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Reese B. Maddox
Administratrice
Métier : Enquêtrice
Informations :

Jeune enquêtrice à la crime » Orpheline » Tempérament solitaire, souvent cynique, elle a un humour particulier et un certain franc parler » Particulièrement observatrice, elle est douée en déduction » Commence à nourrir des sentiments pour Ayden, même si elle refuse de l'admettre » Elle raffole du chocolat » A un chien, Malinois, du nom de Clint » Chante bien, grande fan de musique » A un sérieux penchant pour l'alcool et a tendance à facilement se noyer dedans » Agi comme une connasse lorsqu'elle a la gueule de bois » Annexes


Véhicule : Moto Yamaha MT-125
Inventaire : Beretta 92 à sa hanche, un tazer et un SIG P225 à la cheville. Boîte d'Ibuprofène 200mg (30 comprimés), Flacon de Vogalène 0,1% (150mL, avec seringue doseuse graduée en kg), Boîte de Tramadol 200mg (30 comprimés), Kit de soins spécial rhume (1 boîte de Paracétamol 1g, 1 boîte d'Ibuprofène 400mg, 1 boîte de Vitamine C 1g)

Lun 13 Nov - 22:42

« Et à quel moment j’aurais du vouloir savoir ça, hein ? » Rétorqua-t-elle vivement en le regardant avec les yeux ronds. C’était à peine s’ils s’écoutaient, à se couper la parole, à se hurler dessus pour essayer de s’entendre penser : « Quand toi tu m’as catalogué comme la pire coéquipière du siècle peut-être ? »

Elle avait l’impression de rêver, ça n’avait aucun foutu sens. Mais que pouvait-elle faire de plus pour qu’il comprenne qu’il l’avait blessé ? c’était dans la personne qu’elle était et qu’elle ne pouvait pas lui montrer. C’était dans toutes les preuves qu’elle gardait en elle jalousement, de peur qu’on puisse la meurtrir davantage avec. Ce soir, Ayden criait plus fort, Ayden cognait plus fort aussi. Il cogna là où ça lui faisait vraiment mal, là où elle ne pouvait rien faire pour se défendre. Ce fut dans sa posture qu’il put le remarquer. Quand elle se redressa davantage, se faisant droite comme un piquet. Ses yeux brillèrent comme si elle était sur le point de pleurer, mais elle se retint.

Ça lui faisait de la peine qu’il ne sache rien comme ça. Qu’il n’ait pas la moindre idée de ce qu’elle était vraiment pour Peter et de ce qu’il était pour elle. Qu’il se permette de parler de lui ainsi, sans comprendre qu’au fond, il y avait bien plus. Elle n’était pas le pion qu’il avait soigneusement placé sur son échiquier dans le but de faire un bon coup. Elle était sa fille, dès les premiers regards où ils s’étaient mutuellement adoptés. Comment osait-il ?

Elle sursauta quand le verre se brisa, et un soupçon d’angoisse commença progressivement à l’étreindre pour lui compresser le ventre. Elle se raidit un peu plus, reculant d’un pas. Reese se sentait comme une bête traquée, sur le qui-vive, face à un prédateur. Un prédateur du genre de son père, de ceux mauvais, cruel. C’était instinctif, ainsi qu’elle avait été conditionnée : Le bruit d’un verre qu’on brise était forcément annonciateur de moment douloureux. Et c’était le sang sur les genoux écorchés de sa mère, sur ses paumes meurtries, qu’elle revoyait forcément. Sa respiration se fit plus courte, plus profonde encore, et elle ne parvint pas à articuler quoi que ce soit pour se défendre.

Ce ne fut qu’avec ce qu’il lui restait de fierté qu’elle lui fit face. Tendue, et ancrée sur ses appuis pour encaisser même ses pires insultes. Elle ne parvint pas à bouger pour aller chercher ses affaires et se tirer d’ici, parce qu’elle avait l’impression que ses genoux auraient été incapable de la porter jusque là-bas.

« Ouais, t’aurais peut-être dû accepter. » Admit-elle d’une voix étranglée. Son air essayait de se faire un passage dans sa gorge, nouée par le ressentiment. « Parce que j’ai pas l’intention de changer, j’ai pas l’intention de finir comme toi, et j’suis peut-être une putain de casse couille incapable comme t’as l’air de le penser mais j’en ai rien à foutre… »

Elle secoua la tête pour se donner du courage. Elle s’en voulait d’être pétrifiée à ce moment précis, parce qu’elle avait toujours tout fait pour ne plus être terrifiée par ces souvenirs. Elle aurait peut-être dû suivre la thérapie qu’on lui avait plus ou moins imposé à son adolescence, et qui ne lui avait pas été utile à ce moment précis où elle essayait d’enterrer ce qui la torturait. Ça n’avait servi à rien…

« C’est Peter qui m’a élevé, que tu le veuilles ou non. C’est lui qui m’as ramassé quand je me suis retrouvée toute seule sans rien, sans personne pour m’aider. Il me fera jamais ce que tu penses, il me fera jamais coulé avec lui, et que tu puisses l’envisager, c’est bien la preuve que t’as rien compris à rien et qu’t’es encore plus paumé que tu le crois. » Son timbre tremblait légèrement, et elle s’en voulait d’avoir l’air si faible. « Et arrête de boire, t’es vraiment qu’un gros con quand t’es bourré. » Termina-t-elle sur le même ton.

Il l’avait connu avec une meilleure repartie que celle-ci, elle en avait conscience. Mais désarmée, c’était bien tout ce qu’elle avait en stock pour se défendre. L’espace d’un bref instant, elle était redevenue cette gamine effrayée, recroquevillée dans le fond de son placard, dans l’espoir que son monstre ne la trouve pas.


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Ayden W. Forestier
Administrateur
Métier : Inspecteur de police
Informations :

◘ A tendance à vouloir tuer Reese et à l'insulter en français quand elle lui tape sur les nerfs, même s'il l'aime et qu'il ne l'admet pas
◘ Est très proche de son frère Seth et de leur mère. A contrario, il refuse de parler à son père mais fait quand même l'effort d'échanger parfois avec Dylan, son demi-frère.
◘ Est très renfermé niveau sphère professionnelle
◘ Aime cuisiner, aime les sensations fortes
◘ Déteste les bruits répétitifs
◘ Prend des médocs pour calmer ses maux de tête et en abuse parfois
Véhicule : Ford Taurus 2014
Inventaire : Beretta 96 + matraque téléscopique

Lun 13 Nov - 23:27

Épuisé. C'était le mot. Cette journée déjà bien longue et chiante tournait en cauchemar purement et simplement. Comment avait-il pu laisser ça se passer ainsi ? Comment avait-il pu laisser une blessure nouvelle se créer ? Lentement, il se frotta les yeux du pouce et de l'index avant de soupirer. "La ferme, Reese. S'il te plait... " dit-il d'une voix étouffée. Son monde s'écroulait une nouvelle fois sous ses pieds et il aspirait juste à la paix. Rares étaient les fois où il avait l'alcool mauvais et si ce soir ça avait commencé en euphorie, il ne fallait pas se voiler la face, depuis le début il savait pertinemment qu'il finirait sur les rotules, à bout de nerfs. Il n'imaginait juste pas que ça partirait aussi loin. " Tu as raison, termine pas comme moi. Casse-toi d'ici et deviens ce que j'suis pas. C'que j'suis plus. J'poserai ma démission demain. " marmonna-t-il simplement tandis qu'il se relevait difficilement. Il ne voulait plus souffrir de son passé. Dans son esprit, de nombreuses choses se dessinaient déjà. Terminer comme lui... Ce seul passage avait retenu suffisamment son attention pour qu'il en soit plus blessé que jamais. Lentement, il détacha son holster et le posa, avec le flingue à l'intérieur sur la table basse. " Tu rendras ça au capitaine de ma part. " dit-il d'un voix aussi neutre que possible. Sa main tremblait légèrement et ses iris fixaient les soubresauts amèrement. Est-ce qu'il désirait vraiment dire adieu à son poste ? Pas vraiment.

En se rasseyant, il se frotta lentement le visage, plus perdu que jamais. Comme précédemment, des perles salées menaçaient de couler le long de ses joues mais il tint bon, autant qu'il pouvait. Il ne voulait pas craquer devant elle. Il était humain, aussi. Il combattait au mieux ses sentiments, ses démons mais il restait juste une pauvre créature qui pouvait être en proie au désespoir. Ce qu'il était d'ailleurs. Lentement, ses doigts vinrent courir le long de son menton et de sa gorge, comme s'il cherchait à se reprendre sans pour autant y parvenir. Toujours avec des gestes mal assurés, il tira de sa poche un portefeuille, une carte avec un numéro de taxi et du liquide. " Rentre bien. Et... Désolé de t'avoir fait perdre un an de ta carrière. Et pour tout ça." déclara le brun en se relevant difficilement du canapé. Il récupéra sa boîte à gélules et la bouteille plus qu'à moitié consommée et se dirigea simplement jusque dans sa chambre.

Sur le meuble, il posa sa bouteille tandis qu'il se laissait tomber lourdement sur son matelas. Honte et culpabilité le rongeait désormais. Sous son crâne c'était le carnaval de Rio tant ça tambourinait contre les parois. Douloureusement, il récupéra un cachet de plus, l'avalant sans rien, toussant un peu ensuite. Son ouïe ne le trompa pas quand la jeune femme vint ouvrir la porte, prête à partir. Sans réellement comprendre, il se leva et se diriger dans l'encadrement du salon qui donnait une vue sur le seuil. Se tenant au mur, il observa sa partenaire, ne sachant que dire. Il s'était excusé, même si ce n'était pas de façon correcte et... En réalité, il ne voulait pas la laisser partir. Il aurait pu dire qu'elle risquait gros à sortir après le couvre feu, dire qu'elle était pas en état de conduire ou que même si elle savait se démerder, rentrer seule c'était pas une bonne idée mais rien ne vint. C'est un " Reese, attend. " qui coupa l'enquêtrice dans son élan. " S'il ne plait... " qu'il ajoutait en s'humectant les lèvres. Et maintenant, qu'est-ce qu'il fallait dire ? Il baissa la tête, penaud et se passa la main dans les cheveux en faisant une moue. Il n'avait plus l'habitude... Ses quelques conquêtes ne l'avaient jamais vu dans cet état et lui-même ne se souvenait pas de la dernière fois qu'il était devenu aussi pourri jusqu'à la moelle. Probablement au décès de Luis. Lentement, il prit une grand inspiration et pinça les lèvres, s'approchant d'un pas ou deux pour ne pas oppressée la jeune femme plus qu'il ne l'avait déjà fait.

Le français se mordit légèrement la lèvre inférieure en cherchant ses mots mais encore une fois, ce fut un échec. " Ferme la porte s'il te plait. Je pense que les voisins sont déjà suffisamment inquiet d'entendre du bruit chez moi... " tenta-t-il sans grand espoir de faire mouche avec cette plaisanterie qui n'était clairement pas la bienvenue dans le contexte actuel. " J'te connais pas. Tu m'connais pas. C'est un fait indéniable et jusque là, on a réussit à pas s'entre-tuer alors... Je sais pas... Je sais même pas ce que j'essaye de dire... " enchaîna-t-il en venant simplement relever les yeux vers les siens. "Je suis désolé. Vraiment. J'aurais pas dû t'attaquer comme ça. J'aurais pas dû... T'aurais jamais dû ça. Subir ça. Et... Qu'importe ton histoire. Je suis désolé de t'avoir fait revivre cet instant. " ajoutait Ayden en s'approchant prudemment à nouveau. Sa coéquipière ou ancienne coéquipière, il savait plus très bien et ses pensées se mélangeaient sans arrête, était pâle, plus encore que lorsque plus tôt il avait fait la rencontre des infectés. Néanmoins, il tentait quelque chose. Il était seul fautif de cette histoire et s'il avait brisé un verre impossible à reconstruire, il voyait dans cette "relation" avec Reese quelque chose de particulier. Étrange mais qui existait quand même et ça, son instinct le poussait à vouloir le préserver sans qu'il ne le comprenne vraiment.


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Reese B. Maddox
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Mar 14 Nov - 8:47

Le temps lui sembla interminable avant de se retrouver seule, là où elle aurait pu craquer pour de bon, et s’effondrer comme elle avait besoin de le faire. L’idée de se faire mettre à la porte dans son état lui sembla presque un soulagement sur l’instant, probablement parce qu’elle commençait à ne plus tenir tête à Ayden. Elle avait senti sa poitrine se creuser à la démarche de l’homme pour lui rendre ce qui faisait de lui un flic. Un bon flic. Avec des regrets, des tonnes, et l’envie de ravaler ses paroles pour le faire revenir en arrière. Elle en fut cependant incapable, trop fière sans doute pour articuler quoi que ce soit pour lui empêcher de faire une connerie.

La main posée sur la poignée de la porte, renfilant difficilement sa veste en cuir, Reese se figea sur le pas de celle-ci avant de se retourner vers la voix lui demandant d’attendre. Quoi encore ? Il n’en avait pas assez dit ? Il avait besoin d’enfoncer un peu plus le clou ? Parce qu’elle, elle voulait juste refermer derrière elle et s’enfuir d’ici, en fait. Et rien n’aurait pu la faire rester un peu plus longtemps. La boutade d’Ayden lui donna juste envie de lui coincer les doigts dans la porte pour lui claquer violemment dessus. Il y avait en elle de vieilles aigreurs de violence qu’elle détestait. Et lui était capable de les susciter si facilement.

Elle n’afficha aucune expression devant les excuses d’Ayden. Il n’y eut qu’un « je suis désolé de t’avoir fait revivre cet instant » pour lui briser davantage le cœur. Elle détourna les yeux. Il ne lui fallut qu’une profonde inspiration pour relâcher son sac et sa veste qu’elle balança par terre sans vergogne, avant de refermer la porte doucement. Sans regarder Ayden un seul instant, en sentant qu’elle était sur le point de faire le truc le plus bizarre du monde, elle s’avança vers lui avant de se planter face à lui.

Une brève minute, à capter son regard, avant de l’attraper par la taille et de l’enlacer doucement. Quelque chose qu’on n’avait jamais fait avec elle, depuis des années, pour la rassurer. Lui dire que tout irait bien en lui offrant un câlin. C’était très con à dire, mais c’était la seule chose qu’elle trouvait cohérente à faire sur le moment. Et comme elle était incapable de gentillesse avec les gens qu’elle aimait, elle se contenta d’un :

« T’es vraiment qu’un con. » L’oreille posée contre son torse, elle put l’entendre prendre une inspiration pour parler, mais Reese l’interrompit : « Ferme-la. » Ordonna-t-elle.

Elle ne voulait aucun commentaire de sa part sur tout ça. Elle ne voulait pas qu’il lui dise que c’était étrange parce qu’elle le savait déjà depuis qu’elle l’avait fait. Elle se laissa faire lorsqu’il referma l’étreinte à son tour. Ça lui faisait tout drôle, lui donnant l’impression de colmater une paroi à l’intérieur d’elle-même. Une brèche, par laquelle s’échappait tous ses sentiments, tous ses souvenirs, et qui ne laissait qu’un vide impossible à combler. Le câlin dura, sa respiration s’apaisa, elle se détendit progressivement dans ses bras.

« Je m’appelle Reese parce que mon père voulait vraiment un garçon. » Murmura-t-elle pour que seul lui puisse l’entendre. C’était un secret qu’elle n’avait dit qu’à Peter, ça. Combien de fois lui avait-il rappelé qu’elle n’était pas ce qu’il attendait ? Que d’une certaine manière, elle était la raison qui l’avait poussé à frapper. « Juste, ferme-la. » Ajouta-t-elle en resserrant son étreinte.

Elle aimait son prénom pourtant. Elle l’aimait parce qu’il lui donnait du caractère, il lui donnait une force. Il avait une signification toute particulière qui l’obligeait à se lever le matin, à ne pas totalement se laisser ployer sous le poids des maux qu’elle portait. Elle portait un nom d’homme, un nom qui imposait par principe le respect. Ayden était le seul à avoir fait exception.


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Ayden W. Forestier
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Mar 14 Nov - 15:44

Voir Reese faire demi-tour laissait une drôle d'impression a Ayden. Sur le coup, il se crispa. Est-ce qu'elle déciderait qu'il s'agissait du moment où il prendrait sa fameuse droite ? Non. Elle fit une chose bien plus étrange, quelque chose à laquelle il n'était plus habitué depuis quelques années déjà... La femme s'approcha de lui et l'enlaça. D'abord étonné, le français ne savait que faire, prêt à l'ouvrir pour lui dire qu'il était encore désolé de l'avoir chamboulée à ce point mais elle lui ordonna de se taire. Alors, au bout de longues secondes de réflexion, il l'enlaça à son tour, la bloquant fermement contre sa poitrine. Peu à peu, il vint se détendre, pas certain que les tensions soient réellement calmées mais au moins, plus personne ne criait.

La brunette se confiait et persistait à lui demander le silence. Enfin, lui ordonner serait plus exact mais il ne pipait mot. Pour le mieux sans doute puisqu'il se contentait de caresser la nuque féminine d'une main et le dos de l'autre tandis qu'il collait la joue contre sa chevelure, se laissant même aller à les sentir tranquillement. Est-ce que ça sentait la violette ? L'homme n'en était pas certain mais en tout cas il appréciait grandement le parfum qui se dégageait des mèches. Sans réellement chercher à comprendre, ses doigts content glisser sous le menton de sa partenaire pour lui relever son visage et la forcer a le regarder. Ses yeux bleus croisèrent ceux, sombres de la jeune femme. Délicatement, comme pour éviter de la brusquer, il se mit à caresser sa joue du pouce pour ensuite lui murmurer un " En réalité, je suis heureux de t'avoir comme équipière... " d'une voix si basse qu'elle aurait pu ne pas l'entendre.

Simplement, il déglutit et vint coller son front contre celui de Reese sans arrêter de caresser sa peau. Les yeux d'Ayden se fermèrent pour profiter de cet instant de calme et de légèreté entre eux. Si elle avait raison sur une chose, c'est qu'en une année, il n'avait pas fait un semblant d'effort pour la connaître ou savoir à quel point elle pouvait être sensible. Tout compte fait, il était bel et bien l'enfoiré de l'histoire et pour sûr, la vérité était douloureuse à accepter, surtout après une telle claque... Que penserait Luis de tout ça ? Sans doute que son jeune collègue était un con fini et qu'il était temps de se reprendre. Comme si c'était facile... Tendrement, les lèvres du français vinrent se coller contre la tempe féminine, osant un geste tendre qu'il n'avait offert à personne d'autre qu'à sa filleule depuis des décennies...

" Je changerai... J'essaierai de le faire... marmonnait l'inspecteur dans une semi promesse dont il ne se souviendrait probablement pas le lendemain matin. En tout cas, il essaierait vraiment. Pour ne plus être l'odieux connard qu'il prenait conscience d'être... Ses baisers glissèrent de la tempe jusqu'à sa joue alors qu'il desserrait son étreinte pour laisser à la jeune femme l'occasion de s'écarter. D'ailleurs, qu'est-ce qu'il faisait là ? Il ne comprenait pas mais ne s'arrêtait pas pour autant...


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Mar 14 Nov - 18:59

Sa respiration s'apaisa en un rien de temps. Dans les bras d'Ayden, en sentant son étreinte se raffermir autour d'elle, sa main dans sa nuque pour la maintenir tout contre lui, Reese eut l'impression d'y trouver un semblant de paix. Pour une fois, elle n'était plus harcelée par ses sentiments, ses doutes ou ses peurs. Il n'y avait qu'une immense plénitude, si douce. Elle huma son odeur pour s'en imprégner, la joue contre son torse, en se laissant envoûter par son parfum. Elle ne pensait a rien d'autre. Rien d'autre que ce contact qu'elle n'avait pas vraiment recherché mais qui la rassurait pleinement. Ses yeux sombres se fermèrent et il n'y eut que la voix grave de l'homme pour troubler son silence.

Ça changeait des cris et des insultes, des remarques et des rires sans joie. Pourquoi se détestaient ils déjà ? Un bref instant, Reese oublia les raisons de la colère qui l'avait pourtant animé jusque-là. Elle se laissa faire, blottie tout contre sans chercher a se défaire de sa prise. Elle leva le regard lorsqu'il le lui demanda, pour planter ses pupilles sombres dans les siennes et se perdre un instant dedans. Puis le contact de son pouce caressant délicatement sa joue pâle. La jeune femme se sentit vide un court instant, comme s'il absorbait son air de ce simple geste. Ce fut cette tendresse qu'elle réclama en un regard fiévreux et qu’elle obtint lorsqu'il posa ses lèvres tout contre sa tempe.

Elle ne répondit rien a ses promesses. Sa respiration se coupa juste en sentant son souffle si proche de sa peau, éveillant des envies qu'elle essaya d’enfouir : Ça n'était pas bien, songea la brune sans parvenir a s'échapper de ses bras. Elle ne pouvait pas le laisser faire, aller plus loin. Et pourtant, elle ne fit rien pour le stopper lorsqu'il apposa un autre baiser sur sa joue, descendant progressivement jusqu'à ses lèvres a elle. Son cœur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'ils s’effleurèrent, timidement. Comme un essai, pour voir. Ses pupilles sombres captèrent son regard brûlant pour elle.

Putain, c'était ce qu'elle voulait.

« Qu'est ce que tu fais… ? » Chuchota Reese avant qu'il ne l'embrasse vraiment sans un mot pour lui répondre.

Probablement parce que ça se passait de mot. Elle y répondit sans avoir a y penser, son corps prenant le relai de sa tête encombrée et confuse. Elle n'était plus maitresse d'elle-même mais elle savait que c'était la même chose pour lui. La spontanéité de l'instant supplantait absolument tout entre eux. Il n'y avait plus de règles, ni d'enjeux. Seulement cette chaleur dévorante au creux de son ventre, qu'elle éprouvait et qui en réclamait davantage.

C'était une mauvaise idée, elle le sentait. Mais elle ne put s'empêcher de se coller a lui, pour l'épouser de son corps, de passer ses bras autour de ses épaules, de le retenir avec une passion qu'il ne lui connaissait pas. Maintenant, elle en voulait plus. Toujours plus, encore plus. Et elle aurait été inapte a se défaire de lui : elle se trouvait comme aimantée, cristallisant une ivresse improbable pour les baisers de son partenaire.

Et c'était la pire idée qui soit.


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Dernière édition par Reese B. Maddox le Mar 14 Nov - 20:06, édité 1 fois
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Ayden W. Forestier
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Mar 14 Nov - 19:59

L'atmosphère entre eux changeait. Plutôt en bien. Ayden avait légèrement glissé ses lèvres sur celles de Reese. Un doux effleurement, toujours dans l'idée de lui laisser le champ libre si elle souhaitait s'écarter. Elle n'en fit pourtant rien, se laissant faire. Sans doute que c'était bon signe. Dans l'esprit du français, des tonnes de questions et d'oppositions retentissaient. Il ne fallait pas et pourtant son corps commandait à sa raison de la mettre en veilleuse, prenant simplement le pas sur tous les sentiments contradictoires qui se bousculaient. Son sang ne fit qu'un tour dans ses bêtes, battant follement contre ses tempes, alimentant son palpitant déjà en effervescence. À la question de sa coéquipière, il ne répondit qu'en venant lui voler un nouveau baiser. Si le désarroi pouvait de faire sentir, un désir passionnel prit le pas sur toutes les inquiétudes. La brune lui répondait à son appel, se faisant même plus entreprenante à chaque caresse, à chaque signe qui disait qu'il voulait plus.

Ce n'était que folie, pourtant. Folle idée que de se tenir ainsi contre elle, folie de vouloir apprendre chacune de ses faiblesses, chaque sensibilité, chaque courbe ou centimètre de sa peau. Il jouait dangereusement lorsqu'il la maintenait solidement contre lui au point de pouvoir sentir son cœur exploser. C'était même presque aller au suicide de laisser chacune des barrières qu'il avait instauré, se briser une à une. Il prenait le risque de jouer avec le feu, d'aller contre des principes qu'il s'était imposé. Ne jamais tenter quoique ce soit avec ses collègues même s'il avait dérapé parfois mais elle... Il la voyait tous les jours alors la proximité serait sans doute étrange. Sans s'en rentre compte, la main qu'il glissa jusqu'au creux des reins de la femme chassait cette idée d'erreur. Il s'en fichait, tout compte fait.

Une nouvelle hésitation se fit pourtant. Il ne fallait pas... Pour leur bien à tous les deux, il ne fallait pas... À nouveau, cette pensée fut chasser par ses lèvres parcourant la gorge pâles et la dévorant tendrement, légèrement. Ils ne devaient pas laisser libre cours aux corps qui oubliaient déjà le ton précédemment donné. Pourquoi est-ce qu'il ne l'avait pas regardé avant ? Ayden ne parvenait même pas à répondre. Reese était une belle femme, son caractère la rendait plus attrayante encore et il ne le découvrait que maintenant. Il ne savait même plus pourquoi il avait élevé une barrière entre eux. Mais est-ce qu'il s'en préoccupait ? Le souffle de la policière effaça son questionnement, l'envoyant ailleurs, loin de toute réflexion. Il n'était plus temps d'essayer de comprendre quand tout venait lui mettre sous le nez qu'il voulait la connaître comme jamais il n'avait jamais pensé vouloir le faire auparavant.

À nouveau, l'homme vint prendre possession des lèvres de la femme, se faisant plus doux, plus tendre, bien moins certain de la façon dont les choses devraient se passer. Il obéissait à son instinct, à ses empressement. Il prenait la peine de ralentir la cadence sans pour autant la lâcher, allant même jusqu'à l'attirer avec lui, loin de cette foutue porte qui aurait pu les séparer. Un instant il aurait voulu parler, briser ce cercle de doute mais ne le fit pas, plus préoccupé par les étreintes plus engageantes qu'ils échangeaient. À chaque fois qu'il croisait son regard, la jeune femme allumait un brasier et déclenchait un tonnerre en lui qu'il ne voulait absolument pas calmer. à chaque fois, il replongeait vers sa bouche pour s'en emparer avec ardeur.

De minute en minute, Ayden s'enhardissait, se faisant un peu plus gourmand à chaque instant bien qu'il s'interdisait d'être trop pressant, voulant prendre le temps de faire les choses biens, si c'était encore possible au point où ils se trouvaient.


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Jeune enquêtrice à la crime » Orpheline » Tempérament solitaire, souvent cynique, elle a un humour particulier et un certain franc parler » Particulièrement observatrice, elle est douée en déduction » Commence à nourrir des sentiments pour Ayden, même si elle refuse de l'admettre » Elle raffole du chocolat » A un chien, Malinois, du nom de Clint » Chante bien, grande fan de musique » A un sérieux penchant pour l'alcool et a tendance à facilement se noyer dedans » Agi comme une connasse lorsqu'elle a la gueule de bois » Annexes


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Inventaire : Beretta 92 à sa hanche, un tazer et un SIG P225 à la cheville. Boîte d'Ibuprofène 200mg (30 comprimés), Flacon de Vogalène 0,1% (150mL, avec seringue doseuse graduée en kg), Boîte de Tramadol 200mg (30 comprimés), Kit de soins spécial rhume (1 boîte de Paracétamol 1g, 1 boîte d'Ibuprofène 400mg, 1 boîte de Vitamine C 1g)

Mar 14 Nov - 21:54

Ils s'éloignèrent doucement de la porte qu'elle aurait dû passer quelques secondes plus tôt. Reese ne s'en rendit même pas compte, prêtant tout simplement le cou aux baisers qu'il venait y déposer. Son souffle chaud contre sa peau brûlante lui arracha un frisson d'envie alors qu'elle sentait sa respiration tendue à son oreille. Tout ça lui faisait perdre la raison, le peu qui n'était pas attaqué par l'alcool en tout cas. Ses pensées brumeuses se perdaient au creux de sa poitrine, là où il aventura ses lèvres pour y goûter son derme. Ça lui faisait un effet fou, un effet qu'elle n'avait plus ressenti depuis longtemps.

Ça n'était pas seulement du contact de la chaire qu'elle éprouvait à nouveau avec un certain appétit. C'était plus que ça : un tournant inédit qui l’électrisait jusqu'à la moelle, le plaisir de ressentir pour la première fois avec Ayden cet océan de possibilités. Ses jambes butèrent contre l'assise du canapé. La brune se laissa tomber en arrière, entraînant son partenaire avec elle. L'alcool l'empêchait de s'arrêter… ou alors il lui révélait exactement ce qu'elle désirait à cet instant précis. La main de l’homme se porta à sa cuisse, qu’il saisit pour la faire remonter le long de sa propre hanche.

Plus entreprenant qu’auparavant, il l’embrassa avec une avidité qu’elle ne lui connaissait pas, comme s’il était dévoré par le feu que faisait naître cette passion soudaine. Les mains de Reese s’aventurèrent plus bas, sortant son haut de son jean avant de venir lui défaire sa ceinture. C’était quelque chose d’intense, de pressant dont elle avait besoin tout de suite. Elle était tout bonnement incapable d’y aller plus en subtilité, et elle n’attendait rien d’autre de celui qui la dominait présentement. Son regard croisa le sien, et s’il ne comprenait pas le message qu’elle exprimait désormais, elle l’appuya avec des mots :

« T’arrête pas. » Lui murmura-t-elle fermement.

Il s’exécuta, reprit là où il l’avait laissé quelques secondes avant, peut-être étonné par son geste. Sa main gauche effleura doucement le flanc de l’homme, remontant le long de ses muscles pour en dessiner la forme quand l’autre s’était glissée dans ses vêtements pour s’occuper d’une parcelle de lui bien plus sensibles. Ayden eut comme un moment d’arrêt en essayant de se concentrer sur elle. Elle vit dans ses pupilles un éclat qu’elle n’avait jamais repéré avant, alors qu’il revenait presser ses lèvres contre les siennes. Le corps à corps se fit plus insistant encore que précédemment, dès lors qu’elle avait fait monter la pression d’un cran.

Elle mordilla le lobe de son oreille, venant lui souffler quelques mots qu’elle ne réservait que pour ces occasions-là. Qu’elle n’aurait jamais pensé dire à cette oreille-là, d’ailleurs. Jusqu’à ce que l’étreinte ne devienne insoutenable, jusqu’à ce qu’il ne se redresse d’un bond pour la défaire de son bas d’un geste à peine contrôlé. Elle lutta aussi, pour ne pas perdre la main. Pour ne pas être passive dans cet échange, ne pas se laisser emporter, ou faire. D’un geste urgent, elle lui retira son haut sans prendre le temps d’admirer quoi que ce soit.

Ses cuisses se refermèrent autour de sa taille, faisant glisser les vêtements qui s’y trouver. Elle savait ce qu’elle voulait, et elle le trouva dans un instant de flottement d’une intensité rare. Elle était presque fébrile à l’idée de ce qu’il se passait entre eux. Brûlante alors qu’il prenait le rythme en douceur. Elle ne se posa même pas la question de savoir ce qu’elle faisait, ni de pourquoi elle le faisait. Il le fallait. Elle en avait envie, autant que besoin. Et à ses premières sensations, elle planta ses ongles dans le dos de son partenaire, sans retenir des soupirs prometteurs.


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Ayden W. Forestier
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Métier : Inspecteur de police
Informations :

◘ A tendance à vouloir tuer Reese et à l'insulter en français quand elle lui tape sur les nerfs, même s'il l'aime et qu'il ne l'admet pas
◘ Est très proche de son frère Seth et de leur mère. A contrario, il refuse de parler à son père mais fait quand même l'effort d'échanger parfois avec Dylan, son demi-frère.
◘ Est très renfermé niveau sphère professionnelle
◘ Aime cuisiner, aime les sensations fortes
◘ Déteste les bruits répétitifs
◘ Prend des médocs pour calmer ses maux de tête et en abuse parfois
Véhicule : Ford Taurus 2014
Inventaire : Beretta 96 + matraque téléscopique

Mer 15 Nov - 8:28

Un évidence. Dans l'air flottait cette sensation d'évidence qu'on ne pouvait ignorer. C'est comme si l'Univers lui-même les poussait à être plus que deux personnes qui bossaient ensemble. Ils devenaient Reese et Ayden. Ils ressentaient à nouveau, découvraient de nouvelles sensations. Ils étaient voués à être amants en ce soir. La peur, la colère, la rancune, les doutes. Tout n'était qu'une façade pour les mener jusqu'à cet instant précis, à ce moment où Ayden faisait de Reese la femme qu'elle voulait être. Cet instant où Reese faisait d'Ayden un homme bon. Rien ne pouvait gâcher cette transformation d'atmosphère. Un baiser, une caresse, une griffure, un soupir, un aveu sensuel et sincère... C'est tout ce qu'il fallut à la brune pour rendre l'homme bien plus fou d'elle. Le français apprenait à aimer de nouveau. Peut être que ce n'était pas sentimental mais en tout cas la redécouverte de ses sens le troublait plus qu'il ne le montrait.

Ses doigts se perdirent dans la longue crinière sombre, ses lèvres poursuivaient la dévorante et gourmande exploration de la gorge pâle et de la poitrine qui se soulevait au rythme des halètements de chacun. Une fine pellicule de sueur vint couvrir son dos, résultat d'un mélange d'effort, de chaleur et de tension. Dans cette aventure, il fit attention de ne pas être celui qui dominerait les ébats tout le long, préférant cent fois que sa partenaire ait plus qu'un rôle secondaire à jouer dans cette idylle éphémère. Il guidait et se laisser guider, approchait les sensibilités de la belle, découvrait chacune de ses marques, même celles qu'elle redoutait et qui l'effrayaient. Avec tendresse, il glissa les doigts entre les siens alors que ses baisers ornaient les parties de cuir abimé. Il ne savait rien d'elle mais son instinct le poussait à prendre soin des traces de son passé, le poussait à les apprécier autant qu'il adorait leur lutte passionnée. Découvrir et graver en sa mémoire engourdie chaque partie du corps de Reese devenait pour Ayden une sorte de toile qu'il composait à mesure qu'ils donnaient le ton de leur danse endiablée.

Dans le monde, il y avait toujours des occasions à saisir, des actes à ne pas manquer, des expériences à ne pas rater. Reese Maddox était de ses exceptions qui faisait qu'une vie changeait. Entre ses bras, Ayden ressentait des choses qu'il ne connaissait plus, des choses dont la saveur ne se rapprochait pas de l'amertume. Sa vie prenait un tournant inattendu, partait sur la route du renouveau, n'attendant probablement que ça, qu'on lui donne une chance. Encerclés par le désir, étouffé par l'envoutement, le français tentait de rendre à sa partenaire tout le bien qu'elle lui faisait depuis une éternité déjà. Le temps n'avait plus de raison d'être puisque dans ce monde, les minutes devenaient des heures voire siècles sans plus d'histoire. Il rendait au centuple chaque effort, chaque tendresse, chaque attention.

Pour le temps que ça dura, l'inspecteur s'impregnait de cette force de caractère qu'était celui de Reese, il acceptait tout ce qu'elle voulait bien partager avec lui et se confiait à son tour dans un mélange de gestes doux et maîtrisés, comme s'il tentait au mieux d'être de l'amadouer pour lui offrir un cocon de bienveillance. À la fin de leur quête, qu'importe ce qu'elle était, le français prit la jeune femme dans ses bras, refusant presque de quitter cet île de plénitude. Peau contre peau, il n'hésitait pas à y regouter, laissant ses lèvres retenir à nouveau la douceur de sa peau, retenir le doucement frémissement de son corps à chaque fois qu'il touchait un endroit qui lui faisait effet. Par moment il reprenait le droit d'effleurer ses lèvres en un baiser à peine appuyé mais plein d'épuisement. De bon épuisement. Les tensions n'étaient plus et un instant il priait que ça ne change pas, qu'ils restent ainsi pour un moment encore, peut-être même des jours, de préférence. Reese lui passa la main dans les cheveux et l'attirait contre sa bouche, venant lui dérober ses lèvres, faisant battre encore une fois son palpitant à tout rompre. Si cela ne pouvait pas durer des jours alors la nuit serait suffisant. Instantanément il se laisse à nouveau aller contre elle.


That old saying, how you always hurt the one you love, well, it works both ways. ♛ by wiise
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Reese B. Maddox
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Métier : Enquêtrice
Informations :

Jeune enquêtrice à la crime » Orpheline » Tempérament solitaire, souvent cynique, elle a un humour particulier et un certain franc parler » Particulièrement observatrice, elle est douée en déduction » Commence à nourrir des sentiments pour Ayden, même si elle refuse de l'admettre » Elle raffole du chocolat » A un chien, Malinois, du nom de Clint » Chante bien, grande fan de musique » A un sérieux penchant pour l'alcool et a tendance à facilement se noyer dedans » Agi comme une connasse lorsqu'elle a la gueule de bois » Annexes


Véhicule : Moto Yamaha MT-125
Inventaire : Beretta 92 à sa hanche, un tazer et un SIG P225 à la cheville. Boîte d'Ibuprofène 200mg (30 comprimés), Flacon de Vogalène 0,1% (150mL, avec seringue doseuse graduée en kg), Boîte de Tramadol 200mg (30 comprimés), Kit de soins spécial rhume (1 boîte de Paracétamol 1g, 1 boîte d'Ibuprofène 400mg, 1 boîte de Vitamine C 1g)

Mer 15 Nov - 13:26

Elle était libre. Libre d’être elle-même, libre de ne plus se cacher. Durant l’instant où tout ça dura, la brune se moquait bien de savoir s’il pouvait remarquer les marques qui parsemaient son corps, les cicatrices qu’elle arborait, les brûlures diffuses qui recouvraient sa chaire. Ayden en prit soin. Il les aima chacune sans distinctions, en les couvrant de baiser bouillant. Ça lui fit bizarre, ça l’intimida, mais elle cacha son trouble. De toute façon, il lui était impossible de garder ce secret là plus longtemps. Pas maintenant qu’il avait sous ses yeux une carte de son existence. Pas maintenant qu’il pouvait la voir dans son plus simple appareil. Le reste se passait de mot. Il n’y avait pas besoin de paroles dans ce corps-à-corps.

Ce fut un bras-de-fer qu’elle vécut de la plus intense des manières. Elle embrassait, goûtait, griffait, tout ce qui lui tombait sous la main. Sa frustration l’étouffa lorsqu’il la retint par les poignets pour se jouer d’elle un bref instant. Ça n’était qu’une aventure, n’est-ce pas ? La question tourna dans sa tête à mesure que la tension s’emparait d’elle et cambrait ses muscles. Ça n’était qu’une aventure. Ça devait n’être qu’une aventure. Le genre qu’elle embrassa pleinement, la goûtant avec un appétit démesuré, qui l’apaisa au bout du compte. Une aventure qu’elle ne se sentait pas capable de terminer.

Le souffle court, les joues rougies par l’effort, il ne tint pas à lui laisser du répit pour se remettre de l’échange qu’ils venaient d’avoir. Pour autant, ils n’en parlèrent pas. Sans doute que tous ces mois passés à se détester suffisait à boucler la boucle. Et parce qu’au bout du compte, les mots avaient perdu tout leurs sens à force de les user pour se faire entendre. Tous ces malentendus les avaient rendus hargneux, sans que la violence ait gagné pour autant. Ses yeux sombres se perdirent dans le regard d’Ayden, incapable de s’en détacher. La respiration apaisée, elle frissonna contre lui avant de venir s’y blottir un peu plus.

Ses doigts se perdaient dans ses cheveux noirs pour jouer avec. Lui dessinait du bout de ses doigts le tracé de certaines de ses marques comme pour apprendre à les connaître. Ils n’entamèrent la revanche que sous les coups de cinq heures du matin, après une nuit blanche. Plus tendrement que la première fois, plus intimement que l’acte l’imposait déjà. Avec une douceur qu’elle ne lui prêtait pas depuis qu’elle le connaissait. Cette fois-là fut différente, parce que l’alcool semblait partiellement se dissiper dans son esprit. Ses pensées se remirent en marche. Tout lui sembla alors à la fois aussi nécessaire qu’étrange.

Reese ne parvint pas à fermer l’œil ensuite. Ayden, lui, sombra peu après en la tenant toujours fermement dans ses bras, comme s’il craignait de la voir s’échapper. Elle y parvint quand les premières lueurs du soleil passèrent à travers la fenêtre. La mémoire intacte, et une sérénité toute relative qu’elle portait comme un poids. Lorsqu’elle renfila ses affaires, dégageant ses cheveux de son pull en regardant son coéquipier, elle ne sut quoi en penser. Quoi dire. Comment aborder la chose. Elle s’évitait néanmoins une discussion sur l’oreiller qui s’imposait, le malaise du réveil avec lui quand ils en viendraient à la conclusion que c’était une erreur.

Referma sa veste, elle attrapa ses affaires et noua son écharpe autour de son cou. Vidée, certes, comblée paradoxalement. L’estomac noué par la culpabilité également. C’était une erreur, elle le savait. La pire connerie de sa vie, elle le sentait. Elle referma la porte derrière elle, cherchant dans la poche de son jean ses clés. Et la fameuse « marche de la honte » ne faisait que commencer.

FIN


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