui demandant de rester, lui jurant qu’elle pourrait repartir comme la dernière fois, comme la voleuse qu’elle était, et qu’il ferait comme si de rien. Ça serait comme ça entre eux désormais. Dès qu’elle eut cette autorisation, elle sentait qu’elle en profiterait. Alors, elle hocha la tête sans être apte à en dire plus, se laissant aller à l’étreinte qu’il lui offrait.

____________________

« On doit mettre des règles. » Souffla-t-elle dans un chuchotement assuré.

Elle caressait doucement les cheveux d’Ayden, lui qui avait la tête posée sur sa poitrine dénudée. Ils n’avaient pas vraiment discuté après tout ça, ni avant enfin de compte. Sans doute qu’il avait senti qu’elle n’était pas capable de s’expliquer, de dire quoi que ce soit d’un temps soit peu cohérent à ce sujet. Ça n’avait pas de sens. Ils avaient franchi un pas, et elle ne parvenait pas à revenir en arrière. Plus qu’autre chose, elle avait vraiment besoin de ce contact, de cette proximité avec une personne, un autre être humain. Mais quelqu’un en qui elle avait confiance, malgré tout. Ayden devait en faire partie.

« Je ne suis pas ta petite amie. » Ajouta-t-elle dans la foulée, alors qu’il se redressait sur le bras, pour la regarder. Elle passa une main dans sa barbe naissante pinçant les lèvres. Ils n’étaient pas un couple. Il n’y avait rien entre eux, à part du sexe. « Pas de signe de tendresses en public, peu importe où on se trouve. Pas de jalousie non plus. » Ajouta-t-elle.

Elle avait l’air si sûre d’elle, alors que c’était la première fois qu’elle faisait ça avec quelqu’un. La brune se sentait comme une intruse. Sa place n’était pas ici. Pas avec la famille de son ex-coéquipier dans l’une des chambres de son appartement. Elle voulait rentrer, mais elle voulait aussi autre chose avant : être sûre de pouvoir revenir et le retrouver intact ici. Ou alors que lui vienne chez elle lorsque la situation s’y prêterait.

« Tu te comportes comme toujours, et sous aucun prétexte tu agis différemment. » Fit-elle alors qu’il venait l’embrasser. Ses certitudes s’envolèrent brièvement. Il lui aspirait sa force, ses convictions, l’assurance qu’elle voulait se donner. « Dès que l’un de nous veut arrêter, on arrête. » Fit-elle d’une petite voix. « Si… Si tu as quelque chose à ajouter… C’est maintenant, Ayden. » Lui murmura-t-elle.

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MessageSujet: Re: Those lonely days will be long time forgotten   
Jeu 16 Nov - 21:14

Effectivement, être peau contre peau donnait une autre dimension à ce qu'ils étaient sensés être. Cette nouvelle étreinte avait été plus tendre mais tout aussi intense que les autres, ils avaient encore partagé quelque chose d'insensé et d'inédit. Comme les autres fois, le français avait aimé la jeune femme autant que possible. A la fin de la bataille, il s'était allongé à moitié sur Reese et profitait de la main dans ses cheveux, des battements de palpitant au rythme tranquille contre sa joue. La voix féminine vint briser la douce paix de l'instant, le faisant relever la tête et rouler sur le côté pour écouter ses arguments. Des règles... Quelle idée saugrenue. Pensait-elle vraiment qu'ils se trouvaient dans une romance bidon où la relation commençait pas un plan cul de temps en temps, puis régulier, qu'à la longue les protagonistes avouaient être des brêles mais voulaient quand même tenter une vraie relation. Disputes, cassage d'assiettes, rupture. Pluie, déprime, remise en question et amour pour la vie et relation assumée aux yeux de tous. Effectivement, ça sonnait tellement hollywoodien que si ça arrivait réellement, les gens seraient foutus de crier au plagiat...

Reese énumérait ses conditions et lui, eh bien il s'en fichait. Ayden glissait les lèvres sur les siennes pour l'embrasser tendrement et tenter de couper court à ce qu'il pensait être ridicule. En même temps... Ça l'était. Son murmure le fit sourire en coin alors qu'il se collait de nouveau à elle, lui volant un nouveau baiser. Lentement, il dirigea sa bouche près de l'oreille de la femme et chuchota un simple "Tes règles sont vraiment nulles." puis vint mordiller tendrement son lobe avant de se reculer. Lentement il glissa une main dans la masse de cheveux sombres de sa partenaire et laissa son regard azuré détailler son visage. "Vraiment, j'insiste pour dire que ton idée là, c'est idiot." fit-il d'une voix basse en venant s'asseoir sur le lit pour la dévorer du regard. Lentement il se massa le menton puis lui prit la main pour en embrasser ses doigts. "A quoi ça sert d'établir des règles, Reese ? Je ne suis pas ton plan cul. Peut-être que si... Je sais pas, parce que tu regrettes ensuite... Enfin... Je veux dire... " il s'interrompit un instant, se gratta la nuque en réfléchissant à ses mots et soupira légèrement. "On est adultes. C'est arrivé et ça arrivera de nouveau. Franchement, on s'éclate au pieu mais... Clairement, tu nous vois, nous, gambader à l'extérieur, main dans la main ? Non. S'embrasser comme les charmants petits couples ? Non plus. Alors pourquoi toujours faire un cinéma ?" demandait le brun en se passant la main dans les cheveux.

A nouveau, il fixa la jeune femme et se rallongea près d'elle, goûtant à sa peau du bout des lèvres pour s'arrêter contre sa joue. "Tu sais... Je suis un con. Alors clairement, en public, je te traiterai toujours comme je l'ai fais jusqu'à présent. Avec dédain. Et sans un regard, comme ça, personne pourra savoir que je sais quoi faire pour te rendre folle et te donner envie de faire autre chose que me tuer." dit-il en ricanant légèrement alors qu'il revenait jusqu'au coin de ses lèvres. "Tu veux pas qu'on fasse un pacte ou qu'on signe un contrat disant qu'on a en plus interdiction de tomber amoureux ?" marmonna-t-il encore un peu moqueur avant de l'embrasser rapidement tandis que ses doigts rencontraient sa peau pour l'effleurer lentement. C'est vrai, il tournait la chose au ridicule mais en même temps, qu'y pouvait-il ? Elle se faisait un sang d'encre pour rien. Le bout de ses doigts vinrent retracer ses formes, s'arrêtaient à quelques endroits sensibles tandis que pour lui, il posait la tête dans sa main et la regardait fixement.

"Je comprend pas pourquoi t'as autant peur de... De quoi d'ailleurs ? Ton excuse du 'on va me prendre pour une connasse intéressée' ça se vaut même pas. Tout le monde sait que t'es une flic géniale et puis j'ai rien à donné en échange donc t'y gagne rien." raisonnait le brun en poursuivant sa redécouverte du corps féminin, finissant simplement par l'attirer contre lui. "Je veux bien qu'entre nous ce soit... Un secret, si ça te fait plaisir. Mais pas honteux. Vraiment, j'insiste. C'est vexant d'avoir l'impression d'être le vilain petit canard. " lâchait enfin l'homme en appuyant sa demande d'un froncement de sourcils. Un plan cul, il pouvait assumer. Avec une collègue, là encore il pouvait. Faire semblant que rien ne s'était passé, ok, de toute façon, il l'avait souvent fait. Mais être l'honteuse vérité, ça faisait mal à l'égo. "Tu fais ce que tu veux de ta vie, je fais pareil. Si tu trouves quelqu'un, tu me le dis, on arrête et l'inverse est vrai. En dehors de l'intimité d'une chambre, on est juste collègues. Alors arrête de paniquer à chaque fois qu'on nous regarde. Fais la gueule comme d'hab, promet moi de me tuer si je t'enferme encore dans une placard. Ne te donne pas l'air d'être coupable. Ou alors on arrête maintenant si je suis ton erreur de deux occasions. Je ne t'ouvre plus, on s'croise juste au taff et on s'parle que pour se gueuler dessus sur les scènes de crimes. " Un sourire en coin naquit sur les lèvres du français puis il lui tendit la main. "Deal ?" demandait Ayden pour préférer conclure l'accord d'un baiser appuyé.

Ils n'étaient qu'amants, sans plus. Pourquoi ça irait plus loin de toute façon ? Ils ne se supportaient pas, elle ne voulait pas que ça s'ébruite quand lui se fichait bien que ce soit le cas. Tout le monde savait que des gens dans la brigade avaient couchés avec des collègues et pourtant, jusqu'à présent, personne ne s'étaient amusés à en dire des saloperies alors ça ne risquait pas d'arriver maintenant.

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