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 It's the baby-sitter | Susana

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Kenneth Weavers
Métier : Soldat chez les SEALs
Informations :
» est divorcé avec un fils » déteste son ex-femme » aime son pays et son métier » s'est mis à fumer depuis le divorce » déprime beaucoup, parle peu, sourit et rit très peu » devient agressif quand il boit » passe beaucoup de temps à travailler » n'hésitera pas à risquer sa peau » prendrait bien un chien » veut à tout prix s'occuper de son fils » a déjà été confronté à des infectés agressifs »
Véhicule : Moto Triumph Thunderbird
Inventaire : Fusil M4, SW1911 .9mm & couteau militaire

Mar 7 Nov - 21:40

it's the baby-sitter
Le réveil émit sa sonnerie stridente à six heures, comme toujours. Et comme toujours, la main de Kenneth lui fit cesser ce bruit qui lui vrillait les oreilles alors qu'il était totalement réveillé. Il avait pensé enlever cette sonnerie mais l'avait laissée, par habitude, ça faisait partie de son rituel du matin que d'écraser le bouton du réveil pour le faire taire. Tout comme de se lever pour aller enfiler t-shirt et pantalon de sport, assortis d'une paire de running. Epidémie ou pas, il n'allait pas s'arrêter de faire ses footing matinaux pour si peu. Se maintenir en forme, continuer un entrainement régulier, ne pas perdre la main...Tout ça était important, surtout en ce moment. Il n'avait jamais été pour la musculation ou la course sur des tapis, alors il préférait sortir faire son footing dans les rues de Boston. Là encore, ça faisait partie de son rituel du matin. Comme la douche qui suivait, le petit déjeuner complet et l'écoute des informations à la radio pendant qu'il mangeait. Il faisait ça depuis longtemps, depuis qu'il vivait seul dans cette maison qui était devenue bien trop grande pour lui. Il n'en avait pas changée parce qu'il ne pouvait simplement pas déménager...

Il n'était pas encore tout à fait sept heures trente quand il quitta la maison pour filer à travers la ville sur sa moto. Les missions que l'on confiait désormais à Kenneth étaient tous sauf palpitantes et n'avaient à voir avec celles qu'il avait pu remplir par le passé. Surveiller des secteurs, escorter des gens, protéger des civils...C'était son devoir puisqu'on lui en donnait l'ordre, mais il n'empêchait qu'il rêvait parfois de retourner sur des théâtre d'opérations autrement plus intéressants que Boston. Ce n'était même pas une ville qu'il appréciait, juste celle d'Emily. Il en connaissait pourtant les rues et avenues comme si il y avait toujours vécu, ce qui lui permettait d'éviter les bouchons et d'arriver rapidement à ce qui servait de base pour les soldats en poste à Boston, là où ils pouvaient trouver leurs supérieurs et l'équipement mis à leur disposition. Il n'irait pas au travail en moto, on lui avait encore demandé d'escorter quelqu'un au travers de la ville et ce n'était pas très sécurisé de faire ça à moto. Il la laissa au garage et partit chercher les clefs d'une des voitures, petite, noire, discrète, avant de repartir aussitôt. Il savait où aller, pas besoin d'avoir à parler avec les autres avant d'y aller.

Retraversant une partie de la ville, Kenneth s'arrêta chez le Dr Sanchez. Il devait l'amener au St Elizabeth's medical center, comme c'était souvent le cas. Ce n'était pas toujours à lui de faire ça, heureusement. Il soupira dans la voiture avant de sortir, il y avait des flics ou des grouillots pour faire ça, pas la peine de donner ce genre de missions à quelqu'un comme lui. Il était surqualifié pour jouer au baby-sitter de luxe. Mais c'était les ordres, alors que faire d'autre qu'obéir et s'exécuter...? Rien du tout. C'étaient ses ordres, il devait s'y plier, même si il aurait aimé être ailleurs et faire autre chose. En allant jusqu'à la porte, Kenneth s'alluma une cigarette et ce fut donc avec la clope au bec qu'il sonna à la porte pour signaler sa présence à sa protégée du jour.
☾ anesidora




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Dernière édition par Kenneth Weavers le Mer 8 Nov - 8:34, édité 1 fois
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Susana L. Sanchez
Administratrice
Métier : Epidémiologiste
Informations :

A grandi à Boston » Partie s'installer à Atlanta pour ses études » Parle couramment Espagnol » Originaire de Cuba » Divorcée, a une fille de cinq ans, Luz » S'occupe seule de Luz » Son travail lui prend beaucoup de temps » Fait tout pour mener sa vie professionnelle et sa vie privée de front » Ne dort pas beaucoup » Tient très bien l'alcool » Déteste la cigarette » Tombe rarement malade » Eloignée de sa famille depuis quelques semaines à cause d'un déchaînement médiatique qui la met en danger » Désespère de trouver un remède au virus » Annexes
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Mar 7 Nov - 22:07

La porte s’ouvrit légèrement, dans un grincement caractéristique. A hauteur d’homme, l’inconnu n’eut pas l’occasion de voir ce qu’il se passait à l’intérieur de la petite pièce. Mais de sa position, Luz le scrutait. Dans l’entrebâillement, un fin sourire aux lèvres. Elle gloussa quand finalement elle croisa le regard de ce dernier :

« Tu viens chercher ma maman ? » Demanda-t-elle de sa petite voix, avant d’ouvrir plus grand la porte d’entrée. « Elle est pas encore prête. Le matin, elle est souvent en retard. »

Susana franchit la porte de la salle de bain à cet instant précis, refermant derrière elle. Les cheveux encore mouillés, mais au moins présentable pour aller travailler. Depuis quelques temps, elle n’avait même plus le droit de sortir toute seule, et c’était d’autant plus contraignant qu’elle devait se plier à un rythme de vie qui ne correspondait pas vraiment à celle qu’elle voulait avoir avec sa famille. Ses yeux sombres se posèrent sur la porte d’entrée ouverte, où elle remarqua la petite silhouette de sa fille en pleine conversation avec un homme. L’espace d’un instant, elle eut un doute.

« Je fais vite. » Assura-t-elle à Kenneth en le reconnaissant finalement, lui adressant un sourire de circonstance.

Elle était désolée. Comme depuis quelques semaines, Susana avait l’impression d’être tout le temps désolée. Tout le temps obligée de courir après le temps, après les heures, après les personnes, après les informations. Elle était épuisée de tout ça, et ça n’était pourtant pas près de s’arrêter. Elle sauta dans ses chaussures, nouant ses lacées avant d’attraper son sac qu’elle hissa sur ses épaules. Sa blouse et ses dossiers étaient sous clés, dans les bureaux de l’hôpital. Aussi n’avait-elle pas à s’en encombrer.

« Luz, si tu allais voir Lupe ? » Suggéra-t-elle à sa fille, alors qu’elle se retournait enfin vers elle.
« Je dis aurevoir à Kenny avant. » Lança-t-elle avant de revenir vers l’homme a qui elle adressa son plus beau sourire d’enfant. « Bonne journée Kenny. »

La petite s’esquiva, fonçant vers la cuisine où son petit déjeuner l’attendait. Susana la regarda filer. Elle n’aurait pas le droit à son bonne journée, elle, par contre. Ça lui fit un petit pincement au cœur, mais tant pis…

« On peut y aller. » Assura-t-elle à l’homme en l’invitant à quitter les lieux. « Vous… vous ne voulez pas un café ou quelque chose comme ça avant de partir ? » Demanda-t-elle, au moins par politesse.

Mais aussi parce qu’elle n’avait pas très envie de laisser sa famille, encore une fois.


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Kenneth Weavers
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Mer 8 Nov - 9:00

it's the baby-sitter
La porte s'entrebâilla plus qu'elle ne s'ouvrit, ne laissant qu'un mince espace par lequel il était presque impossible de voir quoi que ce soit. Et surtout il n'y avait personne à la hauteur de Kenneth, derrière cette porte. Il baissa le regard instinctivement et sourit en entendant la petite voix de la fillette. Les enfants étaient bien les seuls avec qui il arrivait à sourire encore facilement. La petite l'informa que le Dr Sanchez n'était pas prête. Il ne s'était pas vraiment attendu ce qu'elle le soit, ce n'était pas la première fois qu'il venait la chercher chez elle et elle avait tendance à ne pas être à l'heure le matin. Mais c'était la première fois que c'était Luz qui l'informait de ça. D'habitude, la belle femme avait le temps de venir lui ouvrir la porte. Il apprêta à dire que ce n'était pas grave quand Susana passa une porte, les cheveux encore mouillés, lui assurant qu'elle faisait vite. " Je suis en avance, prenez votre temps, " se sentit-il obligé de préciser.

La femme se hâta quand même d'enfiler des chaussures et de prendre un manteau, décidée à faire réellement vite aurait-on dit. Kenneth n'était pas très patient, en général, il aimait que les gens réagissent vite. Luz se retourna vers sa mère, elle devait aller prendre son petit déjeuner et se préparer pour aller à l'école, sans doute. Mais avant elle dit au revoir à Kenneth en lui souhaitant une bonne journée. Son cœur, pourtant habitué à connaître des moments difficiles, rata un battement en entendant la petite et en voyant son joli sourire de petite fille. Son fils lui manquait et voir la petite Luz le lui rappelait à chaque fois, elle avait le même sourire que lui à son âge. Elle était si mignonne...Une ombre d'angoisse et de tristesse passa sur son visage, se dissipant rapidement. Il n'allait pas montrer ce qu'il ressentait, il n'aimait pas ça. Et en plus, il était de service, hors de question d'embêter le Dr Sanchez avec ses états d'âme de père malheureux.

" Vous… vous ne voulez pas un café ou quelque chose comme ça avant de partir ? " La voix du docteur acheva de chasser les pensées noires du soldat et il releva sur elle ses yeux froids. " C'est gentil à vous de proposer, je veux bien merci. " Que ce fut par politesse ou pour rester un peu plus longtemps avec sa fille, qui n'avait même pas dit au revoir à sa mère soi-dit en passant, la proposition de Susana fit plaisir à Kenneth, lui faisant même relever légèrement les coins de la bouche. Il passa donc le seuil de la porte d'entrée, la refermant derrière lui et suivit le docteur chez elle jusqu'à la cuisine. " Vous savez, je peux arriver plus tard la prochaine fois, si vous voulez, " mentionna-t-il en la suivant docilement.
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Susana L. Sanchez
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Mer 8 Nov - 20:42

« Vous le feriez vraiment ? » Demanda la Cubaine en lui adressant un regard plein d’espoir.

Elle l’invita à la suivre, le faisant entrer. Refermant la porte derrière lui, elle croisa Lupe qui les abandonnait pour squatter la douche, tandis que Luz dévorait son bol sur la table de la salle à manger. L’épidémiologiste s’aventura jusqu’à la cuisine, tirant sur une cafetière italienne qu’elle remplit avec précaution et posa sur le feu. Préparant deux mugs à couvercle – dont un qu’elle empreint ait à sa sœur – elle se posta près du plan de travail pour se tourner vers son bodyguard :

« C’est pas contre vous, Kenny, mais j’aurais préféré ne pas vous connaître. » Soupira-t-elle avant de secouer la tête : « Je ne dis pas ça pour être méchante : ça impliquerait pour tous les deux qu’on aurait plus de temps à consacrer à autre chose. »

Sourire triste, elle croisa les bras sur sa poitrine en guettant du coin de l’œil sa fille. Luz lui manquait constamment, et elle avait l’impression de passer à côté de tous les grands moments de sa vie d’enfant. Quel genre de mère faisait-elle ? Active, bourreau de travail, incapable de s’arrêter, et qui culpabilisait pour tout et n’importe quoi. La cubaine respira profondément, essayant de chasser cette honte qui l’étouffait. C’était à côté de sa propre vie qu’elle passait, mais pas seulement.

« Tenez, si vous n’étiez pas là, vous feriez quoi à cette heure-ci ? Probablement profiter de votre famille, de vos amis, ou quelque chose de ce genre-là. » A dire vrai, elle supposait que ça serait le cas, sans se douter vraiment de la situation dans laquelle était Kenny à cet instant précis de sa vie.

Il fallait dire que l’homme faisait de son mieux pour cacher ses sentiments, sans doute à cause de son métier. Susana n’y arrivait pas, pour sa part. Elle était comme elle ressentait les choses : transparente. Elle avait appris à cacher son inquiétude devant les patients, mais ne s’interdisait jamais de pleurer lorsque la situation s’y prêtait. Ça n’avait pas toujours été le cas de son ex-mari, Harvey, avec qui elle avait beaucoup perdu de sa spontanéité pour gagner en calme. Les choses étaient en train de changer, et au contact de sa sœur, elle se retrouvait :

« Mais non, vous êtes en train de prendre un café – cubain, un peu corsé, faites attention – avec votre contrat du moment. » Fit-elle en lui servant sa tasse, venant presser le couvercle par-dessus avant de le lui tendre. « On y va ? »


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Kenneth Weavers
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Lun 13 Nov - 17:34

it's the baby-sitter
Le Dr Sanchez ne semblait pas convaincue qu'il arriverait plus tard, malgré le regard qu'elle lui lança. Il se sentit donc obligé d'ajouter, " J'arriverai plus tard la prochaine fois, ce n'est pas un souci. " Profiter de sa famille était quelque chose d'important, même si il avait pour ordres de veiller sur elle et de la véhiculer, il pouvait faire un effort pour qu'elle n'ait pas à quitter sa fille trop tôt et qu'elle en profite plus longtemps. Il n'avait pas beaucoup de qualités mais il n'aurait jamais le cœur de séparer un parent de son enfant. Sauf peut-être son ex-femme...Mais c'était totalement différent, elle ne méritait pas d'être mère. Susana semblait être parfaite dans ce rôle, elle. Même si elle devait surement avoir un travail prenant. Être médecin devait être particulièrement compliqué quand on voulait avoir une famille. Peut-être pas autant que soldat mais ça ne devait pas être bien facile.

Kenny n'eut pas vraiment d'expression quand elle lui annonça en soupirant qu'elle aurait aimé ne pas le connaître. Il comprenait parfaitement, la situation n'était facile pour personne et n'importe qui aurait souhaité qu'elle soit différente. Lui aussi aurait voulu qu'ils ne se soient jamais connus, ou du moins, pas dans ces circonstances-là. Si les choses avaient été différentes, il aurait été ravi de partager ce café avec elle, de passer du temps en sa compagnie. Après tout, elle avait l'air d'une femme absolument charmante, bien que travaillant beaucoup, avec une petite fille très gentille et mignonne. C'était une femme remarquable qui avait mérité bien mieux que ça. Mais non, quand la vie s'en mêlait, il fallait toujours qu'elle vous envoie chier bien comme il faut en vous faisant comprendre que vous n'étiez rien et qu'il n'y avait strictement rien à espérer d'elle.

La preuve en était ce que venez de dire la belle métisse. Kenneth avait beau être du genre stoïque, il ne put s'empêcher de retenir son souffle quelques instants à la mention de sa famille. Une ombre noire passa dans son regard, en un instant, et n'y resta pas. Il serra la mâchoire, le regard dans le vide, avant que la voix du docteur ne l'interpelle encore par ce "on y va ?". Il regarda la tasse de café qu'on lui tendait avec un couvercle et l'attrapa en la remerciant d'un signe de la tête. Oui il valait mieux qu'ils y aillent, ils n'auraient plus besoin de discuter de famille ou de quoi faire si ils ne s'étaient pas trouvés tous les deux là à boire un café. " Allons-y oui, " dit-il enfin, en soupirant à moitié. Il suivit ensuite la médecin pour retourner dans l'entrée et la laissa prendre manteau et sac avant de redescendre jusqu'à la voiture.

Il ne dit rien jusqu'à ce qu'ils soient dans la voiture, il était presque mal à l'aise maintenant. Ce sentiment passerait, il ne durerait pas, il ne durait jamais. Ce n'était pas la première fois qu'il se sentait mal à l'aise quand on parlait famille, amis et loisirs. Les trois semblaient être absents de sa vie depuis quelques temps...Assis en voiture, Kenneth se tourna vers Susana avant de lui demander : " Est-ce que ça vous embête si j'allume la radio ? Je voulais mettre les informations, mais si ça vous dérange, je ne le fais pas. " Les informations, pour penser à autre chose, y'avait pas mieux d'après Kenneth. C'était le meilleur moyen de chasser ses pensées absurdes qui lui embrouillaient la tête.
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Susana L. Sanchez
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Lun 20 Nov - 20:47

« Non bien sûr que non, allez-y. » Abdiqua-t-elle en attrapant sa ceinture de sécurité pour la tirer.

Assise juste à côté de Kenneth, Susana fit mine de rien. Elle avait cependant très bien remarqué qu’elle était la seule à faire la conversation, et qu’il ne tenait pas vraiment à discuter avec elle. Elle aurait pu mettre ça sur le compte du levé, le fait que la matinée ne soit pas vraiment assez entamée, qu’il n’avait peut-être pas pris son café et qu’après ça, ça irait mieux mais… Mais elle le sentait : ils se connaissaient depuis quelques semaines à peine, et c’était évident qu’il n’aimait tout simplement pas ça.

D’une certaine manière, Kenny lui faisait penser à son ex-mari. D’un calme olympien, bien plus glaçant cependant, très peu expressif quant à ses émotions. Harvey ne parlait jamais de ce qu’il pensait ou ressentait, comme si c’était tabou. Et il n’était que médecin : toutes ses relations étaient, par définition, aseptisé. Et il l’avait rendu brièvement comme lui, se souvint-elle. L’homme à ses côtés était à peine différent : son travail l’obligeait très probablement à conserver une certaine distance avec les gens.

Et donc, avec elle.

Ils ne deviendraient probablement pas amis, mais vu qu’ils étaient voués à se supporter plutôt régulièrement, elle le regrettait un peu. Pinçant les lèvres, elle tapota sur son café avant de le porter à ses lèvres. La boisson la réchauffa de l’intérieur. Le caractère affirmé de ce dernier la réveilla presque aussi bien qu’une douche froide. Ses yeux se posèrent sur l’autoradio, avec une petite moue gênée :

« Il n’y a pas de bonnes nouvelles, visiblement. » Fit-elle pour faire la conversation. « Je regretterais presque le temps où notre cher président faisait la une constamment pour ses relations tendues avec la Corée du Nord. » Ajouta-t-elle avec un sourire amusé.

Ils étaient passés très près d’une troisième guerre mondiale gratinée avec le pays en question. En tout cas, Susana en avait eu l’impression, pour se rappeler des discours de ses grands parents à Cuba, durant la période de la guerre froide et des tensions qui régnaient là-bas. Ça n’était pas encore ça ici, et l’épidémie avait mis le conflit de tweet entre parenthèses. Mais plusieurs fois, l’attitude de leur leader lui avait donné envie de déménager à l’autre bout du monde.

« Tiens, je vous ai jamais demandé : Une fois que vous m’avez déposé, vous faites quoi ? Vous êtes en poste ailleurs ? » Questionna-t-elle sans cacher sa curiosité.

Parler du travail, ça devrait être à sa portée, non ?
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Game Master
Métier : Emmerdeur.
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Inventaire : Un GROS Tank.

Dim 26 Nov - 12:09


It's the baby-sitter


La radio emplit l’habitacle d’un son loin d’être apaisant. Sûrement parce que les informations qui vous sont données n’ont absolument rien d’engageantes. Vous savez, l’un comme l’autre, que vous avez encore beaucoup de travail pour réussir à endiguer cette épidémie, et c’est pour cette raison que vous êtes en route vers le MIT où Susana devra prendre son service jusqu’à tard ce soir.

La circulation n’est pourtant pas de votre côté, et vous vous retrouvez en bout de fil dans un embouteillage monstrueux. La voie est complètement bloquée, et les voitures s’entassent les unes dernières les autres. Un coup d’œil vous permet de voir que ça fait visiblement un moment que c’est comme ça, puisque des conducteurs sont sortis de leurs véhicules en s’agaçant de prendre du retard. Les klaxons s’élèvent, l’agitation aussi. Et de votre position, vous ne pouvez pas savoir ce qui vous bloque.

Kenneth, un choix s’impose à toi : rester dans le véhicule en attendant que la circulation se fluidifie ou aller voir par toi-même ce qu’il se passe.


Near to the end


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Kenneth Weavers
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Mer 10 Jan - 11:18

it's the baby-sitter
Taciturne, il l'était sans aucun doute, particulièrement ce matin-là où voir une famille unie l'avait troublé et attristé. Ce n'était pas la faute à Susana si il n'ouvrait pas la bouche mais elle le prendrait surement pour elle quand même. Kenneth n'en savait rien, il ne savait pas qu'elle aurait pu vouloir nouer des liens avec lui. Être handicapé social n'était clairement pas un avantage dans cette situation, même si le restant de la vie de Kenny, c'en était un. Mieux valait ne pas trop nouer de liens avec des gens qui risquaient de mourir, d'ordinaire. Si il se laissait aller, si il acceptait de discuter avec elle et qu'elle devenait une amie, il souffrirait, il en était inconsciemment persuadé. Ses amis se faisaient rares et avaient beaucoup tendance à mourir...En plus...Susana était une femme et ça...C'était un obstacle qu'elle ne soupçonnait pas, les femmes n'avaient plus la confiance de Kenny depuis Emily...

La radio s'alluma, déversant des nouvelles peu joyeuses et pas forcément rassurantes. Il n'y avait plus beaucoup de nouvelles réjouissantes de toute manière, Kenneth fut presque déçu de l'avoir allumée pour écouter ce qui se disait. Mais la remarque de la femme le fit sourire. Les informations étaient tellement différentes, à peine quelques mois plus tôt. " Ses conneries ne manquent pas vraiment, mais c'est vrai que c'était bien plus amusant que ça. Enfin, si y'avait eu une guerre avec la Corée du Nord, on aurait bien moins ri, surtout moi. " Même à l'étranger ou en mission, Kenneth entendait parler des conneries que pouvait dire leur président. Particulièrement quand elles portaient sur les soldats...Mais ça aurait été mieux d'entendre ça que ce qui passait actuellement à la radio.

" On m'envoit en poste ailleurs en général. Mais ça arrive qu'on me dise d'attendre pas loin, des fois qu'il y ait des problèmes là où vous travaillez. " Kenneth était un bon petit soldat, il faisait strictement ce qu'on lui demandait de faire et ne prenait pas de libertés quand il n'en avait pas expressement l'ordre. Or en ce moment, on était très précis concernant les ordres qu'il avait à exécuter et il n'avait pas eu à prendre d'initiatives depuis un petit bout de temps ! Mais peut-être que cela allait changer sous peu. " Je sais que...Je ne parle pas beaucoup, commença Kenny, mais c'est parce que la plupart du temps, je ne sais pas quoi dire aux gens. Alors...Ne le prenez pas pour vous. " Formuler des excuses, même si elles n'y ressemblaient pas vraiment, n'était pas dans les habitudes de Kenneth et il l'avait fait parce qu'il avait vraiment l'impression que Susana était tendue en sa présence...

Alors qu'il s'apprêtait à ouvrir encore la bouche, il dut arrêter la voiture derrière une longue file de voitures. Des bouchons pas possibles bloquaient la route, ainsi que celles adjacentes, et les gens étaient même sortis de leurs voitures pour regarder ce qui se passait. Ils devaient être arrêtés depuis un moment pour abandonner leurs voitures comme ça. " Merde mais c'est quoi ce bordel...? " Marmonna-t-il dans sa barbe en essayant de voir ce qui se passait. La voiture stoppée, il coupa le moteur et défit sa ceinture, hors de question de rester là à ne rien faire. Il se tourna vers Susana : " Je vais voir ce qui se passe, venez avec moi, je vous laisse pas toute seule ici si jamais il y a un problème. " Le soldat sortit de la voiture, ne sortant pas immédiatement son pistolet mais détachant la languette qui maintenait l'arme en place dans le holster. Il avança vers l'origine du bouchon, surveillant ses arrières et le moindre mouvement alentours, gardant un oeil sur Susana à ses côtés.
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Susana L. Sanchez
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Mer 10 Jan - 12:55

Susana releva le regard vers lui lorsqu’il s’adressa directement à elle. Dans un laïus qui ressemblait à des explications, ou à des excuses, elle ne savait pas vraiment. Sourcils froncés, elle le fixa un long moment quand lui resta concentré sur la route, et elle écouta avec une patience digne d’elle ce qu’il avait à lui dire. Il ne parlait pas beaucoup en effet, à côté de lui, l’épidémiologiste passait pour une sacrée bavarde, alors qu’au fond, elle ne l’était pas tant que ça. Il ne parlait pas parce qu’il ne savait pas quoi dire, et il ne fallait pas le prendre pour elle. Un sourire se ficha sur ses lèvres, et elle plissa les yeux d’amusement : c’était mignon de prendre cette peine. Elle laissa un silence, rythmée par le bruit de la radio :

« Au moins, vous écoutez sincèrement les gens qui vous parlent, comme ça. » Ajouta-t-elle avec une pointe d’amusement. Et c’était honnête : « La plupart attend que leur interlocuteur a fini pour pouvoir parler… » Observa-t-elle simplement, se reconcentrant sur la route.

Elle cala son coude contre la portière, puis sa tête sur sa main pour la soutenir. Lèvres toujours tirées en un sourire, Susana était de bonne humeur pour toute la journée grâce à lui. Parce qu’elle était du genre à pouvoir observer les efforts, surtout venant des gens qui avaient du mal à en faire. Et elle comprenait le message : Kenny était différent de son ex-mari, fondamentalement, mais le fonctionnement restait le même. Là où Harvey était toute en réserve, en pudeur, en distance, Kenny était juste confronté à ce qu’il ne connaissait pas. Et plongée dans ses pensées, la cubaine ne remarqua l’embouteillage que lorsque son voisin s’en agaça.

La ligne de voiture était des plus conséquentes, et elle se redressa nerveusement : d’ordinaire, ça circulait. Aujourd’hui faisait exception. Elle s’éclaircit la gorge un instant avant de se renfrogner un petit peu. Instinctivement, elle se tourna vers Kenny, qui saurait forcément quoi faire. Il lui souffla alors qu’il allait voir ce qu’il se passait, et qu’elle devait le suivre. Prise de court, la brune se détacha à son tour et sortit du véhicule. Avec précaution, elle contourna la voiture et s’approcha de son garde du corps, ne restant qu’à quelques pas derrière lui.

« Une idée de ce qu’il se passe ? » Demanda-t-elle à Kenny, en prêtant l’oreille aux grognements des autres conducteurs.
« ça fait une heure qu’on attend là, et rien n’a bougé ! » S’exclama l’un d’entre eux, les fenêtres de son véhicule ouvertes, en geignant qu’il n’avait pas que ça à faire.

L’homme à ses côtés avait entendu comme elle. Une heure, c’était long, et ils ne pourraient pas faire avancer la chose de leur côté. La route semblait en plus de ça interminable jusqu’au bout de l’embouteillage.

« On peut peut-être faire un détour et… » Elle se retourna vers leur transport, avant de voir qu’elle se retrouvait, elle aussi, bloquée dans la file par d’autres arrivant derrière eux. « Laissez tomber, je n’ai rien dit. » Coupa-t-elle dans la foulée. « Je sais pas vous, mais… Je la sens pas trop cette journée… » Soupira-t-elle derrière, en refermant sa veste sur sa poitrine pour essayer de conserver sa chaleur.


Guilt makes people do stupid shit. See, I hate that. I want everything to be my fault. Good or bad. Means I have some control. Obviously. But it keeps me dreaming I can change things for people. ♛ by wiise
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It's the baby-sitter | Susana
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