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 We fall down like dogs playing dead

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Hannah P. Dickens
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Mar 21 Nov - 3:22

We fall down like dogs playing dead
Dickens & Burrows



Comment pouvait-elle juste s’imposer dans sa vie s’il ne voulait pas d’elle, c’était à ne rien y comprendre quand même. Alors, s’il ne voulait pas d’elle, elle demanderait à un inconnu de le faire, tout simplement. Dans tous les cas, il ne pourrait pas raconter n’importe quoi, mais… mais elle avait encore confiance en lui, il serait un bon père et il agirait pour le mieux pour Dean, il n’irait pas lui dire de la merde pour obtenir ses faveurs ni rien. Il méritait sa chance.

Elle avait finalement glissé sa main dans la sienne, pas pour l’embêter ni rien, juste pour lui démontrer qu’elle ne lui en voulait pas du tout. Que c’était son bien à lui qui comptait après tout. Elle voulait qu’il pense à lui et si ça impliquait qu’elle se tienne loin, elle le ferait. Sauf qu’il mit du temps à répondre, un peu. Juste assez pour que son regard à elle passe sur le conseiller qu’elle voyait en train de griffonner sur son carnet. Sauf que Tyler parla et qu’elle retourna rapidement vers lui, intéressée par la réponse, sa main toujours glissé dans la sienne. C’était con, mais… son contact la rassurait toujours. Il se rétractait en quelque sorte, mentionnant qu’il voulait d’elle pour les visites, juste qu’il n’aimait pas l’idée qu’elle soit en couple. En même temps, ça faisait plus de sept ans… il y avait des limites à rester célibataire. Il lui manquait juste un chat c’est ça ? Un ou sept pour le cliché.

Sans savoir pourquoi, il arrivait à la rendre triste. Elle cherchait quoi rajouter à tout cela, ni arrivant pas réellement. Sauf qu’il enchaina et il arriva à allumer une étincelle de malice dans ses yeux, lui arrachant le début d’un sourire au passage. Elle récupéra sa main pour le bousculer un peu, rien de méchant, l’habitude. Elle avait toujours apprécié se « bagarrer » avec lui quand il l’embêtait. Elle adorait le pousser, voir son sourire s’étirer et l’attraper, la balancer au lit et l’embrasser. Elle aurait pu se chamailler de la sorte toute sa vie à une époque. Elle se passa une main dans les cheveux comme pour récupérer un peu de sérieux. «Oui je m’en souviens, il y avait des bouts de ton poisson même pas assez cuit après coup… Sauf que Dean est un enfant, alors on va éviter les pizzérias et les fast food si tu veux bien. Y aller pour des choix un peu plus sain. Je t’enverrai une liste par courriel si tu veux. On testera les restos de ton choix. Promet-moi juste une chose, tu ne cuisineras pas. Je tien à nos vies. »

Et elle lui souriait un peu plus après sa bêtise. Pas qu’il cuisinait comme un pied, mais… un peu ouais. Il était le genre de mec à réussir à faire brûler des pâtes… Elle lui souriait pour finalement tourner son regard vers le conseiller. Ça faisait des années qu’elle n’avait pas parlé avec Tyler de cette façon et c’était bien d’avoir l’impression de le retrouver. «Alors, une autre idée pour nous faire étirer le temps ou on s’en sort plutôt bien tout seul ? » Parce que le conseiller était présent et qu’elle aimait bien le prendre un peu de court. C’était une bonne façon de se remettre dans un contexte un peu plus sérieux.  Elle aurait surement du mal avec ces petits repas en famille, faire la part des choses et garder une distance respectable... ce n’était pas quelque chose de facile avec lui.

« Non, je ne crois pas, peut-être se revoir dans un mois quand vous aurez fait quelques visites supervisés et nous pourrons faire un retour sur le sujet. Par contre madame Dickens, vous ne nous avez jamais parlez de vos sentiments à vous dans cette histoire. D’un côté vous semblez en vouloir à Tyler, mais de l’autre, vous semblez toujours l’apprécié. Comment croyez-vous que cela va jouer dans les droits de visites de monsieur Burrows ? »

Et elle avait réellement cru s’en sortir. Pouvoir prendre son sac à main et se sauver le plus loin possible jusqu’à trouver une date acceptable pour tous les deux. Sauf qu’il avait fallu que le conseiller en rajoute. Hannah ne parlait jamais de ses sentiments. Ça lui avait pris des siècles avant de dire « je t’aime » à Tyler et elle ne le disait que rarement à Peter. Elle s’en sauvait souvent avec des « moi aussi » bien placé et un cœur à la fin d’un message texte. Elle n’était pas du genre… émotive. Bref, répondre… ou pas : « Je ne suis pas le genre communicative, mais si mes sentiments vous intéresse, je compte faire une exposition de mes œuvres bientôt. C’est ma façon à moi de les « communiquer ». Rien ne va interférer dans ses visites. On va bien s’en sortir. Je ne parle pas de Peter, il ne cuisine pas, tout sera parfait dans le meilleur des mondes. » et elle lui fit un sourire ravissant pour bien conclure sa petite conclusion. Elle n’était pas certaine qu’ils aient réellement fini, que le conseiller n’avait pas encore à rajouter à Tyler, mais au moins, ça avançait bien.



Dernière édition par Hannah P. Dickens le Dim 26 Nov - 3:13, édité 1 fois
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Tyler Burrows
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Ven 24 Nov - 20:14

Ce visage. Ce sourire. Ce regard rieur. Il m’avait tant manqué. Et il s’offre à moi actuellement, abreuvant mon cœur d’un liquide sanguin on ne peut plus chaleureux. Quel dommage qu’elle ait lâché ma main à cet instant. Je me revois quelques années auparavant, prêt à l’embrasser et me coller à elle, comme nous le faisions tant de fois après ce type de taquinerie. Et elle débite une histoire que je n’ai que trop connu, tant je m’amusais à raconter ma mésaventure avec les sushis. Le fait qu’elle enchaîne sur un avenir à partir de notre passé me fait ce petit quelque chose. Sans compter qu’elle ne connaît que trop bien le Tyler présent, toujours aussi incapable de cuisiner qu’auparavant. Je retiens difficilement un rire franc pour libérer la pression d’un ricanement silencieux, me valant quelques soubresauts pour contenir le bruit. Je ne sais que répondre. Il faut malgré tout que je maintienne une certaine image, et ce pour m’assurer les visites futures avec mon enfant. Je n’ai le temps de formuler une réponse politiquement correcte et avec à la fois de la distance mais une forme de complicité. Je loupe le coche, et elle me renvoi directement sur terre, s’adressant de nouveau au conseiller. Je manque de peu de m’étonner verbalement de sa présence par un « Oh, il est là, lui ? » Et il enchaîne sur une question intéressante.

J’attends la réponse avec le plus grand enthousiasme. M’aime-t-elle encore ? Serait-ce donc vrai ? Elle tente d’esquiver le sujet, ce qui en dit bien plus que si elle avait réellement parlé. Peut-être que ce bougre de bureaucrate gobe ses mots, mais je perçois matière à réanimer clairement l’espoir. Elle n’est pas communicative, oui et non. Hannah, telle que je la connais, dit ce qu’elle pense. Et si sincèrement elle ne m’aimait plus, elle l’aurait clairement clamé. Mais là… Elle s’empêche tout simplement de dire qu’elle ressent encore un truc pour moi. L’intensité ? J’en sais fichtre rien. Mais elle n’est pas indifférente. Je plisse les yeux comme afin de lire en elle. Bordel, ce n’est pas encore aujourd’hui que je développerai cette faculté. J’abandonne l’idée et me tourne maintenant vers le conseiller. « Tout est bon ? On peut y aller ? Non pas que je ne veuille plus vous parler, mais je n’ai pas envie de rentrer après le couvre-feu… » Il me restait environs six heures pour rentrer, mais c’était avant tout une excuse pour sortir de ce bureau. Et puis, il faut que je tente autre chose. Maintenant que j’ai la preuve que nous pouvons nous parler sans nous taper dessus, je veux voir si elle aimerait passer un peu de temps à juste discuter d’un plan pour la suite. Et le faire seul à seul. Je n’aime pas l’idée de m’étaler devant un inconnu. « Pas tout à fait, Monsieur Burrows. J’aimerai juste savoir une chose. Lors de notre entrevue seul à seul, vous m’aviez dit vouloir donner quelque chose à Madame Dickens. Vous ne vous rappelez pas ? »

Pour m’en rappeler, ça… Mais est-ce vraiment nécessaire de remuer le couteau dans la plaie ? Ce qui différencie Hannah des autres femmes, c’est qu’à son départ du foyer Burrows, elle a tout emporté hormis une chose. Un objet que beaucoup de femmes se seraient empressées de protéger. Etait-ce par choix ? Par envie d’oublier ? Je n’en sais rien. Mais ce qui est sûr c’est que je me devais de lui remettre. Encore une fois, pas pour elle ou moi, mais pour notre enfant. C’était son héritage après tout. L’homme avait raison de me le rappeler malgré tout, même si ça allait sans doute fortement compliquer les retrouvailles. Je soulève ma veste et tire de l’une des poches intérieurs un cahier d’une reliure fine et soignée. Je l’ai protégé tant de temps. Je réfléchis un moment en observent l’objet, faisant l’inventaire de ce qu’il contient.

Des lettres que nous nous sommes écrit, repliées et rangées dedans. Des pages blanches sur lesquelles sont inscrites une légende accompagnée d’un faire-part pour notre mariage, et un pour la naissance de Dean. Mais surtout toutes nos photos. Nos premiers mois imagés par un photomaton. Notre visite du grand canyon. Des photos de mariages. Des moments justes elle et moi, que ça soit au réveil sous la couette, ou dans la vie de tous les jours. Mais surtout les premiers mois de vie de Dean. « Je l’ai feuilleté bien plus souvent que de raison, mais je crois que maintenant, il appartient à Dean d’en hériter. Notre histoire était au final les débuts de sa propre vie. Je me suis permis de dupliquer ce que je voulais vraiment garder. Et je suis désolé si ça ranime des souvenirs vifs. En tout cas, ça m’a permis de continuer sans baisser les bras. » dis-je finalement en lui tendant.
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Hannah P. Dickens
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Dim 26 Nov - 3:11

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Elle ne pouvait que rire de ses bêtises, sérieusement. Il avait toujours été nul en cuisine, mais c’était le genre de trucs qu’elle appréciait chez lui, parce que quand il tentait de faire la cuisine, c’était toujours drôle et encore aujourd’hui, elle en riait. En prime, quand il y arrivait, il y avait réellement de quoi le féliciter, ce qui était quelques choses qu’elle savait apprécier. Sauf qu’elle avait enchainé avec le conseillé et qu’il lui posait une question qu’elle n’avait pas l’intention de répondre. On n’était pas en train de faire son procès à elle, on regardait comment il pourrait voir leur fils. Elle tenta donc tant bien que mal de se défaire de la question et ce fut un franc succès. Du moins, elle en avait l’impression, même si elle n’osait toujours pas regarder dans la direction de Tyler, jusqu’à ce qu’il parle. Parce qu’il avait envie d’écourter la rencontre et de partir. Il y avait des heures avant le couvre-feu. Peut-être l’avait-elle vexé ? Non, surement qu’il en avait juste marre de tout ça. Sauf que le conseillé en rajoutait encore et son regard passa de l’inconnu à Tyler. Un truc qu’il voulait lui donner ? Il voulait lui donner quoi? Elle craignait le pire quand même.

Je compris beaucoup trop rapidement ce qu’il voulait me donner quand il le sorti de sa veste. Oh. Ah mais non, ce n’était pas juste, pas du tout. Il n’avait pas à sortir ça maintenant. Leur passé restait leur passé, pas besoin de l’embêter avec ça et de le déballer devant un conseillé. Il lui tendait et elle le récupéra lentement, l’ouvrant doucement pour le feuilleté. Comment mettre des idées bizarres dans la tête d’un gosse de dix ans version Tyler. Elle n’avait pas envie qu’il espère que maman et papa remette le couvercle… Elle l’avait finalement refermé, tentant un sourire pour la peine tout en lui rendant. Rajoutant simplement : « Tu lui donneras quand tu t’en sentiras prêt alors. Peut-être même le garder chez toi pour qu’il ait des trucs là-bas. Juste peut-être attendre un peu, qu’il comprenne bien ce qu’on tente de créer maintenant avant de nous voir avant que tout ne merde entre nous. Qu’il ne se mette pas en tête de nous réparer. »

Parce qu’elle ne voulait pas que le retour de Tyler dans sa vie vienne tout foutre en l’air et ça en donnait l’impression. Elle avait se pressentiment, celui que si elle ne faisait pas un peu attention, tout allait chavirer. Alors oui, elle voulait bien qu’il le donne à Dean, mais non, elle n’aurait pas ça chez elle sous les yeux de son mari. Elle n’était plus la femme rieuse et heureuse qu’elle avait un jour été, elle avait changé. Elle n’avait rien à redire, ce n’était pas plus mal comme cela, mais elle n’avait pas envie qu’il joue avec les émotions de Peter non plus. C’était surement une règle non écrite quelque part dans le monde… on n’avait pas le droit de passer son bonheur avec son ex sous le nez du présent mari. C’était peut-être même interdit d’avoir eu autant de plaisir avec son ex. Bref, ne pas céder, être polie, mais refuser de ramener cela à la maison. Elle avait surement prit la meilleure décision et c’était la meilleure façon de le dire, non ? « Je n’ai pas envie de le blessé ou qu’il regrette un passé qu’il n’a jamais réellement connu, mais c’est bien que tu ais gardé tout ça » et elle lui offrit un joli sourire au passage.

Voilà, un voile de tristesse refaisait surface dans sa voix et ses yeux. C’était des souvenirs qu’elle n’avait pas nécessairement envie de revivre. Elle avait mis son passée dans une boite, elle l’avait mis de côté pour oublier et passer à autre chose, elle l’avait fait, mais il revenait à la charge. Donc bon, aussi bien offrir un magnifique sourire au conseillé avant d’annoncer la couleur : « Bon, j’ai tenté de clore le sujet, Tyler aussi, je crois qu’il est temps de prendre un nouveau rendez-vous. Même heures, même date, mais dans un mois ? C’est parfait pour moi. » et elle se levait en même temps devant la mine du conseillé qui ouvrait la bouche et la refermait, pour finalement vouloir parler. Le pauvre, elle s’imposait, tout en se levant, toujours souriante : « Ce fut une agréable rencontre. Je suis heureuse qu’on l’ait fait, merci. » Elle avait son sac en main et elle replaçait lentement son manteau sur ses épaules. Laissant finalement la chance au conseillé de répliquer un : « Euh, oui, dans un mois, je vous enverrai une confirmation à tous les deux pour s’assurer que tout est entendu. Profitez-en pour tenter quatre rencontres voir ce que ça  donne et comment votre fils réagit à tout ça. Nous nous ajusterons ensuite. » Elle était ravie, souriante et tout. Elle allait enfin pouvoir fuir le regard scrutateur de monsieur le conseillé qui prend ses notes. « C’est parfait, au revoir Ty. » et elle lui offrit un sourire à lui aussi, il le méritait bien. Il avait fait tellement d’effort qu’elle ne pouvait que le souligner de cette façon. Elle passa donc sagement la porte comme la femme pleine d’assurance qu’elle était.

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Tyler Burrows
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Mar 5 Déc - 13:38

Et en prime, Hannah crache sur une part de son passé que j’estimais comme appartenant à notre enfant bien plus qu’à nous. C’est vrai, il est le fruit de notre amour après tout. Et vu notre situation, on peut dire que nous ne vivons plus cet amour depuis des années. Enfin, pas comme il se le devrait. Au lieu de ça, nous étions chacun dans notre coin, l’un plus que l’autre. Mais elle se rattrapait en disant que je pourrais lui donner en main propre même si ça risque d’influencer notre enfant dans une décision de nous réparer. Alors elle nous voit comme étant brisés et ne veut pas réunir les morceaux… Et le pire, dans tout ça, c’est que le petit trinque. Certes, il n’a aucunement conscience que sa mère et moi nous aimons… Euh aimions de façon sincère et intense, et lui remettre ce livre lui montrerai à quel point nous aurions pu être une famille heureuse et unie. Mais tout de même, il avait le droit de forger son propre avis. Et s’il est déçu, c’est la dure loi de la vie. Je n’ai jamais été partisan de surprotéger mes proches, mais de m’assurer qu’ils aient les armes pour le faire eux-mêmes. A la mort de nos parents, j’ai poussé Matthew à se prendre en main. Quoique lorsque l’on voit le résultat… « Ce n’est pas l’objectif, Hannah. Je n’ai pas d’arrière pensé en voulant lui donner, crois-moi. Il a juste le droit de connaître d’où il vient. Pour avoir vu des orphelins ne rien savoir de leurs origines, je peux t’assurer que c’est un cercle vicieux. Ne rien savoir de son passé et avoir une tonne de questions à poser sans réponse, c’est s’empêcher de se concentrer sur le présent pour se tourner vers l’avenir. »

L’idée était passée, mais je m’attelais déjà à ranger le livre pour me redresser aux mots de Hannah concernant notre rendez-vous futurs et notre départ imminent. Je la mime même lorsqu’elle se lève et écoute ses propos sans en rajouter, larguant mon consentement pour la date et l’heure et acquiesçant à cette fausse joie à l’issue d’une rencontre. Oh pour sûr elle se voulait sincère, mais la fausse joie émanait de moi. Une amertume envahissait mon âme, laissant ressurgir un sourire en coin. Je ne veux pas en parler devant le conseiller. Et je ne sais même pas si je peux lui dire à elle. Après tout, officiellement, l’injonction n’était pas levée. Mais on n’a nullement le temps de parler de la future rencontre qu’elle se volatilise. Je fais un signe de tête au conseiller et la suis. Je franchis la porte presque au pas de course tant elle marche d’un pas animé et assuré. Je la rejoins dans la rue, la suivant et d’un réflexe, j’attrape son poignet. Oh non pas méchamment ou violement ! juste pour l’interpeler à vrai dire. « Hannah ! Attends! On n’a pas encore convenu de la prochaine rencontre… » dis-je, relâchant son avant-bras aussitôt qu’elle me fit volte-face. Je tenais malgré tout une certaine distance. Je ne voulais pas qu’elle croit que je tente quoique ce soit.

« Je sais bien que tu fais en fonction de ton planning super complexe, mais j’aurai aimé savoir ce que vous aimeriez faire, Dean et toi ? Genre… Non pas que je n’ai pas d’idée, mais je veux pouvoir lui parler. Seulement où ? Et comment ? Est-ce-qu’en extérieur serait bien ? Ou dans un café ? Enfin… Sans alcool… Comme je t’ai dis, j’ai arrêté de… Enfin… Ce n’est pas moi le sujet donc… On fait quoi ? » Je me mettais à rougir, réalisant que de l’avoir touché serait sans doute mal venu et est sans doute une violation directe de mon injonction. J’espère qu’elle ne m’en veut pas, parce que je n’ai pas très envie de courir vers l’arrière…
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Hannah P. Dickens
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Mer 6 Déc - 3:43

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Rho là là, elle ne crachait sur rien, elle sauvait son mariage. Il ne fallait pas voir le pire toute suite, en plus, elle acceptait qu’il le donne à Dean, mais chez papa, pas chez maman. Il fallait faire des concessions dans la vie. Elle ne savait pas comment prendre Tyler, il était tellement… tellement lui, mais il vivait dans passé, mais espérait pour le présent. Il ne voulait pas d’elle, il voulait de Dean et ça, elle le comprenait, mais pourquoi ressasser leur passer à eux ? Ça, elle ne comprenait pas. Sauf qu’elle le croyait quand il assurait ne pas avoir d’arrière-pensée et elle écouta distraitement la suite de ses mots. Comment clore ça ? « Il va t’avoir toi, il va m’avoir moi, il n’est pas orphelin, ça va bien aller. » et voilà, sujet clos, maintenant elle c’était décidée à clore la rencontre et personne n’avait rien dit contre. Tant mieux, parce qu’elle n’était plus réellement encline à l’écoute. Une fois l’accord passée, une nouvelle rencontre planifié, elle se sauva. Elle le pouvait très bien quand même !

Sauf que trop rapidement, on l’arrêta. Elle sentie une poigne ferme, mais douce contre sa poignet. Elle se retourna pour faire face à l’individu qui l’interpellait et c’était nul autre que Tyler. Elle le regardait, clignant des yeux une première fois pour l’entendre lui dire qu’ils n’avaient pas pris de rendez-vous. Ce qui était vrai et il enchaînait, ce qu’ils voudraient faire ? Aucune idée. C’était une excellente question, mais la réponse était très simple : « Je pensais qu’on ferait ça par sms, tu veux qu’on fasse ça sur le trottoir ou je te laisse me payer un café pour qu’on prenne le temps d’y penser un peu plus ? Dean ne rentre pas à la maison avant une bonne heure au moins. » et elle lui offrit un sourire sincère, joueur même. Parce que ça avait été sa technique de drague des années auparavant et que c’était resté par la suite. Une petite phrase toute banale qui lui rappelait tellement de chose et que des bons souvenirs pour la plupart, c’était ça le pire. Elle n’y arriverait jamais, elle le savait bien. Le revoir chaque semaine lui ferait plus de mal que de bien, mais elle se devait de le faire, pour Dean et… et peut-être un peu pour elle. Juste un peu.

Elle se laissa donc accompagné jusqu’à un petit café non loin, parce qu’il acceptait, c’était écrit dans les étoiles et c’est seulement une fois assise dans le petit café, après avoir commandé un earl grey et son éternelle scone qu’elle se mit à réfléchir réellement à la question de son ex. « Tu sais, Dean est un petit garçon pas très compliqué. Il va apprécier qu’importe l’endroit que tu choisiras. Tu n’as pas un endroit à toi que tu aimes tout particulièrement lui montrer un peu ? Quelque part qui lui montrerait qui tu es et ensuite, tu lui proposeras de choisir les prochains lieux, comme ça, tu découvriras ce qu’il aime lui aussi. C’est pas obligé d’être un repas à chaque fois. Juste que si ça tombe un soir de semaine, un repas c’est pratique vu qu’il a école le lendemain. »

Elle ne savait toujours pas ce qu’elle faisait. Elle ne le savait jamais avec lui. Elle tentait de garder cette distance froide avec lui, mais elle n’y arrivait pas vraiment. Y arriverait-elle un jour ? Elle n’en savait rien. C’était flou. « Tu me passes ton téléphone ? Je vais te laisser mon numéro pour les prochaines fois. » et voilà qu’elle tendait la main, sans savoir qu’elle y recevrait un monstre préhistorique, elle n’était mentalement pas prête pour ça, sincèrement.

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Tyler Burrows
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Mer 13 Déc - 18:30

Un sourire illumine mon visage lorsqu’elle évoque un possible partage de café. Il faut dire que je prends ça comme un moment à nous. Par nous j’entends bien distinctement elle et moi. Il le faut. Non pas que je le veuille vraiment d’ailleurs, mais si je ne le fais pas, je vais empoisonner mon esprit d’un espoir destructeur. Même si elle ne semble pas insensible au vu de notre passé commun, elle reste toutefois peu encline à le ressusciter. « Va pour le café! Ça fait bien longtemps que l’on a pas discuté ensemble sans passer par un tribunal ou un psychologue… » dis-je me plaçant à ses côtés pour reprendre une marche jusqu’à un café. Est-ce moi, ou la gêne semble vouloir s’installer ? Le silence est de plomb. Il est tellement puissant qu’il semble étouffer tous les bruits sur notre passage. Je ne sais quel sujet lancé en dehors de Dean. Non pas que je n’en ai pas en tête, bien au contraire. Ils se sont tellement accumulés pendant toutes ces années que je ne sais lequel aborder en premier.

Ce n’est qu’après avoir passé commande, assis dans un café non loin, que la langue d’Hannah se dénoue. J’écoute ses paroles, restant bloqué sur ce que j’aime. A dire vrai, entre le travail, les courses et mon appartement, il n’y a plus grand lieu que je fréquente. Alors ajouter le filtre « que j’aime » à ma recherche mentale, cela restreint les lieux au cinéma et la salle de l’école de musique où je rejoins quelques amis afin d’y partager une session de musique. « Ce n’est pas évident, je ne suis pas vraiment sûr que mes lieux favoris plaisent à un petit gars justement… Je ne veux pas l’emmener au cinéma, on a trop de choses à se dire pour ça. Et à part ma salle de répétition à l’école de musique, il n’y a pas masse de lieux qu’il me plaît de fréquenter. Je suis un peu piégé dans une routine de métro-boulot-dodo. » Je me rends compte que ma vie sociale est clairement fade. Sans compter que je n’ai pas été corrompu par les nouvelles technologies comme les générations actuelles. Lorsque l’on voit la tronche de mon téléphone…

D’ailleurs, Hannah me demande ma cabine téléphonique portative afin d’y enregistrer le numéro. Je me recule un peu et parviens à extirper l’engin de la poche avant de lui poser dans la main. « Pour le déverouiller faut appuyer sur l’étoile et faire OK. » l’informai, parlant de mon Nokia 3310. Je cru voir à son expression qu’elle ne s’attendait pas à ce que je sorte pareil mobile. C’est un peu comme si je venais de le déterrer sur un site de fouille archéologique pour lui présenter. En cet instant, je me demandais si elle ne voulait pas l’exposer à sa galerie avec en titre « Le téléphone de Denver, le dernier dinosaure. » Et voici qu’en sous-titre, je me mis en tête la suite de la musique « C’est mon ami est bien plus encore ! »

Sur ce point, pour le « bien plus encore », on repassera. Nous étions tout l’un pour l’autre. Aujourd’hui, nous ne sommes que deux étrangers qui partagent un enfant en commun. Et pourtant, j’ai l’impression que c’était hier que nous partagions quasiment tout ensemble. « Je suis désolé pour tout ce qu’il s’est dit durant cette séance… Je ne maitrisais plus rien. Ce psychologue me semble un peu suspect… Pourquoi avait-il besoin d’évoquer des sujets dont nous ne voulions clairement pas parler tous les deux ? » demandais-je en la regarde. Certes, je n’espérais pas de réponses à cette question, c’était bien plus un étonnement avec pas mal de retard.

Je ne fis qu’à peine attention à l’arrivée de nos boissons chaudes. Ce n’est qu’en ayant l’odeur de la caféine dans les narines que je me souviens que j’avais commandé un double expresso. Je tourne la tête sur le côté et découvre le serveur qui venait de déposer nos breuvages. Il attend à présent un règlement bancaire pour couvrir les frais engagés durant la confection de nos demandes. J’estime donc son arrivée à une dizaine de secondes, grand maximum. J’extirpe mon porte-monnaie et fouille quelques nanosecondes dedans pour en retirer un billet couvrant largement notre dette. Il me rend la monnaie. Je laisse volontairement l’équivalent de trois dollars dans sa main, lui faisant comprendre d’un signe de tête qu’il s’agit de son pourboire. Je me tourne de nouveau vers Hannah, sachant pertinemment où se situait mon marque-page mental. « Je n’étais pas prêt pour ce que j’ai pu dire. Je suis désolé si je t’ai mis dans la gêne… »
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Hannah P. Dickens
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Jeu 14 Déc - 3:31

Un café, ça n’avait rien de sorcier, ils pouvaient biens prendre un café ensemble et en profiter un peu. Elle voulait réellement que lorsqu’ils seraient tous les trois, rien de bizarres n’allaient se produire. Elle ne voulait pas de silence tendue, pas de désagrément. Elle voulait que Dean ait le meilleur et qu’il connaisse ses racines. Du moins, la partie qu’il ne connaissait pas encore. Pour cela, elle devait y mettre un peu du sien. Il avait l’air ravi qu’elle propose le café et ça lui arracha un sourire au passage. Elle avait toujours aimé le voir s’illuminer de la sorte pour un rien. Il accepta donc rapidement, rajoutant qu’ils parlaient généralement au tribunal ou avec un conseiller ou n’importe quoi en fait. Alors bon… qu’est-ce qu’elle pouvait dire d’autre que : « C’est vrai. »

Et elle laissa le silence s’installer, elle n’aurait peut-être pas dû. Elle aurait dû tenter de dire quelque chose, mais elle ne trouvait pas. Elle ne savait pas quoi dire, quoi faire. Avant, elle n’aurait eu qu’à glisser ses doigts entre les siens, lui offrir un sourire léger et continuer, mais ce n’était pas le cas, plus le cas.

Elle se lança finalement à parler une fois assise, ils avaient commandé, tout était en place, il fallait bien commencer quelque part. Elle attendit sagement qu’il parle, qu’il se lance aussi, parce que s’il n’y avait qu’elle pour parler, ça ne le ferait pas. Il se lança finalement, sauf qu’il n’avait aucune idée de l’endroit où il pourrait amener Dean. Il n’avait pas envie du cinéma, ça empêchait de parler et la salle de répétition de l’école de musique, ce n’était pas tout à fait ça non plus. Il n’avait pas grand-chose donc. Il bossait et ça prenait tout son temps. Elle pouvait très certainement comprendre cela, avec la galerie, elle vivait plus ou moins la même chose, juste qu’elle c’était remariée et donc, elle n’avait personne à tenter de rencontrer. Elle pouvait se complaire dans son petit foyer et puis voilà. Elle lui avait demandé son téléphone pour lui donner son numéro, elle prenait le temps de réfléchir à la suite en même temps. Elle avait beau dire, un resto restait la meilleure des solutions pour commencer. Sauf que sa pensée s’arrêta là, ses yeux se posaient désormais sur… un monstre. Ce machin lui rappelait à quel point elle était vieille, parce qu’elle avait connu ça, jeune, à l’adolescence quoi. Comment pouvait-il encore avoir un machin pareil ? «Mais non … » Elle regardait l’ancêtre pendant qu’elle cherchait à trouver comment le déverrouiller… elle le fit, observa les caractères archaïque et le redéposa devant lui. « Je crois que mon numéro refuse d’aller dans un truc aussi vieux, c’est genre… juste non. Ensuite, tu vas m’arracher les yeux avec des majuscules et des smileys mo… oh Dieu, je pense que les smileys n’existaient pas encore… Tu me passes ton vrai téléphone maintenant ? »

Et elle était presque sérieuse là, elle ne pouvait pas croire qu’il avait ce genre de téléphone, mais, mais, mais juste non quoi. « Je t’enverrai un télégramme en morse à la place… ça ira surement plus vite quoi. » et après, il se demandait pourquoi il n’avait pas eu de copine en sept ans… il ne pouvait pas prendre leur numéro dans sa roche ! Elle eut finalement du mal à se concentrer sur le restant de ses mots. Il parlait du psy, que lui ne maitrisait pas, mais que pouvait-elle dire de plus que simplement : « C’est rien, c’est même normal, comme ça, rien de tout ça ne va éclater devant Dean, s’il y avait quelque chose à se passer, ça l’aurait fait là. Au moins, on est à jour sur les pensées de l’autre ou du moins, ce qui est important de savoir. » Ce qui était tout à fait vrai, il fallait bien l’avouer. Il n’avait pas de quoi s’excuser, c’était comme s’excuser d’avoir des sentiments et il avait le droit d’en avoir. Ce qu’il n’avait pas droit, c’était de la forcer à parler des siens. « Tu as parlé de tes sentiments… y a pas de gêne, d’accord ? Je suis juste désolé que tu n’as pas réussi à refaire ta vie après tout ça. » et c’était réellement le cas. Elle était sincèrement désolé d’avoir gâcher sa vie amoureuse, voilà tout.


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Tyler Burrows
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Métier : Mécanicien
Véhicule : Ford F250 de 1969 bleu et blanc
Armes : Clef anglaise

Mar 2 Jan - 14:53

Que cela est d’un compliqué ! J’ai toujours aimé les choses simples pourtant, mais se retrouver en tête à tête avec son ex-femme… Et pourtant, pour rien au monde je ne voudrais être ailleurs en ce moment. Même si son regard sur mon téléphone est plutôt risible et m’aurait blessé dans mon amour propre si j’étais un autre homme. Mais non, je ne suis pas de ceux qui cultivent leur égo et les apparences. Encore moins lorsqu’Hannah est dans les parages. Alors j’en ris, tout simplement. Choses qui me paraissaient encore impossible ce matin : arriver à rire sincèrement à une situation émanant de nous. Un peu comme ce que nous vivions par le passé. Exit les moments de regrets nostalgiques, j’ai retrouvé Hannah tel que je l’ai connu, avec ses mimiques, ses expressions et ses remarques. Elle ne veut pas forcément être drôle, mais elle est la seule à savoir et pouvoir encore me pousser dans de tels états. Je calme mon rire et tends la main pour récupérer ma tablette ancestrale téléphonique. « Je vais le faire, si tu veux bien. Je ne doute pas de tes capacités mais… J’ai beaucoup plus l’habitude de vivre dans le passé. » En l’occurrence, je parlais du téléphone. Mais je me rends bien trop vite compte que cette phrase à un double sens et mon rire s’efface comme il est venu, soudainement. Elle m’a offert un instant de légèreté, de rire, d’insouciance, et je me rappelais à l’ordre évoquant indirectement notre relation qui fût mais n’est plus. Une moue triste se veut succéder à mon sourire. Je ne devrais pas tirer cette tête, mais j’essaye davantage de masquer l’absence de ma joie par la présence d’un faciès déformé par la tristesse.

Quitte à parler de sujet sensible, autant le faire maintenant, cela expliquera sans doute mon visage affublé d’une mine décontenancée. Je lui rappelle ce qu’il s’est dit chez ce psy, évoquant ma culpabilité à avoir abordé mes sentiments. Quelle erreur. Je la renvoie à sa propre culpabilité, et la voici à me faire ses excuses. « Ne t’excuse pas, je t’en pries… Tu n’y es pour rien. Je suis… Je suis l’architecte de mon malheur. Si seulement j’avais été plus attentif à nous plutôt qu’à mon frère, nous n’en serions pas là et… C’est uniquement de ma faute. Si je pouvais revenir en arrière… » Je laisse un creux dans mon discours. Est-ce pour ne pas craquer littéralement devant elle ? Sans doute. Mais aussi pour voir de quelle façon je puisse tourner la fin de cette phrase sans ramener sur le tapis mon amour unilatéral pour elle encore existant. « Ce qui est fait, est fait, pas vrai ? Mais ne sois pas désolée. Tu as pensé à toi et à notre enfant, lorsque j’étais juste absent. »

Je finis d’enregistrer son numéro et regarde sa fiche de contact mis à jour dans mon répertoire. Mince… j’avais garder son ancien numéro… Je l’ai souvent appelé durant les mois suivant notre rupture. Au début elle décrochait. Puis très vite je ne tombais plus que sur son répondeur. Au moins, j’entendais encore sa voix. Elle affirmait encore être Hannah Burrows, et qu’on pouvait lui laisser un message après le bip. Juste avant ce fameux son, on m’entendait l’embrasser sur la joue et rire. Je me rappelle de l’enregistrement de cette annonce. Elle venait de recevoir son ancien téléphone. Le lendemain matin, nous étions au lit en train de flemmarder, de se câliner, de s’aimer. Elle s’était éloignée de moi soudainement en me disant qu’elle devait enrgistrer cette annonce avant qu’elle n’oublie, et je ne voulais pas qu’elle s’éloigne trop longtemps. Je m’étais collé à elle et l’embrassais dans le cou, sur la joue. Un réel moment d’amour. Mais cette annonce à été la précédente s’une autre, plus sérieuse. On ne l’entendait pas sourire. Derrière elle, l’atmosphère était d’un silence de plomb. Mais je ne cessais d’appeler le soir. Et je l’entendais encore et encore, ne laissant plus de messages en dehors de mes pleurs et de mes excuses lorsque je n’en pouvais plus de tout contenir pour moi. Puis, ce numéro ne fut plus attribué avant de l’être à un plombier. Inconsciemment, je caressais mon écran, comme si je caressais sa joue.

Je me repris et me vit face à elle. Combien de temps à durer mon absence mentale ? Je n’en sais rien. Suffisamment pour que j’arbore une mine déconfite. « Ok, donc… tu m’appelle, c’est ça ? Ou tu m’envoies un texto ? Euh… » Je lui envoie un sms écrit rapidement : Tyler Burrows. Je ne savais pas quoi mettre, mais au moins elle avait mon numéro. « Je… Je crois qu’il vaut mieux que j’y aille. Je… Enfin… le boulot tu sais… » Quel boulot ? J’étais en repos !
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Hannah P. Dickens
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Métier : Galeriste et artiste
Informations : ✯C'est une artiste dans l'âme
✯Elle gère une galerie d'art
✯Elle est mère et épouse
✯Le père de son fils est sous injonction de la cour, mais il tente de retrouver ses droits de visite avec son fils
Véhicule : Ford edge 2014 rouge

Mer 3 Jan - 1:37

Il avait un téléphone plus vieux que leur fils, c’était peu dire. Pourquoi n’avait-il jamais eu la présence d’esprit d’en acheter un mieux ? Un plus récent ? Ce n’était clairement pas pour se facilité la vie. Rien n’était pratique avec cette petite brique, encore moins d’écrire. Elle le jugeait clairement en ce moment, mais rien de bien méchant. Elle lui avait répondu avec le sourire quand il avait dit qu’il le ferait. Elle n’en attendait pas moins, elle n’était même pas certaine d’y arriver de toute façon. Sauf qu’elle perdit son sourire aussi rapidement que lui quand il mentionna qu’il était doué pour vivre dans le passé. Le pire, c’est qu’il avait l’air tellement triste. Rien pour donner envie de passer par-dessus ou de faire semblant que rien n’était.

Elle s’excusait finalement. Sauf qu’il la défendait directement. Il était l’architecte de son malheur, toussa. Il avait vu combien de psy pour sortir ce genre de phrase toute faites et que ça vienne de lui ? Sincèrement ? Sauf qu’il disait vrai, s’il avait été plus attentif à sa famille et moins à jouer les héros pour son frère, ils n’en seraient pas là en ce moment, même si bon, elle aurait pu tenter de lui laisser une chance, mais elle n’avait jamais eu l’impression qu’il arrive à abandonner son frère et encore moins que son frère arrive à s’en sortir tout seul. Donc, l’impasse étant là, c’était à elle de prendre les choses en main pour elle et son fils. Elle aurait voulu rajouter un truc, quelque chose, n’importe quoi, mais il rajoutait que le mal était fait, comme pour conclure le sujet. Elle tenta donc un sourire triste, sans savoir quoi faire de plus que ça. Étirant simplement une main pour aller caresser la sienne dans un geste pour le consoler et rajouter simplement : « Dit toi que maintenant, tu pourras rattraper le temps perdu avec Dean. Ça ira. » Elle cherchait à le rassurer, sans réellement savoir si ça marchait. Elle récupéra sa main pour le laisser enregistrer les chiffres qu’elle lui donnait dans sa brique préhistorique. Elle pouvait presqu’entendre le marteau et le clou contre la plaque de marbre comme dans les « Flintstones », pareil-pareil.

Il prit un temps fou à relever les yeux vers elle et elle attendit sagement qu’il le fasse. Ça avait un petit côté bizarre, mais elle l’appréciait. Elle appréciait de ce dire que cette fois, s’il appelait, elle pourrait se permettre de répondre. Qu’elle avait dépassé le stade de fixer son appel, en pleure et fixer son appel manqué encore plus longtemps, jusqu’à se ronger l’âme à savoir si elle le rappelait ou non. Jusqu’à en avoir marre et décider de se protéger. Jusqu’à ce qu’il exagère avec l’alcool et qu’elle se sente réellement menacé. Jusqu’à ce qu’elle pose l’irréparable en demandant une injonction. Jusqu’à ce qu’elle réalise que c’était bel et bien fini et que plus jamais il appellerait. Le manque et le vide qu’il avait laissé en elle plusieurs années auparavant. Maintenant, c’était différent, mais elle avait peur de retomber dans ses vieux vices. Il parlait d’appeler ou de texto et elle hocha la tête. Il donnait l’impression de saturer là. Elle le regarda pianoté pendant une éternité et demie pour finalement entendre son propre appareil vibrer. Elle le regarda pour y voir un simple « Tyler Burrows » rien de bien compliqué, rien de personnel, juste… juste son nom. Le tout, juste avant de se sauver. Si réellement il avait besoin de partir en voleur, elle n’allait pas le forcer à rester. « D’accord, bonne journée à toi. Je te recontacte pour une date. J’ai été contente de te voir. » et elle prit son thé en main pour continuer de le boire. Démontrant qu’elle gardait possession de la table encore un peu, le laissant fuir de lui-même. Elle lui donna un bon quinze minutes d’avance avant de quitter elle aussi le petit café. Ça avait été juste assez longtemps pour regarder son agenda et lui envoyer par message texte « Vendredi 18h, c’est bon pour toi ? xx » Elle comptait le voir dans la même semaine, elle avait envie de le voir, encore. Dans quelle connerie elle s’embarquait encore ?
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