Dusted off those memories

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Max Anderson
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Métier : SWAT et Police de Boston (BPD)
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Inventaire : Pistolet 'Kimber of America', Fusil à pompe et couteau militaire
Dim 12 Nov - 18:23


Dusted off those memories

Isaiah & Max


Dimanche. Un jour supposé être celui du seigneur, celui où l’on se repose chez soi. C’était généralement ce qui se passe pour la plupart des gens, mais Max n’est pas la plupart des gens. Il n’y avait qu’une chose qu’elle aimait faire le dimanche. La seule routine qu’elle avait conservée depuis que sa vie s’était brisée, que son quotidien et son futur étaient partie en fumée : bricoler sa voiture. Ou n’importe quoi à dire vrai. La mécanique restait, avec son père, les points fixes et rassurant de son existence. La brune avait besoin d’y plonger les mains pour se ressourcer, se concentrer et faire le vide dans son esprit. C’était sa thérapie, la seule chose qui pouvait dérider ses traits et démêler toutes les pensées noires dans sa tête. Alors oui, comme chaque dimanche matin, la brune était au local de son père. Max avait arrêté de lui envoyer des messages pour le prévenir de sa venue, puisqu’elle était hebdomadaire. C’était devenue un petit rituel même. La jeune femme passait sa matinée à bricoler sa voiture, où l’une de son père qu’il fallait retaper et allait ensuite chez ce dernier pour déjeuner avec lui. Dans son quotidien chaotique, elle avait besoin de ce semblant de stabilité. Ces derniers temps, ces visites se faisaient parfois plus rapprochés. Max venait durant la semaine pour s’assurer que son père allait bien, qu’il n’avait pas de fièvre ou de visite incongrue.

Ce matin n’avait pas fait exception à la règle. La brune avait ouvert les yeux bien avant le lever du soleil, elle n’arrivait pas à bien dormir ces temps-ci. Elle se réveillait souvent durant la nuit, parfois même elle ne se reposait que quelques heures tout au plus. Les cernes sous ses yeux étaient la preuve de son manque de sommeil. Son esprit était hanté par les récents évènements, comme par de bien plus vieux souvenirs. Fermer les yeux était devenu difficiles, parfois même douloureux, alors la brune s’occupait du mieux qu’elle pouvait. Le travail était de loin sa distraction principale, tout simplement parce qu’en ce moment la sollicitation de la police mais également de l’armée était nécessaire. Le monde semblait ne plus totalement tourner rond, mais il fallait tenter de conserver un semblant de vie normale. Le gouvernement prenant les mesures nécessaires pour éviter que cela ne s'aggrave et si la population suivait à la lettre ce qui était annoncé, ça ne devrait pas s’empirer. N’est-ce pas ? Parce qu’aux yeux de la brune, ce qu’elle voyait parfois lui faisait froid dans le dos. Il n’y avait qu’une obsession pour elle : arrêter ce virus et mettre à l’abri les gens qui comptait pour elle. Même si cette inconnue et l’incertitude de la situation l’inquiétait, il était hors de question pour elle d’arrêter son quotidien, pas celui-là en tout cas. Quelques pancakes et une banane plus tard, la brune sortait de chez elle : le soleil venait tout juste de se lever.

Les rues sont presque désertes et Max arrive rapidement au garage. Elle gare la voiture dans la cour intérieure pour ne pas être dérangé. Moins de 15 minutes plus tard, elle se retrouve déjà couverte de graisse de moteur sur les manche de son t-shirt manches longues. Non que ça la dérange, à force, elle s’y est habitué. L’objectif de la matinée : changer les bougies de sa voiture et la préparer pour l’hiver. Le froid commence doucement à s’installer dans la ville et la brune aimerait bien se charger de ça avant les premières neiges. Et comme niveau boulot, elle est de plus en plus sollicitée, les moments pour pouvoir le faire se font rares. La musique dans les oreilles, les minutes se transforment en heures à mesure que le soleil grimpe dans le ciel. Max fait souvent les allers-retours vers l’atelier de son père pour récupérer les outils dont elle a besoin. C’est justement ce qu’elle était en train de faire lorsqu’en sortant, une clé anglaise en main, une silhouette qui se dresse à côté de sa dodge la surprend. Sur le coup de la surprise la brune sursauta légèrement avant de reconnaître le visage familier d’Isaiah. — Mierda Isaiah ! Tu m’as fait une de ces peurs ! , dit-elle en posant une main sur son coeur. Max n’était pas du genre à être facilement effrayé, mais avec ce qui se passait en ce moment et son manque de sommeil elle avait tendance à être un peu plus sur les nerfs. De sa main libre, elle enlève ses écouteurs. — Ca fait trop longtemps, como estas ? , dit-elle un sourire aux lèvres. Elle s’approche du pompier qu’elle n’avait pas vu depuis des semaines. — Tu n’as pas de fièvre ?, c’était devenue la question qu’elle posait de plus en plus souvent. D’un geste doux et amical, elle pose rapidement le dos de sa main sur le front de son vieil ami pour s’assurer qu’il va bien.







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Métier : Pompier
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Ven 17 Nov - 16:22




" Dusted off those Memories"


Max & Isaiah








 Son travail était devenu son exutoire. Devenir pompier était une chose à laquelle jamais Isaiah n'aurait pu penser de son propre chef. De son point de vue, il n'était pas une bonne personne. Du point de vue du Seigneur il ne devait pas l'être non plus. Pour s'être battu un nombre incalculable de fois, pour l'avoir fait afin de gagner de l'argent et, pour avoir volé et dépouillé de très nombreuses personnes, notre homme ne méritait guère un bel avenir. Il n'aurait du continuer que sur sa lignée, à ne rien avoir, ne rien mériter de bien dans son existence. Oh, bien entendu, il n'avait jamais fait tout cela par plaisir, loin de là, ces actions n'avaient qu'un seul but, combattre la maladie de sa sœur. C'était … Son phare, sa raison de vivre et celle de se lever chaque matin. Elle était la gardienne de son âme et de son sourire. Peu importe les choses qui pouvaient se passer dans sa vie, peu importait les dangers, les blessures et les horreurs qui obscurcissaient sa route, il suffisait au grand frère de voir le sourire de Maria pour aller bien de nouveau. Un simple sourire, un simple rire, un simple regard doux, bienveillant et en forme. Cela n'avait pas de prix, ni d'égal. Alors, quand cette personne, sur son lit de mort lui avait demandé de se servir de ses capacités pour aider les gens, d'être le grand frère protecteur des plus malchanceux et de les secourir comme il l'avait fait, ses pas finirent par le mener vers cette vocation. Vocation qui, au final, finit par lui plaire. Pas seulement parce qu'il savait que de là-haut on était fier de lui, non. Cela lui plaisait d'avoir une importance dans la vie d'autrui, de donner une raison à son existence. C'était un peu comme si, tout ce qu'il avait fait avant l'avait conduit vers cet unique destin. Quelque chose d’étrange et d'effrayant, en même temps.

 Cette vocation ne fut pas la seule chose que la cadette apporta à l'aîné. Celle-ci était devenue amie relativement proche avec une dénommée Max. Une policière particulièrement charmante et dotée d'un grand cœur. Suffisamment pour vouloir couvrir les petits à-côté d'Isaiah, alors qu'elle ne le connaissait que peu, alors même qu'il lui interdisait. Il était impensable que quelqu'un d'autre pâtisse de ses erreurs. Elle était devenu un petit rayon de soleil dans la vie de Maria et, à sa mort, elle garda ce rôle, mais auprès du grand-frère dévasté, prenant régulièrement de ses nouvelles, tentant de le sortir, parlant avec lui, voulant à tout prix l'aider. Lui qui n'avait connu que la crainte, la méfiance et des coups dans le dos, il ne sut guère comment appréhender cette relation au début, avant de finalement lui accorder sa confiance et accepter son aide. La douleur causée par cette perte ne partit jamais réellement et, ne partirait sûrement jamais mais, cette jeune femme était la seule personne, en dehors de sa mère, à lui arracher un sourire avec facilité. Ce n'était pas causé par son joli minois, ou encore ses yeux tout simplement uniques, non. Même si, nombreux pourraient penser qu'une si belle femme pouvait arracher bien facilement des sourires auprès de la gent masculine, il s'agissait surtout de son grand cœur. Sa présence le rassurait et lui faisait du bien, tout simplement. Elle était probablement une des très rares personnes qu'il pouvait qualifier d'amie.

 Malgré ce qu'elle avait traversé, avec la mort de son âme-sœur, la belle prenait toujours soin du grand-frère qui, de son côté, avait tenté de faire pareil. Fort bien placé pour savoir ce qu'une telle perte pouvait chambouler dans un esprit et dans un cœur, il avait tenté, maladroitement, de l'aider à son tour. Il n'avait jamais su si sa contribution avait été d'une quelconque aide, sachant que son amie était sûrement bien plus solide que lui. Alors, une des rares choses qu'il avait trouvée d'intelligent à faire était de passer une bonne partie de leur week-end ensemble. D'aucuns, pourraient y voir là une tentative de rapprochement perfide, se voulant profiter d'une situation peu joyeuse, mais non, notre homme n'avait jamais eu de telles intentions. Tout ce qu'il voulait c'était lui faire retrouver l'éclat de son sourire et de son regard. Alors, ils échangeaient de leur savoir. Elle, la mécanique et lui sa langue natale. D'origine cubaine, la veuve avait quelques bases mais, lui apporter son aide pouvait être une bonne chose. A vrai dire, il n'avait rien d'autre à lui apporter. Outre ses capacités athlétiques, il n'avait que peu de choses à transmettre.

 Malheureusement, avec toute l'histoire de l'épidémie et la surcharge tout simplement monstrueuse de travail, les deux jeunes gens ne purent guère se voir, devant se contenter de quelques échanges de messages pour prendre des nouvelles. Elle qui était dans les forces de l'ordre ne devait plus connaître de répit non plus, quant à lui, il n'y avait qu'à voir les immenses poches noire sous ses yeux pour se rendre compte à quel point le sommeil manquait. Pourtant, par chance, le supérieur du nicaraguayen finit par lui offrir un dimanche de repos, avec la promesse que son téléphone ne sonnerait pas pour une intervention d'urgence. Oh, se reposer, il en rêvait mais, revoir son amie était quelque chose qui lui manquait tout autant. Alors, après une nuit beaucoup trop courte pour rattraper les semaines de sommeil en retard, le pompier se saisit de son téléphone pour envoyer un petit message à la mécanicienne pour lui annoncer son passage, pour finalement plonger dans sa douche, afin d'être un minimum présentable. Enfilant les premiers vêtements propres qui traînaient dans un coin de son appartement, Isaiah enfourcha bien vite sa bécane pour foncer à toute allure vers ce garage où ils avaient l'habitude de se retrouver régulièrement. Bécane qui, d'ailleurs faisait un petit bruit dérangeant et inquiétant.

 L'arrêtant sagement à l'entrée, il finit par la pousser jusqu'à apercevoir une silhouette qu'il pouvait reconnaître dans une immense foule, sans la moindre difficulté. Silhouette qui sursauta d'ailleurs un peu trop violemment en apercevant son ami, avant de lui faire la remarque, le souffle court, une main sur le cœur, tandis qu'elle ôtait ses écouteurs. Chose qui fit doucement rire l'invité surprise, détaillant le cambouis déjà présent sur les habits, les bras et le visage de la belle. « Ah, désolé. Je t'ai envoyé un message y'a … Je sais pas, trois-quart d'heures, un truc comme ça. Tu devais être trop absorbée. Ah … Je voulais pas te faire peur, juste que … J'ai ENFIN eu un dimanche de repos, je me suis dit que tu devais être là. » L'air un peu coupable, l'ancien voleur se contenta de sourire en coin. De son côté, l'experte s'avança doucement vers lui pour poser une main sur son front, inquiète, tout en demandant comment il allait, en profitant pour glisser quelques mots çà-et-là en espagnol, voulant sans doutes montrer à son interlocuteur qu'elle n’oubliait rien. Sans vraiment se préoccuper de la tâche noire désormais présente sur son front, l'homme se contenta de sourire à nouveau. « Ne t'en fais pas va, on a un examen médical tous les jours, je vais bien. Juste … Fatigué, ça doit faire presque trois semaines que j'ai pas pu faire une nuit complète. » Soupirant un long moment, il finit par attraper Max pour venir lui apposer un baiser sur le front en guise de salutations officielles pour reprendre la parole, dans sa langue natale cette fois-ci, afin de voir si son élève arrivait à suivre. « En tout cas, ça me fait plaisir de te revoir, ça fait … Beaucoup trop longtemps. Tu vas comment toi ? Vous devez avoir un travail monstre avec tout le bordel qu'il y a en ville. Tu tiens le coup ? » Prenant bien soin de parler doucement et d'articuler, il s'approcha finalement de la voiture sur laquelle la jeune femme travaillait, afin d'observer les travaux. « Elle a quoi la petite ? Les bougies à changer c'est ça ? Je … J'en ai profiter pour amener ma beauté aussi, elle fait du bruit et, j'ai pas eu le temps de me pencher dessus. Si jamais t'as du temps pour m'aider à la démonter et tout ce qui va avec. J'te paie une bière après et … Je sais pas, j'allais dire une glace, mais vu qu'il commence à cailler, je sais pas trop. Tu prendras c'que tu veux. Enfin, si t'as l'temps hein, juste que … Héhé, ça fait trop longtemps qu'on a pas pris un peu d'temps pour causer et tout. »



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Max Anderson
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Ven 17 Nov - 21:39


Dusted off those memories

Isaiah & Max


— Et en plus ça te fait rire !, l’accusa la brune. Non seulement il venait de lui causer une micro-crise cardiaque mais en plus de ça, le blond en rigolait. Evidemment, Max lui avait fait le reproche avec un sourire et un regard malicieux. Au moment où il parle du message, elle fronce un sourcil et récupère son téléphone dans la poche arrière de son jean et remarque effectivement le petit symbole qui l’informe qu’elle a reçu un nouveau message. Une petite moue coupable sur le visage, elle balance l’objet sur le siège conducteur de sa voiture avant de lui répondre avec un nouveau sourire au visage. — Je l’ai pas vu, effectivement, c’est ma faute. Et tu m’as pas fait peur, c’est juste qu’avec ce qui se passe en ce moment… Autant dire qu’elle sursautait au moindre bruit suspect et qu’il n’en était clairement pas la raison. Elle aurait eu la même réaction si une feuille de l’arbre au fond de la cour aurait perdu l’une de ses feuilles. Le manque de sommeil était une partie en cause de ça, mais aussi l’absence totale d’informations et l’impuissance des forces de l’ordre à stopper cette épidémie. Moi ici ? J’me demande bien comment t’as fait pour deviner ça tout seul. , continu-t-elle de le chambrer. Elle avait toujours agi ainsi avec lui. Max adorait le taquiner à longueur de temps.

Max n’était pas très douée dans l’apprentissage de sa langue natale. Cependant, elle prenait la liberté de changer quelques mots dans ses phrases en la présence d’Isaiah. Pas forcément encore capable de tenir une conversation entièrement en espagnol, la brune s’amusait à mixer les deux langues dans la plupart de leurs conversations. D’une certaine manière, elle voulait lui montrer que son apprentissage marchait - au moins un peu. C’était elle qui n’était pas très douée, pas lui, alors elle voulait lui faire plaisir. C’était ça au début surtout. Maintenant elle avait pris cette drôle d’habitude quand il était dans les parages. S’approchant de lui, elle eut un geste automatique, et posa sa main contre son front sans se rendre compte qu’elle venait d’y laisser une trace sombre due à la saleté sur ses mains. Inquiète, bien qu’elle ne détecte aucune chaleur anormale, elle plongea ses yeux dans ceux du blond attendant une réponse de sa part. Rassurée par la réponse de son ami, elle laisse un petit soupir lui échapper. Max eut un faible sourire et un léger haussement d’épaules par la suite. — Je vois que vous non plus vous n’êtes pas épargné… La jeune femme se laisse sagement attraper par son ami et se blottit un court instant contre lui. Elle ferme les yeux le temps d’une seconde mais déjà un peu de sa tension disparaître. Isaiah a ce don sur elle. Sa présence la rassure immédiatement et ce depuis un petit moment déjà. Les deux êtres n’ont pas toujours eu la vie simple. Surtout lui en vérité. Connaissant une partie de son passé, Max savait que l’enfant qu’il était n’avait pas eu la plus tendre des enfances. La maladie de Maria n’avait rien arrangé. Sa disparition avait beaucoup touché Max. Son frère, lui, semblait dévasté à l’époque. Au départ, elle avait tâché de couvrir les quelques écarts de conduite du jeune homme parce qu’au fond d’elle, la brune savait que c’était pour une cause noble. Il n’avait aucune avidité envers les biens d’autrui, il cherchait juste à apporter un confort de vie à sa soeur. Comment aurait-elle pu le blâmer pour une telle chose ? Alors elle avait fermé les yeux, pour lui et sa soeur. Au fil du temps une amitié sincère était née entre eux et quand Maria quitta ce monde Max continua de prendre des nouvelles d’Isaiah. Elle fut toujours présente pour lui, à toute heure du jour ou de la nuit. Elle l’avait aidé à franchir cette épreuve et l’aidait encore parfois, quand les souvenirs étaient trop douloureux. La policière ne s’était pas imaginé une seconde qu’un drame similaire la frapperait de plein fouet. Encore moins que l’épaule réconfortante qu’on lui offrirait pour se reconstruire serait celle du blond. Cole avait laissé un trou béant dans la poitrine de Max, mais avec l’aide de son père et de quelques amis proches - dont le pompier - elle avait appris à vivre avec cette douleur, loin de s’imaginer ô combien c’était difficile. Elle avait partiellement refermé cette plaie, sachant très bien qu’elle ne guérirait jamais. Elle devait juste vivre avec cela.

Se reculant d’un pas à peine, c’est à ce moment-là que Max remarque la tache de graisse qu’elle avait laissée sur la peau claire du bonhomme. Un rire léger franchit ses lèvres tandis qu’il s’adresse à elle dans sa langue natale. S’assurant que le bout de sa manche n’est pas sale, elle s’en sert pour lui essuyer le front tout en se concentrant sur les mots qu’il prononce. Elle se mordit la lèvre avec une petite grimace parce qu’elle cherchait dans ses souvenirs la signification de quelques mots. Finalement, certaine d’avoir capté l’essentiel, elle répondit doucement et avec un accent certainement abominable.  : — Je vais bien même si dors peu… , puis préférant grandement l’anglais pour la suite, elle enchaîne dans la langue qu’elle connaissait le mieux : Mes nuits sont courtes, soit parce qu’on est débordé, soit parce que j’arrive pas à fermer l’oeil. Tu vis la même chose à ce que je vois. , elle désigna du doigt les cernes que lui aussi arborait sous ses yeux, prenant soin de ne pas les dessiner de ses doigts sales.

Elle le suivit du regard s’approcher de sa dodge et finalement se pencher sur le capot ouvert de son bolide. Max le suivit et s’appuyant contre le bord de la carrosserie, croisant les bras sous sa poitrine en observant si son élève à elle était plus assidu dans son apprentissage. Parce que c’était ça le deal avec lui. Monsieur jouait les professeurs d’espagnol et elle lui apprenait les bases de la mécanique. Principalement pour qu’il se charge des petites bricoles sur sa moto. C’était aussi une manière de passer du temps ensemble. Généralement, ils se croisaient tous les week-ends par ici. Le local de son père était presque devenu leur QG du dimanche. C’était le moment fort de sa semaine, même si la dernière fois remontait à assez loin. Les moments qu’elle pouvait prendre pour elle se raréfiaient. Ceux d’Isaiah aussi apparemment. — Ouais, les bougies. Je m’assurais aussi qu’elle était prête pour l’hiver. , répondit-elle distraitement. Elle était occupée à essayer d’ôter les multiples tâches qu’elle avait sur les mains mais elle semblait plus les étaler que les faire disparaître. Laissant un petit rire lui échapper, elle réplique rapidement : — Une bière ? Tu veux déjà me saouler alors que c’est le milieu de la matinée ?

—  T’inquiète pas, j’ai tout mon temps. Surtout pour toi et encore plus quand ça fait longtemps qu’on s’est pas vu !, glissa-t-elle avec un clin d’oeil. Elle ne lui avouerait certainement pas mais il lui avait manqué. — Tu veux qu’on regarde ça maintenant ? J’avais presque fini de toute façon. Max s’approchait déjà de la moto d’Isaiah. Celle-ci était généralement plutôt bien chouchouté puisqu’elle passait souvent entre les mains de la brune. Et si ce n’était pas le cas c’était celle de son propriétaire que la jeune femme savait tout aussi délicate quand il s’agissait du bolide du blond. Elle se pencha sur le flanc de l’engin pour observer brièvement les différentes pièces visibles. — Quand tu parles d’un bruit, tu sais à quel niveau ? Le moteur, la boîte, le carbu ou c’est au niveau des roues ? Sans vraiment attendre la réponse du blond, elle se releva pour aller inspecter la roue avant. Elle glisse ses doigts au niveau des amortisseurs pour un rapide contrôle. Elle vérifie les fixations et ensuite l’état général de ces derniers. Quand elle se redresse pour de nouveau faire face à son ami, les mains de la brune étaient retournées à leur état d’origine : couvertes de cambouis. Retournant vers sa voiture, elle attrape le chiffon négligemment posé sur le rebord du capot pour les essuyer.  — Les amortisseurs ont l’air bien en tout cas. Si tu veux un bleu de travail, tu sais où aller , elle désigna le hangar de son père derrière elle d’un signe de tête. Il avait l’habitude, il connaissait les lieux après tout.  — Fait comme chez toi. J’vais juste refermer ma voiture. Elle n’en avait plus pour longtemps, il était arrivé au bon moment. Max se pencha sur le moteur exposé de sa vieille voiture et y glissa les mains, puis la clé qu’elle était allé chercher juste avant l’arrivée d’Isaiah pour resserrer le filtre qu’elle venait de nettoyer. Les mains perdues dans le moteur, elle s’adressa à son ami sans savoir s’il était juste à côté ou au fond du hangar. — En tout cas, si tu maltraites ta moto après tous les bons traitements que j’lui donne, tu vas m’le payer cher ! Ça vaudra bien plus qu’une bière !







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Mer 29 Nov - 1:02




"Dusted off those Memories"


Max & Isaiah








 De ces amitiés que l'on pourrait penser n'exister que dans des films ou des séries, Isaiah n'aurait jamais cru pouvoir en vivre une. Quelque chose de fort, quelque chose de presque fusionnel même, où chacun semblait connaître sur le bout des doigts son ami. De ces amitiés capable de vous ressourcer en un instant, capable de vous faire rire à la moindre petite chose, mais aussi capable de vous remonter de n'importe quel trou dans lequel la vie vous aurait plongé. Non, la confiance, la complicité et même la simplicité d'une telle relation, notre ami n'aurait jamais pu, ne serait-ce qu'en rêver. Et pourtant, elle était là. Elle, Max. Oh, des mots n'auraient certainement jamais suffit pour décrire ce qui se passait dans sa tête, ou son cœur, lorsqu'il était en sa présence, tout semblait à chaque fois si simple et léger, c'était un peu comme avoir l'impression de toujours l'avoir connu, se demandant même parfois s'il ne la connaissait pas autant que sa défunte sœur. Lui qui n'avait connu que la galère, la violence, les gangs et les menaces de morts, débuter une telle complicité fut particulièrement difficile mais, au final, il se surprenait à sourire à chaque fois qu'il la voyait, à se perdre dans ses yeux et son sourire, autant qu'il aimait la taquiner. Chose qu'il ne se serait jamais permis avant avec grand monde. C'est en grande partie grâce à elle qu'il finit par s'ouvrir un peu plus au monde et, ça, ça n'avait pas de prix. Malgré tout ce qu'il pouvait lui devoir, cela ne l'avait jamais empêcher de se rire d'elle lorsqu'il le fallait, ou encore lui lancer quelques piques amicales. Après tout, la voir sursauter ainsi à son arrivée surprise, comment ne pas en rire ? Certes, une partie de lui se sentait coupable de la voir dans cet état et, de lui avoir causé une si grande frayeur mais, le voir ses yeux passer si vite de l'effroi à la sûreté, l'étranger ne put guère retenir d'extérioriser son amusement. Chose qui sembla presque amuser son amie à en voir son sourire. Amie qui regarda bien vite son téléphone pour vérifier la véracité des mots de son invité surprise, ce qui la fit se sentir quelques peu coupable de ne pas avoir vu le fameux message. Elle s’excusa bien vite avant de lui confier ses craintes face aux infectés. Peur qu'Isaiah ne pouvait que trop bien comprendre. Tout le monde tournait petit à petit parano avec tout ça, lui le premier, ayant peur pour sa mère plus que pour lui même. « C'est pas grave, t'as l'air pas mal occupée, puis vous avez du voir des choses bien crades avec tout ça là. Tu gardes toujours ton arme à portée hein ? J'serais moyen chaud d'apprendre que tu t'es faite tuer juste parce que tu l'avais pas sur toi. Les gens deviennent fous avec tout ça, pas seulement les malades » Un doux sourire mélancolique empli d'une certaine tristesse fit une vague apparition sur son visage. L'idée de la perdre qui l'avait traversé sembla presque le foudroyer sur place. Il avait survécu à la mort de sa sœur, grâce à elle et, l'idée de ne plus l'avoir le terrifia. Alors, pour masquer cette subite prise de confiance, notre ami détourna la conversation sur le ton de la rigolade. « Puis, j'sais pas, mais qu'est-ce que je me ferais chier le dimanche quand même. » Ponctuant ses mots d'un grand sourire et d'une tape sur l'épaule, il reprit tout doucement la parole, toujours bienveillant, comme si elle pouvait avoir besoin de ses conseils. « Plus sérieusement, fais attention avec tout ça. Ferme au moins ton garage quand t'as tes écouteurs, c'est vraiment la merde en ce moment. D'ici quelques semaines j'aurais appris à taper avant d'entrer. » Il était vrai que, depuis qu'il venait ici, il ne s'annonçait que rarement avant d'entrer, se contentant d'arriver et d'aller voir la jeune femme, en toute simplicité mais avec tout ce qu'il avait vu, il préférait être prudent.

 Bientôt, un échange un peu plus sérieux et charnel eut lieu, alors que tout deux échangèrent quelques mots sur leur fatigue respective et le travail qu'ils devaient abattre, colossal, en ce moment. S'inquiétant de sa santé, la demoiselle lui toucha le front et, voyant que tout allait bien, elle finit par se laisser attraper dans une courte étreinte tout en lui offrant un simple baiser sur le front en guise de salutation. Il profita cependant de cet instant pour recharger ses batteries. Une nécessité pour lui, un apaisement, un réconfort, un repos et un certain bien-être. Cela ne dura qu'un court instant, avant que cela ne devienne gênant, mais cela lui fit un bien fou. Alors qu'il se retira de ces petits bras, le regard de son amie fut attirée par quelque chose sur son front et, bien vite, elle essaya de frotter l'endroit avec un bout de manche propre, sûrement avait-elle noircit sa peau avec ses mains travailleuse. Dans tous les cas, comme si de rien n'était, les deux continuèrent leurs échanges, tentant de communiquer en espagnol. Même si la belle tenta au début d'en faire de même, après avoir pris le temps d'assimiler les mots de son ami, elle abandonna bien vite la chose, ce qui aurait presque fait rire le pompier, s'il n'avait pas trouvé une petite ouverture pour la piquer avec douceur. « Ouais, dis que j'ai une sale tronche, ça ira plus vite hein. » Un faux rire nerveux termina ses mots avant qu'il ne lui tapote la joue tendrement. « Mais toi, la sale gueule, t'as pas l'air de savoir ce que c'est. » Qu'il tenta en espagnol. Au mieux elle comprendrait et ce serait une bonne chose, au pire elle ne comprendrait qu'une partie et, cela empêcherait une petite gêne de sa part. Oh, Max était belle, très belle même. Elle le savait, il lui avait déjà dit quelques fois, mais … Étrangement, notre homme avait toujours trouvé ça étrange de le dire, quelques peu déplacé même alors, quand ça devait sortir, d'une manière ou d'une autre, il était toujours assez gêné. « Tu fais des insomnies ou … C'est plus des cauchemars ? Avec tout ce que t'as du voir je … Je peux qu'imaginer ce que tu dois voir la nuit. » Faisant une moue triste et presque coupable de ne rien pouvoir faire pour l'aider, le jeune homme se contenta de reprendre en parlant de lui. « C'est … On est pas assez nombreux. Le téléphone sonne tout le temps, ça doit faire deux semaines que je suis pas rentré chez moi et, au moins autant de temps que j'ai pas fait une nuit complète. Alors bon, je dors une heure ou deux dès que je peux à la caserne. C'est pas facile mais bon, je me dis que je fais quelque chose de bien, alors je tiens le coup. J'ai pas mal de conneries de jeunesse à rattraper après tout. » Un petit rire, très bref, presque forcé. Oh, ça, les erreurs de parcours, il en avait fait des tas, bien plus que des bonnes actions. Il ne les avait pas fait par avidité ou par pulsion malsaine mais, il les avait quand même fait. Il n'avait jamais eu honte d'en parler à Max, elle savait sûrement à peu près tout de lui et, même, pouvoir en parler à quelqu'un, ça ne lui fit que le plus grand bien les premières fois.

 S'intéressant à ce que son amie faisait sur la Dodge, il s'en approcha, curieux, tandis qu'elle venait surveiller s'il avait bien appris ses leçons. Avec les innombrables dimanches passés dans ce lieux, le nicaraguayen avaient appris de très nombreuses choses sur la mécanique, lui qui ne partait de presque rien, cela fit le plus grand bien à sa moto et puis, ça permettait de passer du temps en sa compagnie, une très bonne chose donc. Observant avec attention le moteur, tandis que sa prof essayer de s'essuyer les mains de toute la crasse présente, notre homme proposa les bougies et, c'était la bonne réponse, chose qui le fit sourire béatement, heureux d'être bien tombé. « T'reste beaucoup à faire du coup ? Si jamais, j'peux toujours essayer d'aider, si t'as pas peur. » Puis bien vite, la proposition de boire quelque chose, une bière surtout et, Max en rit, moqueuse. « T'as peur que j'essaie de te saouler pour après te faire des cochonneries sur le capot de ta Dodge hein ? » qu'il renchérit, joueur avec un grand rire. « T'sais, moi les heures en ce moment, j'suis tellement déphasé que me faire un steak frites à 6h du mat', ça me fait plus peur. Fin, une bière, ou un thé si t'es fragile. Juste se caler quelque part, boire un coup, parler ou … Même aller bouffer quelque part tout à l'heure, fin, quelque chose comme ça. Fais pas celle qui comprend pas. » Avec un petit sourire il lui tapa à nouveau l'épaule en douceur, pour finalement partir s'occuper de sa petite moto chouchoutée. Il aurait bien volontiers voulu attendre que la mécano finisse ce qu'elle avait à faire sur sa voiture, mais elle ne lui laissa pas le temps d'en placer une, si bien qu'à peine il se retourna qu'elle était déjà en train de glisser ses doigts dans les rayons et les suspensions pour en vérifier l'état, avant de s'inquiéter sur l'origine du bruit, certaine que les amortisseurs étaient bons, pour enfin lui proposer d'aller se changer, le temps qu'elle termine son affaire. Alors, pour ne pas se salir, Isaiah écouta son ami et partit enfiler ce bleu de travail tâché en de nombreux endroits, récupérant même le chiffon qu'il avait posé là, la dernière fois qu'il était venu. Revenant sur ses pas il trouva une Max la tête dans le moteur, le menaçant de bien des choses s'il ne prenait pas soin de sa bécane avec tout ce qu'elle avait fait dessus et, qu'une bière suffirait pas à lui faire oublier ça. Chose qui le fit pas mal rire alors qu'il venait se positionner à côté d'elle, attendant sagement qu'elle finisse. « T'sais, cette moto, je l'avais acheté pour Maria à la base. Pas … Pas pour qu'elle conduise hein, c'était pas la meilleure idée mais … Elle a toujours voulu arpenter les routes, alors … Dès que j'avais un moment je l'amenais en balade, ça la rendait, à chaque fois tellement heureuse que … Fin voilà. Tu sais, ça doit être le seul truc que j'ai payé pour moi. Enfin, plus ou moins, avec … Bah tout ce que j'ai pu faire. J'peux t'assurer que c'est le truc que j'ai le plus précieux. T'as pas à t'en faire pour ça, je la chouchoute comme si c'était ma fille. » Soupirant un petit moment en repensant à quelques bons moments passés sur les routes avec sa frangine, il ne put s'empêcher, une nouvelle fois, de s'amuser de Max. « Enfin, ce que j'ai de plus précieux, après toi, bien entendu, sois pas jalouse. » A nouveau un rire. Si ces collègues le voyaient rire si facilement, ils penseraient sûrement à un jumeau caché, un sosie, un clone, ou une connerie dans le genre. Avec elle, il était comme transformé, comme si, ce qu'il avait de mieux ressortait et, tout lui semblait étrangement plus facile.

 Attendant un petit moment qu'elle termine, leur attention se reporta bien vite sur la Harley malade, alors qu'il se grattait nerveusement sa barbe de quelques jours, presque honteux de ne pas vraiment savoir ce qu'elle avait. « Je … Là comme ça j'aurais dit le carbu mais, j'suis pas certain. Fin, j'ai pas eu le temps de démonter et même, j'ai toujours peur de faire une connerie tu sais. Attend, le mieux, je la démarre. Recule un peu, elle crache pas mal au démarrage. » Se contorsionnant, tel les gamines étranges dans les films d'horreur, pour récupérer la clé dans la poche arrière de son jean, Isaiah finit par monter sur l'engin pour la démarrer, afin qu'elle puisse constater d'elle-même le bruit étrange parfaitement audible. « Donc, c'est toi l'expert, t'en penses quoi ? »



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Max Anderson
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Ven 1 Déc - 13:36


Dusted off those memories

Isaiah & Max


Elle incline légèrement la tête avec un petit sourire aux coins des lèvres. Qui retombe assez rapidement tout du moins. Les paroles de son ami sont loin de la rassurer, mais il n’avait pas tort. Cette épidémie rendait les gens sur les nerfs, elle comprit, et Dieu seul savait ce dont ils seraient capables de faire face à un problème. Fuyant ses yeux, elle se contenta de regarder en direction de sa voiture avant de répondre. — Évidemment que j’ai toujours mon arme à portée de main. Et pas seulement en service. À ce moment précis, celle-ci se trouvait dans sa voiture, donc a deux enjambées à tout casser. Max retrouve rapidement son sourire et couve Isaiah d’un tendre regard, tandis que ce dernier la bouscule légèrement. Ces dires étaient partagés, la brune s’inquiétait souvent du sort du pompier quand elle croisait les camions sur le terrain ou entendait les sirènes hurler dans la nuit. Baissant une nouvelle fois ses yeux avec une moue coupable, elle acquiesce en silence, les yeux fixés sur la chemise du blond. La jeune femme à l’impression de se faire légèrement gronder comme si elle était revenue à son adolescente ce qui lui décroche un petit sourire. — Tu me connais, je prends pas de risques inutiles. C’est plutôt toi qui devrais faire attention à toi. Les yeux verts de Max se posent dans ceux d’Isaiah et c’est avec un grand sérieux qu’elle ajoute. — Je doute que vous ayez des armes sur vous, et même si c’était le cas, vous ne disposez pas des mêmes moyens que nous. Ni l’entraînement adéquat. Elle posa une main sur son bras. Isaiah était un grand garçon, il savait se battre, mais ce virus n’avait rien à voir avec des combats de rue. — Alors, fait toi aussi attention, s’il-te-plaît.

Max et lui avaient leurs habitudes, et la brune n’appréciait pas trop l’idée de devoir les modifier. Il était le bienvenu ici, et fermer l’entrée lui semblait si étrange… Elle n’insista cependant pas sur la chose ravie de retrouver le pompier et bien trop heureuse de pouvoir plaisanter à nouveau avec lui. Sa présence la rassurait et apaisait également ses tourments. Tout semblait toujours plus simple quand il était dans les parages et Max comptait bien profiter de sa proximité et du réconfort qu’il lui apportait. L’espagnol se mêle rapidement à leur conversation, mais celle-ci prend un ton plus sérieux qui force la brune à rapidement laisser tomber sa langue maternelle au profit de l’anglais. Le blond ne peut s’empêcher de la taquiner quand elle fait une remarque sur les cernes du jeune homme. Un pincement de lèvre plus tard et levant les yeux au ciel, elle ajoute : — Arrête de dire des bêtises, t’a une tête d’ange quoi que t’en dises ! Lorsqu’il lui adresse une dernière phrase en espagnol, elle plisse légèrement les yeux avant d’attraper le doigt qui vient de toucher sa joue. — T’as fini tes conneries oui… , dit-elle en rougissant légèrement. Elle avait très bien compris le sous-entendu, mais elle n’était pas du genre a adorer les compliments qu’on pouvait lui adresser. Même venant de lui ou de son père.

La jeune femme ouvrit la bouche mais ne put en sortir un mot supplémentaire. Parce que c’était les deux. Elle restait allongée des heures à chercher le sommeil, à tenter l’impossible pour pouvoir fermer les yeux et quand c’était chose faite, des cauchemars se glissaient jusqu'à ses songes l’empêchant de fermer l’oeil bien longtemps. Son quotidien la hantait souvent. Ses journées n’étaient pas toujours faciles, et celles-ci continuaient parfois de la travailler jusqu’au soir. Encore plus en entrant dans la SWAT. Mais c’était son choix, et elle arrivait à encaisser la plupart du temps. Mais il y avait des jours où ce n’était pas le cas. Des jours où la mort lui semblait bien trop réelle, la cruauté bien trop vive et des situations bien trop familières qui la brisaient à nouveau, la ramenant 3 ans en arrière. C’était un mélange de tout cela qui refaisait surface à présent. La mort planait sur la ville, ramenant avec elle de bien sombres et douloureux souvenirs. Incapable de produire un son et de peur de voir sa carapace s’effriter, Max se contente d’un petit mouvement de tête, les lèvres pincées et les yeux bien loin du regard de son ami. Ce dernier poursuit alors, l’information de la situation qu’il vivait de son côté. Ces paroles lui font penser à ce qui se passe au commissariat également. Des lits des camps se sont trouvés installés dans les salles de repos, les siestes improvisées se font plus fréquentes et c’est le chaos au niveau de l’organisation. En somme, toute cette affaire est un gros bordel. Avec un sourire compatissant, Max répond simplement. — Ca passera. Et évidemment que tu fais quelques choses de bien. Tu n’as rien à racheter, tu sais. Tu es quelqu’un de bon, malgré les actions de ton passé. La brune pensait chacun de ses mots. Isaiah n’était pas malhonnête. Malgré les vols, les combats et toutes les autres qu’il avait faite dans le but d’aider sa soeur.

La conversation dévia vers la Dodge et Max laissa faire, ne voulant pas se lancer dans un énième débat avec lui sur les actions de son passé. Elle fut ravie de voir qu’il avait deviné ce qu’elle avait changé, et posa sur lui un regard ampli de fierté. La repartie immédiate du jeune homme concernant la beuverie matinale fit éclater de rire Max. — C’est surtout l’heure qui me dérange…, répliqua-t-elle rougissante face à sa provocation. Puis, lui donnant une légère tape sur l’épaule, elle ajouta : — Sale pervers. J’y crois pas, tu perds pas le nord. Elle rigola une nouvelle fois de bon coeur face aux explications qui suivirent. — Oui ! J’ai compris c’est bon, on ira où tu veux, on mangera et boira ce que tu veux. Et non, je ne suis pas fragile. Tu devrais le savoir que je tiens mieux l’alcool que toi d‘ailleurs ! À peine avait-il parlé de la moto et d’un son étrange, que Max avait voulu se renseigner sur l’origine du problème, si problème il y avait. Au premier coup d’oeil elle ne trouva rien à redire et se demanda immédiatement ce qui pouvait bien arriver à la précieuse moto d’Isaiah. D’ailleurs, elle l’encourage à aller se changer, sachant très bien à quel point la mécanique pouvait être salissante. Et une fois les tâches de graisses incrustées sur les vêtements, c’était un calvaire à faire partir. Docilement, elle s’acquitta de sa tâche, ou plutôt de la fin de sa tâche. Il ne lui reste que 5 minutes tout au plus, le temps que le blond se change si tout va bien. Sa voiture était enfin prête pour passer l’hiver dans les meilleures conditions. Alors qu’elle se met à gueuler à moitié une menace qui devrait amuser son ami, sauf qu’il est finalement déjà de retour près d’elle, qui se mord l’intérieur de la joue d’avoir crié de la sorte. Les mots sincères qui sortent de sa bouche et les souvenirs de sa soeur étirent tendrement les lèvres de Max. La brune adorait la jeune femme et comprenait très bien ce qu’il entendait par arpenter les routes. Le ton de la voix d’Isaiah change légèrement, alertant la jeune femme. Elle s’arrête dans sa tâche pour jeter un coup d’oeil au pompier. Son regard et son visage renvoient la mélancolie qui doit habiter son esprit. Même si l’envie d’ajouter quelque chose pour le réconforter est tentante, Max décide de le laisser avec les souvenirs de sa soeur et de cette moto, certainement tous heureux.

Du moins, jusqu’à ce qu’il utilise une nouvelle fois l’humour pour ce soir de ce genre de situation. — J’hallucine ! Espèce de charmeur ! On en rediscutera quand j’aurais réglé le souci et que tu seras que trop heureux de la faire rouler à nouveau , dit-elle avec un sourire. Elle se redresse alors, et prend soin de bien refermer le capot de son bébé à elle d’un claquement sec. Les mains sur les hanches, fixant le blond, elle s’exclame simplement : — Au boulot ! La policière s’avance vers l’engin et puis finalement se tourne vers le pompier. — Alors ? Qu’est-ce qu’elle a exactement? Elle hoche la tête en écoutant les propos de son ami. Puis, lorsqu’il s’apprête à la démarrer, elle s’écarte largement pour lui laisser l’espace nécessaire. Effectivement, lorsqu’elle démarre et que le moteur de celle-ci rugit, un son anormal se mêle à celui du moteur. Sauf que cela ne ressemble absolument pas au bruit d’un moteur maltraiter ou défectueux. Fronçant les sourcils, la brune n’arrive pas immédiatement à mettre la main sur ce que cela pourrait être, et pourtant… Elle s’avance légèrement sur le côté de l’engin pour observer les différentes pièces du moteur. Quand ses yeux se portent sur l’origine du trouble, un rire résonne malgré le bruit assourdissant. Elle se redresse en fixant Isaiah, une main devant la bouche, riant aux éclats. Elle lui fait brièvement comprendre qu’il peut arrêter sa moto et quand cela est fait, le rire cristallin de Max comble le silence qui vient de s’installer dans la cour du garage. —T’aurais presque réussi à m’inquiéter sur le sort de ta moto…, dit-elle toujours en riant. Elle s’approcha de l’arrière de l’engin et lui désigna du doigt le pot d’échappement. Plus particulière la fixation de cette dernière qui s’était desserrée. S’il avait eu un peu de chance, il leur aurait uniquement suffi de la viser à nouveau. Sauf qu’il n’en avait pas vraiment eu et que la pièce était abîmée et percée. Un trou expliquait nettement le bruit étrange de son engin. Ce détails si basique n’était pas sans rendre hilare Max. Elle s’était imaginée bien pire. — Ca fallait la peine de te changer Elle pouffa moqueuse. —Tiens, voilà ! T’as été punis par le bon Dieu à force de dire des conneries. Je peux rien faire sans une nouvelle pièce par contre. Elle haussa négligemment les épaules, l’air de dire ‘pas de chance’ avec un petit sourire sur les lèvres. — Du coup, à moins que tu n’es un autre problème, ou réel problème, tu peux aller m’offrir cette bière tant méritée. Et tu sais qu’il y en a qui trainent dans le frigo au fond de l’atelier, proposa-t-elle. —Sauf si tu meurs littéralement de faim et souhaites te faire un steak frites maintenant, mais dans ce cas, j’vais me changer.






I'm bad at love, but you can't blame me for tryin'. You know I'd be lyin' saying you were the one, that could finally fix me. Lookin' at my history, I'm bad at love.
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Mar 16 Jan - 1:42




"Dusted off those Memories"


Max & Isaiah








 Un petit rayon de soleil, tout simplement. Régulièrement, notre jeune ami se demandait ce qu'il aurait bien pu faire de sa vie sans elle et, bien souvent, une seule réponse s'imposait d'elle-même ; pas grand chose. Plaisantant de tout et de rien avec elle et ce, avec une grande facilité, Isaiah se permettait même des petites phrases et piques qu'il ne se serait permis avec personne d'autre, jamais. Comme cette fameuse petite supposition qui mélangeait leur corps partiellement nus et le capot de cette voiture. Chose qui sembla amuser Max, tout en la faisant rougir. Rougissement qui ne passa guère inaperçu auprès de son ami, chose qui le fit doucement sourire. Non pas pour se moquer mais, d'un côté, il la trouvait adorable dans ce genre de situation et, pour une femme qui fut mariée un certain moment, la voir rougir à ce genre de petites blagues, douteuses certes, mais sur le ton de la plaisanterie tout de même. Puis, comme pour tenter de se dégager de cette situation qui pouvait sembler gênante pour elle, la veuve sembla accepter la proposition de sortir boire et manger un bout, surenchérissant même sur le fait qu'elle tenait mieux l'alcool que lui. Était-ce une provocation, un défi, ou tout simplement une petite taquinerie ? Isaiah ne savait pas vraiment mais … L'idée de tester les limites de chacun dans un duel de bières semblait amusant, même si l'idée d'uriner toutes les deux minutes durant le dit-duel l'était nettement moins. « Ça, ma petite, j'demande à voir, j'ai pas mal d'entraînement depuis un p'tit bout d'temps. Sinon bah … Y'a un p'tit truc où j'mange souvent quand j'ai une pause au service, ils font de bons cafés, de la bonne bouffe et de la bonne bière, en plus c'est pas trop cher, donc … » Un petit sourire en coin pour ponctuer ses mots. Notre homme n'était guère attaché à l'endroit, ou du moins pas plus que ça, mais les serveuses étaient plutôt sympathiques, en plus d'être jolies et se souvenaient de ses commandes. Certaines prenaient même quelques minutes de pause, des fois, rien que pour discuter avec lui. Peut-être n'était-ce là que de la pitié, en le voyant seul à quasiment chacune de ses venues mais, malgré tout, l'étranger appréciait le geste et cette bonté de cœur. Alors, même si l'endroit n'était pas exceptionnel, il avait prit l'habitude de s'y rendre et, autant vendre un peu le produit à son amie. Peut-être que le voir accompagné, pour une fois, pourrait tirer un sourire à l'une des employées. « Mais bon, ça doit pas t'intéresser plus que ça le prix, vu que je t'invite. »

Bien vite, l'experte en mécanique donna un coup d’œil au petit bébé d'Isaiah, qui s'était même changé pour l'occasion. Quelques plaisanteries furent échangés, une fois de plus, comme pour rattraper le temps qu'ils avaient perdus à cause de tout le bordel causé par l'épidémie. Quelques rires se dispersèrent dans la pièce, entremêlés de quelques vérités balancés sur le ton de la rigolade, peut-être un peu trop gênante à prononcer sur un ton plus sérieux. Malgré cette proximité entre les deux que le pompier n'aurait jamais cru possible, son manque d'expérience en des relations normales par le passé le bloquait dans certains domaines et, pouvoir rappeler à son amie à quel point elle pouvait être importante était compliqué parfois. Un petit détail certes mais, il se sentait presque idiot, parfois. Ainsi, Isaiah se contentait de le lui montrer, tout simplement. Les deux jeunes gens se penchèrent un petit moment sur la bécane et, le verdict finit par tomber ainsi que le soulagement de son heureux propriétaire, un simple trou dans le pot d'échappement. Chose qui amusa beaucoup la demoiselle, qui se moqua de son compère lorsqu'elle pointa la fixation et le trou. « Ah bah, faut croire que j'suis un mauvais élève … Mais, merci, ça me rassure. 'Fin, dis-moi, j'suis obligé de changer la pièce ou … Est-ce qu'en soudant j'peux recouvrir le trou et reprendre normalement ? » Qu'il demanda, en se grattant sa barbe naissante. Le nicaraguayen avait un poste à souder chez lui et s'en servait plutôt bien. De part les nombreux petits boulots qu'il avait enchaîné au pays, qu'ils soient légaux ou non d'ailleurs, il avait apprit quelques petites choses et, avait même réussir à partir avec ce fameux poste, en très bon état et de bonne qualité. Alors, autant s'en servir.

La conversation bascula finalement vers cette fameuse proposition de sortir pour boire et manger un bout, l'hôte proposa même les quelques bières qui traînaient dans le frigo s'il préférait. Mais bon, de ses dires, si son ami préférait sortir, elle devrait se changer. Un petit sourire taquin arbora bien vite le visage du jeune homme, se laissant aller une fois de plus à une taquinerie. Enfin, avec tout de même un grand fond de vérité. « Rester ici ? Et perdre l'occasion de faire tout un tas de jaloux en débarquant là-bas ? Ah, ça, jamais. Allez, va te changer, je t'attend, faut que j'enlève ce truc aussi. J'me sens con à rien foutre avec. » Finissant ses mots avec un petit rire, se moquant sans la moindre gêne de lui-même, Isaiah partit se changer, récupérant ses affaires et attendant patiemment son amie qui ne fut pas bien longue. Finissant par arriver, il la regarda avec un grand sourire et un léger sifflement. Elle était habillée simplement mais, l'homme lui avait toujours trouvé une certaine élégance, peu importe son accoutrement, que peu pouvaient se targuer de disposer. « Ah, là, ça va en faire des jaloux, j'suis certain. Tiens, vu qu'elle est pas malade, on va faire un p'tit tour, ça sera plus rapide. » S'approchant d'elle, le motard lui tendit son casque et l'invita à monter derrière-lui, une fois le garage bien fermé.

Il ne fallut guère de temps aux deux amis pour arriver à destination. Filant à toute allure, ne prenant pas, à un seul moment, compte du fait que la jeune femme assise derrière lui était une flic, slalomant entre les voitures avec une habilité remarquable, signe de plusieurs années de pratique et ce, malgré le gabarit plutôt important du deux roues. Enfin garés sur le parking de l'établissement, il put le présenter fièrement à son amie. Malheureusement, la façade ne payait pas de mine, mais, cela n'enleva rien à l'envie du jeune homme de traîner la belle à l'intérieur. Une fois dedans, tous deux furent accueillis par une des serveuses qui reconnut facilement cet habitué, avec un large sourire et, une certaine expression de surprise de le voir, pour la première fois, accompagné et, quelle compagnie ! Car oui, à peine étaient-ils rentrés que certains regards étaient déjà lancés à Max, ce qui tira un petit rire à son compagnon présumé. Les deux jeunes gens furent amenés à une table, à côté de la vitrine, en même temps que deux cartes. Carte que notre ami connaissait déjà par cœur et, savait déjà quoi commander. Une fois enfin seuls, il se pencha vers elle pour lui balancer quelques mots, toujours amusé. « Tu vois, tout le monde te regarde et, j'suis presque sûr que certains doivent penser que je suis un groooos chanceux, ou un truc comme ça. Je voulais pas rater ça. » Un petit rire amusé, une fois de plus, avant qu'il ne se laisse tomber à nouveau sur cette banquette. « Dans tous les cas, prend ce que tu veux, te gêne surtout pas. J'vais me faire une bière et, comme tu l'as si bien proposé tout à l'heure, un bon gros steak frittes. Et non madame, pour ça aussi, y'a pas d'heure ! »

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Max Anderson
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Jeu 8 Fév - 21:46


Dusted off those memories

Isaiah & Max


Le sourire qui se fige sur les lèvres de Max n’est pas inhabituel. Pas quand Isaiah est dans les parages en tout cas. Elle l’écoute s’exprimer sur un endroit où il va souvent manger et s’amuse des mots qu’il emploie. La répétition de l’adjectif “bon” ou “bonnes” agrandit le sourire sur le visage de la policière et elle retient un rire. Cependant elle ne peut tout de même pas s’empêcher de répondre une petite taquinerie. — Bonne ambiance, bonnes serveuses, bon endroit quoi. , dit-elle avec un rire. Puis lorsqu’il continua sur sa lancée, elle ajouta simplement :— je prends note que tu paies. Tu m’en voudras pas si je dévalise la carte ou qu’on se fait ce concours de qui boit le plus de bière sans gerber.. Oui l’heure était un peu trop matinale pour cela mais si le blond voulait la lancer sur ce terrain-là, elle ne se défilera pas.

Quelques minutes plus tard la moto avait toute l’attention de l’ancienne mécanicienne. Presque réellement inquiète de ce qui arrivait au petit bijou de son ami, elle se demandait ce qui pouvait bien causer un dysfonctionnement pareil et surtout quelles en seraient les conséquences. La crainte de devoir annoncer au pompier que le moteur était dans un sale état fut vite balayée. Ce dernier ne semblait présenter aucune lésion. Ainsi que les suspensions qui affichaient un très bon état bien qu’elles soient déjà plutôt anciennes. Cela prouvait que ses instructions étaient suivies à la lettre et que le jeune homme prenait soin de son moyen de transport. Quand l’origine de toute l’inquiétude et du bruit étrange fut trouvée, Max ne put s’empêcher de se moquer de lui. Ce n’était pas méchant, loin de là et elle était sûre qu’il le savait. Les deux compères avaient dans l’habitude de se chamailler ou de se moquer l’un de l’autre sans pour autant vexer la cible des moqueries.Ou du moins, cela restait très rare. Alors oui, la brune n’y allait pas de main morte et s’esclaffa de rire sans gêne. — En disant ça tu insultes ton professeur !, répliqua-t-elle l’air offusqué. — Le bruit ne ressemble pas à celui d’un pot percé.. et puis il est caché par la fixation donc.. C’était sa façon de lui dire qu’il n’était pas si nul que ça. Lorsqu’il lui demande s’il est obligé de changer la pièce elle aurait eu tendance à vouloir dire oui mais la suite de sa question lui ôte les mots de la bouche et elle reste pensive une fraction de seconde. — hum, je t’avoue que je ne sais pas. . Elle se penche une nouvelle fois pour observer la lésion sur le métal. Le trou semble net et aucune brèche ne parcourt la surface du pot. Max fait glisser son doigt le long de la pièce pour essayer de sentir la moindre impureté mais elle ne trouve rien d’anormal. Avec de la chance il pourrait le réparer facilement. — J’ai envie de te dire d’essayer. Mais si tu craques un peu le métal ça sera mort à mon avis. Essaye et tu verras bien. Au mieux ça marche, au pire tu changes la pièce. dit-elle en lui adressant un clin d’oeil.

La policière roula des yeux à la réponse de son ami. Des jaloux ? De quoi ? avait-elle envie de répondre mais elle n’en fit rien. A la place elle fit volte-face pour se diriger vers l’intérieur du garage. Elle prit cependant la peine de la balancer une dernière réplique à son ami avant de disparaître derrière les murs du hangar : — Je file de ce pas, et oui enlève là, car effectivement t’es bien l’air con comme ça mais ça te vas toujours si bien ! , balança-t-elle en rigolant. Le plus dur n’allait pas être de se changer mais d’enlever les taches de graisse que la jeune femme avait sur les mains. Par chance, elle avait conservé un ancien haut manches longues qui avait ramassé le plus gros des dégâts. Après s’être savonné trois fois les mains, elle était parvenu à faire disparaître les marques sur sa peau. Elle farfouille dans son casier - ce n’était plus vraiment le sien étant donné qu’elle ne travaillait plus ici, mais son nom était toujours marqué sur l’étiquette.Elle en tira un jean et un nouveau t-shirt manche longue qu’elle enfila rapidement. Et voilà elle était prête. Max avait toujours fait dans la simplicité. Elle n’avait pas grandit comme une fillette normale. Elle n’avait jamais été intéressé par le maquillage, les beaux vêtements ou encore les accessoires hors de prix type chaussures et sac à main. Son adolescence avait été simple et même si elle avait plus l’air d’un mec ado, cela ne l’a pas empêché d’être heureuse. C’est avec Cole qu’elle avait commencé à prendre plus soin d’elle et de s'inquiéter de sa féminité. Avec sa disparition, elle avait nettement freiné ce genre de détail mais commençait doucement à reprendre goût à cela. Parfois ça faisait tout de même du bien de se sentir belle mais surtout bien dans sa peau.

Max rejoint un Isaiah des plus souriants. Sourire qui ne pouvait qu’être contagieux même si le regard qu’il posait sur elle lui donnait une nouvelle fois l’envie de rougir. Non que Max soit du genre à devenir écarlate à la moindre occasion. Mais avec lui, sous le jugement de son regard elle ne pouvait s’empêcher de se sentir vulnérable. — Arrête donc tes bêtises.. Elle attrapa néanmoins le casque qu’il lui tendit. Avant de monter derrière lui, elle récupéra sa plaque et son arme avant de s’assurer que sa voiture et le garage était correctement verrouillé. Elle s’installa derrière son ami et s'accrocha fermement à lui en posant sa tête contre son dos. Ainsi elle aurait pu rester des heures. Elle avait confiance en lui et sa conduite. Elle lui confiera sa vie les yeux fermés. La destination ne fut pas longue à atteindre. Certainement grâce à la conduite rapide du pompier. Sur le parking elle descendit sagement avant d’ôter le casque et de lancer un petit regard à son ami. — Par chance je ne suis pas de service, hum ? dit-elle un sourire aux lèvres. Elle le faisait marcher une fois de plus mais le suivit très sagement jusqu’à l’intérieur du bâtiment. C’était un petit restaurant qui bordait une rue passante. De l’extérieur il n'avait rien d'exceptionnel mais faisait penser à un ancien restaurant dans lequel elle adorait se rendre avec son père quand elle était enfant. Hélas, l’endroit avait fermé il y avait des années. De toute façon, connaissant l’origine de la brune, elle n’avait jamais jugé un endroit par l’allure qu’il pouvait dépeindre de l’extérieur. A peine rentré qu’une serveuse les accueillis et que quelques regards se posèrent sur les deux amis causant un léger rire chez le blond. Max lui donna un petit coup de coude pour qu’il arrête et se mordit la lèvre pour ne pas rire à son tour. Ils trouvèrent une place à côté de la vitrine et à peine la serveuse avait rebroussé chemin que le pompier se penchait déjà en avant pour lui parler. — Arrête tes conneries., balança-t-elle avait un coup de pied sous la table. En plein dans les tibias. Elle lui adressa un petit regard satisfait qui voulait clairement dire “bien fait”. Cela ne l’empêcha pourtant pas de mêler son rire au sien.

Elle s’empara d’une des cartes qu’Isaiah semblait délaisser complètement. Le bougre devait certainement la connaître par coeur. — Ah bah bravo monsieur !, balança-t-elle en retour concernant le choix qu’il avait fait. Elle parcourut rapidement la carte, lisant en travers la carte jusqu'à avoir trouvé quelque chose qui lui faisait envie. — La vérité c’est que tu viens toujours ici avec une fille différente. J’suis sûre les serveuses sont en train de se dire “la pauvre fille” ou “encore une ? Mais quel goujat” dit-elle en éclatant de rire les yeux toujours posés sur la carte. Un bref regard vers le comptoir et elle surprit la moitié du service les regarder et subitement détourner les yeux. Cela fit éclater de rire la policière. — Mon dieu, vu la tête du personnel c’est tout l’inverse. Pire que ce que je croyais. Mais je suis ravie de voir que je suis une privilégière… , souffla-t-elle avec une moue. — Ca sera des oignons rings, avec un milkshake vanille. Et une bière vu que je dois te démontrer à quel point tu tiens pas l’alcool face à moi, monsieur.







I'm bad at love, but you can't blame me for tryin'. You know I'd be lyin' saying you were the one, that could finally fix me. Lookin' at my history, I'm bad at love.
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Véhicule : Harley King Road noire
Inventaire : Hache à incendie
Ven 4 Mai - 17:53




"Dusted off those Memories"


Max & Isaiah








 De la taquinerie, encore et toujours. Une forme d'affection des plus simples, des plus banales, une des seules dont était capable Isaiah. Une des seules qu'il connaissait d'ailleurs. Sa vie étant ce qu'elle fut, les preuves d'amour, en dehors de sa famille furent tellement rare qu'ils en furent, trop souvent, suspect. Un simple intérêt pour lui, des questions personnelles, un geste affectif que voilà notre ami qui trouvait la chose louche. Toujours méfiant, toujours sur ses gardes, comme si tout et tout le monde en voulait à sa vie, ou à celles des siens. Fort heureusement, sa sœur était là, ils avaient toujours été complices, s'envoyant régulièrement tout un tas de taquineries à la tronche. Alors, ne connaissant que cette expression-là, comment pouvait-il en être autrement avec Max ? Chose qui posa parfois quelques petits soucis, lorsque, entre deux rires et deux plaisanteries, l'étranger envoyait quelques petits mots sérieux. Comme par exemple lorsqu'il la complimenta sur son apparence, alors qu'elle revenait enfin au garage, après lui avoir dit que, effectivement, il avait l'air d'un con avec son bleu de travail. Après tout, elle l'était. Élégante et belle, elle devait sûrement le savoir. Cependant, il y avait toujours cette petite rougeur sur les joues, lorsqu'il lui en faisait la remarque, avant qu'elle n'en vienne à détourner la conversation d'une façon qui se voulait sur le ton de la plaisanterie, ne semblant guère y croire. Oh, un jour. Un jour Isaiah finirait par lui faire accepter la chose. Peut-être quand la fin du monde arrivera, pas avant. Mais bon, ce n'était pas pour tout de suite, n'est-ce pas ?

Le tour en moto fut rapide. Bien trop rapide d'ailleurs pour que l'on puisse imaginer qu'il ait pu respecter quelque code que ce soit. Une vilaine habitude gardée du Salvador où, soyons honnête, le code de la route n'existait pas vraiment selon l'endroit. Il suffisait de glisser un petit billet et tout était effacé lorsque l'on tombait sur un policier un peu trop zélé. Après tout, le jeune homme avait commencé à conduire bien avant l'âge de passer un permis, se contenant souvent de transporter toutes sortes de choses d'une base à une autre, ou d'une cachette, ou encore d'un labo. Rien de très reluisant, certes, mais au final, cela avait fait de lui un assez bon pilote, si bien que, Max, assise confortablement derrière lui ne sembla pas ressentir la moindre frayeur, restant sage et disciplinée. Peut-être avait-elle confiance, que ce soit en lui ou ses capacités. Chose qu'il ne pensa d'ailleurs jamais vraiment à lui demander, se contentant de son approbation. Enfin arrivé, la passagère se contenta, amusée de lui remarquer que c'est pas comme si elle était flic, après tout. Dans un grand sourire, le motard fit une moue étonnée, soufflant ce fameux son, de trompette en haussant les sourcils. « Je vois pas du tout, d'quoi tu parles. Vraiment, tu t'fais des idées. » qu'il ponctua avec un petit rire avant de l'inviter à rentrer dans l'établissement qui ne payait vraiment pas de mine, mais qui avait tout son amour. Bien vite, on les rejoint pour leur offrir une table et, le blondinet lança une petite remarque, qui eut pour première réponse un coup de coude dans les cotes, ce qui le fit rire. Oh, la mécano pouvait bien dire ce qu'elle voulait, nombreux étaient ceux à la regarder. Celles, aussi, d'ailleurs.

Bien vite, les deux amis furent installés à une table, près de la baie vitrée et, une fois enfin seul, notre homme repartit à l'attaque, la taquinant de nouveau sur la même chose, les fameux regards. La réponse fut bien moins agréable, un coup de pied, vif, dans le tibia, qui le fit longuement soupirer en s'exclamant un bref « Ouf ! », grimaçant même légèrement en se frottant la jambe, chose qui amusa, un peu trop à son goût, son invitée. Un bref silence s'imposa bien vite alors que Max se mit à lire la carte, en diagonale, pour que finalement son attention ne vienne se reporter sur son interlocuteur, le taquina sur le fait qu'il avait du ramener d’innombrables femmes ici et que, les serveuses devaient le prendre pour un goujat. Pire encore, elles devaient la plaindre elle. Oh, pauvre petite Max. Un grand rire, peu dissimulé, avant que son regard ne parcoure la salle et n'en vienne à se raviser, se sentant soudainement privilégiée et heureuse grâce à ça. Souriant avec tendresse, Isaiah lui tapota doucement l'avant-bras, donnant presque une image de couple à l'assemblée. « T'sais, moi, tout c'que j'voulais, c'était ramener le top du top ici, la crème de la crème. J'aime bien soigner mes entrées. » Riant doucement, il ponctua ses mots d'une main au dessus de sa tête, pour imager le fameux pallier du top que Max pouvait bien représenter. « A mon avis, elles doivent sûrement se demander ce qu'une si jolie dame peut bien foutre avec un gars comme ça. Le tout en se demandant, très certainement, comment j'ai fait, mais aussi le fameux … Putain ! Il sait comment ramener une nana avec lui ? Impensable !  Oh, qu'elles ont du se foutre de ma tronche à force de venir tout seul. Cas désespéré et ce genre de choses, j'imagine même pas. » A nouveau un grand rire, avant de retirer sa main, pour finalement les regarder elles, avec un grand sourire, empli d'une fausse fierté. Bien entendu, il plaisantait, les serveuses étaient toutes adorables et, s'il n'était pas aussi aveugle, le nicaraguayen aurait très certainement remarqué que deux ou trois d'entre elles lui avaient fait quelques avances. Malheureusement pour elles, il était particulièrement mauvais dans ce domaine.

Le choix de l'invitée se posa très vite sur des oignons rings, un milkshake et une bière, espérant ainsi rabattre son caquet à son ami, ne se détournant pas du défi. Oh que ça allait être amusant tout cela, il en sourit d'impatience et, lorsque la serveuse vint prendre commande, c'est un Isaiah tout excité qui la passa. Une fois fin seuls, son attention se reporta de nouveau sur la belle. « Alors, dis-moi, vilaine moqueuse que tu es, t'penses quoi du coin ? Assez 'Bon' pour toi ? Que tu t'foutais d'ma gueule hein, saleté. » Un sourire en coin vint illuminer son visage, avant de reprendre rapidement. « 'Fin, c'est simple hein, mais moi j'm'y sens bien, les gens sont pas chiants ni rien, 'fin voilà, c'est cool. » Un petit sourire en coin et, bien vite, la serveuse débarqua avec les boissons. Un rapidement remerciement et, l'homme leva son verre en direction de Max, comme pour trinquer. « Booon … Levons nos verres à … Disons … La plus belles des clientes qu'ils ont reçus ici et, qui fait buguer tous les autres ! » Riant sans la moindre gêne, cette-fois-ci, le pompier se prépara à recevoir un coup et, à esquiver surtout. Mine de rien, un joli pointu en plein dans le tibia, ça fait mal. Et puis, bien vite, l'ancien voleur se contenta de vider a pinte d'une traite, regardant la veuve en soulevant un sourcil, d'un air de défi.



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